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Re: Venezuela

Publié : 16 août 2026, 23:49
par energy_isere
BP Secures Venezuela Offshore Gas License With ADNOC-Backed XRG

By Charles Kennedy - Aug 13, 2026

BP has signed agreements with the Venezuelan government to advance offshore natural gas development, including an exploration and production license for Phase 2 of the Loran field in the Plataforma Deltana area.

Loran Phase 2 contains an estimated 4 trillion cubic feet of recoverable gas resources, according to BP.

The British energy major will hold the license alongside XRG, the international energy investment arm of Abu Dhabi’s ADNOC, and UCC Oil and Gas Holding. Each company will hold an equal working interest, while BP will serve as operator.

BP said Phase 2 is expected to be developed in parallel with Phase 1, potentially expanding the scale of the wider Loran offshore development.

The license marks a further step in BP’s expansion plans in Venezuelan offshore gas following a memorandum of understanding signed with the government in April 2026. That agreement established a framework for cooperation on exploration and potential development opportunities across the Plataforma Deltana region, including Loran.

BP and the Venezuelan government also signed a separate memorandum of understanding covering the Carúpano East Block, located in the Caracolito sub-basin of the Mariscal Sucre maritime area.

That agreement does not represent a development commitment but establishes a framework for evaluating exploration opportunities and discussing potential future development of the offshore acreage.

The latest agreements deepen BP’s involvement in Venezuela at a time when the company is seeking to leverage its existing experience and infrastructure across the Caribbean and Latin America. Loran's resource base, if developed commercially, could establish a significant new source of offshore gas production in the region.

The agreements were finalized during a visit to Venezuela by BP Chief Executive Meg O'Neill and David Campbell, the company's senior vice president for Latin America and the Caribbean.
https://oilprice.com/Company-News/BP-Se ... d-XRG.html

4 trillion cubic feet c'est 113 milliards de m3 de gaz.

Re: Venezuela

Publié : 19 août 2026, 11:16
par energy_isere
Venezuela Signs Oil Deals With SLB and Hunt to Boost Production

By Charles Kennedy - Aug 19, 2026

Venezuela has signed deals with oilfield service major SLB and Hunt Oil Co. as part of efforts to boost investment in its key energy industry, Bloomberg reported, citing a TV statement made by the South American country’s oil minister, Paula Henao.

One of the deals involves development of two fields and the other is a framework deal with SLB for “services related to integrated reservoir studies throughout the country,” according to the statement.

The deal with SLB follows earlier reports about the oilfield services company sealing a long-term deal with the Venezuelan government to reverse a major decline in oil production and modernize the country’s oil industry.

“Venezuela's oil and gas sector has substantial resource potential, and realising that potential will require technology, digital integration and long-term talent development,” SLB chief executive Olivier Le Peuch said in a company statement in June.

The focus of the modernization push would be artificial intelligence, the statement also said, aiming to digitally transform Venezuela’s oil industry using predictive models, connected data, and AI-driven workflows.

Meanwhile, a senior U.S. official said this week that about half of Venezuela’s oil exports are now going to U.S. refiners. “In the last couple of months, we're seeing north of 500,000 barrels of approximately half of the production coming out of Venezuela is coming to the United States to the refineries that were built specifically for that crude,” Energy Under Secretary Kyle Haustveit said at an industry event, as quoted by Reuters.

Venezuela’s oil production currently stands at a daily average of 1.25 million barrels, Haustveit also said, adding that the United States was exporting over 100,000 barrels of naphtha daily to Venezuela to help boost crude production. According to a senior PDVSA official, production should hit 1.245 million barrels at the end of this month.
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... ction.html

Re: Venezuela

Publié : 28 août 2026, 10:36
par energy_isere
Pétrole : le Venezuela pourrait quitter l'OPEP

Par Jean-Baptiste André Publié le 28/08/2026 Boursier.com

Une décision historique ? Le Venezuela envisagerait de quitter l'OPEP, ce qui porterait potentiellement un nouveau coup au cartel pétrolier qu'il a contribué à créer il y a plus de soixante ans. Selon des personnes proches du dossier citées par 'Bloomberg', l'idée d'un retrait a été évoquée lors de conversations avec des responsables américains, mais aucune décision définitive n'a été prise.

