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Publié : 31 août 2006, 16:02
par Environnement2100
La fièvre catarrhale, ou maladie de la langue bleue, était auparavant inconnue sous nos latitudes. Originaire d'Afrique subsaharienne, elle vient de faire son apparition en Europe.
Plusieurs études montrent que la progression de la maladie est liée à l’extension du territoire de son vecteur, Culicoides imicola. selon un article publié en février 2005 par l‘équipe de Bethan Purse, de l’Institut pour la santé animale de Pirbright, les changements climatiques expliquent cette extension. Les très fortes températures enregistrées en juillet en Europe pourrait être à l’origine de l’épizootie en Hollande et dans les régions frontalières belges et allemandes.
http://permanent.nouvelobs.com/sciences ... S9631.html

Edit : premier cas en France :
n premier cas de fièvre catarrhale du mouton, ou "maladie de la langue bleue", a été mis en évidence en France, chez une vache laitière d'un élevage des Ardennes, a annoncé, jeudi 31 août, le ministère de l'agriculture dans un communiqué. La vache concernée "présentait des symptômes faiblement évocateurs" de cette maladie, a indiqué le ministère.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 440,0.html

Publié : 11 oct. 2006, 23:04
par energy_isere
Au fin fond de l'Alaska, le petit village esquimau de Shishmaref est victime du réchauffement climatique, et doit déménager sur le continent au risque de perdre son identitée culturelle.

Présent sur l'île depuis 4.000 ans, ces habitants s'identifient comme un peuple de la mer.

L'île est située sur la mer Chukchi, au nord du détroit de Béring, à 150 km de la Russie et à des milliers de kilomètres de la capitale Washington. Large d'environ 600 m et longue de 5 km, l'île est posée sur le "permafrost", du sable gelé.

"On constate en Alaska un important réchauffement depuis au moins 30 ans. Les températures atmosphériques augmentent et celles dans le permafrost se réchauffent", a expliqué le professeur de géophysique à l'Université d'Alaska Fairbanks (UAF) à l'AFP.

Sous l'effet du dégel, le permafrost "devient plus vulnérable" aux inondations dues à la fonte de la banquise et des glaciers qui augmente le niveau de la mer, et aux tempêtes plus violentes qui arrachent des pans entiers de l'île. Le permafrost recouvre "plus de 85%, probablement 90% de l'Alaska", selon M. Romanovsky.

De nombreux experts ont récemment averti que la région arctique serait victime des changements climatiques en cours, l'Alaska étant la partie visible de l'iceberg qui fond.
enerzine le 11 Oct 2006

Permafrost et compagnie !

Publié : 16 oct. 2006, 13:55
par hugy
Je sors d'une scéance de ciné,
au passage merci M. GORE pour votre "vérité qui dérange" c'est claire, le ton pas trop catastrophiste, un bon doc a conseiller a tous ceux qui n'y crois pas, même si les solutions proposées sont un peu bateau

on avais parlé là http://forums.oleocene.org/viewtopic.ph ... permafrost
de la banquise qui fond et les deux derniers posts traitent du permafrost, avec un peu d'ironie :lol:

alors voilà les données :

1 - rappel : le permafrost c'est du sol gorgé d'eau et gelé qu'on trouve principalement en Sibérie et Alaska
depuis la dernière glaciation (il y 11000 ans environ) une partie de ce permafrost gèle et dégele tous les ans, mais une partie n'a jamais fondue (comme les neiges pas si éternelles que ça ;) cf le PS du post)

2-
http://www.newscientist.com/article/mg18725124.500.html
en anglais, désolé, en résumé :
une surface d'environ 1 millions de km² ( = france + allemagne) dans l'ouest de la sibérie a commencé à fondre dixit un botannist de l'université de russie qui se promène par là de temps en temps
il a constate ça depuis 3-4 ans, et il a l'impression que le processus n'est pas réversible car un seuil est atteint
le mécanisme est la formation d'étendues d'eau en surface sous forme de petits lacs au dessus de la couche qui est toujours gelée, quand cette couche dégèle, le lac disparaît et s'enfonce dans le sol (le bouchon glacé du fond de la baignoire a sauté)

3- d'après un scientifique américain de l'université de californie, cette partie de la Sibérie contient environ 70 milliards de tonnes de méthane
quand ça fond, le méthane (CH4) est libéré si rapidement que même au plus profond de l'hivers les bulles de CH4 empêchent le permafrost de geler!

