Fleuve et rivières

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Re: Fleuve et rivières

par kercoz » Aujourd’hui, 17:08

Apres recheche , c'est la DDtm + Ofb ...qui controle soit 2800 effectif....donc au max 28 agent par département , ...moins les RTT....LOL ! autant refiler le controle à la FNSEA.

En 2022, les 2 800 agents de l'OFB sont intervenus au quotidien pour remplir les 5 grandes missions de l'OFB : la connaissance, la recherche et l’expertise sur les espèces, les milieux et leurs usages ; la police de l’environnement et la police sanitaire de la faune sauvage ; l’appui à la mise en œuvre des politiques publiques ; la gestion et l’appui aux gestionnaires d’espaces naturels ; l’appui aux acteurs et la mobilisation de la société.

Re: Fleuve et rivières

par energy_isere » Aujourd’hui, 15:02

Les eaux du Rhin à des niveaux historiquement bas, hausse des coûts pour les industriels

Reuters •04/08/2026

Les niveaux d'eau du Rhin en ‌Allemagne ont atteint mardi de nouveaux plus bas en raison de la vague de chaleur en ​Europe, a indiqué l'agence nationale de navigation intérieure, tandis que les bateaux de marchandises poursuivent leurs trajets avec des chargements fortement réduits et à des prix plus élevés.

L'agence de navigation intérieure WSV ​précise que la profondeur navigable au goulet d'étranglement de Kaub, près de Coblence, est tombée à 24 cm mardi, soit ​en dessous du précédent niveau le plus bas jamais ⁠enregistré, qui était de 25 cm en 2018. Le fleuve est environ un mètre ‌plus profond que la profondeur navigable et les navires de fret continuent de circuler.

La faible profondeur des eaux implique que les navires de fret ne peuvent ​souvent naviguer sur le Rhin ‌qu’avec un taux de chargement d’environ 20%, les surcoûts supplémentaires alourdissant ⁠la facture des chargeurs.

Les cargaisons doivent être réparties entre plusieurs navires naviguant à charge partielle, ce qui augmente également les coûts et engendre des dépenses supplémentaires pour l’industrie allemande, qui montrait pourtant ⁠des signes de reprise.

Les ‌négociants en matières premières ont déclaré que le secteur était confronté à une ⁠forte hausse des coûts, les clients industriels cherchant des modes de transport alternatifs.

"Les expéditions par ‌péniche sont fortement limitées, et les navires opèrent avec des charges considérablement réduites", ⁠a déclaré lundi soir un porte-parole de l'entreprise chimique Lanxess. "Certains points de ⁠chargement et de déchargement ‌n’étant plus accessibles, nous nous tournons vers le transport ferroviaire et routier dans la mesure du ​possible."

Les négociants ont précisé que les navires de ‌marchandises pouvaient encore charger environ 220 tonnes métriques en passant par Kaub.

La WSV prévoit que la profondeur navigable à Kaub ​atteindra jeudi un nouveau plus bas historique, à environ 21 cm, jour où le nouveau ministre allemand des Transports tiendra une réunion avec les parties concernées.

Le coût du transport ⁠par péniche-citerne de Rotterdam à Karlsruhe est passé mardi à environ 150-160 € la tonne, contre 45 € fin juin, ont indiqué les négociants.

Le Rhin est une voie de navigation importante pour le transport de matières premières telles que les céréales, les minéraux, les minerais, le charbon et les produits pétroliers, y compris le carburant.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... ee58325e67

Re: Fleuve et rivières

par kercoz » Aujourd’hui, 11:34

En me promenant le long de l'Aveyron, j'ai été surpris par le nombre de pompage actifs alors que le niveau était tres bas .....des tuyaux de 10 à 20 cm de diam avec de grosses pompes ......qui controle ça ?

https://reporterre.net/Les-agriculteurs ... les-ecolos



Les agriculteurs irrigants pris la main sur la pompe. Mercredi 27 juillet, quatre associations écolos du Sud-Ouest — dont France Nature Environnement Midi-Pyrénées — ont déposé plainte contre le syndicat des irrigants du bassin de l’Adour, qui recouvre une partie des Landes, des Pyrénées-Atlantiques, du Gers et des Hautes-Pyrénées. En cause, selon les associations : alors que la sécheresse sévit dans tout le pays, les irrigants prélèvent trop d’eau, avec l’aval de l’État.

