Impacts de la robotisation

Discussions libres mais portant sur le thème général de la déplétion.

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mobar
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Re: Impacts de la robotisation

Message par mobar »

Mème le Sénat s'interroge sur la taxation de la robotisation pour financer soit un revenu universel ou les services sociaux : sécu, retraite, chômage ... La fin de la société du travail telle qu'on la connait se profile à l'horizon, n'en déplaise au rabougris du bulbe!
https://www.senat.fr/rap/r19-162/r19-1628.html
1. La régulation fiscale : faut-il taxer les robots ?
a) Les arguments en faveur de la taxation des robots

Taxer les robots est une question qui revient depuis plusieurs années dans le débat public. Elle a été mise en avant comme un axe majeur de campagne par le candidat aux élections présidentielles de 2017 Benoît Hamon mais est aussi défendue par des personnalités et des économistes qui y voient un outil d'avenir. Plusieurs arguments sont avancés par les défenseurs de cette mesure.

• La taxation des robots permettrait de freiner le remplacement du travail humain et donc de limiter le rythme des destructions d'emplois, afin de gagner du temps pour adapter les personnels exposés à ce mouvement de substitution, à travers des programmes de formation et de reconversion précisément financés par le produit de cette taxe. C'est l'idée avancée par Bill Gates dans une interview de février 2017 au magazine Quartz 51 ( * ) .

• La taxation des robots est aussi envisagée comme un moyen de financer des dépenses de protection sociale , assises en France encore aux trois quarts sur les revenus d'activité 52 ( * ) et pesant donc sur le travail humain. Il convient de rééquilibrer les contributions entre capital et travail, dès lors que les robots accomplissent une part des tâches préalablement effectuées par des salariés.

• La taxation des robots est aussi envisagée comme une mesure de correction des inégalités générées par cette nouvelle étape du progrès technique. Des économistes tels Jeffrey Sachs estiment que la richesse supplémentaire produite par la robotisation du travail humain ne bénéficie quasiment exclusivement qu'aux actionnaires, les salariés connaissant pour leur part une baisse de leurs revenus du fait d'une nouvelle concurrence face à laquelle ils ne sont pas armés. Dans ce contexte, la taxation des robots est vue, en particulier par une étude de 2018 d'économistes du Fonds monétaire international (FMI), comme un outil de redistribution des revenus et de correction des inégalités 53 ( * ) .

• Enfin, une autre approche de la taxation des robots, portée notamment par l'eurodéputée Mady Delvaux en 2017 s'inscrit dans une perspective plus globale de sortie de la société du travail . Craignant que le progrès technique porté par les robots soit d'une nature très différente des précédents épisodes, on peut imaginer que les robots et l'IA vont raréfier les besoins en emploi et donc qu'une partie de la population ne pourra pas trouver de travail. Dans un tel monde, la taxation des robots permettrait de financer un revenu universel offrant la possibilité à chacun de se consacrer à d'autres activités que les activités marchandes.
https://youtu.be/0pK01iKwb1U
« Ne doutez jamais qu'un petit groupe de personnes bien informées et impliquées puisse changer le monde, en fait, ce n'est jamais que comme cela que le monde a changé »
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Message par energy_isere »

suite de 3 posts au dessus.
Un robot humanoïde pulvérise une deuxième fois le record d’Usain Bolt sur 100m

Par E.L Publié le 27/08/2026

Le robot humanoïde chinois Tian Jiao ne finit plus de repousser les limites. Après avoir déjà effacé cette semaine la marque mythique d’Usain Bolt, bouclant cette fois le 100m en 8’’64.

Si la légende jamaïquaine a établi une marque, pour le moment, hors d’atteinte, ces lois-là ne s’appliquent plus pour les machines. Un robot vient de la reléguer d’encore un peu plus loin le 9’’58 de Berlin, dix-sept ans après. Tian Jiao a signé ce jeudi un nouveau record sur 100m, en 8’’64, lors de la dernière journée des World Humanoid Games à Pékin.

Le plus vertigineux n’est pas seulement la performance, mais sa progression fulgurante. Quelques jours plus tôt, un autre passage du robot humanoïde avait déjà marqué les esprits avec un chrono de 9’’39, soit onze centièmes de mieux que le record établi par Bolt en 2009. Cette fois-ci, la machine a gagné 75 centièmes supplémentaires et porte l’écart à 94 centièmes avec la référence du Jamaïcain.

