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Publié : 16 juil. 2007, 14:29
par Alter Egaux
sceptique a écrit :
les prix augmentent juste ce qu'il faut pour que la demande en trop soit détruite. Par exemple, pour l'essence, si il manque 1% pour satisfaire la demande à 1.30 Euro le prix va augmenter 1.40, 1.50 ... Tant que 1% des consommateurs ne renoncent pas à leur "part".
Et pour compléter DominiqueBoscher, on est aussi en vase communicant : il y a des transferts de consommation, comme en Chine ou en Inde qui ont toujours plus besoin d'énergie avec des croissances très fortes de la demande, alors que l'on lève tout simplement le pied en Europe, et enfin que d'autres n'arrivent plus à payer en Afrique.
Il y a donc une grande disparité dans la notion "demande en trop détruite". Cela veut aussi dire un transfert de consommation masqué.
Le PO est quand même sur sa base physique (et non économique) : la production pétrolière. On peut très bien avoir une augmentation du prix du baril sur une très forte poussée de la demande de pays émergeants, même avec une production en légère croissance (avec quelques désordres géopolitiques).
Publié : 16 juil. 2007, 14:40
par LeLama
DominiqueBoscher a écrit :
On voit bien que tous nos gouvernants (droite ou gauche) courrent après un petit point de croissance pour qu'ils puissent résoudre un bonne partie des problèmes du monde... J'ai l'intime conviction que s'il y avait au contraire un petit point de reccession, ce serait la cata.
Ne serait ce que pour l'equilibre des budgets de l'etat. Quasi impossible d'equilibrer le budget avec 1% de croissance. Les budgets sont batis pour une croissance de 2%. Quand on passera a une recession de seulement 1%, la dette deviendra incontrolable. Quelle sera la politique de l'etat ? Il y aura deux options:
- se reapproprier la creation de la monnaie, c'est a dire financer la dette par l'inflation et la devaluation du capital
- couper de facon drastique dans les depenses : enseignement, police,santé, augmentation des impots et taxes sur les entreprises... et donc entrer dans un cercle vicieux d'exclusion et de recession ( davantage de chomage implique -> moins de pouvoir d'achat et de consommation -> moins de rentree fiscales pour l'etat -> rigueur budgetaire -> recession agravee et chomage ).
La premiere methode serait la meilleure pour les plus pauvres, mais evidemment, les decideurs proches du pouvoir auront interet a preserver leur capital et a combattre la creation monetaire et l'inflation....
Publié : 16 juil. 2007, 14:45
par tolosa
la seconde option entrainera une révolution en france
Publié : 16 juil. 2007, 14:46
par mahiahi
LeLama a écrit :
Quand on passera a une recession de seulement 1%, la dette deviendra incontrolable. Quelle sera la politique de l'etat ? Il y aura deux options:
- se reapproprier la creation de la monnaie, c'est a dire financer la dette par l'inflation et la devaluation du capital
- couper de facon drastique dans les depenses : enseignement, police,santé, augmentation des impots et taxes sur les entreprises... et donc entrer dans un cercle vicieux d'exclusion et de recession ( davantage de chomage implique -> moins de pouvoir d'achat et de consommation -> moins de rentree fiscales pour l'etat -> rigueur budgetaire -> recession agravee et chomage ).
La premiere methode serait la meilleure pour les plus pauvres
Certain?
Parce que l'inflation fait plus souffrir les pauvres que les riches, d'ailleurs les gouvernements de gauche ont tendance à choisir cette solution
Publié : 16 juil. 2007, 14:51
par SuperCarotte
LeLama a écrit :
Ne serait ce que pour l'equilibre des budgets de l'etat. Quasi impossible d'equilibrer le budget avec 1% de croissance. Les budgets sont batis pour une croissance de 2%. Quand on passera a une recession de seulement 1%, la dette deviendra incontrolable. Quelle sera la politique de l'etat ? Il y aura deux options:
- se reapproprier la creation de la monnaie, c'est a dire financer la dette par l'inflation et la devaluation du capital
- couper de facon drastique dans les depenses : enseignement, police,santé, augmentation des impots et taxes sur les entreprises... et donc entrer dans un cercle vicieux d'exclusion et de recession ( davantage de chomage implique -> moins de pouvoir d'achat et de consommation -> moins de rentree fiscales pour l'etat -> rigueur budgetaire -> recession agravee et chomage ).
La premiere methode serait la meilleure pour les plus pauvres, mais evidemment, les decideurs proches du pouvoir auront interet a preserver leur capital et a combattre la creation monetaire et l'inflation....
Avec +/- 2% de croissance, le budget de l'état français est loin d'être équilibré, il est dans le rouge.
Publié : 16 juil. 2007, 15:08
par hyperion
assez d'accord avec phyvette ,il y a plusieurs chose à décrire.
la croisée des chemins sera l'explosion du prix et celle-ci peut survenir dès ce jour.
et ne pas continuer en mode progressif ,difficilement maitrisable par le seul marché.
Publié : 16 juil. 2007, 15:26
par LeLama
mahiahi a écrit :
Certain?
Parce que l'inflation fait plus souffrir les pauvres que les riches, d'ailleurs les gouvernements de gauche ont tendance à choisir cette solution
Oui, certain. La richesse globale est proportionnelle a l'energie, les matieres premieres, et le travail humain depensé. Elle ne depend pas de l'organisation monetaire. Ensuite vient le pb de la repartition de ces richesses. Chaque unite monetaire represente une fraction du patrimoine global. Si tu dilues la monnaie en en creant, le cout de creation monetaire est payé par ceux qui ont du capital. Ceux qui n'en ont pas ne payent rien. Et ceux qui sont endettes y gagnent puisque leurs dettes se devalorisent.
Cette analyse est confirmée par l'inflation en France. Dans les annees 70 de forte inflation, beaucoup de menages modestes ont pu acquerir leur logement par endettement, ce qui est impossible aujourd'hui. Et le nombre de travailleurs pauvres est beaucoup plus grand aujourd'hui que dans les annees 70. Bien sur, il y a d'autres facteurs pour les travailleurs pauvres, mais ce fait atteste que le controle de l'inflation n'est pas du tout un instrument pour preserver le pouvoir d'achat des plus pauvres. C'est un instrument pour la preservation du capital.
Pour le positionnement de la gauche en France, le PS travaille pour les classes moyennes sup depuis un paquet d'annees. Il a deliberement abandonne les classes popu qui ne votent pas ou votent a l'extreme (gauche ou droite).
Publié : 16 juil. 2007, 15:34
par LeLama
SuperCarotte a écrit :
Avec +/- 2% de croissance, le budget de l'état français est loin d'être équilibré, il est dans le rouge.
Il me semble que la croissance moyenne Francaise est inferieure a 2% ces dernieres annees, qu'elle est plutot de 1.5% (a verifier). Le chiffre de 2%, je le tire de l'actualite recente. Le cout du panier fiscal de Sarko est de 15 milliards d'euros en annee pleine, et Carrez de l'UMP a dit qu'il fallait une croissance a 2.5% pour equilibrer le budget d'ici 2010. Une croissance a 2 % ne suffira pas.
Publié : 16 juil. 2007, 15:38
par Alter Egaux
LeLama a écrit :
le controle de l'inflation n'est pas du tout un instrument pour preserver le pouvoir d'achat des plus pauvres. C'est un instrument pour la preservation du capital.
C'est évident mais c'est si bien dit !