Un énième épisode dans ce feuilleton de plus d’un an. En février 2021, le tribunal administratif de Pau (Pyrénées-Atlantiques) avait annulé l’autorisation d’irrigation délivrée au syndicat Irrigadour pour le compte de 5 000 irrigants, en raison de volumes supérieurs à ceux déterminés par les autorités. Une décision confirmée en appel. Ces prélèvements étaient « supérieurs d’environ 35 % aux volumes prélevables initiaux notifiés en 2008 de 165,45 millions de mètres cube », indiquait alors la cour d’appel de Bordeaux. Pas de quoi « restaurer un équilibre entre les prélèvements et les ressources disponibles », selon le juge.
« L’État s’assoit sur les décisions de justice »

La justice avait laissé jusqu’au 31 mars pour que les irrigants régularisent la situation. Ce que n’a pas fait Irrigadour, continuant de pomper dans les cours d’eau et les nappes. Les préfets de départements ont donc signé une mise en demeure le 30 mai, fixant une nouvelle date limite fin août. Un laps de temps bienvenu pour les irrigants pour ces trois mois particulièrement tendus pour la ressource en eau. De plus, « les représentants de l’État ont fixé des volumes maximums prélevables qui sont quasiment identiques à ceux ayant justifié l’annulation par la justice administrative », a dénoncé FNE Midi-Pyrénées dans un communiqué.

Pour la présidente de l’association, Cécile Argentin, « en autorisant quasiment les mêmes quotas (266 millions de mètres cubes d’eau pourront être prélevés durant l’été 2022 alors qu’un volume de 278 millions a été annulé car disproportionné) dans son arrêté de mise en demeure, l’État s’assoit sur les décisions de justice reposant sur la gestion équilibrée de la ressource en eau, laissant entendre une fois de plus au monde agricole qu’ils ont tous les droits et qu’ils peuvent passer outre les situations de “crise de l’eau” qui s’annoncent. C’est irresponsable ! »

Re: Fleuve et rivières

par energy_isere » Aujourd’hui, 11:14

Nucléaire à l'arrêt, hydroélectrique au ralenti : le Danube à sec met l'Europe centrale et les Balkans à l'épreuve

Boursorama avec Media Services •03/08/2026

Asséché depuis plusieurs mois par le manque de précipitations et les chaleurs extrêmes, le fleuve mythique est à son plus bas, et la tendance s'aggrave encore. Les conséquences sur les centrales énergétiques des pays qu'il traverse sont multiples.

Alerte sur le plus long fleuve d'Europe. Le niveau historiquement bas du Danube à cause de la sècheresse a contraint les centrales hydroélectriques en Serbie à baisser nettement leur production, jusqu'à 20% de leurs capacités, a déclaré dimanche 2 août la ministre serbe de l'Energie, appelant la population à une consommation "rationnelle" de l'électricité.

La centrale hydroélectrique de "Djerdap 1 est à 20% de ses capacités de production, et Djerdap 2 est à 30%", a déclaré la ministre serbe Dubravka Djedovic Handanovic à la télévision nationale (RTS).

Ces deux centrales, qui se trouvent à environ 240 km au sud-est de Belgrade, à la frontière avec la Roumanie, fournissent environ 18% de la production annuelle d'électricité en Serbie. Le débit y est actuellement d'environ 1.500 m3/s, égal à des niveaux similaires minimum enregistrés en 1985 et en 2003, a précisé la ministre.

Par ailleurs, "pendant tout le mois de mai, de juin et de juillet, nous avons eu la plus faible production dans les centrales de Djerdap depuis leur mise en service" dans les années 1970, selon Mme Handanovic.

Environ 70% d'électricité est fourni en Serbie par les centrales thermiques et 30% par les centrales hydroélectriques.

En raison de déficits de précipitations prolongés et de la chaleur extrême qui touche l'Europe depuis le printemps, les eaux du Danube ont atteint par endroits un niveau historiquement bas. Les météorologues serbes estiment qu'il n'y aura pas de précipitations importantes sur le cour du fleuve pendant encore cinq ou six semaines.

