Finances françaises & conjoncture

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

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France-Le gouvernement abaisse sa prévision de croissance pour 2026 à 0,5% contre 0,7% en juillet

Reuters •11/09/2026

Le gouvernement français a abaissé vendredi pour la troisième fois cette année sa prévision de croissance pour 2026, la ramenant à 0,5% contre 0,7% en juillet et 1,0% initialement.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 9e638fc866
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Message par energy_isere »

La France décroche face à l’Allemagne: Paris emprunte à plus de 4,5% pour sa dette, près de 1 point de plus que Berlin

BFM Business P.La. avec AFP 15 sept 2026

Le rendement de l'obligation française à 10 ans a dépassé ce lundi matin les 4,5%, tandis que l'écart de taux avec l'Allemagne se situe désormais à 97 points de base, du jamais vu depuis 2012 et la crise des dettes souveraines.
La pression s'accentue sur le gouvernement. Les taux d'emprunt de la France continuent à grimper pour établir de nouveaux sommets depuis 2008. Ce lundi matin, le taux de l'obligation à 10 ans, la valeur phare, a dépassé la barre des 4,5%, avant de retomber légèrement pour se situer autour de 4,497%, à 11h00.

Même si le rendement de l'obligation allemande à 10 ans grimpe aussi (3,53%), l'écart entre les deux taux souverains (le "spread") s'élève désormais à 97 points de base (0,97 point de pourcentage), soit un niveau qui n'avait pas été observé depuis 2012 et la crise des dettes souveraines.

"Ce n'est pas encore la panique de la crise de la dette de 2012 où l'on était monté à près de 2 points de pourcentage d'écart" mais ce n'est pas un niveau "normal", notait Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché chez IG France, en fin de semaine dernière à l'AFP.
Cet écart traduit une méfiance spécifique envers la dette française, au-delà de la seule remontée généralisée des taux induite par la flambée des prix de l'énergie, avec un pétrole Brent à plus de 100 dollars le baril et un gaz naturel à plus de 80 euros le mégawattheure. Il a tendance à augmenter depuis le mois de juin 2024 et la dissolution de l'Assemblée nationale.
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https://www.bfmtv.com/economie/economie ... 40386.html
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Message par energy_isere »

Dette : l'agence européenne Scope Ratings dégrade la note de la France de AA- à A+

Boursorama avec Media Services •21/09/2026

Concurrent revendiqué des mastodontes américains Fitch, Moody's et Standard & Poor's, l'agence de notation européenne Scope Ratings a annoncé vendredi 18 septembre avoir dégradé la note de la dette française, de AA- à A+, en raison du dérapage des finances publiques et d'un "contexte politique difficile". L'agence berlinoise place toutefois Paris sous perspective "stable" contre "négative" précédemment.

En cause, la "détérioration persistante des perspectives budgétaires" avec "une hausse de la dette publique, des déficits budgétaires toujours élevés et des progrès limités en matière de réformes structurelles", a justifié Scope Ratings dans son communiqué.

L'agence, qui pointe les "difficultés du gouvernement à respecter les objectifs de déficit qu'il s'était lui-même fixés", relève aussi "la forte hausse" du taux des emprunts français depuis janvier 2026, qui limiteront encore davantage sa "marge de manoeuvre" et nécessiteront encore plus d'efforts "pour stabiliser la dette publique". A cela s'ajoute un "contexte politique difficile", marqué par "une fragmentation et une polarisation accrues" depuis la "dissolution de l'Assemblée nationale en 2024". Cette "fragmentation politique", qui a "entravé les efforts d'assainissement budgétaire et compliqué la mise en oeuvre des réformes structurelles" , devrait rester "élevée au-delà de l'élection présidentielle de 2027", estime Scope.

L'agence Scope Ratings a été créée au début des années 2000 avant de recevoir son agrément par le gendarme européen des marchées (ESMA) en 2012. Elle tente désormais de se faire une place au milieu du triumvirat américain S&P-Fitch-Moody's, sur fond de débats sur l'influence de la notation financière sur l'autonomie stratégique européenne.

La décision de Scope survient dans la foulée de la présentation par le Premier ministre Sébastien Lecornu, des grandes lignes du budget pour 2027. Ce dernier prévoit un "effort" d'"environ 54 milliards d'euros" pour atteindre 5% de déficit, après 5,4% cette année, en mettant notamment retraités et fonctionnaires à contribution.

Le gouvernement visait auparavant 5% de déficit en 2026, mais avait prévenu il y a une semaine que cette cible ne serait finalement pas atteinte, en raison notamment des différents "chocs" subis par l'économie française (sécheresse, guerre au Moyen-Orient...). En pleine incertitude budgétaire et politique avant l'élection présidentielle au printemps, la France a vu son taux d'emprunt à dix ans grimper à 4,50% mi-septembre, du jamais-vu depuis 2008. Le "spread" avec l'Allemagne dépasse désormais un point de pourcentage, une première depuis 2012 .

