par energy_isere » 07 oct. 2026, 10:09
Trois ans d’études environnementales débutent sur le site du parc éolien flottant Méditerranée grand large du groupe EDF
EDF power solutions, avec son partenaire Ocergy, a installé sur le site du futur parc éolien flottant Méditerranée grand large, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, une bouée de mesures pour recueillir des données environnementales. Un programme inédit en mer en termes de technologies embarquées.
Le marin Loïc Fabrègues Publié le 07/10/2026
La plateforme semi-submersible d’Ocergy pour le programme d’études environnementales mené par EDF power solutions sur le site du futur parc éolien flottant Méditerranée grand large est sur site depuis la fin septembre. | OCERGY / FRANCK LEBRUN
La plateforme semi-submersible OCG-Data d’Ocergy a repris la mer. Installée durant plus de trois ans au large de l’Occitanie, elle se trouve désormais ancrée sur le site du futur parc éolien flottant Méditerranée grand large (MGL) porté par EDF power solutions, Maple power et BW Ideol en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une localisation à 27 km de la côte, à la limite sud du parc, qui a été discutée avec les pêcheurs afin de s’installer dans le secteur où il y avait le moins d’activité, indique Étienne Bérille, chef de projet environnement chez EDF power solutions.
Un suivi 365 jours par an et 24 heures/24
Remorquée et installée par les navires Sultan et Castor 02 de Foselev marine, la bouée doit rester trois ans sur place dans le cadre du programme d’études environnementales Mare (mesures et analyses radar pour l’environnement). À bord de la plateforme de 28 mètres de diamètre, 16 mètres de hauteur pour un poids de 42 tonnes, une multitude d’équipements pour recueillir des données 24 heures sur 24 et 365 jours par an sur la faune volante, la houle, le vent, les courants marins et les turbulences météorologiques. C’est la première fois qu’une telle technologie est déployée en mer. Ce qui nécessite une grande stabilité de la bouée et une autonomie énergétique importante, souligne Étienne Bérille.
Quand on a opéré la bouée en Occitanie, on a eu des creux jusqu’à 7 mètres. Cela nous a confirmé que la plateforme, grâce à son architecture avec sa colonne centrale reliée à trois colonnes périphériques, reste très stable même dans des conditions difficiles, explique Franck Lebrun, directeur des opérations offshore chez Ocergy. Quant à son autonomie énergétique, elle la puise dans des panneaux solaires, trois éoliennes et un parc de batteries. L’important est que notre système de production d’énergie est divisé sur les trois branches de la bouée ce qui lui permet d’être redondant. On est proche d’une disponibilité à 100 % pour n’importe quel type de matériel, souligne Franck Lebrun. Idem pour l’envoi des données avec une double connexion Starlink.
Préparer l’exploitation du parc en 2032
On est exigeant, confirme Étienne Bérille. Pour le radar aviaire, il s’agit du modèle vertical MR2, la dernière évolution de la société Swiss birdradar qui permet de détecter les oiseaux jusqu’à 1,5 km de haut et les insectes jusqu’à 600 mètres. Notre objectif est de qualifier avec un maillage très fin ce qui se passe au large pour les oiseaux et les chiroptères. Le programme Migralion (NDLR : étude mise en place par l’Office français de la biodiversité de 2021 à 2025) a fourni des données très intéressantes sur le rendu à la côte mais la situation n’est pas identique en mer. La migration n’est pas la même. Il y a aussi beaucoup moins d’oiseaux, plus on s’éloigne de la côte, explique Étienne Bérille.
L’analyse des données sera réalisée par le bureau d’études biotope. France énergies marines interviendra pour qualifier les turbulences dans l’air. Le coût du programme Mare, qui a pour but de préparer l’exploitation du parc MGL d’environ 250 MW à partir de 2032, s’élève, lui, à un peu plus de 3 millions d’euros.