D'autant plus si les entreprises ne répartissent pas (ou à si peu de personne) le fruit de leurs bénéfices. Dans les années 70, les augmentations suivaient.
Maintenant, on n’a pas d'inflation (enfin, officiellement), pas d'augmentation, peu de répartition de richesse, peu de logement, une bulle immobilière, et un PO qui va faire sauter le tous. Aucune marge. Je pense que cela va être tout à fait sympathique.
Enfin, avec une financiarisation de l'économie, le capital ne se préserve plus, il explose.
Publié : 16 juil. 2007, 15:41
par tolosa
analyse lucide, mais déprimante cher alter

heureusement, il y a le bouclier fiscal
Publié : 16 juil. 2007, 15:43
par mahiahi
LeLama a écrit :Pour le positionnement de la gauche en France
Non, je pensais bien aux gouvernements de gauche en général, partout dans le monde
Publié : 16 juil. 2007, 15:48
par Alter Egaux
tolosa a écrit :
analyse lucide, mais déprimante cher alter heureusement, il y a le bouclier fiscal
Désolé, mais je vais bientôt partir en vacances, et je ne voudrais pas que le prix du baril me plante un couteau dans le dos. Pas de voisin, pas de télé, pas d'internet, très peu de radio. La vraie vie, quoi...

[HS]Tu vas voir tes beaux parents ?[HS]
Publié : 16 juil. 2007, 15:49
par tolosa
Bientôt....
Publié : 16 juil. 2007, 23:01
par matthieu25
Désolé de faire le rabat-joie, mais vous êtes en plein Hors Sujet.Zéro pointé.
Publié : 17 juil. 2007, 17:09
par LeLama
matthieu25 a écrit :Désolé de faire le rabat-joie, mais vous êtes en plein Hors Sujet.Zéro pointé.
Oui. Pour raccrocher les morceaux, ce qui ressort de la discussion precedente, c'est que AVANT le pic, les deficits publics risquent d'exploser, peu importe la date du pic. On parle ici du pic toutes energies, celui qui mettra fin a la croissance (le pic petrole pouvant etre compense par le charbon pendant qqs annees).
Cette stagnation de l'activite et croissance des deficits juste avant le pic sera sans doute l'un des indicateurs du pic energie.