Une décision de se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole soulignerait le profond réalignement politique à Caracas depuis que Donald Trump a écarté le dirigeant de longue date Nicolás Maduro et pris le contrôle des ventes de pétrole du pays. L'influence croissante de Washington se reflète également dans les discussions entre les États-Unis et les dirigeants vénézuéliens en vue de l'acquisition de participations importantes dans les gisements pétroliers du pays, une évolution qui aurait été impensable il y a seulement deux ans, rappelle l'agence.

Des négociateurs des deux pays discuteraient de cette proposition. Certaines sources ont indiqué qu'un accord potentiel à l'étude porterait sur un bail de 100 ans pour plusieurs gisements pétroliers. Prendre une participation dans les réserves pétrolières du Venezuela constituerait une intervention quasi inédite des États-Unis dans l'économie d'un autre pays, mais cela s'inscrit également dans la droite ligne de la " doctrine Donroe " de Trump, visant à étendre l'influence américaine dans l'hémisphère occidental. Il a qualifié le Venezuela de 51e État américain et a affirmé que les États-Unis contrôlaient son pétrole...

Autrefois membre éminent de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, le Venezuela a vu son importance décliner à mesure que les sanctions américaines et les troubles internes dévastaient son industrie pétrolière. Le pays a pompé 1,16 million de barils par jour en juillet, selon une enquête de 'Bloomberg', soit moins de la moitié de sa production d'il y a dix ans. La production a toutefois augmenté cette année. Compte tenu de ce niveau de production réduit, un éventuel retrait du Venezuela aurait probablement peu d'impact immédiat sur les marchés pétroliers mondiaux, actuellement dominés par les répercussions des tensions entre les États-Unis et l'Iran.

Une sortie du Venezuela renforcerait, en revanche, les doutes quant à la capacité de l'OPEP, dirigée par l'Arabie saoudite, à rester soudée et à peser sur les prix du brut. Une nouvelle rupture pourrait entraîner les membres dans une lutte acharnée pour des parts de marché, reproduisant ainsi la brève guerre des prix de 2020.
https://www.boursier.com/actualites/mac ... 92666.html

Re: Venezuela

Publié : 29 août 2026, 19:10
par energy_isere
Les Etats-Unis et le Venezuela annoncent avoir conclu un accord pétrolier "historique"
L'accord, salué par Donald Trump et Delcy Rodriguez, permettra aux Etats-Unis de prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils issus des réserves vénézuéliennes.

Publié le 29/08/2026

Un accord "historique". Sept mois après la capture du président déchu Nicolas Maduro, les Etats-Unis et le Venezuela ont annoncé, dans la nuit du vendredi 28 au samedi 29 août, avoir conclu un accord pétrolier permettant à Washington de prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils issus des réserves vénézuéliennes. Dans un message publié sur Truth Social(Nouvelle fenêtre), Donald Trump l'a qualifié de "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" qui doublerait, selon lui, les réserves pétrolières américaines. Un accord confirmé par la présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, qui a "chaleureusement" remercié Donald Trump dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux(Nouvelle fenêtre).

Le président américain a précisé que l'accord a été établi "en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela" et "au travers d'un partenariat avec des entreprises privées". De son côté, Delcy Rodriguez a souligné que l'accord prévoit "de développer 17 champs [pétrolifères] stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l'Etat" vénézuélien. "Pour le peuple vénézuélien, cet accord (...) soutiendra des milliers d'emplois bien rémunérés et favorisera la reconstruction de l'économie vénézuélienne", a également déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, sur X, confirmant "près de 100 milliards de dollars d'investissements privés" dans le pays.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, avec plus de 303 milliards de barils. Mais sa production reste limitée. En parallèle, les stocks stratégiques américains ("strategic petroleum reserve", ou SPR) sont à leur plus bas niveau depuis novembre 1982, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA). Selon Donald Trump, "cette transaction historique" entre les Etats-Unis et le Venezuela permettra "de réduire considérablement le prix de l'essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années". Le président américain assure par ailleurs que cet accord "ne coûtera rien aux contribuables américains".
https://www.franceinfo.fr/monde/venezue ... 68069.html

Re: Venezuela

Publié : 31 août 2026, 10:55
par energy_isere
Ce que l’on sait de l’accord de Trump ouvrant le pétrole vénézuélien aux États-Unis

Par Angela Barnes avec AP Publié le 31/08/2026

À part un post du président américain Donald Trump, la Maison-Blanche dit peu sur ce qu'il présente comme "le plus gros accord pétrolier de l'histoire" au Venezuela.

