Re: Marée noire sur la croissance occidentale
Publié : 24 mars 2008, 22:00
tant qu'on était en période de consommation d'énergie par habitant croissante, certes. Mais après?
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://oleocene.org/phpBB3/
kercoz a écrit :L'a pas un petit accent de perigueux XAV DR ?
Justement, il me semble avoir publié, notamment sur Oleocène, quelques éléments de réflexion libéraux anticipant la crise et fournissant un raisonnement simple pour évaluer l'ordre de grandeur des réajustements à venir en matière monétaire et immobilière.GillesH38 a écrit : ça aurait été plus convainquant si toi et ces plumes "autorisées" avaient fait le diagnostic AVANT la crise.
3- D'importantes incertitudes quant à la gestion monétaire de la 1ère moitié de la décennie 2000
Si l'inflation est mal évaluée ou si les parités monétaires sont fixées non en raison d'impératifs commerciaux ou financiers simples, mais en fonction de considérations politiques majeures (risque politique des capitaux investis en Chine) alors la gestion monétaire devient beaucoup plus incertaine.
Or les bases utilisées pour le calcul de l'inflation "officielle" sont pour le moins partielles, puisque l'inflation de référence est celle ... du prix des biens de consommation. Les prix d'autres biens sont susceptibles de connaître une inflation. C'est le cas depuis la fin des années 1990 pour les biens immobiliers, dont la valeur, dominante dans le paysage des valeurs financières, a doublé de prix en quelques années aux USA, mais connait aussi une forte croissance en Europe.
Une hypothèse serait que l'indicateur d'inflation des biens de consommation sur lequel le regard des banques centrales est rivé serait sous le coup de deux influences contraires, l'une issu d'une grande déflation permise par la mondialisation industrielle, la sous-évaluation commerciale du Yuan et les nouvelles technologies (dématérialisation via l'informatique et internet) et l'autre issue de la politique "orthodoxe" des banques centrales qui modèrent l'inflation ... du prix des biens de consommation.
Or depuis le début des années 2000, les taux d'intérêt ont été très faibles, et s'est développée une spectaculaire augmentation de la masse monétaire et des emprunts immobiliers, engendrant une forte augmentation des prix de l'immobilier notamment en Espagne, aux Etats-Unis mais aussi en France ou en Grande Bretagne.
A titre de précaution méthodologique, on peut mentionner quelques facteurs qui pourraient théoriquement justifier de façon saine (pérenne) une forte hausse de l'immobilier : augmentation du confort des nouveaux logements, villages privés à valeur ajoutée, urbanisation plus intense... Mais ces facteurs justificatifs paraissent bien improbables devant l'ampleur et la rapidité des hausses immobilières, dont la corrélation avec les conditions du crédit découlant de la gestion monétaire est évidente.
L'augmentation spectaculaire de la masse monétaire, couplée à la montée du prix de l'immobilier dans les pays développés, dont l'Espagne et une partie des USA, mais aussi dans une moindre mesure en France, laisse donc à penser que nous pourrions être en présence d'une gigantesque bulle financière, comparable en intensité à celle de 1929.
Si cette hypothèse s'avère vraie, alors des réajustements financiers majeurs pourraient avoir lieu dans les mois qui viennent. Déjà, depuis quelques mois, le marché immobilier US a évolué de façon considérable, avec une chute majeure des mises en chantier et un tassement de la valeur des stocks immobiliers. Ceci consituerait alors un sage début de sortie de bulle.
