Re: L'Ukraine
Publié : 05 janv. 2009, 16:24
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Grèce : les livraisons de gaz russe ont chuté d’un tiers
Sources Novosti lundi 5 janvier
Les livraisons de gaz russe en Grèce ont chuté d’un tiers à cause d’une baisse de pression dans le gazoduc, a appris lundi RIA Novosti auprès du gazier public grec DEPA.
Selon l’interlocuteur de l’agence, les problèmes se sont annoncés le 5 janvier.
Le 1er janvier dernier, Gazprom a coupé l’approvisionnement en gaz de l’Ukraine en raison d’absence d’un contrat sur le prix de gaz pour 2009 et sur les arriérés de paiement pour 2008. Dans le même temps, la Russie continue d’exporter du bleu vers l’Europe par le territoire ukrainien. Kiev a annoncé qu’il prélevait du gaz de transit destiné à l’Europe.
"Pour aujourd’hui, nous avons demandé 6 millions de m3 de gaz pour n’en recevoir que 4 millions de m3", a indiqué l’interlocuteur de l’agence.
Et d’ajouter que la Grèce disposait à ce jour d’une réserve de gaz naturel pour environ deux semaines, y compris des livraisons depuis l’Azerbaïdjan via la Turquie et les stocks de gaz liquéfié non loin d’Athènes.
"Nos réserves nous suffiraient pour une quinzaine de jours", a-t-il dit.
La réduction des fournitures de gaz russe venant en Grèce via la Bulgarie a également été confirmée par la société grecque DESFA. Quoi qu’il en soit, la société a assuré que les consommateurs étaient approvisionnés en gaz, comme il se devait.
Le ministre grec du Développement, Christos Folias, a déclaré que le pays disposait de réserves de gaz.
"Les problèmes de la Grèce seraient sans doute modestes par rapport à d’autres pays. Nous avons des réserves, tout en recevant, en outre, des livraisons par le gazoduc gréco-turc", a précisé le ministre.
Sans aller jusqu'à le faire tomber ils veulent les obligés à réorienter leur poitique en leur faveur.Yves a écrit :A votre avis, les russes veullent faire tomber le gouvernement ukainien par ce moyen ?
Le Monde a écrit :La totalité des livraisons de gaz russe transitant par l'Ukraine et destinées à la Bulgarie, la Grèce, la Macédoine et la Turquie ont été arrêtées, a annoncé, mardi 6 janvier, le ministère de l'économie bulgare. "A partir de 3 h 30 du matin [heure locale, 2 h 30, heure de Paris], les livraisons (...) à la Bulgarie ainsi que le transit vers la Turquie, la Grèce et la Macédoine ont été suspendus", a indiqué le ministère dans un communiqué. "Nous sommes dans une situation de crise", ajoute le communiqué. Le Conseil de sécurité auprès du ministère a été convoqué pour prendre des mesures en vue de prévenir des accidents industriels, précise le ministère.
Gazprom a drastiquement baissé les livraisons de gaz destiné aux consommateurs européens et transitant par l'Ukraine, ce qui provoquera "d'ici quelques heures" des perturbations pour l'approvisionnement de l'Europe, a affirmé plus tôt dans la matinée un responsable de la société ukrainienne Naftogaz. "Ils ont baissé les livraisons jusqu'à 92 millions de mètres cubes par vingt-quatre heures, contre 221 millions de mètres cubes promis sans aucune explication. Nous ne savons pas comment nous allons acheminer du gaz vers l'Europe", a déclaré le porte-parole de Naftogaz, Valentin Zemlianski. "Cela veut dire que d'ici quelques heures des problèmes avec l'approvisionnement de l'Europe commenceront", a-t-il ajouté.
Les livraisons de gaz russe à la Croatie ont aussi été totalement interrompues mardi matin, a-t-on appris de source officielle croate. L'Autriche est aussi touchée : seulement 10 % du gaz russe prévu était livré mardi matin en Autriche, a annoncé OMV, premier groupe gazier et pétrolier d'Europe centrale, qui a annoncé devoir puiser dans ses réserves. Les livraisons de gaz russe à la Roumanie, la Croatie et la Hongrie sont aussi touchées.
MANŒUVRES DE L'UE
Une délégation de l'Union européenne doit rencontrer des responsables ukrainiens mardi à Kiev et d'autres représentants de l'UE pourraient entrer en contact avec Gazprom, sans que cette réunion ait été confirmée. Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a déclaré lundi qu'il avait appelé Vladimir Poutine et Ioulia Timochenko, chefs des gouvernements russe et ukrainien, pour leur demander que le différend qui les oppose n'affecte pas les livraisons en direction de l'UE.