La Hongrie a annoncé dimanche l'arrêt de son unique centrale nucléaire de Paks, pour la première fois en 44 ans.

La production de l'électricité est affectée pour la même raison en Roumanie et en Bulgarie aussi, selon la ministre serbe, alors que la consommation est à la hausse à cause de l'utilisation de climatisation, face à une nouvelle vague de chaleur extrême.

"Tous ces facteurs créent la pression sur les quantités accessibles d'électricité et sur les prix", a-t-elle dit, en précisant que la consommation actuelle en Serbie était d'environ 105 GWh par jour, contre 110 à 115 GWh en hiver dans les périodes de grand froid. "J'appelle les citoyens à une consommation rationnelle d'électricité, afin de contribuer à traverser cette période de sécheresse", a-t-elle dit.

La situation sur le cours du Danube en Serbie est la plus critique dans le nord, près de la frontière avec la Hongrie et la Croatie, où le débit a été dimanche matin de 750 m3/s, selon l'Institut météorologique serbe.

Dans cette zone, le niveau d'eau du fleuve est à son plus bas niveau historique depuis plusieurs jours, et ne cesse de baisser. Cette situation a contraint les autorités à mettre à l'arrêt une pompe qui dévie de l'eau du Danube vers un système de canaux long de 960 km et qui permet l'irrigation de plus d'un million d'hectares de terres arables dans le nord du pays.
lire https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f0476af802

Re: Fleuve et rivières

par energy_isere » 02 août 2026, 10:03

Neuf pays dépendent de lui pour l'eau potable, l'hydroélectricité et le transport: le niveau historiquement bas du Rhin inquiète l'industrie allemande

Publié le 31/07 BFM Business MC avec AFP

L'inquiétude monte dans les secteurs du transport maritime et de l'industrie en Allemagne face à la faible pluviométrie qui assèche les voies navigables et menace l'activité économique. Comme dans d'autres régions d'Europe, l'Allemagne a connu cette année un déficit de pluie combiné à de fortes chaleurs, des phénomènes aggravés par le dérèglement climatique d'origine humaine.



Un porte-parole de l'autorité des voies navigables (WSV) a indiqué que tôt vendredi matin, le niveau d'un tronçon du Rhin près de Kaub, dans l'ouest du pays, avait brièvement atteint le niveau record déjà enregistré en 2018. Le niveau est ensuite remonté, mais une nouvelle baisse est attendue samedi à Düsseldorf, où il pourrait tomber à 21 centimètres, soit deux centimètres sous le record d'octobre 2018.

Plus en aval, aux Pays-Bas, les autorités ont indiqué jeudi qu'une aggravation de la sécheresse avait fait tomber le Rhin à son niveau le plus bas jamais enregistré à la frontière allemande. Ces faibles niveaux d'eau pourraient affecter plusieurs secteurs clés de la première économie européenne, notamment la chimie et la sidérurgie, qui dépendent du fleuve pour transporter de grandes quantités de marchandises.

Rendre les voies navigables "plus modernes et plus résistantes au changement climatique"
La fédération allemande du bâtiment a averti que le Rhin était "de plus en plus poussé à sa limite" par la répétition des épisodes de basses eaux.

Selon elle, la situation actuelle montre "à quel point le transport et la logistique en Allemagne sont vulnérables".
Elle appelle à rendre d'urgence les voies navigables "plus modernes et plus résistantes au changement climatique". Pour la fédération, l'industrie allemande, déjà fragilisée par des coûts énergétiques élevés et la concurrence étrangère, peut difficilement se permettre un fardeau supplémentaire qui "fera que chaque euro coûtera le double".

Le Rhin est le deuxième fleuve le plus long d'Europe occidentale et centrale après le Danube, et neuf pays dépendent de lui pour l'eau potable, l'eau douce, l'hydroélectricité et le transport fluvial.
https://www.bfmtv.com/economie/entrepri ... 10458.html

Re: Fleuve et rivières

par energy_isere » 26 juil. 2026, 23:54

La Loire, en alerte, éprouvée par une sécheresse exceptionnelle

AFP •26/07/2026

Des bancs de sable à perte de vue et une température de l'eau proche de 30°C: la Loire, habituellement basse l'été, est confrontée à une sécheresse exceptionnellement précoce qui affecte les écosystèmes et certaines activités touristiques.

