L'acier, le fer

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

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energy_isere
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India’s iron ore imports set to hit 7-year high in 2025–2026

Reuters | March 24, 2026

ndia’s imports of iron ore, a key raw material in steelmaking, are set to rise to a seven-year high in the fiscal year ending on March 31, driven by a shortage of high-grade ore and demand from JSW Steel, analysts and industry executives said.


Overall imports are likely to reach 12 million to 14 million metric tons in 2025-26, more than doubling from a year earlier, analysts and trade officials said.


JSW Steel, India’s biggest steelmaker by capacity, was a key driver of iron ore imports for its mills in the western state of Maharashtra and the southern state of Karnataka, said Lalit Ladkat, a senior analyst at London-based consultancy CRU.

A cargo of BHP’s Jimblebar Fines iron ore is heading to India in a rare sale, driven by discounts on the product that was banned for sale in China, Reuters reported last week.

The bulk of India’s iron ore imports in the fiscal year originated from Brazil and Oman, which together accounted for about 70% of total shipments, Ladkat said.

Iron ore output in India, the world’s second-largest crude steel producer, is expected to reach 305 million tons in the 2025–26 fiscal year, up from 289 million metric tons a year earlier, according to commodities consultancy BigMint.

But exports of iron ore are expected to reach 29 million metric tons in 2025-26, down by 2.5 million metric tons from a year earlier, with 85% of shipments going to China, Ladkat said.


India mainly exports low-grade iron ore that is generally not used by steel mills in the country, mining officials said.

In the fiscal year that begins on April 1, India’s iron ore output is expected to rise as mines ramp up production, although imports may continue depending on grade requirements and plant-level supply dynamics, said Sumit Jhunjhunwala, vice president at ICRA Ratings.

Iron ore pellet imports to drop
India, which has been importing cheaper iron ore pellets – processed or value-added products – from Iran since last year, is likely to see volumes decline due to the conflict in the Middle East, analysts said.

“Indian pellet imports from Iran could decline amid heightened geopolitical tensions and associated trade uncertainties, while ample domestic pellet availability is likely to constrain import demand,” BigMint said.

From April to February, India imported 1.88 million metric tons of iron ore pellets, up six times from a year earlier.
https://www.mining.com/web/indias-iron- ... 2025-2026/
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energy_isere
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Message par energy_isere »

suite de ce post du 18 janvier 2026 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 7#p2420937
Fer : comment la Chine s’annonce sur le projet MIFOR à 29 milliards USD en RDC

Agence Ecofin 30 mars 2026

Début janvier, le gouvernement congolais a annoncé un plan de développement pour le projet de minerai de fer MIFOR doté de jusqu’à 20 milliards de tonnes de ressources cumulées. Si les indicateurs financiers annoncés semblent prometteurs, peu de détails ont filtré concernant les promoteurs.

En République démocratique du Congo, le gouvernement prévoit la mise en place d’un mécanisme de suivi de projets avec la Chine, incluant l’accompagnement de la future mine de minerai de fer MIFOR. Cette initiative intervient alors que le développement de cet actif estimé à 28,9 milliards USD reste en phase de structuration, sans partenaire financier ni promoteur officiellement identifié à ce stade.

Dévoilé en janvier, MIFOR est décrit comme un projet minier intégré, couvrant à la fois les infrastructures d’extraction et de transformation industrielles, ainsi qu’un corridor logistique dédié à l’acheminement de la future production. La mine annoncée devrait afficher une durée d’exploitation de 25 ans, avec une capacité de production initiale de 50 millions de tonnes par an, extensible jusqu’à 300 millions de tonnes annuelles.

Pour piloter la structuration du projet, Kinshasa avait alors annoncé la création d’une commission interministérielle élargie. Quelques mois plus tard, la coopération envisagée avec la Chine marque une nouvelle étape. Annoncée dans le cadre de la signature d’un mémorandum d’entente entre les ministres des Mines des deux pays en fin de semaine dernière, cette initiative vise notamment à accompagner la mise en œuvre de MIFOR.

Concrètement, le projet bénéficiera d’un « accompagnement prioritaire, avec la mobilisation d’entreprises membres de la Chambre de commerce chinoise et le déploiement progressif d’unités industrielles de valorisation à grande échelle ». Les contours précis de cette démarche restent toutefois à définir. Les éléments divulgués sont encore insuffisants pour évaluer l’ampleur de l’implication chinoise, alors que les autorités évoquaient déjà l’intérêt de plusieurs investisseurs pour MIFOR.

« Le projet a suscité l’intérêt d’investisseurs institutionnels internationaux disposant de capacités reconnues de structuration et de financement de projet macro-économiques, constituant un signal favorable de bancabilité et de crédibilité internationale, sans préjuger des décisions souveraines de l’État ni de créer d’engagement juridique à ce stade », peut-on lire dans une note du gouvernement datant de janvier.

