L'acier, le fer

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

Modérateurs : Rod, Modérateurs

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 107154
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: L'acier, le fer

Message par energy_isere »

Baowu eyes stake in BHP’s massive Jimblebar iron ore mine

Marina Meireles | September 4, 2026

China Baowu Steel Group is considering buying a minority stake in BHP’s (NYSE: BHP) Jimblebar iron ore mine in Western Australia, a move that could deepen Chinese involvement in one of the miner’s biggest operations, two sources told Reuters.


The world’s largest steelmaker is weighing a 15% to 25% interest that would come directly from BHP’s holding, according to the report. Jimblebar produced about 62.5 million tonnes of iron ore in fiscal 2026, roughly a quarter of BHP’s iron ore output.

BHP owns 85% of Jimblebar, while Japanese trading houses Itochu and Mitsui hold minority interests. The mine, valued at about $3.2 billion when it opened in 2014, produces ore worth roughly $6.2 billion at current prices.

Baowu has expressed interest but has not made a decision, and there is no certainty that talks will result in a transaction, Reuters reported.

A deal would give the Chinese steel giant a direct interest in a major source of the raw material used to make steel for construction, automobiles and other industries, while potentially strengthening commercial ties between one of Australia’s largest miners and its biggest customer market.
...................................
https://www.mining.com/baowu-eyes-stake ... -ore-mine/
Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 107154
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: L'acier, le fer

Message par energy_isere »

suite de ce post du 01 juin 2021 : viewtopic.php?p=2320154#p2320154
La plus grande aciérie d'Italie condamnée en appel à fermer ses hauts-fourneaux

Boursorama avec AFP •11/09/2026

L'aciérie géante de Tarente, dans le sud de l'Italie (ex-Ilva), devra fermer sa zone "à chaud" avant la fin du mois d'octobre en raison de niveaux de pollution jugés excessifs, a confirmé vendredi la cour d'appel de Milan, mettant en péril des milliers d'emplois.

La cour a ainsi confirmé une première décision de fin juillet, qui implique l'arrêt avant le 28 octobre des hauts-fourneaux qui tournaient déjà au ralenti, selon l'arrêt consulté par l'AFP.

Sur demande d'un comité de parents de Tarente, la fermeture avait été déjà confirmée dans un premier appel en juillet à cause de la présence d'amiante et d'émissions de particules fines, supérieures aux limites prévues par la loi.

Les juges exigent notamment le désamiantage et la dépollution des installations avant toute éventuelle reprise de l'activité.

Or, il s'agit des installations essentielles à la capacité de production du dernier grand complexe sidérurgique d'Italie, où travaille la majorité des salariés.

Acciaierie d'Italia, le nouveau nom de la maison-mère d'Ilva, avait fait appel de la décision, indiquant que cette fermeture risquait de condamner le site. Mais elle a été déboutée.

Pour les juges, "le nécessaire équilibre entre les intérêts opposés ne peut que faire pencher en faveur des raisons de protection de la santé pour lesquelles, par le décret en question, a été ordonnée la suspension de l’activité de production de la zone à chaud".

Selon le syndicat Fim-Cisl, quelque 10.000 salariés des différents sites d'Acciaierie d'Italia sont menacés par cette crise.

Les sous-traitants qui ont annoncé 2.500 licenciements début septembre, dénoncent quant à eux "l'absence d'une planification raisonnable qui aurait permis de sécuriser nos entreprises, ainsi que le manque de mise en œuvre concrète du processus de construction des nouvelles installations destinées à la décarbonation", ont-ils indiqué mardi dans un communiqué.

Le ministre italien des Entreprises a présenté l'aciérie comme "une bombe sociale", annonçant mardi soir le lancement d'un comité de suivi permanent sur l'ex-Ilva, et promettant de protéger les salariés.

Parallèlement, le gouvernement de Giorgia Meloni cherche depuis des mois un repreneur pour l'aciérie qui demande des investissements importants. Outre un candidat indien et un investisseur américain, un groupe d'entrepreneurs italiens s'est récemment déclaré intéressé.

Le géant sidérurgique indien ArcelorMittal avait pris en location avec option d'achat l'aciérie Ilva en 2017 pour 1,8 milliard d'euros, s'engageant à investir 2,4 milliards d'euros et à préserver notamment les quelque 8.000 emplois du complexe de Tarente.

Mais, face à l'endettement massif du groupe, le gouvernement italien a placé l'usine sous administration extraordinaire au début de l'année 2024 afin de sauvegarder l'emploi et de relancer la production.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 047ab5f429
Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 107154
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: L'acier, le fer

Message par energy_isere »

Fer : Kalia, le géant de 7,2 milliards de tonnes qui attend encore sa mine en Guinée

Agence Ecofin 08 sept 2026

Mégaprojet présenté comme un game changer économique, Simandou est entré en production en Guinée fin 2025, après près de trois décennies d’attente. Érigé en levier clé du développement national, il ne doit toutefois pas éclipser d’autres projets historiques du pays, toujours en quête d’avancées.

Lundi 7 septembre, le prix du minerai de fer a retrouvé la barre des 100 USD la tonne, une première en sept semaines. Un mouvement qui illustre les fluctuations d’un marché toujours sous pression, entre perspectives de hausse de l’offre et faiblesse persistante de la demande, notamment en Chine. Des dynamiques qui pèsent sur les orientations des projets miniers en production, mais aussi sur la viabilité de ceux encore en développement, comme Kalia, un gisement de 7,2 milliards de tonnes de ressources qui attend toujours sa mise en valeur en Guinée depuis près de 20 ans.