Trump a déclaré que l’accord annoncé vendredi soir donnerait aux États-Unis une participation dans les vastes réserves de pétrole du Venezuela, une étape vers son objectif d’extraire l’énergie de ce pays après que les forces américaines ont capturé l’alors président Nicolás Maduro lors d’un raid en pleine nuit en janvier et l’ont conduit à New York pour y faire face à des accusations fédérales de trafic de drogue.

La dirigeante intérimaire du Venezuela, Delcy Rodríguez, a décrit l’accord comme une étape vers la reprise économique qui modernisera l’industrie pétrolière du pays. Dans une allocution télévisée à la nation, tard dimanche, Rodríguez a assuré que la souveraineté du Venezuela était préservée et a déclaré qu’elle voulait que le pays devienne une puissance énergétique mondiale.

Plus tôt samedi, elle avait affirmé que les réserves de pétrole "cesseraient d’être une statistique froide et inerte et deviendraient des solutions concrètes. Le logement en fait partie".

Mais les réponses à de nombreuses questions, notamment le délai avant le début de l’exploitation des réserves et l’identité de ceux qui paieront pour la mettre en œuvre, restaient floues. Aucun texte de l’accord n’a été rendu public.

Voici ce que l’on sait et ce qui reste inconnu :

Quelles sont les conditions ?

Le gouvernement américain et un opérateur privé non identifié au Venezuela ont créé une nouvelle société à laquelle ont été accordés les droits de mise en valeur de gisements pétroliers inexploités.

Selon un communiqué de Rodríguez, l’accord porte sur le développement de 17 gisements présentant un potentiel avéré de 65 milliards de barils. Il précise que l’accord pourrait attirer 100 milliards de dollars (86 milliards d’euros) d’investissements dans l’industrie pétrolière vénézuélienne et rapporter plus de 209 milliards de dollars (180 milliards d’euros) de recettes fiscales à Caracas.

Trump a indiqué que l’accord avait été négocié par le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et Rodríguez.

L’accord accorde aux États-Unis 55 % de la production effective de la nouvelle société privée, sous forme de participation au capital et de droits d’achat de pétrole au prix de revient. Les achats américains de ce pétrole seront destinés à la Réserve stratégique de pétrole des États-Unis ainsi qu’aux besoins de l’armée, selon un responsable américain qui n’était pas autorisé à s’exprimer publiquement sur le sujet et qui a parlé sous couvert d’anonymat.

Selon ce responsable, la société deviendrait le deuxième détenteur d’actifs de réserves prouvées après Saudi Aramco.

Comment réagissent les Vénézuéliens ?

Certaines voix au Venezuela y voient une trahison de ce que leur gouvernement affirme depuis des décennies : les ressources du Venezuela appartiennent au Venezuela, et les dirigeants ne permettraient pas au gouvernement américain d’y avoir accès.

Ricardo Hausmann, professeur à l’université Harvard et ancien ministre vénézuélien de la Planification, a dénoncé un "accord honteux".

"Les Vénézuéliens ne respecteront pas cet accord illégitime et aucune grande compagnie pétrolière américaine ne le prendra au sérieux, car elle sait qu’il ne durera pas", a déclaré Hausmann sur les réseaux sociaux, ajoutant que Rodríguez "n’a ni légitimité ni pouvoir constitutionnel pour engager le Venezuela dans un tel accord".

Dans son allocution à la nation, Rodríguez a répondu à certaines des critiques initiales.

"Une chose doit être absolument claire : le Venezuela conserve la propriété et la souveraineté de ses ressources", a affirmé Rodríguez. Elle a précisé que l’objectif était de conclure d’autres accords avec des multinationales privées comme Chevron, Repsol et Shell.

Elle a ajouté : "Nous voulons être une puissance énergétique, un grand producteur de pétrole, un important exportateur de gaz et un développeur majeur de la pétrochimie nationale".

Quelle est la réaction au Capitole ?