Vers une présence consolidée pour Pékin ?

Au-delà du spectre de MIFOR, le mémorandum suggère une volonté du géant asiatique de consolider sa présence dans les mines congolaises, sur fond de percée d’autres acteurs comme les États-Unis. Le timing est d’autant plus révélateur avec la stratégie affichée par Kinshasa de diversifier ses partenaires miniers afin de réduire la domination de Pékin dans le secteur.

Déjà bien implantées dans les filières clés du cuivre et du cobalt, les entreprises chinoises pourraient ainsi contribuer au développement de cette exploitation de minerai de fer en gestation. Un exercice dans lequel elles s’illustrent déjà sur le continent, à l’image du mégaprojet de fer Simandou en Guinée, mené avec la participation d’acteurs tels que Chinalco et China Baowu Steel Group.

Pour autant, MIFOR n’en est encore qu’à ses prémices. Son modèle de développement n’est associé à aucune étude de faisabilité technique, condition pourtant indispensable pour évaluer la viabilité économique d’une mine. Aucun calendrier n’a encore été annoncé pour le lancement du chantier.

Dans l’attente de précisions sur ces points d’ombre, MIFOR se profile déjà comme un levier stratégique pour l’économie congolaise, dominée par l’exploitation du cuivre. Avec un chiffre d’affaires cumulé projeté à plus de 679 milliards USD sur sa durée de vie, le projet est présenté comme porteur de « retombées substantielles et diversifiées » pour l’État.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... usd-en-rdc
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Union Européenne: Accord préliminaire pour réduire de près de moitié les importations d'acier

Reuters •14/04/2026

L'Union européenne (UE) est ​parvenue lundi à un accord préliminaire pour mettre ​en oeuvre des mesures visant ​à réduire ⁠de près de moitié ‌ses importations d'acier et à imposer des ​droits ‌de douane nettement plus ⁠élevés sur les excédents afin de préserver son ⁠industrie ‌sidérurgique.

Les producteurs d'acier du ⁠bloc ne fonctionnent ‌qu'à 65% ⁠de leurs capacités en raison ⁠des ‌hausses d'importations et des ​droits ‌de douane de 50% imposés par le ​président américain Donald Trump. Les ⁠nouvelles mesures visent à porter le taux d'utilisation des capacités à 80%.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 3ccfbb2655
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Re: L'acier, le fer

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suite de ce post du 14 fev 2026 : viewtopic.php?p=2421697#p2421697
Au Congo, Zanaga en quête de 2 milliards USD d’ici 2027 pour une mine de fer

Agence Ecofin 07 mai 2026

En 2025, Zanaga Iron Ore Company avait annoncé son intention de réviser le plan d’exploitation de son projet de minerai de fer au Congo. Cette démarche visant à le positionner comme un futur fournisseur de fer bas carbone, impliquait aussi une réévaluation des paramètres économiques actuels.

En République du Congo, le développement d’une mine de fer sur le projet Zanaga nécessiterait désormais un investissement initial de 2,17 milliards USD, contre 1,9 milliard USD précédemment. Cette révision a été annoncée mercredi 6 mai par son opérateur Zanaga Iron Ore Company (ZIOC), qui l’intègre aux principales conclusions de la mise à jour du plan d’exploitation engagée en 2025.

La compagnie mène en effet depuis plusieurs mois des tests métallurgiques visant à démontrer la capacité de Zanaga à produire un concentré de minerai de fer à haute teneur, adapté au DRI (Direct Reduced Iron), un procédé de production de fer à plus faible émission. Cette démarche a conduit à des ajustements techniques dans la conception de l’usine, entraînant une hausse des investissements prévisionnels, mais aussi une amélioration notable de la valeur globale du projet.

Concrètement, les 2,17 milliards USD évoqués devraient financer une première phase de développement, avec une capacité annuelle de 12 millions de tonnes de fer. Combinée à une seconde phase portant la production à 30 millions de tonnes, cette configuration porte l’investissement total à 4,05 milliards USD, sur une durée de vie estimée à 30 ans. Ce schéma en deux phases affiche une valeur actuelle nette (VAN) de 4,90 milliards USD, en hausse de 29,4 % par rapport à l’estimation précédente, avec un taux de rendement interne (TRI) de 24,3 %, contre 23 % auparavant.

« L’achèvement de ce programme stratégique constitue une étape majeure pour Zanaga, renforçant la confiance dans la solidité économique du projet ainsi que dans sa valeur à long terme. Alors que la demande en minerai de fer à haute teneur et à faibles émissions ne cesse de croître, nous sommes convaincus que Zanaga est idéalement positionnée pour jouer un rôle clé à l’échelle mondiale », a déclaré Clifford Elphick, président de ZIOC.

