Re: La France contaminée par les déchets miniers d' Uranium
Publié : 13 févr. 2009, 00:11
Cool mon gamin bois de l'eau irradié! Merci AREVA!
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://oleocene.org/phpBB3/
Merci mais je n'ai jamais tenus un fer à souder, et je connais personne capable de faire ça.Pierre M. Boriliens a écrit :http://geigercounter.oritech.com/fr/index.htmnemo a écrit :Cool mon gamin bois de l'eau irradié! Merci AREVA!
Si tu sais te servir d'un fer à souder, ou à défaut si tu as un copain qui sait, tu peux en construire un toi-même (il y a les plans, sur lesquels tu peux même virer la partie branchement à l'ordi, sauf si tu comptes enregistrer et que tu as un portable)... Ce n'est pas très difficile à faire et ça ne devrait pas coûter trop cher...
Comme ça tu peux regarder ce qu'il en est.
Uranium : France 3 déterre un sujet sensible
(src : France 3, CP- Areva, Criirad, IRSN, Le Monde, AFP)
Depuis 2001, les 210 gisements d'uranium exploités en France sont épuisés. Dans un magazine consacré à la gestion de ces sites désormais inactifs, France 3 a directement mis en cause Areva, accusée de négligences concernant les déchets dangereux. L'émission a suscité de nombreux remous.
Présenté par Elise Lucet, le magazine "Pièces à conviction" révélait mercredi les manquements d'Areva dans la gestion des déchets issus de l'exploitation du minerai radioactif.
Ainsi, une partie des 166 millions de tonnes de "stériles", roche à trop faible teneur pour être exploitée, a-t-elle pu être employée à la formation de remblais, et même parfois utilisée dans la construction de routes, de parkings, voire de logements et d'écoles.
D'après les informations de la Criirad, des contaminations et des fuites de gaz radioactifs (radon) ont été constatées en provenance de 17 sites recueillant 50 millions de tonnes de résidus.
Interrogé au cours de l'émission, le ministre d'Etat Jean-Louis Borloo a reconnu que l'exploitation des mines d'uranium était resté un domaine "globalement réservé" au seul chef de l'Etat. "Je demande donc à Areva, qui m'apparaît responsable clairement, juridiquement et entièrement, de faire son boulot. Je demande d'avoir le rapport d'enquête", a-t-il déclaré.
L'émission, suivie par 3 millions de téléspectateurs, a suscité de nombreuses réactions et provoqué la colère d'Areva. Avant la diffusion du magazine, le groupe avait menacé de saisir le Conseil Superieur de l'Audiovisuel, dénonçant le caractère "à charge" de l'émission. Dans un communiqué postérieur à sa diffusion, elle accuse le magazine de "calomnie", et tient à "rétablir la vérité sur les activités mises en cause" :
"Avec un budget réaménagement de 4 à 5 millions d'euros par an, Areva mobilise en permanence 100 spécialistes (santé, radioprotection, géologie, environnement) sur le sujet", souligne le groupe. "Chaque année, près de 10 000 analyses et des milliers de prélèvements sont réalisés par Areva ou par les DRIRE (Directions régionales de l'industrie, de la recherche et de l'environnement)."
Areva insiste sur sa méthodologie "rigoureuse et reconnue, tant par les autorités nationales qu'au niveau international", et sur le contrôle des DRIRE, de l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) et des DDASS (Directions départementales des affaires sanitaires et sociales).
Par ailleurs, le communiqué indique qu'"Areva entretient des relations régulières avec les élus locaux, les associations et les riverains dans une démarche de dialogue permanent."
"A l'époque de la fermeture des mines," se défend encore le groupe, "la réglementation sur l'exposition du public fixait la limite à 5 millisieverts (mSv) par an ajoutés au milieu naturel. Cette limite a été ramenée à 1 mSv par an en 2004. Areva suit scrupuleusement cette réglementation appliquée à toute l'industrie du nucléaire. Il convient de noter que les études épidémiologiques n'ont montré aucun effet sur la santé en dessous de 100 mSv".
"En France, 70 % de la radioactivité à laquelle est exposé un individu est d'origine naturelle et 30 % relèvent de l'exposition médicale", ajoute le communiqué.
