LeLama a écrit : 29 nov. 2019, 22:12
GillesH38 a écrit : 28 nov. 2019, 22:08
et qu'est ce qui te gêne alors dans le fait de baptiser le "ça" ce dont "le diable" se veut un symbole poétique ? tu as dit "il n'y a pas d'organe du "ça"", mais que sais tu de l'organisation du cerveau, dont on sait très bien qu'il est structuré en sous-systèmes ?
Les zones du cerveau correspondent a des activités données (parler, marcher, regarder...), pas a des registres symboliques de bien et de mal.
qu'est ce que tu en sais d'abord, et ensuite on peut tres bien avoir des "câblages" non localisés mais néanmoins structurés dans le cerveau. Il n'y a pas de partie du monde qui correspond à "internet", pourtant c'est une structure qui existe et qui a sa logique propre.
Ce qui me gene, je te l'ai dit, c'est que ca se pretend scientiifque et que ca ne l'est pas. C'est comme le diable. Si je me retrouve en discussion avec un gars qui me demande de croire au sens propre a un diable interventionniste et qui me fait une theorie scientifique la dessus, je termine rapidement la discussion et je passe a autre chose, je ne vois pas l'interet.
le problème c'est que "le diable" réfère à un etre indépendant, alors que "le ça" réfère à une structure interne dans notre cerveau, dont il est évident qu'il en existe. Je ne vois vraiment pas ce qui te gêne dans le fait de parler du "ça".
Et c'est je crois la meme chose avec la conscience. Par le registre poetique et symbolique, tu peux comprendre pas mal de choses. Mais quand tu veux objectiver et dire des generalités, ca devient grotesque. Chez Freud. c'est la sexualité et le pb avec les parents. La realité est infiniment plus complexe que ces pseudo-theoremes de Freud que j'ai ressentis comme des lieux communs qui ne prennent pas en compte la diversité des situations.
franchement je ne pense pas que tu puisses faire le reproche aux psychanalystes d'ignorer la diversité des situations, puisque c'est précisément leur pratique de replacer le sens de chaque histoire individuelle dans son héritage personnel - qui commence bien évidemment chez chacun par son rapport avec ses parents .
Mais bon la critique de la place de la sexualité chez Freud, ça n'a rien de nouveau ni d'original, c'est toujours la dessus qu'on l'a attaqué. C'est vrai, il parle de sexe, de pipi, de caca, toutes choses qu'on n'a pas envie d'entendre et que les "spiritualités" se gardent bien d'évoquer - quitte a se les prendre dans la figure dans un retour du refoulé dans les sectes à gourou dont je te parlais. Je trouve le discours de Freud justement intéressant parce qu'il parle de choses qu'on n'aime pas évoquer meme si elles sont omniprésentes - il suffit de feuilleter les journaux pour constater que c'est partout le sexe non, entre les affaires de Trump, de Polanski, de metoo, les femmes battues et violées,etc, etc ... Et au contraire je trouve les textes "spirituels" que j'ai pu lire complaisants avec l'image de l'homme qu'il voudrait se donner, un être poétique, éthéré, compatissant .. et franchement ça ne m'apporte rien ces discours.
Moi je suis plus attiré par les explications qui décrivent le monde comme il est et non pas comme on aimerait qu'il soit, c'est tout. C'est comme la "transition spirituelle" dont rêve Nemo, tout le monde sait très bien que ça ne se passera pas et que le monde continuera à tourner comme avant.
Et tout le monde sait très bien que tes histoires de plantes qui se parlent, c'est des contes pour enfant, du même niveau que les petites filles qui parlent à leur poupée - et ça n'empêchera personne de se faire une purée de pommes de terres ou un gratin de chou fleur, c'est évident non ?
Le plus étonnant chez l"homme, je trouve, très évident quand je te lis, c'est sa capacité à utiliser sa grande intelligence pour se forger des théories complètement alambiquées dont il est évident que personne n'y croit vraiment, même pas celui qui les énonce.