Bolt battu deux fois en quelques jours

La comparaison reste évidemment symbolique : les performances des robots ne peuvent être assimilées à celles des athlètes humains et ne constituent en aucun cas un nouveau record du monde de l’athlétisme. Mais l’image est saisissante.

Le chrono de 8’’54 donne surtout une idée de la vitesse à laquelle évoluent ces engins humanoïdes. Et Tian Jiao n’a visiblement pas encore dit son dernier mot après avoir d’abord franchi une frontière que l’on pensait intouchable.
https://www.lefigaro.fr/sports/athletis ... m-20260827

A noter que les 5 robots bipèdes finissent par s'écraser sur un matelas vertical en bout de piste et tombent violemment par terre.
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Message par energy_isere »

Robots humanoïdes : Xpeng met en service l’usine de production de ses machines Iron, un lancement commercial prévu pour 2027

Xpeng met les bouchées doubles dans l’IA physique et inaugure de premières lignes de production ultra-automatisées de robots humanoïdes Iron. Le constructeur chinois entend passer à une production de masse d’ici à la fin d’année avec des déploiements initiaux dans ses magasins et concessions.

Yoann Bourgin Publié le 9 septembre 2026

Image
Le robot humanoïde Iron de Xpeng.

...........................
https://www.usine-digitale.fr/intellige ... 7OVRE.html
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Message par energy_isere »

Port de charges jusqu’à 22 kg, détection par IA renforcée… Agility Robotics passe à la vitesse supérieure avec son robot humanoïde Digit 5

L’entreprise américaine dévoile son robot bipède Digit de cinquième génération, équipé d’une architecture de sécurité améliorée pour lui permettre de travailler plus facilement aux côtés des salariés en usines et entrepôts. Son prédécesseur a cumulé 65 000 heures de fonctionnement et a été notamment déployé chez Amazon, Toyota et Schaeffler.

Yoann Bourgin Publié le 16 septembre 2026

Image

Digit, le robot humanoïde d’Agility Robotics, fait peau neuve. La société américaine a présenté le 15 septembre la cinquième génération de son modèle phare, destiné à être déployé directement aux côtés des salariés en usines et entrepôts. “Digit 5 est le premier robot humanoïde d’Agility conçu pour un travail collaboratif sécurisé à grande échelle, lui permettant d’opérer à proximité des personnes sans les barrières de sécurité physiques requises par l’automatisation traditionnelle”, explique dans un communiqué l’entreprise basée à Salem (Oregon).

........................................
https://www.usine-digitale.fr/intellige ... UTFWE.html
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Message par energy_isere »

Japon: des poubelles robotisées mobiles à la rescousse d'une gare de Tokyo

AFP •18/09/2026

Image
Des poubelles robotisées mobiles sont photographiées lors d'essais menés au complexe de transport de la gare de Shinjuku, à Tokyo, le 18 septembre 2026 ( AFP / Toshifumi KITAMURA )

La gare la plus fréquentée au monde, située au coeur de Tokyo, au Japon, teste actuellement si des poubelles robotisées mobiles peuvent alléger la charge de travail des agents d’entretien, a déclaré vendredi un représentant de l’opérateur ferroviaire.

La gare de Shinjuku est un vaste complexe de transport desservi par plusieurs compagnies ferroviaires qui accueillent plus de 2,7 millions de voyageurs chaque jour. Elle détient le record du monde Guinness de la gare la plus fréquentée au monde.

Dans une partie de la gare exploitée par la compagnie ferroviaire East Japan Railway (JR East), les poubelles sont vidées manuellement plus de dix fois par jour, bien que leur nombre ait été réduit ces dernières années pour des raisons de propreté et de sécurité.
....................................
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... bea8d051e8
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Message par energy_isere »

Toyota veut déployer 400 000 robots développés en interne, dont des humanoïdes, dans ses sites de production

Le numéro 1 mondial des ventes de véhicules neufs voit grand et prévoit de déployer 400 000 robots fabriqués en interne, dont des robots humanoïdes, dans les usines du groupe. Il estime que l’automatisation de ses installations pourrait lui coûter 6,4 milliards de dollars par an à compter de 2028.

Yoann Bourgin Publié le 18 septembre 2026

Toyota ne manque pas d’ambitions quand il s’agit d’automatiser ses usines. Le constructeur japonais, numéro 1 dans le monde des ventes de véhicules neufs, prévoit de déployer 400 000 robots qui travailleront aux côtés des salariés en usine, rapporte ce 18 septembre Nikkei Asia. Il s’agira d’appareils conçus en interne, une approche à contre-courant de la majorité des constructeurs faisant appel à des sociétés tierces.