[quote][b][size=110] Trois ans d’études environnementales débutent sur le site du parc éolien flottant Méditerranée grand large du groupe EDF[/size][/b]
EDF power solutions, avec son partenaire Ocergy, a installé sur le site du futur parc éolien flottant Méditerranée grand large, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, une bouée de mesures pour recueillir des données environnementales. Un programme inédit en mer en termes de technologies embarquées.
Le marin Loïc Fabrègues Publié le 07/10/2026
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[i]La plateforme semi-submersible d’Ocergy pour le programme d’études environnementales mené par EDF power solutions sur le site du futur parc éolien flottant Méditerranée grand large est sur site depuis la fin septembre. | OCERGY / FRANCK LEBRUN[/i]
La plateforme semi-submersible OCG-Data d’Ocergy a repris la mer. Installée durant plus de trois ans au large de l’Occitanie, elle se trouve désormais ancrée sur le site du futur parc éolien flottant Méditerranée grand large (MGL) porté par EDF power solutions, Maple power et BW Ideol en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une localisation à 27 km de la côte, à la limite sud du parc, qui a été discutée avec les pêcheurs afin de s’installer dans le secteur où il y avait le moins d’activité, indique Étienne Bérille, chef de projet environnement chez EDF power solutions.
[b]Un suivi 365 jours par an et 24 heures/24[/b]
Remorquée et installée par les navires Sultan et Castor 02 de Foselev marine, la bouée doit rester trois ans sur place dans le cadre du programme d’études environnementales Mare (mesures et analyses radar pour l’environnement). À bord de la plateforme de 28 mètres de diamètre, 16 mètres de hauteur pour un poids de 42 tonnes, une multitude d’équipements pour recueillir des données 24 heures sur 24 et 365 jours par an sur la faune volante, la houle, le vent, les courants marins et les turbulences météorologiques. C’est la première fois qu’une telle technologie est déployée en mer. Ce qui nécessite une grande stabilité de la bouée et une autonomie énergétique importante, souligne Étienne Bérille.
Quand on a opéré la bouée en Occitanie, on a eu des creux jusqu’à 7 mètres. Cela nous a confirmé que la plateforme, grâce à son architecture avec sa colonne centrale reliée à trois colonnes périphériques, reste très stable même dans des conditions difficiles, explique Franck Lebrun, directeur des opérations offshore chez Ocergy. Quant à son autonomie énergétique, elle la puise dans des panneaux solaires, trois éoliennes et un parc de batteries. L’important est que notre système de production d’énergie est divisé sur les trois branches de la bouée ce qui lui permet d’être redondant. On est proche d’une disponibilité à 100 % pour n’importe quel type de matériel, souligne Franck Lebrun. Idem pour l’envoi des données avec une double connexion Starlink.
[b]Préparer l’exploitation du parc en 2032[/b]
On est exigeant, confirme Étienne Bérille. Pour le radar aviaire, il s’agit du modèle vertical MR2, la dernière évolution de la société Swiss birdradar qui permet de détecter les oiseaux jusqu’à 1,5 km de haut et les insectes jusqu’à 600 mètres. Notre objectif est de qualifier avec un maillage très fin ce qui se passe au large pour les oiseaux et les chiroptères. Le programme Migralion (NDLR : étude mise en place par l’Office français de la biodiversité de 2021 à 2025) a fourni des données très intéressantes sur le rendu à la côte mais la situation n’est pas identique en mer. La migration n’est pas la même. Il y a aussi beaucoup moins d’oiseaux, plus on s’éloigne de la côte, explique Étienne Bérille.
L’analyse des données sera réalisée par le bureau d’études biotope. France énergies marines interviendra pour qualifier les turbulences dans l’air. Le coût du programme Mare, qui a pour but de préparer l’exploitation du parc MGL d’environ 250 MW à partir de 2032, s’élève, lui, à un peu plus de 3 millions d’euros.
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