"En trois jours, l'eau a encore baissé de plusieurs centimètres et ça continue", soupire Michel Navarro, retraité et pêcheur passionné du village de Bou, dans le Loiret, à une quinzaine de kilomètres en amont d'Orléans. "Ça devient compliqué: quand je sors des poissons, leur corps est déjà chaud", s'alarme-t-il.

Début juillet, en pleine canicule, la Loire a atteint localement près de 30°C, des niveaux proches des seuils létaux pour certaines espèces.

"Les poissons ne peuvent pas réguler leur température, leur corps est à la température de l'eau", dit à l'AFP Michael Renard, responsable du développement de la Fédération de pêche du Loiret.

Le brochet ou le barbeau ne peuvent survivre à des températures de l'eau à 31 ou 32°C.

Plusieurs pêcheurs et mariniers interrogés par l'AFP disent avoir observé des poissons morts après la dernière canicule.

"Alerte"

D'autant qu'avec la chaleur des algues filamenteuses prolifèrent massivement dans le fleuve, consommant aussi de l'oxygène et créant une menace supplémentaire pour les poissons.

Malgré un début d'année très pluvieux, marqué par de fortes crues, y compris de la Loire, la sécheresse s'est rapidement installée.

Le fleuve a été placé mercredi en état d'"alerte", deuxième seuil de vigilance sur une échelle de quatre avec de premières restrictions d'usage de l'eau, notamment pour les agriculteurs et certains industriels.

La Loire laisse apparaître de vastes bancs de sable, plusieurs semaines plus tôt qu'à l'accoutumée, comme à Orléans où les bateaux peinent à naviguer en dehors du bras canalisé.

"Cette année, c'est très précoce. Avant on voyait ça fin juillet, fin août, mais là, dès le mois de juin on avait beaucoup moins d'eau", constate Mathieu Bourgoin, "pilote" d'une embarcation traditionnelle.

À bord du bien nommé "Passe-Partout", qui effectue des navettes entre les deux rives orléanaises, il estime qu'il "faut s'adapter en permanence" pour éviter les bancs de sable et les hauts-fonds.

"Ces épisodes sont de plus en plus fréquents et chaque année plus tôt. Par endroits, avec 30 à 40 cm, on n'a pas beaucoup de marge. Si le niveau continue à baisser, on ne pourra bientôt plus passer", craint M. Bourgoin.

Les trois épisodes caniculaires depuis fin mai ont mis sous pression tout l'écosystème ligérien, éprouvé par une sécheresse qualifiée de "très préoccupante" par la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut.

"Extrêmement sèche"

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Le lit partiellement asséché de la Loire, à Orléans dans le Loiret, le 22 juillet 2026 ( AFP / Alain JOCARD )

"À ce stade, 2026 fait partie des années extrêmement sèches, avec des débits naturels comparables aux années historiques de 2003 ou 2019", pointe auprès de l'AFP Hervé Brulé, directeur régional de la Dreal (direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement).

Mais, cette année, "la situation est arrivée précocement", ajoute-t-il.

Le soutien d'étiage assuré par les barrages de Villerest et de Naussac a été déclenché "plus tôt que lors des précédentes années sèches" afin de maintenir le débit du fleuve autour de 45 m³/s à la station référence de Gien (Loiret), explique M. Brûlé.

Ce débit est déjà deux fois plus faible que celui observé le 1er juin, d'environ 83 m³/s. Il était de 165 m³/s le 19 mai, selon Vigicrues.

Dans les prochaines semaines, sans précipitations significatives, "on sera amené à diminuer le soutien d'étiage", anticipe M. Brûlé. Avec des effets probablement plus conséquents encore sur le niveau de la Loire, mais aussi sur la faune, la flore et sur l'ensemble des activités touristiques, agricoles et industrielles qui dépendent du fleuve.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 48c449bad3

Re: Fleuve et rivières

par energy_isere » 17 juil. 2026, 21:18

Face à la sécheresse et à la canicule, la Seine sous perfusion de ses lacs-réservoirs

AFP •17/07/2026

Partout en France, les rivières s'assèchent sous l'effet des fortes chaleurs mais la Seine, elle, semble tenir bon. Une impression en trompe-l'oeil: le fleuve est maintenu à flot par les réserves accumulées dans des lacs-réservoirs, un soutien précieux mais pas illimité.