4- petit calcul, je vous invite à revérifier mon arithmétique au cas ou :
CO2 dans l'atmosphère : 750 milliards de tonnes, concentration 380 ppm-V
70 millliards de tonnes de CH4 équivaudrait à 20*70 = 1400 milliards de tonnes de CO2 (le CH4 est un gaz a effet de serre environ 20x plus puissant que le CO2)
c'est donc comme si on passait de 750 à 2150 milliards de tonnes de CO2 dans l'atmosphère, soit 1090 ppm-V de CO2

je crois que d'après Janco, les courrants océaniques s'arrêteraient à des taux autour de 800ppm-V, d'après le GIEC 1000ppm = +8°C d'augmentation de la température

commentaire subsidiaire : on parle que d'un petit bout de la Sibérie,

si tout ça c'est juste, va falloir qu'il se dépèche le PO si on veut avoir une chance de le voir :lol:

PS : les glaciers dans la langue de Goethe mais vous aurez pas de mal a trouver les photos, ça GLACE le dos
http://www.gletscherarchiv.de/

Publié : 16 oct. 2006, 14:11
par hugy
une petite carte de ou il y du permafrost, les limites projetées l'ont été avec des modèles d'avant 2004, avant qu'on ne s'aperçoive que pour la banquise ça va bien plus vite que prévu

http://amap.no/acia/Files/ProjChg-Permafrost_150.jpg

Publié : 20 nov. 2006, 13:44
par jerome
directement lié ou pas au RC, en tout cas il vont avoir chaud en Australie (pays non signataire de Kyoto) :
Blog Gaï : bulletin de santé

extrait :
jeudi, novembre 09, 2006
Sécheresse millénaire en Australie
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J'avais déjà attiré votre attention sur le fait que l'année 2005 avait été la plus chaude jamais enregistrée en Australie.

Eh bien, c'est reparti en 2006. Là bas, c'est le printemps, et bien avant que la saison sèche de l'été arrive, la sécheresse est déjà exceptionnelle.

Mike Rann, le premier ministre d'Australie du Sud, a déclaré : "On nous a expliqué à la réunion de la gestion du bassin Murray-Darling que ce qui nous attend à présent, ce n'est pas une sécheresse centenaire, mais une sécheresse millénaire. Nous sommes maintenant en territoire inconnu."

Image

Comme vous pouvez le voir sur la carte ci-dessus, le déficit de pluie sur le bassin Murray-Darling, dans le sud-est de l'Australie est dramatique. Dans ce bassin se trouvent 30 rivières et des centaiens d'affluents, et ce bassin alimente 70% des terres agricoles irriguées d'Australie. Ces rivières pourraient se retrouver complètement à sec dans les 6 mois. Les récoltent de blé, d'orge et de colza pourraient chuter cette année de 60%.

Rappellons que l'Australie est, avec les Etats-Unis, un des états qui a refusé de ratifier le Protocole de Kyoto ...

Pour en savoir plus :
...

Crédit photo : Britta Campion Crédit graphique : AFP

Lien vers le fil relatif à la déplétion céréalière mondiale
;)

Publié : 24 nov. 2006, 15:46
par Birdy
Le 1er novembre, j'étais en rando en Autriche. J'ai grimpé à 2900m... en T-shirt ! Il y avait encore des criquets et des fourmis, même à cette altitude. De belles gentianes en fleurs aussi.
Plus récemment, ce samedi 18 novembre, j'ai été accompagné par une guêpe lors d'un nettoyage de chemin. Et je ne compte plus les mouches, moustiques et autres bestioles volantes et rampantes.
Le 25 novembre de l'année passée, je suis allé chercher des arbrisseaux à la commune avec ma fille en luge. Cette année : 16 à 17° :shock:

L'automne 2006 chaud comme jamais

Publié : 25 nov. 2006, 09:58
par Birdy

Re: L'automne 2006 chaud comme jamais

Publié : 02 déc. 2006, 20:21
par energy_isere
Ce matin dans "Rue des entrepreneurs" (France Inter le Samedi 9h-10h) sur le théme du ski à la Montagne,

il y a eu l' intervention d'une glaciologue qui confirme que les glacier des pyrénées vont disparaitre, que les stations de ski à 1500m ont beaucoup de soucis à se faire,
et que les investisseurs (dans les stations de ski) doivent bien considerer la tendance à long terme du réchauffement.
Par ailleurs trop compter sur les canons à neige (il faut dire pudiquement : neige de culture) pose d'autre problémes , tels que la ressource en eau.

Un autre intervenant disait que les stations de montagne étaient trés fortement sous utilisées l' été par rapport à l' utilisation l' hiver, et qu'une des méthode pour faire venir les touristes serait de vanter la "'fraicheur" en altitude l' été, encore pour cause de réchauffement climatique.
Bon, on espére qu' ils viendront en train, et pas en voiture.