ELEY, le robot “made in Toyota”
..................
https://www.usine-digitale.fr/intellige ... VJJSM.html
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Message par energy_isere »

Optimus, le robot Tesla : entre pièces défectueuses et salariés qui refusent de former leur remplaçant
Bras de fer

Camille Allard 26 sept 2026 numerama

Poussé par un Elon Musk prêt à tout pour transformer son constructeur automobile en empire de la robotique, Tesla fait face à la fronde de ses salariés. Entre pièces défectueuses et salariés qui refusent de former leur remplaçant, c’est un casse-tête.

L’ironie ne manque pas de piquant dans les allées des usines Tesla. À Fremont, en Californie, les lignes d’assemblage de la berline Model S et du SUV Model X, modèles historiques de la marque, sont à l’arrêt depuis début mai. À la place, ingénieurs et ouvriers de production ont été réaffectés à une tâche d’un genre nouveau : assembler et entraîner Optimus, le robot humanoïde sur lequel Elon Musk joue désormais l’avenir de son empire.

Sauf que sur le terrain, la transition vers ce que le milliardaire qualifie sans trembler de « plus grand produit de tous les temps » est loin d’être réglée comme du papier à musique. Pour nourrir les modèles d’apprentissage par imitation de ces machines, la direction a d’abord équipé ses propres salariés de combinaisons de capture de mouvement. L’objectif ? Enregistrer le moindre de leurs gestes pour l’injecter dans le cerveau virtuel d’Optimus.

Mais la consigne est très mal passée, raconte The Information. Des ouvriers des usines du Texas et de Californie ont protesté, de peur de former la machine conçue pour les remplacer. Tesla a fini par confier la collecte de données à des équipes dédiées, qui portent casques à caméras et combinaisons de capture, dans des centres d’entraînement installés au Colorado, en Arizona et en Floride.

Optimus, vraiment l’avenir ?

Au-delà du malaise social, la réalité technique d’Optimus V3 reste à des années-lumière des promesses théâtrales égrenées lors des conférences financières. Tesla n’a pas encore trouvé comment fabriquer à la chaîne un robot humanoïde doté d’une main aussi habile qu’une main humaine. L’ensemble main et avant-bras du modèle V3 compte plus d’une centaine de vis et de petites pièces, que les ouvriers assemblent encore à la main.

Ce montage manuel oblige à retoucher de nombreux robots dès leur sortie de ligne. Certains capteurs tactiles de la main manquent aussi de fiabilité. Tesla prévoit d’ajouter l’an prochain un « gant » sensoriel remplaçable, pour ne plus avoir à changer toute la main à chaque panne.

Côté intelligence artificielle, le compte n’y est pas non plus (pour l’instant). On est encore bien loin de l’androïde autonome capable de passer le balai ou de monter un moteur sans broncher. Aujourd’hui, les Optimus qui travaillent dans les usines Tesla sont cantonnés à des tâches précises, dans des zones encadrées. D’après trois sources de The Information, leur IA réagit de façon imprévisible face à une situation qu’elle n’a pas apprise, et il faut plusieurs jours pour lui enseigner une tâche de base. Si Tesla affirme vouloir atteindre le cap des 1000 robots produits par semaine d’ici la fin de l’année 2026, la réalité du terrain montre des chaînes de montage ralenties par l’incapacité des équipements à aligner correctement les composants.

Elon Musk a déjà dû revoir ses ambitions. En janvier 2025, il annonçait environ 10 000 Optimus construits dans l’année, dont « plusieurs milliers » au travail dans les usines avant décembre. Un an plus tard, il reconnaissait qu’aucun robot n’y effectuait de travail utile. La démonstration d’Optimus V3, promise pour mi-2026, n’a toujours pas eu lieu.

Un robot américain qui dépend de pièces chinoises

Pour couronner le tout, le grand discours sur la souveraineté technologique américaine en prend pour son grade. Fin juillet, la FCC, le régulateur américain des télécoms, a interdit l’importation de nouveaux robots humanoïdes étrangers. La mesure vise les robots complets : Tesla continue d’acheter à des fournisseurs, souvent chinois, les moteurs et les engrenages de précision qui font bouger les articulations d’Optimus. Certains livrent de bonnes pièces en petite série, mais peinent à garder la même qualité quand les volumes grimpent. Une dépendance partagée par toute la Silicon Valley, où plusieurs startups n’hésitent pas à rapatrier des pièces détachées chinoises directement dans les valises de leurs ingénieurs pour contourner les blocages.