On ignore encore si le Congrès jouera un rôle dans cet arrangement, mais des élus des deux partis ont rapidement réagi.

Les alliés de Trump y voient une victoire.

Le sénateur Bernie Moreno, républicain de l’Ohio, a parlé d’un accord historique qui aide les deux pays. "Si cela ne tenait qu’aux démocrates de Washington, Maduro serait toujours au pouvoir, le pétrole vénézuélien partirait en Chine à moitié prix et le peuple du Venezuela continuerait d’être dépouillé par un régime corrompu", a écrit Moreno sur les réseaux sociaux.

Les démocrates l’ont condamné, estimant que la capture de Maduro n’était qu’un moyen d’arriver à cette fin.

Le sénateur Tim Kaine, démocrate de Virginie, a affirmé que Trump avait toujours eu l’œil sur le pétrole du Venezuela, qualifiant cette opération de "corruption à grande échelle".

"Les prix vont-ils baisser pour les Américains ? Qui sait, mais probablement pas autant que Trump les a fait grimper en déclenchant sa guerre idiote en Iran", a écrit Kaine sur les réseaux sociaux.

Le sénateur Chris Van Hollen, démocrate du Maryland, a accusé Trump d’avoir "mis en danger nos militaires pour obtenir du pétrole vénézuélien pour ses amis milliardaires".

Quelles questions restent en suspens ?

De nombreux détails importants restent flous, notamment la question de savoir qui assumera les investissements nécessaires, l’identité de l’opérateur privé et la façon dont la participation américaine dans la société sera structurée.

Les États-Unis obtiendront 55 % de la production effective de la société, mais on ne sait pas quelle part proviendra de leur participation au capital et quelle part sera liée au droit d’acheter du pétrole au prix de revient.

On ignore également comment le secteur va réagir. Convaincre les grandes compagnies pétrolières américaines de revenir dans la région pourrait s’avérer difficile, compte tenu de l’instabilité politique et d’infrastructures dégradées.

Chevron, la seule compagnie pétrolière américaine produisant actuellement au Venezuela, a refusé de commenter. Indépendamment de l’annonce de Trump, Chevron avait déjà entamé des discussions pour accroître ses investissements dans le pays. ExxonMobil a également refusé de commenter.

David Oxley, économiste en chef climat et matières premières chez Capital Economics, a estimé que, sur le papier, l’accord pourrait doubler les réserves pétrolières des États-Unis et réduire la dépendance au pétrole brut en provenance du Canada et du Mexique. Mais Oxley, dans un commentaire, a mis en garde contre les obstacles logistiques et souligné que la valeur des réserves du Venezuela pourrait avoir été exagérée sous l’ancien président Hugo Chávez.

Même avec des garanties juridiques et sécuritaires, il n’est pas certain que les compagnies pétrolières américaines "soient impatientes d’investir", a-t-il écrit, en rappelant "qu’il pourrait tout simplement exister ailleurs des opportunités commerciales plus alléchantes".
https://fr.euronews.com/2026/08/31/ce-q ... etats-unis

Re: Venezuela

Publié : 03 sept. 2026, 11:09
par energy_isere
Le Venezuela signe des accords énergétiques avec des multinationales, sous les auspices des Etats-Unis

AFP •03/09/2026

Le Venezuela a signé mercredi, sous les auspices du ministre américain de l'Energie, des accords avec les compagnies pétrolières Chevron et Eni pour étendre leurs opérations dans le pays, ainsi qu'avec GE Vernova pour redresser l'industrie électrique.

Depuis la capture du président Nicolas Maduro par l'armée américaine il y a neuf mois, Donald Trump entend relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.

La visite de son ministre à Caracas intervient après l'annonce d'un accord bilatéral pouvant permettre à Washington de contrôler environ un cinquième des réserves pétrolières du pays.

Chris Wright a dit espérer que ces nouveaux contrats signés sous sa supervision avec des multinationales privées apportent "paix" et "prospérité" au Venezuela, pays qui possède les plus grandes réserves de pétrole brut de la planète.

Le ministre a balayé mercredi les critiques accusant Washington de "voler le pétrole vénézuélien".

"Les entreprises privées apportent les capitaux pour produire le pétrole, mais les bénéfices, les redevances et les impôts reviennent entièrement au gouvernement du Venezuela et au peuple vénézuélien", a-t-il assuré.