Un conflit sans impact pour la France, selon le PDG de GDF Suez
Le PDG de GDF Suez Gérard Mestrallet a affirmé mardi que le conflit gazier russo-ukrainien "n'avait aucun impact sur les approvisionnements" en gaz de la France. "La crise russo-ukrainienne n'a aucun impact ni sur nos contrats d'approvisionnement à long terme ni sur la fourniture de gaz à nos clients (...) Il n'y a aucune inquiétude à avoir sur l'approvisionnement des consommateurs français", a déclaré M. Mestrallet sur Radio Classique. "Juste avant Noël, j'avais eu la visite du numéro un de Gazprom qui nous avait assuré que les contrats entre Gazprom et GDF Suez seraient intégralement maintenus. Ce qui est tout à fait le cas jusqu'à présent", a-t-il précisé. "Nous avons un portefeuille d'approvisionnement très diversifié, c'est l'un des atouts de la fusion (GDF Suez, NDLR). La Norvège et les Pays-Bas contribuent d'ailleurs plus que la Russie à l'approvisionnement de la France et du groupe. La Russie, pour l'ensemble du groupe, représente moins de 15%", a précisé M. Mestrallet.
(avec AFP)
kercoz a écrit :En fait, pendant qu'on craint de se faire couper le gaz, on pênse pas trop a raler sur la "non baisse" du prix sois disant "collé" au pétrole .
LIENsceptique a écrit : Le gaz est certes indexé sur le pétrole, mais partiellement, et avec du retard. Grâce ou à cause du tarif réglementé. Donc, quand le pétrole augmente très vite, le gaz monte mais moins vite. Au bout de plusieurs mois (années), si le pétrole reste cher, "en plateau", le gaz finira pas le rejoindre, ce qui n'a pas été le cas. Ce mécanisme amortisseur joue à la montée mais aussi à la descente !
pascal47 a écrit :Tout va bien Madame la marquise !
http://www.latribune.fr/entreprises/ind ... labri.html
cité iciLe PDG de GDF Suez Gérard Mestrallet a affirmé mardi que le conflit gazier russo-ukrainien "n'avait aucun impact sur les approvisionnements" en gaz de la France. "La crise russo-ukrainienne n'a aucun impact ni sur nos contrats d'approvisionnement à long terme ni sur la fourniture de gaz à nos clients (...) Il n'y a aucune inquiétude à avoir sur l'approvisionnement des consommateurs français", a déclaré M. Mestrallet sur Radio Classique. "Juste avant Noël, j'avais eu la visite du numéro un de Gazprom qui nous avait assuré que les contrats entre Gazprom et GDF Suez seraient intégralement maintenus. Ce qui est tout à fait le cas jusqu'à présent", a-t-il précisé. "Nous avons un portefeuille d'approvisionnement très diversifié, c'est l'un des atouts de la fusion (GDF Suez, NDLR). La Norvège et les Pays-Bas contribuent d'ailleurs plus que la Russie à l'approvisionnement de la France et du groupe. La Russie, pour l'ensemble du groupe, représente moins de 15%", a précisé M. Mestrallet.
pascal47 a écrit : ....La guerre du gaz entre la Russie et l'Ukraine commence à faire sentir ses effets. Les livraisons ont chuté de 70% en France mais GDF Suez assure être en mesure d'y faire face. ....latribune.fr
dans l' express de hier : http://www.lepoint.fr/actualites-econom ... 6/0/304295La ministre française de l'Economie Christine Lagarde a estimé à l'issue d'une rencontre avec un représentant du géant russe Gazprom que les approvisionnements de la France n'étaient "en aucune manière menacés".
Je ne veux pas relancer le débat sur les stocks pour autant...Boursorama a écrit :Si la crise paraît encore plus grave que celle de janvier 2006, qui avait conduit à une brève interruption des livraisons vers l'Europe du gaz russe, les analystes soulignent que ses protagonistes sont cette fois nettement mieux préparés, et ont accumulé des réserves pour les cas d'urgence.
Ce phénomène, bien que louable en soi, risque toutefois de faire traîner la dispute en longueur, relève Andrew Neff, analyste de Global Insight. "Tant Gazprom que Naftogaz semblent se préparer à ce qui pourrait être une dispute plus longue", alors qu'en 2006, la non-préparation des Européens les avait poussés à exiger un règlement très rapide de la crise, souligne-t-il dans une note.