"Dans certaines régions, comme le Limousin et une grande partie de la Bretagne, la radioactivité naturelle peut atteindre des niveaux bien supérieurs à celle des stériles miniers - roches pas ou très faiblement radioactives - qui recouvrent les mines d'uranium et qui ont pu être utilisés occasionnellement dans le domaine public dans le but, par exemple, de réaliser des remblais de chemins, des parkings, des sous-bassements ou des ronds-points", admet le groupe
L'émission Pièce à Conviction est rediffusée sur France 3 mardi 17 février à 02h10. Elle est visualisable en ligne : http://programmes.france3.fr/pieces-a-c ... 247-fr.php
Suite à cette émission, l'IRSN a mis en ligne sur son site des informations et la carte des sites miniers français
Enerzine
Là dessus tu n'as pas apporté d'info.deux points m'interrogent:krolik a écrit :Mais le tout c'est de pouvoir faire la différence entre ce qu'il y avait comme radioactivité locale "avant" exploitation et "après" localement
Le traitement du minerai d'origine a concentré l'uranium d'un côté : ce qui part vers l'usine d'enrichissement et l'a appauvri de l'autre (d'où le terme d'uranium appauvri) : ce qu'on laisse dans les remblais. Je ne vois vraiment pas pourquoi ces remblais seraient plus concentrés qu'à l'origine, dans ce cas, pourquoi ne pas les utiliser pour fabriquer du combustible vu que c'était le but de la manœuvre ?kercoz a écrit :-ces remblais sont ils des résidus dont le traitement a concentré la radioactivité?
Oui, l'activité provient du minerai originel. C'est ce que montrait la spectrométrie effectuée pour le reportage : l'essentiel de la radioactivité provient d'un élément fils de la chaîne de désintégration de l'uranium (le radium dans mon souvenir). La poussière générée par l'extraction n'est pas plus concentrée, mais elle est poussière donc elle se répand plus facilement donc tu peux la respirer plus facilement. Tant que le minerai est à l'air libre, tu augmentes la quantité absolue de substance radioactive inhalée. Par contre, si tu remets ce minerai en terre et que tu mets quelque chose par dessus pour le fixer (pas nécessairement besoin d'aller jusqu'au goudron à mon sens, une bonne couche de terre avec du gazon suffit largement : ça freine fortement l'érosion donc la mise à nu des sols), les poussières du minerai ne voleront plus et tu reviens l'état initial moins l'uranium extrait. Si tu aimes jardiner, tu découvres le sous-sol certes, mais la terre qui est en dessous n'est pas plus radioactive qu'à l'origine et puis tu ne retournes pas des quantités industrielles (contrairement à la période d'exploitation de la mine) donc tu peux bêcher tranquille.kercoz a écrit :-Cette "activité" provient elle toujours du minerais originel , c'est a dire "diffus" , ou de particules . C'est a dire de "poussieres" plus concentrées et réparties de façon non homogène.(donc pouvant etre assimilées a des retombées)
Les gamins qui courraient sur ces terrains de jeux ou ces champs il y a 50 ans et plus, étaient autant voire plus irradiés que ceux d'aujourd'hui (vu qu'il y a moins d'uranium). Personne n'en parlait à l'époque mais ça ne change pas la réalité de la chose.kercoz a écrit :-Que ces terrains soient peu dangereux , tu va nous le démontrer. Il n'empèche que les valoriser en lotissements ou en stade me parait faire preuve d'un max d'humour de la part de la filière , une pochade quoi!
Vous jardinez sur des remblais stériles (dans tous les sens du terme) ? Moi non, Il faut moins au 20cm de terre arable et là vous êtes tranquillekercoz a écrit : L'importance de la granulométrie et de l'aérobie semble donc primordiale.
Pour le coté "une couche de Bitume et on en parle plus " c'est un peu court . Si tu aimes jardiner , ça ne serait pas possible pour un bout de temps .
Non il s'agit de polonium 210 qui est le descendant final avant le plomb. De mémoire il doit avoir une durée de vie de l'ordre de 120 jours. On en a en moyenne 10 000Bq/m2 sous les pieds. Et c'est ce polonium que l'on retrouve dans le tabac et dans les poumons des fumeurs, car il provient de retombées du radon sur les feuilles de tabac( tabac qui n'est pas lavé contrairement à la salade). L'uranium lui ayant été additionné en même temps que les engrais phosphatés.Le Chat a écrit :@Krolik
Tu parles du Polonium qui est très dangereux mais je suis un peu étonné car d'après ce que j'ai pu en voir ici, la demi-vie des polonium 216 (0,145 s), 218 (3 min) et 215 (1,78 ms) est plus que courte. Pour reprendre ton image des lacs et torrents, le volume du lac Polonium doit être particulièrement faible : j'en déduit que son impact environnemental doit être faible également, non ?