Le groupe américain Chevron, partenaire pétrolier historique du Venezuela, a obtenu de nouveaux gisements et prévoit de plus que doubler la production de ses trois sociétés communes par rapport à 2026, à environ 600.000 barils par jour, en l'espace de cinq ans.

L'italienne Eni a de son côté décroché auprès de Caracas le rôle d'opérateur exclusif du gigantesque gisement pétrolier de Junin 5, dans la ceinture de l'Orénoque.

Le gouvernement vénézuélien a également signé des accords avec l'entreprise américaine GE Vernova - qui rassemble les anciennes activités liées à l'énergie du conglomérat General Electric - pour réparer une grande partie du réseau électrique du pays caribéen.

Indépendamment de ces contrats industriels, Caracas et Washington ont conclu un accord bilatéral qui doit voir les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du pays.

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, au pouvoir depuis la capture de Nicolas Maduro, a précisé que le texte avait été signé vendredi dernier.

A son pic historique, la production quotidienne de pétrole vénézuélien atteignait plus de 3 millions de barils.

Elle "sera bien supérieure à deux millions de barils par jour d'ici la fin de la décennie", a affirmé Chris Wright sur CNBC. Elle était d'un peu moins d'un million en début d'année mais a connu une hausse de près de 30% depuis.

L'accord entre Washington et Caracas prévoit une prise de participation par les pouvoirs publics américains de 35% dans North American Blue Energy Partners (Nabep), deuxième plus importante compagnie pétrolière privée du Venezuela.

En échange, cette entreprise accordera à Washington la possibilité d'acheter à prix coûtant 20% de sa production, qui sera ensuite traitée dans des raffineries aux Etats-Unis spécifiquement conçues pour ce pétrole visqueux.

Le milliardaire républicain a loué le "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale". Il cherche à limiter la hausse des prix à la pompe, enjeu crucial pour les élections de mi-mandat début novembre. Les experts estiment toutefois que l'effet de cet accord ne se fera pas sentir avant quelques années.

Nabep a été fondée par un homme d'affaires vénézuélien, Alejandro Betancourt, qui s'est enrichi grâce à des affaires opaques sous les mandats d'Hugo Chavez (1999-2013) puis de Nicolas Maduro et a fait l'objet de procédures judiciaires en Espagne et en Suisse pour blanchiment d'argent.

L'accord pétrolier a reçu le soutien de l'Assemblée nationale et de l'armée vénézuéliennes. Delcy Rodriguez a assuré que son pays conserverait sa souveraineté sur les champs pétroliers exploités par les Etats-Unis.

Elections ?

La dirigeante gouverne sous pression de Donald Trump, qui a estimé mercredi que le Venezuela n'était "pas encore prêt" pour organiser des élections.

"Il y aura un processus électoral, mais seulement quand le Venezuela sera prêt", a pour sa part affirmé Mme Rodriguez.

Le pouvoir et l'opposition vénézuélienne ont tenu en août leur premier cycle de dialogue, voulu par Washington, en vue d'une transition politique.

Une nouvelle série de pourparlers se déroulera dans une dizaine de jours, a affirmé mercredi sur Fox News le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio.
https://www.boursorama.com/bourse/actua ... d854c31848

Re: Venezuela

Publié : 04 sept. 2026, 00:36
par energy_isere
Chevron renforce ses positions pétrolières au Venezuela dans la ceinture de l’Orinoco

AFP avec Connaissance des Énergies le 2 septembre 2026

Chevron indique avoir obtenu de nouveaux actifs pétroliers dans l’Orinoco au Venezuela et vise une production plus que doublée par rapport à 2026.

Petroindependencia vise 600 000 barils par jour

Le groupe américain a annoncé mercredi des accords avec les autorités vénézuéliennes portant sur ses trois sociétés communes actives dans la production de pétrole dans le pays. Ces textes couvrent notamment des surfaces supplémentaires dans la ceinture pétrolifère de l’Orinoco, où Chevron exploite déjà des projets de brut extra-lourd.

Petroindependencia, entreprise commune dans laquelle une filiale de Chevron détient 49 %, prévoit plus de 7 milliards de dollars d’investissements sur cinq ans. L’objectif annoncé est d’atteindre environ 600 000 barils par jour, soit plus du double du niveau retenu pour 2026.