Re: L'automne 2006 chaud comme jamais

Publié : 02 déc. 2006, 20:27
par matthieu25
energy_isere a écrit : Bon, on espére qu' ils viendront en train, et pas en voiture.
Tu crois encore au tourisme??? :shock:

Les Alpes ont chaud

Publié : 05 déc. 2006, 18:32
par Birdy
Les Alpes ont chaud (La Libre Belgique) et les stations de ski vont commencer à morfler...

Re: Les Alpes ont chaud

Publié : 05 déc. 2006, 19:41
par energy_isere
Birdy a écrit :Les Alpes ont chaud (La Libre Belgique) et les stations de ski vont commencer à morfler...
ca dit :
.....A Hochfilzen, au Tyrol, les organisateurs d'une épreuve de ski internationale ont dû aller chercher de la neige fraîche au Grossglockner, plus haut sommet autrichien. Il a fallu cinq jours et plusieurs camions pour transporter les quelque 8.000 mètres cubes de neige nécessaires pour préparer les pistes.
il faut vraiment que le pétrole soit bon marché pour faire ce genre de chose ... :roll:
et en plus ces camions dégagent du CO2 et contribuent encore au phénoméne d' effet de serre.

Publié : 05 déc. 2006, 19:43
par Krom
Ils auraient pas pu connement annuler la course, comme le pékin moyen face à une journée de pluie en altitude, histoire de faire un peu de pub pour le réchauffement? Alalalah.

Publié : 05 déc. 2006, 20:03
par energy_isere
ca me fait penser qu' à Paris aussi il y avait eu des transports de neige en camion pour amuser les gens (c'était au Trocadéro ?).
Et si cette année il faisait trop chaud pour faire cela ? :lol:

Publié : 05 déc. 2006, 20:34
par Glycogène
Bon à l'instant, j'ai commencé à avoir chaud chez moi, anormal après manger (j'ai plutôt des frissons).
Je vais regarder le thermomètre pour voir si c'est mon estomac qui bug (il m'a fait ça samedi soir).
Ben pourtant, 18,5°C , c'est normal. Bon, ça se débrouille, je ne cherche plus à comprendre et je me met en T-shirt.
Un petit doute quand même, car j'ai un thermomètre électronique avec un bouton pour mesurer à l'intérieur ou à l'extérieur. Et il me semble avoir regardé la température extérieur ce matin.
Je retourne voir...

Ah d'accord... 18,5°C, c'est la température extérieure.
A l'intérieure il fait 19,5°C...

Bon.
Soit.
Ce sont des choses qui arrivent.
De toute façon, un record est 24°C en janvier 2001.

Je vais finir par ressortir le short :-D

réchauffement

Publié : 07 déc. 2006, 20:36
par GillesH38
Tiennel a écrit : ... mais pas trop du changement climatique :twisted:
xavdr a écrit : Au moyen-âge le Groenland était vert, les meilleures vignes françaises étaient en Normandie et à Paris on mangeait des fraises à Noël.

Il semblerait que le climat soit depuis 1800 en train de redevenir un peu moins froids qu'à la Rennaissance, et même cette tendance est incertaine pour le futur proche puisque les mesures de hausses de températures sont tout de même très modestes en amplitude au regard de l'amplitude de leurs fluctuations régionales ou annuelles.

Par ailleurs, je ne crois pas à l'origine anthropique du réchaudffement. Je pense qu'une mouvance scientifique biaisée a pipeauté un concesus qui n'existait pas, pas même au sein des scientifiques rasssemblés par le GERC, et que l'hypothèse la plus vraisemblable selon les travaux récents est celle du réchauffement lié à l'activité solaire dont bien malin qui sait dire si elle sera plus forte ou moins forte dans les décennies à venir.

Au rythme actuel de progression de toutes les technologies, on peut s'attendre à ce que notre approche de la production d'énergies exploitables soit complètement changée au cours de ce siècle, et les écologistes n'y seront pour rien, ayant simplement engendré une cacophonie dans les moyens et le timing, multipliant les pressions susceptibles de piper les dés, engendrant ainsi une terrible insécurité juridique et financière sur la pérénnité des investissements. Les industriels savent (plus ou moins) gérer les risques de marché, beaucoup moins les risques politiques qui sont souvent téléguidés par d'influentes mouvances...
Si le dernier paragraphe était écrit en français, il serait plus facile à lire !

tu es en train de dire que tout pourrait aller pour le mieux si il n'y avait pas ces p... d'écologistes pour f.. la m...., en gros? :shock: