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Publié : 06 mai 2006, 12:46
par ecorage
YA KA !
J'ai reçu ce PPS par mail.
C'est comme on aime bien !
PRIX DE L'ESSENCE
Voilà une action comme on aimerait en avoir plus souvent ...
ça rentre dans l'idée de la pétition.
Ya encore du boulot pour expliquer le PO !
Publié : 06 mai 2006, 13:09
par Lo
Vieux pps sans intêret. Elf n'existe plus en tant que société !!!
Une recommandation, chaque fois que vous recevez un tel document ou adresse, renvoyez à l'expéditeur un courriel avec l'adresse suivante:
http://www.manicore.com/documentation/taxe.html
Je sais que Jancovici énerve dans ce milieu.

Publié : 06 mai 2006, 17:25
par greenchris
Elf appartient à Total, pas à Shell.
Ca fait déja quelques années qu'il tourne ce mail.

Publié : 06 mai 2006, 17:28
par Tiennel
A quoi cela sert-il de réchauffer les vieux plats des partisans du pétrole bon marché ?
Publié : 06 mai 2006, 18:01
par Schlumpf
tiens à propos de prix de l'énergie et de celui de l'essence en particulier, les pompistes allemands ont maintenant trois prix du carburant par jour. Il y a le prix du matin (le + élevé) valable de 06:00 à 10:00. De 10:00 à 16:00 c'est le prix des heures creuses. Puis de 16:00 à 21:00 c'est le prix du rush du soir. J'ai pas les prix en tête (et les heures sont données à titre indicatif), mais c'est assez nouveau... et amusant. Bref, il faut bien viser pour aller faire le plein... s'il vous plait.
Publié : 06 mai 2006, 23:14
par Cholsu
Pour ce qui est du prix de ressources finies (dont le pétrole, gaz, charbon, uranium...), le modèle de Hotelling où les producteurs ont une connaissance parfaite du prix maximal acceptable, la quantité totale de la ressource, la demande et le coût d'extraction, alors:
le prix de la ressource devrait croitre au même taux que les taux d'intérêts (ce qui reflète la rareté accrue de la ressource).
http://en.wikipedia.org/wiki/Hotelling's_rule
En réalité, les hypothèses d'hotelling ne sont pas réunies. Il faut donc des modèles plus réalistes, où par exemple, la quantité totale de la ressource est inconnue à l'avance. On peut trouver la description d'un tel modèle ici:
http://www.oilcrisis.com/reynolds/MineralEconomy.htm.
Et en particulier la courbe d'exploration, production et prix générés par le modèle:
Conclusion du modèle: la méconnaissance de la quantité totale de la ressource peut résulter en un prix trop bas ne reflétant pas réellement sa rareté. Les prix peuvent rattraper leur retard brutalement et assez tardivement lorsque les producteurs se rendent compte de la réelle valeur (rareté) de la ressource et 'rattrapent' l'augmentation de Hotelling.
A noter cette phrase inquiétante:
It is conceivable that after one hundred years of price decline and production increase, that a resource can have a ten or one hundred fold price increase within a year or two, with a corresponding decline in production.
qui peut être traduite par:
On peut imaginer qu'apres une centaine d'année de diminution des prix et d'augmentation de la production, une ressource peut voir son prix multiplié par 10 ou 100 en l'espace d'un ou deux ans, accompagné d'un déclin de production.
Publié : 07 mai 2006, 00:04
par sceptique
En gros, on s'aperçoit brutalement qu'il y a le feu à la baraque !
Tous aux abris ...
Publié : 07 mai 2006, 00:33
par Schlumpf
c'est pas si évident que ca... N'oublions pas trop rapidement les présupposés: (je cite)
"les producteurs ont une connaissance parfaite du prix maximal acceptable, la quantité totale de la ressource, la demande et le coût d'extraction, alors: "
Dans le cas des Peaks qui s'annoncent, c'est plus compliqué, car il y a une possibilité d'enfumage non négligeable.
Maintenant la partie droite ressemble furieusement au pic et aux mois suivants...
Bonne chance !
Publié : 07 mai 2006, 11:54
par mobar
C'est encore pire quand les professionnels qui ont une parfaire connaissance de la ressource disponible propagent de fausses nouvelles (sur les réserves) et n'investissement pas pour augmenter une ressource qu'ils savent inexistante.
Comme c'est le cas actuellement.
Les initiés savent, ils cachent la vérité au plus grand nombre, qui continuent à consommer comme si de rien n'était et à aggraver la situation.
Lorsque la vérité éclate, les prix explosent et le chaos guette ... bonjour Madmax.
Comme le temps pour mettre en route des process industiels est relativement long, l'atterissage en douceur vers une économie de décroissance aménagée n'est plus possible.
La connaissance de la date du Peak est donc une donnée essentielle au pilotage ... et comme la connaissance c'est le pouvoir lon arrive au flou et à la désinformation actuelle.
Publié : 07 mai 2006, 12:48
par Cholsu
@Schlumpf
Justement, le modèle que je présente n'est pas celui d'Hotelling. Son but est d'être un peu plus fidèle à la réalité en levant l'hypothèse de connaissance parfaite de la quantité totale de la ressource.
Maintenant, c'est sûr, ce ne sont que des modèles. (The map is not the territory)
Je complète le post précédent avec le graphe d'exploration:
de production:
et de prix:
Si le modèle est un tant soit peu représentatif de la réalité, alors nous serions tout au début de la courbe de rattrapage des prix et il y a encore une marge d'augmentation des prix impressionante.
Publié : 07 mai 2006, 13:53
par toto
mobar a écrit :C'est encore pire quand les professionnels qui ont une parfaire connaissance de la ressource disponible propagent de fausses nouvelles (sur les réserves) et n'investissement pas pour augmenter une ressource qu'ils savent inexistante.
Tu connais quelqu'un prêt à investir pour produire une ressource inexistante?
Publié : 07 mai 2006, 18:21
par mobar
J'aurais plutôt du écrire "qu'ils savent incapable de rembourser les investissements consentis".
En effet si le peak est passé, la durée de pompage des gisements et les débits produits permettront tout juste d'alimenter les raffineries existantes jusqu'à leur fin de vie mais en aucun cas de nouvelles installations.
Il est donc temps d'engranger le max de cash pour éventuellemnt investir sur les technos du futur. L'important étant de ne pas se tromper. D'où l'attentisme et la frilosité ambiante.