Publié : 21 mai 2006, 18:58
Disons pour faire court que Simmons dérange dans l'industrie notamment le top management... mais derrière le rideau il est pris très au sérieux.
J'ai rencontré il y a quelques semaines la top team des réserves de la compagnie et je leur ai parlé de Simmons (c'est mon boss qui m'a conseillé de le lire, soit dit en passant...).
J'ai vu leur visage devenir livide tout d'un coup...
En fait, les réserves sont un sujet extrêmement sensible dans les majores.
La raison est simple :
1 ) Si une majore déclare qu'il y a moins de réserves que prévue globalement, le marché va considérer qu'elle parle de ses propres réserves.
2 ) Shell a perdu 5 milliards de dollars de capitalisation boursière quand ils ont déclaré s'être trompé dans le calcul de leur réserves et ils n'ont jamais récupéré depuis.
3 ) les actions de la compagnie vont chuter (les réserves d'une compagnie sont un facteur majeur dans l'évaluation de sa valeur boursière).
4 ) le management va se faire virer
En clair, le marché exèrce une pression énorme sur les majores pour l'accès à de nouvelles réserves et pour la sécurisation des réserves existantes. les compagnies côtées doivent prouver chaque année leur réserves à leur actionnaires et je peux vous dire que l'affaire n'est pas prise à la légère...
MAIS les compagnies nationales, PEMEX (Mexique), Saudi Aramco (arabie saoudite), etc... publient des réserves qui sont le fruit d'une opacité totale.
Le marché ne peut pas avoir d'influence sur elles, du moins pas directement puisqu'elles ne sont pas côtées...
En clair, il y a deux poids, deux mesures.
Et les majores ne représentent que 20% de la production mondiale donc n'ont qu'un impact relatif sur le volume global des réserves et sur le volume global de production actuelle.
J'ai demandé à mon boss pourquoi les pays de l'OPEP avaient augmenté de 70% l'estimation de leur réserves en 1986... Réponse : parce que les quotas de production de l'époque étaient fixées au pro-rata des réserves, pays par pays. Autrement dit, cette augmentation était purement artificielle...
Pour résumer mon opinion, le management ne peut pas se permettre de cautionner le discours de Simmons offciellement, ce serait beaucoup trop risqué mais il est bien possible qu'il soit très fortement soutenu en sous-main par les majores et le gouvernement américain, tout simplement parce qu'il est proche de la vérité...
J'ai rencontré il y a quelques semaines la top team des réserves de la compagnie et je leur ai parlé de Simmons (c'est mon boss qui m'a conseillé de le lire, soit dit en passant...).
J'ai vu leur visage devenir livide tout d'un coup...
En fait, les réserves sont un sujet extrêmement sensible dans les majores.
La raison est simple :
1 ) Si une majore déclare qu'il y a moins de réserves que prévue globalement, le marché va considérer qu'elle parle de ses propres réserves.
2 ) Shell a perdu 5 milliards de dollars de capitalisation boursière quand ils ont déclaré s'être trompé dans le calcul de leur réserves et ils n'ont jamais récupéré depuis.
3 ) les actions de la compagnie vont chuter (les réserves d'une compagnie sont un facteur majeur dans l'évaluation de sa valeur boursière).
4 ) le management va se faire virer
En clair, le marché exèrce une pression énorme sur les majores pour l'accès à de nouvelles réserves et pour la sécurisation des réserves existantes. les compagnies côtées doivent prouver chaque année leur réserves à leur actionnaires et je peux vous dire que l'affaire n'est pas prise à la légère...
MAIS les compagnies nationales, PEMEX (Mexique), Saudi Aramco (arabie saoudite), etc... publient des réserves qui sont le fruit d'une opacité totale.
Le marché ne peut pas avoir d'influence sur elles, du moins pas directement puisqu'elles ne sont pas côtées...
En clair, il y a deux poids, deux mesures.
Et les majores ne représentent que 20% de la production mondiale donc n'ont qu'un impact relatif sur le volume global des réserves et sur le volume global de production actuelle.
J'ai demandé à mon boss pourquoi les pays de l'OPEP avaient augmenté de 70% l'estimation de leur réserves en 1986... Réponse : parce que les quotas de production de l'époque étaient fixées au pro-rata des réserves, pays par pays. Autrement dit, cette augmentation était purement artificielle...
Pour résumer mon opinion, le management ne peut pas se permettre de cautionner le discours de Simmons offciellement, ce serait beaucoup trop risqué mais il est bien possible qu'il soit très fortement soutenu en sous-main par les majores et le gouvernement américain, tout simplement parce qu'il est proche de la vérité...