Par exemple, voici un extrait du CR du Café Liberté du 13 et 16 février 2007.Krom a écrit :Ah? Tu peux préciser?Xavdr a écrit : (contrainte urbanistes abusives)
Il est tout à fait officiel que la politique des pouvoirs public en France, mais aussi dans de nombreux pays ou aglomérations étrangères est celle d'une concentration urbaine avec investissement dans le rail au détriment de la route. La plupart des agglomérations US connaissent elles aussi dans le domaine des transprts cette évolution nuisible et on y a vu comme chez nous la multiplication des contraintes urbaines sous la forme de plans d'urbanisme ayant force de loi contre le libre usage par chacun de sa propriété en respect de ses contrats librement consentis. Le résultat est que la croissance monétaire s'est traduite par une hausse de l'immobilier en prix dans la plupart des agglomérations occidentales à l'exception de celles qui ne se sont pas lancées dans cette politique nuisible de contraintes urbanistes excessives, et qui ont, elles, connues une croissance en volume.Xavdr a écrit : 4. UNE BULLE IMMOBILIERE ?
Dans de nombreux pays développés, dont USA, Espagne, France etc., l'immobilier a connu une flambée depuis 2000. Cette flambée aux USA a été corrélée avec une augmentation de l'endettement pour l'accession à la propriété lié à la baisse des taux d'intérêt ; la situation est en cours de neutralisation qui nécessitera des années. Joel Miller explique, relayé par Reason Fundation (magazine Reason de juillet 2006), que cette hausse est très contrastée sur les USA, et correspond non pas à une saturation des espaces disponibles ou de l'industrie du bâtiment mais à une rareté du foncier orchestrée, typiquement présente dans les agglomérations qui sont affligées de règles de constructibilité et d'urbanisme rigides.
Une hypothèse alternative serait qu'une bulle financière se serait portée sur l'immobilier des pays occidentaux, dont les monnaies seraient mal évaluées et/ou la masse monétaire excessive, mais l'inflation "officielle" faible étant donné une déflation masquée, les biens de consommation ayant leurs prix fixés par des taux de changes artificiels (Yuan chinois), le marché mondial (de plus en plus délocalisé) et les évolutions technologiques (dématérialisation). Les banques centrales cherchent à maîtriser l'inflation ... des biens de consommation pour déterminer leur politique monétaire. En période de mondialisation, de réduction relative des coûts de fabrication de ces biens et de dématérialisation, cette variante de monétarisme est-elle aussi légitime que les institutionnels le prétendent ?
Je ne suis pas devin, mais je puis imaginer une stabilisation des prix grace aux hydrocarbureslourds (shistes bitumineux et sables asphaltiques) et/ou le solaire thermique actuel couplé aux lignes à très hautes tensions, puis une baisse massive à l'issue des progrès majeurs dans le domaine de la récupération de l'énergie naturelle (solaire, géothermie, nanotechnologies de récupération de l'énergie brownienne...). Donc dans le domaine de l'énergie, j'imagine facilement un quadruplement (augmentation naturelle de la demande) de la récupération d'énergie ("production") au cours du 21ème siècle.GillesH38 a écrit :aucune limite ? parce que la production énergétique, ce n'est pas une limite? tu vois combien de Gtep consommées de 10 ans, 20 ans, 50 ans, et comment on va les produire selon toi?
Ben... non ! Votre remarque est plutot étonnante. En effet, quand on parie à la baisse, et que la baisse survient, on gagne de l'argent, bien évidemment. Le marché récompense ainsi les acteurs prévoyants qui ont tiré la sonnette d'alarme et lui ont permis de limiter les dégats quant aux investissements excesifs qui s'étaient portés auparavant sur certaines valeurs. Ce darwinisme économique permet ainsi à l'économie de repartir du bon pied avec des investisseurs plus réalistes que ceux qui ont perdu de l'argent donc de l'influence sur le marché.GillesH38 a écrit :mon pauvre xavdr , t'as deja du perdre un bon paquet en bourse
En tant que contribuable je suis opposé au rachat par mes impôts de la défaillances d'investisseurs. Le seul intéret de la proposition qui consiste à racheter ce qui reste des subprimes (les subprimes sont peu de chose par rapport à la baisse des marchés) reposerait sur les externalités positives d'un marché financier à nouveau confiant, donc préteur.Krom a écrit :Xav dr, que penses-tu des propositions de derniers recours qui sont le rachat par l'état soit des banques à la dérive, soit de produits financiers pourris par les subprimes?
