Ma voiture thermique est au garage pour le WE, il m'a prêté une voiture.
C'est une voiture électrique (peugeot 208).
Je n'avais jamais conduit de voiture électrique, j'ai pu voir ce que ça donne.
Aujourd'hui je suis monté dans le Vercors. J'ai fait 1000m de dénivelé en 15,5 km. Ca a consommé 84 km d'autonomie.
A la descente, j'ai récupéré 58 km d'autonomie.
Bilan : conso de 26 km d'autonomie pour 31,5 km effectifs.
En améliorant un peu on doit pouvoir faire une voiture surunitaire
C'est bien foutu : quand on freine, la priorité est au frein moteur (alternateur pour récupérer l'énergie). Si c'est insuffisant, les freins à disque sont actionnés.
Il y a une aiguille/curseur qui indique la puissance qui entre ou sort de la batterie. La puissance a un minimum (= max de récupération) et un maximum (max de traction).
Le truc est donc de freiner sans jamais atteindre le max de puissance en récupération d'énergie, pour récupérer le maximum. Cette puissance max freine déjà bien, de quoi faire 50 à 0 en 10m environ. Faudrait que je teste pour avoir la valeur exacte, mais en tout cas en ville on n'atteint jamais ce max si on ne veut pas être considéré comme un conducteur bourrin.
En descente sur du 8%, la puissance est de 20% du max environ.
J'ai l'habitude d'une thermique, où on a juste 5 choix de puissance de frein moteur (pour 5 vitesses) pour une pente donnée. J'ai l'habitude de minimiser les changements de vitesse pour ne pas user l'embrayage, tout en minimisant aussi les freinages pour ne pas user les freins. En gros le but est de passer la 4e ou la 3e, et de ne plus y toucher jusqu'en bas.
Avec une électrique, on peux choisir la valeur de frein moteur qu'on veut entre 0 et un maxi qui dépend de la pente, en dosant avec l'accélérateur.
Mais j'ai eu le même réflex que sur une thermique : j'appuyais à peine sur l'accélérateur (juste le poids du pied), du coup je me retrouvais à 50.
J'ai eu du mal à aller plus vite, car je devais appuyer sur l'accélérateur à la descente, ce que je fais très rarement. Je n'ai pas l'habitude d'appuyer en continu et avec précision sur l'accélérateur pour gérer la vitesse en descente.
Avec une thermique je gère la vitesse uniquement avec les changements de vitesse, et des coups de frein courts mais assez forts (pour éviter que les freins chauffent) au cas où je dois beaucoup ralentir (gros virage avec beaucoup de pente juste avant). Le but n'est pas de maintenir une vitesse, mais de rester en dessous d'une vitesse max au-delà de laquelle on commence à perdre le contrôle, cette vitesse max changeant tout le temps.
Par exemple dans la descente de l'Alpe d'Huez, je descend en 3e ou en 2e, et je freine avant les lacets et avant qq virages serrés, mais quasiment pas ailleurs.
Le jour où j'aurai une voiture électrique (si ça arrive), il me faudra qq jours/semaines d'adaptation pour changer un réflex renforcé pendant 25 ans.
Conclusion :
- Dans les descentes, attendez-vous à vous retrouvez derrière des boulets en voiture électrique qui roulent à 50 sur route droite où on peut descendre à 80 sans risque.
- En ville, la quantité de particules fines issues des plaquettes de frein diminuera en même temps que la proportion de voiture électrique ou hybride augmentera (si le nb de voiture.km reste constant, mais ce serait mieux qu'il baisse).