Re: Du Gaz naturel de shistes en France ?
Publié : 28 avr. 2011, 09:53
Merci Benoît pour cette intervention pleine de bon sens.
A bientôt.
A bientôt.
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://oleocene.org/phpBB3/
La conclusion est à charge :Ceci pourrait expliquer certains décès dans la population vivant à proximité des exploitations, mais également certains évènements comme les « pluies d’oiseaux » constatées aux Etats-Unis
Ce qui confirme ce que j'ai lu de part et d'autres, sur l'effondrement écologique actuellement en cours aux USA.Donc, un énorme « Eldorado » dort sous nos pieds, mais ce trésor est d’autant plus explosif, que l’exemple américain doit nous inciter à la plus grande prudence.
La position de l’Agence Américaine de l’Environnement (EPA) est dans ce sens particulièrement instructive. En effet, pour l’EPA, qui investit plusieurs millions de dollars pour évaluer avec précision
les impacts environnementaux et sanitaires liés à l’exploitation des gaz de schiste, il semble parfaitement acquis que les dangers écologiques, sont bien plus considérables que les retombées
économiques, pourtant très rentables pour les pétroliers et accessoirement pour les populations locales.
Aux Etats-Unis, l’exemple de la Pennsylvanie est particulièrement éloquent. Si 71.000 puits sont exploités actuellement ( il y en avait 36.000 en 2000), des régions entières de cet état très verdoyantes sont maintenant quasi désertiques, les nappes phréatiques étant asséchées et le sous-sol totalement pollué, avec en plus une eau de surface partiellement radioactive.
Mais en fait, rien ne freine cette ruée vers l’or du XXI ème siècle… 3000 permis nouveaux ont été accordés en 2010 et ce n’est pas l’explosion d’un puits le 20 avril dernier qui va entamer ce bond en avant de l’exploitation « Marcellus »… A chacun ses perspectives d’avenir ! Si le gaz de schiste ou roche-mère est devenu récemment la seconde source énergétique des Etats-Unis, il serait inacceptable que la France suive cet exemple, tant le désastre écologique est probant outre-atlantique. A nous, d’en tirer les leçons… ce que du reste semble faire le Québec et l’Afrique du Sud.
Merci pour ces précisions.Philippe a écrit :Juste une correction à apporter[...]
http://www.google.com/hostednews/canadi ... Id=6808900Gaz de schiste: débat explosif attendu à l'Assemblée
De Sylvie Corbet--, The Associated Press – Il y a 2 heures
PARIS — Les députés s'apprêtent à examiner mardi soir la proposition de loi sur les gaz de schiste déposée par l'UMP, visant à interdire la technique très décriée du forage par fracturation hydraulique. Mais la gauche estime que le texte ne va pas assez loin.
Le projet de loi sera soumis au vote mercredi après-midi à l'Assemblée nationale, avant d'être examiné par le Sénat le 1er juin prochain.
Déposé par le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale Christian Jacob, et examiné dans le cadre de la procédure accélérée, il est destiné à interdire le recours à la technique de fracturation hydraulique de la roche, critiquée pour sa forte consommation d'eau et le risque de contamination des nappes phréatiques par des produits chimiques.
Initialement, l'article 2 prévoyait une abrogation des permis de recherche déjà accordés sur le territoire français. Mais cette disposition a été modifiée par la commission du développement durable de l'Assemblée nationale, qui a estimé qu'elle était juridiquement contestable par les industriels.
La nouvelle version du texte prévoit désormais d'imposer aux titulaires des permis de recherche la remise d'un rapport sur les techniques qu'ils comptent employer, dans un délai de deux mois.
"Si ce rapport n'est pas remis ou s'il est indiqué que les titulaires du permis ont recours à la technique dite de fracturation hydraulique de la roche, les permis exclusifs de recherches concernés (seront) abrogés", selon le projet de loi.
Ces modifications rendent le texte insuffisant aux yeux de la gauche et des écologistes, qui réclament une abrogation claire des permis de recherche.