Pendant que Musk s’épuise à survendre ses prototypes à coup de déclarations fracassantes, la concurrence, elle, avance en rangs serrés. Toyota estime devoir dépenser environ 1 000 milliards de yens par an (environ 5,5 milliards d’euros) à partir de 2028 pour robotiser ses usines et celles de ses fournisseurs, Hyundai s’appuie sur la puissance industrielle de Boston Dynamics pour déployer jusqu’à 25000 robots Atlas, et des spécialistes comme Agility Robotics font déjà tourner leurs machines dans des entrepôts logistiques réels. À force d’imposer des cadences infernales pour assembler des machines bancales, Tesla risque de découvrir une vérité cruelle : à trop vouloir remplacer l’humain, on finit surtout par fabriquer des illusions ruineuses.
https://www.numerama.com/tech/2341091-tesla.html
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Dans cette fromagerie du Cantal, c’est un robot qui retourne les meules et frotte leur croûte

S’équiper de robots devient une nécessité, que ce soit pour réduire la pénibilité, pallier le manque de main-d’œuvre ou accroître la productivité. Focus sur trois mises en pratique. Direction le Cantal où la fromagerie Paul Dischamp a supprimé des tâches pénibles grâce à la robotique.

Pierre-Henri Girard Claudon Publié le 20 octobre 2026 à 09h30

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La fromagerie Paul Dischamp est à la page sur la robotique. La PME familiale a profité de la construction d’un site, ouvert en 2022 à Saint-Flour (Cantal), pour se doter d’un robot spécialiste de l’affinage, moyennant 380000 euros.

Il sillonne les caves et retourne une fois par semaine les meules de cantal de 40 kg avant d’en frotter la croûte pour développer la flore. Une énorme plus-value, amortie en un an, qui a permis de supprimer une tâche pénible. «Si nous n’étions pas partis de zéro, cela n’aurait...
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https://www.usinenouvelle.com/agro/dans ... BETWI.html
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OpenAI prépare un robot humanoïde qui pourrait être présenté dès 2027

Sam Altman a confirmé qu’OpenAI mettait au point un robot humanoïde et qu’il planchait sur une démonstration dès l’année prochaine, sans détails sur son apparence ni les modèles qui l’équiperont. L’entreprise d’IA investit en parallèle dans les sociétés du secteur, comme Figure AI, Physical Intelligence ou 1X Technologies.

Yoann Bourgin le 19 octobre 2026
............................
https://www.usine-digitale.fr/intellige ... DRL5Y.html
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Message par energy_isere »

OpenAI va fabriquer ses propres robots : un ingénieur de Boston Dynamics réagit « ils n’ont aucune idée de ce qui les attend »
Après ChatGPT, OpenAI s’attaque au monde réel : des robots physiques seraient en préparation, avec une démonstration promise pour 2027. Mais apparence, fonctions et usages restent totalement mystérieux pour l’instant.

Claire Moreau Publié le 26 octobre 2026

Sam Altman, patron d’OpenAI, l’a confirmé lors d’un entretien accordé au podcast Sources : son entreprise se prépare à fabriquer des robots capables d’agir dans le monde réel. Après ChatGPT et ses outils d’intelligence artificielle, OpenAI s’apprête donc à sortir du monde numérique pour construire des machines physiques.

Dans un entretien accordé à Fortune, Altman a évoqué une « démo géniale » prévue pour 2027. Pour l’instant, c’est à peu près tout ce que l’on sait. L’apparence du robot, ses fonctions et les modèles d’IA qui le feront fonctionner restent inconnus. OpenAI n’a précisé ni les tâches que la machine pourra accomplir ni une éventuelle date de commercialisation.

OpenAI n’en est pas à ses premiers pas dans ce domaine. L’entreprise avait déjà travaillé sur la robotique par le passé, avant de mettre fin à ces recherches en 2021, après plusieurs années de travail. La raison invoquée à l’époque : un manque de données issues du monde réel pour entraîner les robots.

Fin mai 2026, OpenAI a changé de cap en annonçant la création d’une nouvelle équipe, baptisée OpenAI Robotics. Sa mission consiste à concevoir des robots utiles et à aider à leur fabrication. Dans un premier temps, ces machines pourraient épauler les ouvriers et les techniciens qui construisent les futures installations d’OpenAI.

En parallèle de ses recherches internes, l’entreprise investit aussi dans plusieurs sociétés du secteur de la robotique.

Le nouveau projet reste entouré de nombreuses inconnues. La démonstration annoncée pour 2027 pourrait donner un premier aperçu des ambitions d’OpenAI dans ce domaine.