Pour les pétroles lourd, tu peux déjà oublier. Les réserves sont immenses, mais les débit pitoyables. Et pour le prix, c'est le débit qui compte ...xavdr a écrit : Je ne suis pas devin, mais je puis imaginer une stabilisation des prix grace aux hydrocarbureslourds (shistes bitumineux et sables asphaltiques)
et/ou le solaire thermique actuel couplé aux lignes à très hautes tensions,
Je vais pas te faire le coup de "et la marmotte ..."xavdr a écrit : puis une baisse massive à l'issue des progrès majeurs dans le domaine de la récupération de l'énergie naturelle (solaire, géothermie, nanotechnologies de récupération de l'énergie brownienne...). Donc dans le domaine de l'énergie, j'imagine facilement un quadruplement de la récupération d'énergie ("production") au cours du 21ème siècle.
Tu rigoles j'espère.kercoz a écrit :"""""ce xavdr a une prose bien faible pour un agrégé de Lettres classiques."""""
J'aurais dit le contraire , vu le niveau du blog.
A part le H de malonète
et comme tout bon fanatique, il est insensible aux faits (RC,PO), recycle admirablement bien certaines expressions (salut public) de la partie adverse, associe sans justification (comm) des termes à connotation négative à ce qu'il exècre le plus ("morbidité" à "anti-occidentale , anti-économique et anti-libérale").Connaissant la tendance des altermondialistes et des écolorégressionnistes à une morbidité anti-occidentale , anti-économique et anti-libérale, je m'étais dit qu'il serait de salut public que de venir vous dessiner des perspectives à la fois dures sur la crise financière, libérales sur l'analyse de son origine, et positives quant à la dynamique économique mondiale une fois les réajustements effectués.
... ajoutons le charbon.Yves a écrit :xavdr a écrit : Je ne suis pas devin, mais je puis imaginer une stabilisation des prix grace aux hydrocarbureslourds (shistes bitumineux et sables asphaltiques)
et/ou le solaire thermique actuel couplé aux lignes à très hautes tensions,
En ce qui concerne les pétroles lourds : les débits peuvent fort bien augmener de façon spectaculaire si les investissement suivent.Yves a écrit : Pour les pétroles lourd, tu peux déjà oublier. Les réserves sont immenses, mais les débit pitoyables. Et pour le prix, c'est le débit qui compte ...
... et pour Cuba, je suppose.Yves a écrit : Sans oublier que le Vénézuéla a décidé récemment de se garder son pétrole pour lui... et donc qu'il maîtrise son débit.
Aujourd'hui le solaire électrique n'est pas du tout rentable et le solaire thermique est encore un peu cher, mais avec des perspectives de baisse en cas d'industrialisation massive. Les lignes à très haute tension dont la technologie est au point depuis quelques mois permettront d'ici quelques années de délocaliser la production d'énergie électrique. Sans compter la géothermie, locale mais aussi e.g. islandaise.Yves a écrit : Pour ce solaire, c'est possible, mais peu probable. Parceque c'est régional (comme le marché du gaz en fait), parceque l'électricité ne remplace pas à 100% le pétrole, parceque l'effet horizon est systémaquement ignoré et que le pétrole n'attendra pas que ce soit en place pour exploser les coûts de fabrication. Bref, sans doutes de belles initiatives régionales, mais pas de quoi faire un marché mondiale de l'énergie.
Pourquoi ? La croissance de l'économie est progressive et la tension sur les prix s'est manifestée depuis quelques mois, le marché réagit parfois avec unpeu de retard et les prix vont baisser à nouveau d'ici quelques années, quand les investissements aurontporté leurs fruits.Yves a écrit : Dans le meilleur des cas, dis-toi juste que t'avais raison, mais que c'est déjà trop tard pour ces solutions...