"En l'état actuel de la discussion, le flou de la rédaction de la proposition de loi induit des ambiguïtés qui ne permettent pas de garantir l'effectivité de ces abrogations", estime le groupe socialiste de l'Assemblée nationale dans un communiqué, ajoutant que "les conditions ne sont donc pas réunies pour permettre un vote favorable".
A l'appel de nombreuses organisations écologistes, une manifestation s'est déroulée en fin de matinée près de l'Assemblée nationale. Elle a vu la présence notamment de Nicolas Hulot et d'Eva Joly, tous deux candidats à la primaire écologiste en vue de l'élection présidentielle de 2012.
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Gaz de schiste: la famille écolo unie contre l'examen d'un texte controversé
Des centaines de manifestants, dont Nicolas Hulot et Eva Joly, ont exigé mardi devant l'Assemblée l'interdiction totale des gaz de schiste, jugeant insuffisante la proposition de loi UMP que le député EELV Yves Cochet a qualifié de "reculade" lors des débats dans la soirée.
"Le gouvernement et l'UMP jouent un double jeu sur ce dossier", a accusé le député d'Europe Ecologie-Les Verts, qualifiant la proposition de loi de Christian Jacob de "reculade", cinq mois après le début d'une contestation qui ne s'essouffle pas en France.
"Tous les écologistes sont unis dans ce grand combat, il n'y a pas de désaccord", avait expliqué Eva Joly dans la matinée devant l'Assemblée.
Etaient également présents, au côté des deux candidats écologistes, le chef de file de la contestation anti-gaz de schiste José Bové, ainsi que Danielle Mitterrand qui, en ce jour anniversaire du 10 mai 1981, a préféré manifester plutôt que commémorer.
"Il faut éradiquer complètement l'exploitation des gaz de schiste. On ne va pas encore traumatiser la Terre qui déjà n'en peut plus de nous supporter", a lancé la veuve de François Mitterrand.
"Sur les gaz de schiste, grâce au mouvement citoyen, il y a plus qu'une prise de conscience, il y a une vraie mobilisation qui va au-delà des clivages politiques: l'écologie devient une évidence", a déclaré de son côté Nicolas Hulot, qui apparaissait pour la première en public au côté d'Eva Joly, sa rivale, depuis sa déclaration de candidature à la primaire écologiste.
Le texte, au nom du "principe de précaution", interdit l'exploration et l'exploitation des "hydrocarbures liquides ou gazeux" par "des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche". La méthode, accusée par les écologistes de polluer les nappes phréatiques, consiste à injecter de grandes quantités d'eau et de produits chimiques afin de briser la roche pour en extraire ensuite le gaz.
Mais les écologistes dénoncent la modification de l'article 2 relatif à l'abrogation des permis déjà octroyés.
La version initiale prévoyait une abrogation pure et simple, alors que, désormais, les titulaires des permis auront deux mois pour déclarer la technique utilisée. C'est seulement s'ils recourent à la fracturation hydraulique, ou s'ils ne répondent pas, que les permis seront abrogés.
Du coup, ce texte au départ très consensuel ne devrait pas recueillir les voix de la gauche.
La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a assuré aux députés qu'il "s'agit bien d'abroger tous les permis de recherche qui n'ont plus de raison d'être après l'interdiction de la fracturation hydraulique". Et ce, a-t-elle ajouté, "de la manière la plus sûre juridiquement" afin "d'éviter de prêter le flanc à des demandes de compensations financières qui n'ont pas lieu d'être".
M. Cochet a interpellé la ministre et exigé la communication des dossiers: "en amont, il y a un dossier. Nous voulons avoir ces dossiers". "Ce n'est pas une demande pour creuser un trou! C'est chercher du gaz de schiste!", a-t-il argumenté. Mme Kosciusko-Morizet a répondu que "tous les dossiers sont communicables", évoquant "85 dossiers".