Selon Chevron, les nouveaux termes portent sur les conditions fiscales, commerciales et juridiques applicables aux coentreprises, afin « de soutenir de futurs investissements, le développement de projets et la croissance de la production ». Le groupe indique aussi que les coûts totaux au Venezuela sont inférieurs à 20 dollars par baril, un niveau présenté comme favorable dans son portefeuille amont.

Trois coentreprises et des volumes déjà en hausse

Chevron précise que la production cumulée de ses trois sociétés communes vénézuéliennes a progressé de 15 % depuis le début de l’année. En janvier, sa production moyenne annualisée dans le pays atteignait 240 000 barils par jour, avant de monter à environ 270 000 barils par jour en juillet.

Fin mai, le PDG de Chevron Mike Wirth avait déjà indiqué viser une hausse de 50 % de la production vénézuélienne du groupe d’ici fin 2028. Dans le communiqué publié mercredi, il affirme que « l'histoire de Chevron au Venezuela remonte à plus d'un siècle et l'élargissement de nos positions illustrent notre confiance dans l'énorme potentiel des ressources du pays et dans sa capacité à obtenir des investissements dans notre portefeuille pendant des décennies ».

Le communiqué de Chevron précise que Petroindependencia obtient des droits de développement sur les zones Carabobo 1 et Carabobo-2-South-A, attenantes à son périmètre opérationnel dans l’Orinoco. En avril, le groupe avait déjà accru sa participation dans Petroindependencia à 49 % et obtenu, via Petropiar, des droits sur Ayacucho 8, également dans la ceinture de l’Orinoco.

Washington accompagne la relance pétrolière vénézuélienne

Le ministre américain de l’Énergie Chris Wright se trouve à Caracas depuis mardi, dans le cadre de rencontres organisées après l’annonce d’un accord séparé susceptible de donner à Washington le contrôle d’environ un cinquième des réserves pétrolières du Venezuela. À son arrivée, il avait déclaré que « plusieurs accords » seraient annoncés mercredi par des entreprises et qu’ils « entraîneront plus qu'un doublement de la production pétrolière du Venezuela dans les prochaines années ».

Le sous-sol vénézuélien concentre les plus importantes réserves prouvées de brut au monde, estimées à plus de 300 milliards de barils. Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie, le Venezuela disposait en 2023 d’environ 303 milliards de barils de réserves prouvées, soit près de 17 % du total mondial, avec une forte concentration de brut extra-lourd dans l’Orinoco.

La production nationale reste toutefois nettement inférieure à son sommet historique de plus de 3 millions de barils par jour. Elle s’établit actuellement autour de 1,2 million de barils par jour, un ordre de grandeur cohérent avec les données préliminaires de juillet 2026 rapportées par Platts, qui placent la production vénézuélienne de PDVSA et de ses partenaires étrangers à environ 1,21 million de barils par jour.

Depuis le raid militaire américain ayant conduit début janvier à la capture de l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer sous patronage américain l’exploitation des ressources pétrolières et gazières du pays. L’embargo américain sur le brut vénézuélien, entré en vigueur en 2019, avait été assoupli en 2023 via des licences d’activité, puis révoqué au premier semestre 2025 par Donald Trump, avant qu’une exception ne soit accordée à Chevron.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ole-260902

Re: Venezuela

Publié : 05 sept. 2026, 10:54
par energy_isere
Le Venezuela confie à GeoPark un champ pétrolier pour 25 ans

AFP avec Connaissance des Énergies Mis à jour le 5 septembre 2026

Le gouvernement intérimaire vénézuélien a confié vendredi à GeoPark, pour 25 ans, un gisement de brut lourd situé dans l’Orénoque.

GeoPark entre dans l’amont vénézuélien

L’accord concerne le champ de Bare, dans la Ceinture de l’Orénoque, au nord-est du Venezuela, principal bassin de réserves du pays. Le contrat a été signé au palais présidentiel de Miraflores, à Caracas, par Jovanny Martinez, vice-président de PDVSA, et Jaime Gilinski, président du groupe colombien Gilinski et actionnaire majoritaire de GeoPark, en présence de la présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodríguez.

