Benoit Thévard a écrit :Bonjour à tous,
Bonjour Benoit, content de te retrouver ici de temps en temps.
Benoit Thévard a écrit :D'une part parce qu'Alter Egaux évoque une soirée à laquelle je vais participer au sujet des gaz et huiles de schiste, et d'autre part parce que je trouve déplorable une telle agressivité envers Philippe qui ne manque jamais de respect à personne et s'indigne, par exemple, lorsque quelqu'un vient me manquer de respect sur mon blog.
Je n'ai pas remarqué un quelconque agressivité envers Philippe, dont les interventions sont très argumentées et très lues, et globalement d'une richesse et d'une qualité au-dessus de la moyenne sur un forum pourtant de haut niveau.
Cependant, quel que soit les arguments de Philippe, tout le monde n'est pas forcément en accord à 100% avec ce qu'il écrit. Et c'est normal d'assister à des contre argumentations, objet du forum oleocene, du moment que cela soit respectueux de part et d'autre.
Ceci dit, si Philippe a ressenti un quelconque manque de respect, j'en suis le premier désolé. Son avis m'intéresse principalement parce que je suis le gaz de schiste très régulièrement et qu'il m'a permis de comprendre bien plus de chose grâce à ses interventions pertinentes.
Benoit Thévard a écrit :La première question est donc: sommes nous tous prêts à subir un changement profond de nos modes de vie, a diminuer drastiquement notre pouvoir d'achat, a tout relocaliser, a se soigner avec les plantes, a arrêter l'avion et peut être même les vacances ... parce que nous n'avons pas (ou trop peu) d'énergie fossile conventionnelle en France ?
En effet, la question du gaz de schistes nous pose directement, nous occidentaux, la question de notre niveau de vie, et cette fois ci, au dépend de notre territoire et de notre eau. Je remarque que lorsque le pétrole vient d'ailleurs (Afrique notamment), il y a peu de mobilisation sur les pollutions locales. Encore une contradiction.
Bref, refuser le gaz de schistes, c'est accepter impérativement un débat national sur la transition énergétique, et par conséquence, sur notre niveau de vie. J'ai constaté qu'à Nant (le 17 avril), les gens étaient demandeurs. Mais sommes-nous prêts à le faire ? Les politiques le souhaitent-ils ?
Philippe a écrit :
Tu as bien résumé le dilemme (la schizophrénie, peut-être) auquel je me trouve confronté comme pétrolier.
Schizophrénie, très probablement. Mais globalement, le Peak Oil est très peu connu (et encore moins ses conséquences), hors spécialistes (comme ici ou dans le secteur de la production de fossiles).
Le politique a donc ici une responsabilité : lancer un débat national, voire international.
Au lieu de cela, il a très discrètement vendu des contrats à des compagnies pétrolières sur notre territoire, en plein Grenelle de l'environnement (alors que le gaz de schistes à un impact sur l'eau très important).
Je pense qu'il faut arrêter de prendre les citoyens pour des cons, et affronter un débat sur les énergies qui doit avoir de toute façon lieu.
Et le sujet du niveau de vie viendra avec le débat.
Le pire que l’on puisse faire est de garder ce sujet entre spécialiste, comme pour le nucléaire. On voit ce que cela a donné : un mensonge et une méfiance depuis plus de 25 ans en France…
En démocratie, il faut oser les débats.
D’ailleurs, c’est globalement ce que fait Benoit Thévard, en informant, pour que le débat s’enclenche enfin.