Son ancien ministre de tutelle, le député (app. UMP) Jean-Louis Borloo a lui proposé que le Parlement soit de nouveau saisi en cas de "turpitude" survenant après le délai de deux mois prévu par le texte. Car, selon lui, "tout le monde est d'accord dans cette affaire".
Le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault a au contraire dénoncé les "grosses ficelles" de l'UMP. "Pourquoi avez-vous voté à l'unanimité (en commission, ndlr) et maintenant vous ne le voteriez pas!", lui a rétorqué Christian Jacob.
Le vote solennel est programmé mercredi avant un examen au Sénat le 1er juin
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit ... verse.html
GAZ DE SCHISTE - La loi interdisant cette technique d'extraction des gaz de schiste a été votée mercredi...
Les députés français ont approuvé mercredi par 287 voix contre 186 l'interdiction de la technique de la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste en France.
Les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) ont voté pour ce texte présenté par Christian Jacob, le président du groupe UMP. L'opposition, jugeant que ce texte ne ferme pas la porte à l'exploitation et à l'exploration de ces hydrocarbures par d'autres techniques, a voté contre cette proposition de loi que le Sénat examinera à son tour le 1er juin. La technique de la fracturation hydraulique consiste, pour libérer les gaz et les huiles, à injecter de fortes quantités d'eau mélangée à du sable et des adjuvants chimiques, ce qui a pour conséquences un fort impact sur l'environnement.
Le texte de Christian Jacob, tel qu'il a été modifié en commission, évoque seulement la fracturation hydraulique et l'abrogation des permis de recherches qui y ont recours, ce qui ouvrirait potentiellement la voie à l'utilisation d'une autre technique.
NKM rassure sur l’interdiction des forages…
La proposition de loi dispose que les titulaires de permis de recherches devront, dans un délai de deux mois, indiquer dans un rapport à l'autorité administrative les techniques employées dans leurs activités. En cas de non remise du rapport ou bien s'il est indiqué que le titulaire du permis a recours à la fracturation hydraulique, le permis accordé par le gouvernement sera abrogé.
La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a apporté le soutien du gouvernement à ce texte, a reconnu que les permis accordés ne l'ont «pas été dans de bonnes conditions» et «que les choses ont été faites à l'envers». «Avec ce texte, c'est l'occasion d'aller plus loin dans la mise en oeuvre du principe de précaution», a-t-elle dit en assurant, à propos de l'article 2 de la proposition de loi, qu'il «s'agit bien d'abroger tous les permis de recherche qui n'ont plus de raison d'être après l'interdiction» de la fracturation hydraulique.
…Mais l’opposition «n’a pas confiance»
Le groupe socialiste, qui avait semblé dans un premier temps accepter la version du texte mise au point par la commission du Développement durable, a fait marche arrière. «C'est un texte qui ne tient pas du point de vue juridique», a dit Pascal Terrasse (PS). «Nous ne vous faisons pas confiance», a-t-il ajouté en demandant l'abrogation totale de tous les permis d'exploitation accordés.
Plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles tous les responsables des associations et mouvements écologistes, ont manifesté mardi aux abords de l'Assemblée nationale pour protester contre cette proposition de loi jugée «insuffisante».
http://www.20minutes.fr/article/722185/ ... az-schiste
http://www.enerzine.com/12/12094+gaz-sc ... sion+.htmlGaz Schiste : "faire primer la raison sur la passion"
Dans le cadre de l'examen de la proposition de loi sur l'interdiction de l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste, Claude Biwer, sénateur de la Meuse, s'est dit réjouit de l'adoption par la commission des Affaires économiques du Sénat des trois amendements qu'il a lui même déposés.
Ces amendements visent à permettre une dérogation à l'interdiction d'exploration et d'exploitation des gaz de schiste, pour les « projets réalisés à des fins scientifiques pour évaluer la technique de la fracturation hydraulique ou d'autres alternatives techniques dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat ». Une telle dérogation serait « soumise à enquête publique ».
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