"Chaque jour on lâche 32 mètres cube d'eau par seconde (m3/s) pour alimenter la Seine. Sans cela, le fleuve serait en crise avec toutes les restrictions associées", explique à l'AFP Marc Delannoy, directeur des aménagements hydrauliques de Seine Grands Lacs, l'organisme chargé de la gestion des quatre grands ouvrages-réservoirs du bassin de la Seine.

Jeudi matin, le débit de la Seine mesuré à la station de Paris-Austerlitz était de 57,3 m3/s. C'est deux tiers de moins que la référence historique pour un mois de juillet (171 m3/s), signe que le fleuve comme la plupart des rivières françaises souffre lui aussi de la sécheresse.

Mercredi, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut a alerté sur l'état "très préoccupant" des cours d'eau métropolitains. Près d'un tiers sont sous les "minima observés ces vingt dernières années" et un quart des petits cours d'eau sont à sec, une situation "inédite depuis la mise en place du suivi national en 2012".

"C'est deux fois pire qu'à la même période lors de la sécheresse historique de 2022", a indiqué jeudi l'Office français de la biodiversité, faisant état de "819 cours d'eau touchés, avec un axe rouge critique de la Vendée au Grand-Est".

"Poumons hydrauliques"

"Aujourd'hui environ 40% du débit de la Seine vient de l'eau accumulée cet hiver dans les lacs-réservoirs", indique M. Delannoy. De quoi maintenir le fleuve au-dessus du seuil de crise, fixé à 45 m3/s.

Et le phénomène ne concerne pas seulement la Seine: ses principaux affluents - Marne, Aube, Yonne - bénéficient aussi de ce soutien, imaginé dans les années 1930 après la grande sécheresse de 1921. Des réserves plus ou moins similaires existent également pour les autres fleuves français comme la Loire ou la Garonne.

Le principe est simple : stocker l'eau en hiver ou après de fortes pluies, puis la libérer quand la ressource se raréfie. Grâce à un réseau de vannes, de barrages mobiles et de canaux, ces réservoirs jouent le rôle de véritables "poumons hydrauliques" pour le bassin de la Seine.

Cette année, les ouvrages de Seine Grands Lacs — lac du Der, lac d'Orient, lac d'Amance-Temple et lac de Pannecière — sont mis à rude épreuve par la succession d'épisodes de chaleur depuis fin mai.

Le déstockage a commencé le 2 juin, avec un mois d'avance sur les années précédentes. Une situation "assez exceptionnelle", souligne M. Delannoy.

Et lors de la canicule de fin juin, Seine Grands Lacs a dû doubler ses lâchers à deux reprises, les 22 et 25 juin.

Tiendra, tiendra pas ?

"On n'est pas encore sur les volumes déversés lors de la sécheresse de 1976, mais on est tout de même sur une +perte+ de 3 millions de mètres cubes par jour", explique M. Delannoy.

Autre effet pervers de la chaleur: une très forte évaporation de l'eau des lacs-réservoirs, d'environ 5 m3/s sur le lac du Der et 2,5 m3/s sur ceux d'Orient et d'Amance-Temple, "l'équivalent d'une piscine toutes les 7 secondes".

Le système pourra-t-il tenir si les chaleurs persistent ?

"Pour l'instant, on n'est pas outre mesure inquiet", grâce à un remplissage hivernal important, notamment favorisé par les pluies de février, assure M. Delannoy.

D'une capacité totale de 808 millions de m3, les quatre lacs-réservoirs étaient remplis à 90% au 2 juin, et encore "autour des 80%" au 10 juillet.

Donc pour "juillet/août on tiendra".

Mais "tout l'enjeu est de tenir jusqu'à novembre", explique le responsable, qui évoque des "interrogations" si la sécheresse persistait jusqu'à l'automne.

Pour "tenir sur la durée", il faut "garantir un débit minimum en rivière pour préserver la biodiversité et les usages", sans pour autant "compromettre la disponibilité de la ressource", explique Seine Grands Lacs.