Je ne suis pas turfiste et je ne sais pas ce que tu entends par "100% cet uique cheval". J'ai évoqué plusieurs pistes et je suis sur que le génie humain en concrétisera au moins une durant le 21ème siècle. Donc je suis près à "parier" que la récupération d'énergie aura quadruplé entre le début et la fin du 21ème siècle, puisque cela correspond à une demande naturelle de l'être humain pour vivre confortablement.Yves a écrit :[...]Non, sérieusement, tu crois à ce que tu écrit ? tu parirais là dessus ? tu jouerais 100% cet unique cheval ?xavdr a écrit : puis une baisse massive à l'issue des progrès majeurs dans le domaine de la récupération de l'énergie naturelle (solaire, géothermie, nanotechnologies de récupération de l'énergie brownienne...). Donc dans le domaine de l'énergie, j'imagine facilement un quadruplement de la récupération d'énergie ("production") au cours du 21ème siècle.
En deux posts tu parviens a être l'antithèse de tous le forum . C'est fort de ta part , mais totalement inutile .xavdr a écrit :
je puis imaginer une stabilisation des prix grace aux hydrocarbureslourds (shistes bitumineux et sables asphaltiques)
et/ou le solaire thermique actuel couplé aux lignes à très hautes tensions,
... ajoutons le charbon.
les débits peuvent fort bien augmener de façon spectaculaire si les investissement suivent.
Aujourd'hui le solaire électrique et le solaire thermique est encore un peu cher, mais avec des perspectives de baisse en cas d'industrialisation massive.
Les lignes à très haute tension dont la technologie est au point depuis quelques mois permettront d'ici quelques années de délocaliser la production d'énergie électrique.
Sans compter la géothermie, locale mais aussi e.g. islandaise.
Pourquoi ? La croissance de l'économie est progressive et les prix vont baisser à nouveau , quand les investissements aurontporté leurs fruits.
puis une baisse massive à l'issue des progrès majeurs dans le domaine de la récupération de l'énergie naturelle
Donc dans le domaine de l'énergie, j'imagine facilement un quadruplement de la récupération d'énergie ("production") au cours du 21ème siècle
J'ai évoqué plusieurs pistes et je suis sur que le génie humain en concrétisera au moins une durant le 21ème siècle.
Donc je suis près à "parier" que la récupération d'énergie aura quadruplé entre le début et la fin du 21ème siècle, puisque cela correspond à une demande naturelle de l'être humain pour vivre confortablement.
Tu as une idéologie à défendre, toi.xavdr a écrit :réflexion libéraux
un texte libéral
cette réflexion libérale
C'est une grosse conditionxavdr a écrit : En ce qui concerne les pétroles lourds : les débits peuvent fort bien augmener de façon spectaculaire si les investissement suivent.
Tu défends une ligne libérale ou keynésienne?xavdr a écrit : Aujourd'hui le solaire électrique n'est pas du tout rentable et le solaire thermique est encore un peu cher, mais avec des perspectives de baisse en cas d'industrialisation massive. Les lignes à très haute tension dont la technologie est au point depuis quelques mois permettront d'ici quelques années de délocaliser la production d'énergie électrique. Sans compter la géothermie, locale mais aussi e.g. islandaise.
Il n'y a pas d'énergie brownienne, il y a des mouvements browniens dont tu imaginais récupérer l'énergie cinétique sur ce forum il y a un moment (le fil est depuis parti au sable), mais tu es tombé sur des gens connaissant la physique quantique et on t'a démontré que ça ne produirait rien.xavdr a écrit :puis une baisse massive à l'issue des progrès majeurs dans le domaine de la récupération de l'énergie naturelle (solaire, géothermie, nanotechnologies de récupération de l'énergie brownienne...).
On dirait une revendication socialiste : "j'ai le droit à" (avec un "je" étendu ici à l'Humanité) : ce n'est pas parce qu'on le veut qu'on va l'avoirxavdr a écrit :je suis près à "parier" que la récupération d'énergie aura quadruplé entre le début et la fin du 21ème siècle, puisque cela correspond à une demande naturelle de l'être humain pour vivre confortablement.