Un précédent illustre toutefois la difficulté de l’exercice. En 2024, OpenAI avait signé un accord avec Figure AI pour développer des modèles d’IA destinés aux robots humanoïdes. Le partenariat a pris fin quelques mois plus tard. Brett Adcock, patron de Figure AI, avait alors expliqué que son entreprise avait réalisé d’importants progrès en interne.
https://lenergeek.com/2026/10/26/openai ... es-attend/
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Danemark, des robots humanoïdes remplacent les employés pour remplir les rayons des supermarchés
Des robots humanoïdes garnissent déjà les rayons d’un supermarché danois, télécommandés pour l’instant. L’autonomie totale est espérée pour 2027, avec un déploiement possible dans plus de 2 000 magasins européens.

Gabin Laurent Publié le 14 octobre 2026

À Lyngby, au nord de Copenhague, l’enseigne Føtex a installé des robots humanoïdes dans l’un de ses supermarchés pour tester la mise en rayon automatisée. Deux bras, deux jambes : les machines s’entraînent actuellement à ranger des paquets de pâtes et d’autres produits du quotidien.

Pour l’instant, rien n’est laissé au hasard. Selon 01net.com, chaque geste est piloté à distance par un opérateur humain. Aucun mouvement n’est encore décidé de façon autonome par la machine. Ce pilotage sert en réalité à nourrir une base de données destinée à entraîner l’intelligence artificielle du robot, pour qu’il apprenne à saisir, manipuler et ranger des produits aux formes, poids et emballages très différents.

Le projet réunit acteurs. Hive Robots, une start-up danoise, développe la partie logicielle. Unitree, fabricant chinois, fournit les machines. Salling Group, premier distributeur du pays et maison mère de Føtex, héberge l’expérimentation dans le cadre d’un partenariat de plusieurs années avec les deux premiers.

Roger Sala, spécialiste en automatisation chez Hive Robots, détaille la méthode : « Nous pilotons des robots pour collecter des données, que nous utilisons ensuite pour entraîner des modèles d’IA capables d’automatiser des tâches similaires. C’est un défi de taille, car les robots ont une perception tactile limitée et le processus de contrôle présente un délai. »

Ce même robot avait déjà été montré au salon NRF 2026 : Retail’s Big Show Europe, où un exemplaire entraîné et piloté à distance était exposé au public. Le constat, à l’époque, était que ces machines de mise en rayon existaient mais n’étaient pas encore autonomes. Quelques mois plus tard, l’essai sort du stand de salon pour entrer dans un vrai magasin.

Une autonomie espérée pour 2027, mais une loi à changer

L’objectif de Hive Robots est que ses robots puissent réapprovisionner certains rayons de façon autonome dès le début de l’année 2027, principalement la nuit, pendant que le magasin est fermé et les employés chez eux. Deux difficultés techniques sont identifiées par Roger Sala : une perception tactile limitée des machines, et un délai dans le processus de contrôle.

La réglementation danoise pose, elle aussi, problème. La loi actuelle n’autorise pas ces robots humanoïdes à fonctionner seuls, sans supervision. Elle devra évoluer, avec de nouvelles règles de sécurité, avant que les machines puissent circuler et travailler sans surveillance au milieu des clients. En attendant, leur usage restera cantonné aux réserves et aux horaires de fermeture.

La question de la cadence n’est pas secondaire non plus. Actuellement, les robots sont plus lents que les employés humains et nécessitent une surveillance constante, un point qui compte quand il s’agit de remplir un rayon frais avant l’ouverture du magasin.

Føtex avance un chiffre pour justifier la démarche : les salariés de la grande distribution consacrent entre 40 % et 50 % de leur temps de travail à la mise en rayon, une tâche physique, répétitive, souvent réalisée tôt le matin ou tard le soir.

L’enseigne dit vouloir confier progressivement une partie de ce travail aux robots, pour que les équipes se concentrent davantage sur l’accueil et le conseil client. À terme, les machines pourraient aussi contrôler les dates de péremption, repérer les produits manquants ou mal rangés, soit une partie des tâches de contrôle qui occupent actuellement les équipes de rayon.

Si l’essai à Lyngby se révèle concluant, le terrain de jeu potentiel est vaste : Salling Group exploite plus de 2 000 magasins dans six pays européens. Rendez-vous est fixé en 2027 pour vérifier si les robots atteignent l’autonomie et la cadence annoncées.
https://lenergeek.com/2026/10/14/danema ... ermarches/
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