De l’époque Bellzone à nos jours : le parcours

Situé dans la préfecture de Faranah, à environ 360 km à l’est de Conakry, le projet de fer de Kalia abrite une ceinture de formations ferrifères répartie entre les zones de Kalia I et Kalia II. Son histoire moderne commence véritablement en 2007, lorsque la société australienne Bellzone Mining en acquiert les droits et lance les premiers travaux d’exploration. Deux ans plus tard, en juillet 2009, la compagnie annonce une première ressource inférée de 2,4 milliards de tonnes de magnétite sur Kalia I. À cette époque, les données disponibles laissaient déjà entrevoir un potentiel bien supérieur, Bellzone évoquant même plus de 13 milliards de tonnes de magnétite.

Les travaux s’accélèrent dans les années qui suivent. En 2010, Bellzone signe avec China International Fund (CIF) un accord prévoyant jusqu’à 2,7 milliards USD pour financer les infrastructures ferroviaires et portuaires, auxquels pourrait s’ajouter un financement de 1,2 milliard USD pour la mine. L’ambition est alors de démarrer la production dès 2014 pour une montée en puissance progressive jusqu’à 50 millions de tonnes en 2018. Une première étude de faisabilité achevée en 2012 prolonge cette ambition, avec une capacité envisagée d’environ 45 à 46 millions de tonnes par an.

Bellzone finit toutefois par revoir ses ambitions à la baisse. En 2013, une nouvelle étude privilégie une première phase de 7 millions de tonnes par an, pour un investissement de 865 millions USD. La production, alors annoncée pour le second semestre 2015 avec les premières exportations attendues en 2016, ne verra toutefois jamais le jour sous ce schéma. La chute des cours du minerai de fer et les difficultés à mobiliser les financements nécessaires aux grands projets miniers en Guinée poussent la compagnie à explorer d’autres voies. La mise au jour d’un potentiel de nickel dans la partie superficielle du gisement conduit ainsi Bellzone à envisager un projet de ferronickel, censé réduire sa dépendance aux infrastructures lourdes d’évacuation du minerai de fer. Cette nouvelle piste ne suffira cependant pas à résoudre l’équation, alors que les difficultés financières de la compagnie s’accumulent.

En décembre 2018, après plusieurs années de recherche de financement, Bellzone cesse ses activités et entre en procédure d’insolvabilité, laissant Kalia en sommeil. Le projet va attendre plusieurs années avant de trouver un nouveau souffle dès 2023 lorsque Millennium Panorama Group, via sa filiale Stella Vista, reprend 85 % de Kalia, les 15 % restants revenant à l’État guinéen. Une nouvelle étude de faisabilité est présentée en 2024, fondée sur une ressource de 7,252 milliards de tonnes et un investissement annoncé de 865 millions USD. Mais, là encore, le scénario ne débouchera pas sur une mise en production. Le permis est depuis lors passé sous le statut « inactif » dans le cadastre minier guinéen, avec la mention « retrait par arrêté », selon une recherche effectuée par l’Agence Ecofin.

L’agenda de Conakry reste à confirmer

Plus tôt, en mai 2025, la presse locale annonçait déjà que le permis de Kalia était de nouveau passé dans l’escarcelle de l’État guinéen, sur fond de réformes visant à assainir le secteur minier. Pour l’heure, aucune information publique ne fait état de discussions entre Millennium Panorama et les autorités guinéennes en vue d’un règlement à l’amiable ou d’une éventuelle réattribution du projet. Dans ce contexte, il reste difficile d’établir les prochaines échéances pour cet actif, qui dépendront notamment de l’agenda de Conakry et de la place que les autorités voudront accorder à son développement. Car au-delà des investissements déjà réalisés, des reports et autres contretemps accumulés, Kalia conserve un potentiel important, au regard notamment de la dernière étude de faisabilité du projet.

Cette situation intervient alors que l’exploitation des ressources minières semble occuper une place stratégique dans les plans de développement de l’administration de Mamadi Doumbouya. Ce pari s’est notamment matérialisé autour du mégaprojet de fer Simandou, rapidement érigé en priorité dès les débuts du nouveau pouvoir, qui a pris plusieurs initiatives pour accélérer le développement de cet actif historique. Une étape décisive a finalement été franchie fin 2025 avec l’entrée en production du complexe, après plus de deux décennies d’attente. Selon les projections du FMI, son exploitation pourrait contribuer à augmenter le PIB guinéen de 26 % d’ici 2030 par rapport à un scénario de référence sans la mine.

Toutes proportions gardées, Kalia n’en est évidemment pas encore à ce stade. Outre la volonté des autorités, plusieurs conditions devront être réunies pour envisager la relance d’un projet d’une telle envergure. Une première piste consisterait notamment à trouver un partenaire disposant des capacités financières et techniques nécessaires pour reprendre le développement, actualiser ses paramètres et mobiliser les fonds requis. La sécurisation des infrastructures et des conditions d’évacuation du minerai constituera également un enjeu, tandis que les perspectives du marché du fer pèseront sur la décision finale d’investissement. Une éventuelle relance pourrait néanmoins avoir des retombées significatives pour l’économie guinéenne et les communautés riveraines du site. Dans ses projections, Millennium Panorama tablait notamment sur la création de 44 000 emplois, auxquels s’ajouteraient les recettes fiscales et les redevances versées à l’État.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -en-guinee
Répondre