GeoPark devient la première compagnie pétrolière colombienne appelée à exploiter un gisement au Venezuela. Selon le groupe Gilinski, Bare produit actuellement environ 11 000 barils par jour de pétrole brut lourd, avec un potentiel estimé entre 85 000 et 95 000 barils par jour.

Un actif de brut lourd déjà équipé

GeoPark avait présenté le 2 septembre son entrée au Venezuela comme une opération portant sur un actif en production, doté d’infrastructures existantes. Selon la société, le bloc Bare représente environ 15,7 milliards de barils de pétrole initialement en place, compte près de 1 100 puits existants et affiche plus de 700 millions de barils de production cumulée.

Le développement du champ s’inscrit dans un contrat de participation à la production conclu avec PDVSA Petróleo. GeoPark indique viser, dans le cadre du plan de redéveloppement, une production nette cumulée d’environ 400 millions de barils et un relèvement du facteur de récupération du champ de 4 à 5 % actuellement vers 8 à 9 %.

Caracas multiplie les accords pétroliers

La signature avec GeoPark intervient après l’annonce, le 28 août, par le président américain Donald Trump, d’un accord avec le Venezuela devant donner aux États-Unis un contrôle majoritaire sur plus de 65 milliards de barils de réserves pétrolières du pays. Mercredi, Caracas avait déjà signé des contrats avec Chevron et Eni, ainsi qu’avec GE Vernova pour la remise en état de l’industrie électrique nationale.

Chevron a annoncé le 2 septembre que ses coentreprises au Venezuela prévoyaient plus de 7 milliards de dollars d’investissements sur cinq ans, afin de porter leur production à environ 600 000 barils par jour par rapport aux niveaux de 2026. Eni a indiqué le même jour avoir signé avec PDVSA un contrat de 25 ans, prolongeable, pour devenir opérateur exclusif de la zone Junín 5, un champ de brut lourd contenant 35 milliards de barils certifiés de pétrole en place.

Une production encore loin des niveaux des années 1990

« Je suis très enthousiaste qu'une entreprise de Colombie se joigne à ce plan de relance de notre industrie pétrolière pour augmenter la production au bénéfice du peuple », a déclaré Delcy Rodríguez lors de la cérémonie, retransmise en direct par la télévision publique vénézuélienne. Le Venezuela a accru sa production de brut de près de 30 % depuis janvier, lorsque le président Nicolás Maduro a été capturé lors d’une opération militaire américaine.

Le pays reste toutefois très éloigné des volumes supérieurs à 3 millions de barils par jour atteints à la fin des années 1990. Dans son Annual Statistical Bulletin 2025, l’OPEP évaluait les réserves prouvées de brut du Venezuela à 303,221 milliards de barils fin 2024 et sa production moyenne de brut à 921 000 barils par jour sur l’année 2024.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ark-260905

Re: Venezuela

Publié : 05 sept. 2026, 12:26
par energy_isere
Eni Finalizes Venezuelan Deal for 35Bbbl Field

by Jov Onsat|Rigzone Staff | Friday, September 04, 2026

Eni SpA has secured a 25-year agreement with state-owned Petróleos de Venezuela SA (PdVSA) to relaunch activities at the Junín-5 heavy oilfield in the Orinoco Belt.

Junín-5 holds 35 billion barrels of certified oil in place and currently produces about 12,000 barrels per day, according to Italian state-backed Eni.
Executed during the visit to Venezuela by United States Energy Secretary Chris Wright, the new Contrato de Participación Productiva de Hidrocarburos (CPPH) between Eni and PdVSA replaces the current operating model of the Petrojunín joint venture, finalizing a preliminary argeement executed earlier this year. CPPH was introduced by the post-Maduro Organic Hydrocarbons Law.

Under the current operating model, Eni owns 40 percent in Junín-5 while PdVSA holds 60 percent.

"The CPPH, which has a duration of 25 years with the possibility of extension, grants Eni the role of exclusive operator of the Junín-5 area, with full responsibility for the technical, financial and commercial management of the project", Eni said in an online statement.

Eni chief executive Claudio Descalzi said, "This agreement represents a new pillar for the revival of the country's oil and gas sector, at a historic time when energy security, based on abundant resources and diversified supply routes, is vital to global stability".
https://www.rigzone.com/news/eni_finali ... 3-article/