Cap sur la décision finale d’investissement pour 2027

Cette étape franchie, ZIOC entend désormais engager les travaux préalables au lancement de la phase de construction. Le programme inclut notamment une mise à jour des réserves minérales, la réalisation d’une étude d’impact environnemental et social (EIES), ainsi que la poursuite des discussions avec de potentiels bailleurs de fonds. L’objectif affiché est de parvenir à une décision finale d’investissement d’ici fin 2027.

Sur le volet du financement, l’entreprise pourrait notamment s’appuyer sur un partenariat avec Red Arc Minerals (RAM), avec laquelle elle explore la mise en place d’une coentreprise autour du projet. L’accord annoncé en février dernier prévoit une prise de participation progressive de cet acteur, pouvant atteindre jusqu’à 87,5 % du capital en échange d’un montant total de 150 millions USD. Les négociations se poursuivent en vue de formaliser les termes contractuels, après quoi les deux parties devraient participer au développement du projet au prorata de leurs participations respectives.

Reste à voir comment ces dynamiques évolueront dans les prochains mois, et surtout leur impact sur la trajectoire de mise en œuvre du projet. Ce suivi est d’autant plus crucial dans un contexte marqué par l’émergence d’une nouvelle génération de mines de fer, appelée à alimenter un marché déjà en situation d’excédent ces dernières années. Cette tendance se confirme sur le continent, où des projets comme Baniaka (Gabon) et MIFOR (RDC) s’annoncent en parallèle, tandis que l’arrivée des premiers volumes de fer issus du mégaprojet guinéen Simandou devrait déjà exercer une « forte pression à la baisse » sur les prix, selon S&P Global.

Dans ce contexte, la capacité de ZIOC à composer avec ces défis et à rallier investisseurs comme acheteurs pour un projet d’envergure tel que Zanaga demeure cruciale. D’autant plus que l’entreprise tente de faire avancer ce chantier depuis près d’une décennie, un cycle marqué l’an dernier par le retrait définitif de Glencore, son ancien partenaire de coentreprise. À titre de comparaison, pour concrétiser son pari sur Simandou, la Guinée a dû attendre plus de deux décennies avant de réunir des entreprises prêtes à investir et à acheter la production de cette mine budgétisée à 20 milliards USD, infrastructures logistiques et portuaires comprises.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... ine-de-fer
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Message par energy_isere »

La production d'acier toujours très émettrice de gaz à effet de serre

Connaissance des Énergies avec AFP le 11 mai 2026

La production d'acier mondiale, responsable de 11 % des émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine, reste largement dépendante du charbon et les capacités de production d'acier "vert" n'ont que "très légèrement" augmenté en 2025, déplore l'ONG américaine Global Energy Monitor lundi.

Très légère progression de la production d'acier « vert »

Pour transformer le minerai de fer en acier, les hauts fourneaux traditionnels consomment du charbon d'origine fossile, très polluant. Ils contribuent ainsi significativement au réchauffement de l'atmosphère.

Or "319 millions de tonnes par an (mtpa) de capacité de hauts fourneaux à base de charbon ont été soit annoncées par l'industrie, soit sont en construction", a dénombré l'ONG Global Energy Monitor dans son sixième rapport annuel sur le secteur. C'est 5 % de plus qu'en 2024, et la capacité mondiale des hauts fourneaux devrait augmenter de 88 millions de tonnes par an nets d'ici 2035, selon cette source.

Et la part des capacités de production d'acier dit "vert", avec des fours électriques à arc notamment, n'a "augmenté que très légèrement l'an dernier. Les progrès vers une production de fer "vert" restent également très limités". Ces fours, qui peuvent recycler de vieilles tôles d'acier (acier secondaire) ou couler de la fonte d'acier primaire à partir de fer désoxydé via un arc électrique généré par des électrodes, représentent 34 % des capacités mondiales, contre 31 % en 2022. "Mais les progrès restent limités", note l'organisation.

« La balle est dans le camp de l'Inde et de la Chine »

Astrid Grigsby-Schulte, de Global Energy Monitor, juge que "les perspectives restent sombres pour la transition de l'acier loin des combustibles fossiles" mais estime que "la balle est dans le camp de l'Inde et de la Chine, car ces deux pays prévoient 86% des nouvelles capacités basées sur le charbon", responsables de l'immense majorité des émissions du secteur. Elle les appelle à "passer à des technologies à plus faibles émissions", ce qui pourrait "avoir un effet profond sur l'orientation de l'industrie sidérurgique".

L'Inde en particulier a un rôle à jouer car elle "développe plus de 60 % des nouvelles capacités mondiales de hauts fourneaux fonctionnant au charbon" et "93 % de ses capacités de production de fer" avec des technologies carbonées. Or, "seulement 5 % des projets ont effectivement été lancés, ce qui laisse une opportunité importante d'intervention", explique l'organisation non gouvernementale.

La Chine est de son côté et de très loin le premier producteur mondial d'acier.
https://www.connaissancedesenergies.org ... rre-260511
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