pascal47 a écrit :Dossiers qui me semblent très complets par:
Thierry DE LAROCHELAMBERT
Chaire supérieure de Physique-Chimie en CPGE,
Professeur de mécanique des fluides en École d'Ingénieurs,
Chercheur à l'Université.
http://www.gaucherepublicaine.org/index.php?idPage=14
http://www.gaucherepublicaine.org/2,art ... alites.htm
Je te conseille de pas te fier aux gens qui étalent leurs titres. TDL a peut-être eu sa chaire supérieure par ancienneté.
et on le laisse faire un peu de recherche en méca des fluides à l'université de haute-Alsace.... Il faut se méfier des gens recrutés par l'éducation nationale dans les années 1960, lorsque la sélection était faible :
Prenons l'article ci-dessus.
-Ce que dit TDL sur le vieillissement des réacteurs est faux :
2/3 des réacteurs américains déjà ont vu leur espérance de fonctionnement autorisée jusqu' à 60 ans (moyennant visites intermédiaires), en particulièrement l'instruction est en cours pour le réacteur de Beaver Valley dont Fessenheim est la copie.
-Dans le même article TDL : «aucun réacteur à neutrons rapide au plutonium de taille commerciale n'existe dans le monde à l'heure actuelle, suite aux problèmes de fonctionnement des rares réacteurs mis en service (fuites de sodium, faible facteur de charge du fait d'arrêts fréquents rendus nécessaires par les risques explosifs importants avec les 5000 tonnes de sodium liquide très réactif avec l'eau et l'air et par le contrôle plus difficile de la réaction en chaîne des neutrons rapides pouvant diverger vers l'excursion nucléaire avec un coeur chargé de 5 tonnes de plutonium). On se souvient du " surgénérateur " français Superphénix, qui n'a fonctionné que 287 jours à pleine charge entre 1986 et 1997 sans surgénérer quoique ce soit, sinon des coûts financiers énormes...» ...«Les réacteurs de 4ème génération, qui sont encore des objets de recherche et de spéculation, ne seront pas prêts avant 2050.»
Ceci est faux, le réacteur russe BN-600 fonctionne tellement correctement que les russes (qui ont pourtant plein de gaz pour faire de l'électricité) comptent construire un plus gros, le BN-800.
Superphénix fonctionnait correctement lorsqu'il a été arrêté. Les coûts financiers de Superphénix si on l'avait laissé fonctionné (2 milliards de francs 98/an pour 8 TWh auraient été inférieurs à ceux du programme éolien (6 à 13 c€ tarif de rachat), ne parlons pas du photovoltaïque : 5,4 TWh en 2020 entre 32 et 60 c€ (€ 2020).
-Continuons sur les réacteurs HTR : «Les réacteurs haute température HTR à sels fondus ou à gaz pouvant atteindre des températures de 1800°C pour produire directement de l'hydrogène restent encore des projets très hypothétiques et dispendieux de recherche sur le papier, très loin d'une faisabilité industrielle (problème des tenues des matériaux, comportement hydrodynamique inconnu des sels fondus, grande réactivité chimique, etc.)...»,
Or : Tous les types de réacteurs à gaz que je connais ayant existé ou en projet, ont une température de sortie inférieure à 950° pour la bonne raison que cela suffit pour produire de l'hydrogène à partir des décompositions de H2SO4 = H2O + SO2+ 0,5O2 (850°C) associé par exemple 2 HI = I2 +H2 (450°C). Le coeur reste en dessous de 1200°C et 1600°C est la température que devrait pouvoir supporter le réacteur transitoirement lors d'un accident.
-TDL cite Smith et Van Leeuwen sans esprit critique. Smith et Van Leeuwen mettent des chiffres faux dans un gros rapport. Ils arrivent à la conclusion que le nuc émettrait de l'ordre des GES que le gaz. Ce qui est n'importe quoi : si le nuc devait émettre autant que le gaz pour des raisons d'extraction, le Niger devrait émettre autant de GES que la Belgique !
-TDL et l'eau de mer : «Quant à l'uranium des océans, sa dilution est telle (3,34 mgU par mètre cube d'eau) qu'il faudrait consommer entre 28 000 et 70 000 kWh pour chaque kg d'uranium naturel extrait!» TDL pense que l'on va extraire l'uranium par évaporation, alors qu'on utilise des paniers fixes dans un courant marin (cf tout ce j'ai mis sur forum à propose de Tamada du JAERI...)
-Pour le démantèlement TDL écrit que l'expérience de démantèlement des vieux réacteurs UNGG laisse présager un coût élevé pour le démantèlement des REP. lorsqu'on le contacte, il renvoie à l'étude la cour des comptes de janvier 2005, qui lorsqu'on la lit on exprime le contraire de ce qu'écrit TDL :
http://www.ccomptes.fr/fr/CC/Theme-18.html
«L’analyse du démantèlement de l’usine de retraitement des combustibles de Marcoule a révélé des coûts exceptionnellement élevés, engendrés notamment par des installations conçues à une époque où on se préoccupait peu de ce type de question. De la même manière, le démantèlement des centrales nucléaires de première génération, construites dans les années 1950 et 1960, apparaît beaucoup plus coûteux que prévu. Tel ne devrait pas être le cas pour les démantèlements des centrales nucléaires actuelles, dont le coût devrait rester conforme aux prévisions initiales. En effet, ces centrales sont plus compactes et leur démantèlement bénéficiera à plein d’un effet de série et de l’expérience des premiers démantèlements. »
-Je me souviens d'un autre article TDL disait que l'EPR était vraiment plus gros ce qui posait des pb de sécurité au niveau des tuyauteries, évidemment lorsque ça vient de quelqu'un qui fait de la recherche en méca des fluides, on pense avoir une information fiable ; sauf que lorsqu'on va voir l'historique des réacteurs français, on s'aperçoit que l'EPR a la même puissance thermique que les 4 réacteurs N4 qui fonctionnent depuis bien depuis 10 ans (Chooz B1 B2 et Civaux 1 et 2)
Ce serait bien d'exprimer directement des arguments et pas se cacher derrière des pseudos autorités.