C'est ce qui se passe d'affreux au proche-orient : la guerre se traduit par une enchère démographique : il y a une volonté de chaque camps d'écraser l'autre par le nombre (pas une volonté individuelle consciente, mais une volonté collective). Comment expliquer autrement que l'intifada provoque un pic de natalité? Une guerre vous donnerais envie d'avoir des enfants à vous?Dans vingt ans, la population de Gaza aura doublé
par Frédérique Misslin
Article publié le 18/02/2009 Dernière mise à jour le 18/02/2009 à 18:27 TU
Dans une région déchirée par les conflits, la démographie constitue parfois une arme. Dans la bande de Gaza que l’on compare souvent à une prison à ciel ouvert, vivent aujourd’hui 1,4 million de personnes, dans vingt ans, ils seront 3 millions. Cela représente un vrai défi pour les Palestiniens en matière de politiques publiques, mais aussi pour les Israéliens qui savent que la démographie pèsera sur le résultat final du processus de paix.
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Actuellement, le taux de fécondité dans la bande de Gaza est estimé à 5,3 enfants par femme (contre 6,9 il y a 12 ans). Les chiffres de la natalité ont donc fortement baissé. Durant la première intifada, le nombre d’enfants par femme avait atteint un record 8,1. La fécondité a tendance à s’aligner ces dernières années sur les normes arabes ou proche-orientales, mais elle reste élevée et « typique d’une société islamique conservatrice », précise le directeur du Bureau des statistiques, Luay Shabaneh.
Coté palestinien, une fécondité très élevée.
Coté israélien, une fécondité moindre (mais tout de même très élevée pour un pays développé, de l'ordre de 3 enfants par femme) et un appel débridé à l'immigration des juifs du reste du monde.
C'est une compétition complètement suicidaire. La région (israel+gaza+cisjordanie) est déjà supeuplée.