Revenue au coeur des débats, sa dette publique a augmenté à 3.536,1 milliards d'euros au premier trimestre, à 117,5% du produit intérieur brut (PIB), selon l'Insee.

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https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 144f4622fd
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Message par energy_isere »

France: la dette du 2e trimestre a atteint 119% du PIB, avant un record attendu en 2027

AFP •29/09/2026

La dette publique française a encore progressé au deuxième trimestre, atteignant 3.595,5 milliards d'euros, soit 119% du produit intérieur brut (PIB), a annoncé mardi l'Insee, avant un record attendu en 2027, situation très inconfortable à quelques mois des élections.

D'avril à juin, l'Etat s'est endetté de 53 milliards d'euros supplémentaires, la Sécurité sociale de 8,4 milliards. La dette des administrations publiques locales a cependant baissé de 1,7 milliard d'euros, selon l'Institut national de la Statistique et des études économiques.

Le gouvernement a d'ores et déjà prévenu que la dette atteindrait 121,7% du PIB en 2027, soit plus du double de la limite européenne fixée à 60%, du jamais-vu depuis le début de cette statistique en 1978.

La France, qui ne parvient pas à réduire son déficit public - il devrait encore atteindre 5,4% du PIB cette année, contre 5% espérés - est le pays le plus endetté de la zone euro, derrière la Grèce et l'Italie.

De plus, le poids des intérêts annuels de cette dette devrait atteindre 91 milliards d'euros en 2027, selon le ministre de l’Économie et des Finances Roland Lescure.

Lundi, les obligations françaises à dix ans étaient assorties d'un taux de 4,7%, contre 3,6% environ pour les obligations allemandes, un écart au plus haut depuis 2012.

"Cela s'inscrit dans un mouvement mondial de hausse des taux", nuance auprès de l'AFP Eric Dor, directeur des études économiques à l'Ieseg. Cette augmentation est alimentée par l'inflation liée à la crise énergétique, la crainte que les banques centrales ne répercutent cette inflation dans leurs taux directeurs, et une demande d'emprunts "qui explose", de la part des pays, mais aussi d'entreprises lancées dans le développement de centres de données et de l'intelligence artificielle.

"Rôle crucial"

Mais les taux sur la dette française augmentent aussi parce que les investisseurs s'interrogent davantage.

"D'où le rôle crucial de la confiance", explique M. Dor: "Si le fonds de pension japonais qui prête à (horizon) dix ans à la France commence à se gratter la tête en se demandant si elle trouvera dix ans plus tard d'autres prêteurs pour le rembourser, il exigera un taux d'intérêt supérieur. Et si tout d'un coup la confiance s'érode totalement, là c'est Grèce 2010, il n'y a plus de prêteurs".

Pour lui, "on est dans la phase où les prêteurs (...) froncent les sourcils, mais prêtent toujours à la France, plus cher".

Il note qu'en pourcentage du PIB, la charge de la dette est passée de 1,2% en 2020 à environ 2,5%, "une augmentation énorme".

Ce qui pourrait vraiment détourner les prêteurs, selon M. Dor, "c'est qu'ils se persuadent que le monde politique français n'a vraiment pas l'intention d'assainir les finances publiques".

Selon lui, les investisseurs s'inquiètent beaucoup de la perspective de voir "les deux extrêmes", RN et LFI, au deuxième tour de la présidentielle. "Tout dépendra du discours qu'ils tiendront", pense-t-il.

"Ciel agité"
"Les marchés ne jugent pas les intentions (mais) la soutenabilité d'une trajectoire et la capacité politique à la corriger", relève David Jourdan, directeur de la gestion crédit à la société de gestion Ecofi, dans une note évoquant une "crise de confiance historique".

La situation de taux élevés et volatils de la dette française semble de surcroît commencer à intéresser les fonds spéculatifs, qui pourraient, par des investissements de très court terme, rajouter de l'instabilité sur ce marché.

Pour Anthony Morlet-Lavidalie, économiste à Rexecode, "la France ne fera jamais faillite, mais elle peut connaître une crise. Elle est comme un bel Airbus dans un ciel très agité et c'est désagréable pour les passagers", déclare-t-il à l'AFP.

Dans ce contexte, le budget présenté jeudi, qui devrait comporter "54 milliards d'euros d'effort budgétaire", sera scruté de près par les prêteurs.

Pour David Jourdan, "les réformes structurelles ne relèvent plus d'un choix de confort, elles s'imposeront, de gré ou de force".
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 9d3a244869
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