Mais la gestion des réserves est "anticipée, concertée et prudente", assure l'établissement public. Donc "on pense que oui, ça doit tenir" jusqu'au retour des pluies, assure M. Delannoy.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... b2a01e96ff

Re: Fleuve et rivières

par energy_isere » 05 juil. 2026, 10:49

A Paris, la baignade dans la Seine fait son retour pour l'été

AFP •04/07/2026

Parisiens et touristes ont retrouvé samedi les joies de la baignade dans la Seine, avec la réouverture pour l'été de trois sites surveillés et gratuits, hérités des Jeux olympiques de 2024, un répit bienvenu dans une capitale déjà éprouvée par la canicule.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 844295f401

Re: Fleuve et rivières

par energy_isere » 27 juin 2026, 16:23

Dans le nord de l’Italie, le niveau trop bas du Pô inquiète

AFP •27/06/2026

Le niveau du Pô n'est jamais descendu aussi bas, aussi tôt: dans le nord-est de l'Italie, la chaleur précoce fait craindre une sécheresse destructrice dès le mois de juillet.

Jeudi, peu d'eau arrivait à hauteur de Ferrare, où le fleuve se déploie en delta sur la mer Adriatique. En quelques jours, le débit du plus grand fleuve de la péninsule s'est effondré, passant lundi sous les 300 m3/s, contre une moyenne de 1.500 m3/s en juin, selon l'Aipo, l'agence interrégionale chargée de sa surveillance.

Le niveau du fleuve "n'est jamais descendu aussi vite, aussi tôt", alerte Stefano Calderoni, de l'association italienne de l'irrigation (Anbi).

Les bancs de sable se multiplient, la profondeur dépasse à peine le mètre à certains endroits et les rares pêcheurs restant cuisent dans un air à 36°C.
.........................
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 4cfd8a8848

Re: Fleuve et rivières

par energy_isere » 16 juin 2026, 13:36

Les niveaux des rivières, lacs et plans d'eau d'Amazonie brésilienne se sont rétablis en 2025 après deux années consécutives de grave sécheresse, mais les perspectives à long terme restent «préoccupantes» selon un rapport du réseau de surveillance MapBiomas publié mardi.

Le Brésil abrite 12% de l'eau douce de la planète. Près des deux tiers de cette richesse hydrique se concentrent dans la région amazonienne, qui a enregistré en 2025 des niveaux supérieurs de 2,6% à sa moyenne historique grâce à des précipitations plus importantes que l'année précédente.

Mais l'inquiétude persiste

Mais cette bonne nouvelle ne rassure pas les chercheurs, qui, malgré cette reprise, affirment que la situation «reste préoccupante». «Les événements climatiques extrêmes sont de plus en plus fréquents et il y a des signes d'instabilité dans le régime hydrologique, affecté tant par le changement climatique que par les transformations dans l'utilisation des terres», a averti Bruno Ferreira, de l'équipe Amazonie de MapBiomas.
.............
https://www.blick.ch/fr/monde/amazonie- ... 32976.html

Re: Fleuve et rivières

par energy_isere » 12 juin 2026, 15:56

Sur le Yangsté, la Chine va ouvrir une autoroute fluviale avec un "escalier d'eau"
Le barrage chinois des Trois-Gorges, le plus grand du monde, se modernise avec un gigantesque système d'écluses qui facilitera le passage rapide des navires poids lourds et de leurs marchandises. Le coup d'envoi du chantier vient d'être donné. Il durera plus de neuf ans.

Par Elodie Falco, 11 juin 2026 geo.fr

C'est un chantier colossal que vient officiellement de lancer la Chine sur le barrage des Trois-Gorges, le plus grand barrage hydroélectrique au monde. Dans la province du Hubei, au centre du pays, Pékin construit un nouveau système d'écluses en cinq niveaux, décrit par les médias locaux comme un "escalier d'eau" ou un "ascenseur à eau". Celui-ci devrait quasiment doubler la capacité de transport de marchandises sur le fleuve Yangtsé.

D'un coût d'environ 10 milliards d'euros (77,2 milliards de yuans), ce dispositif permettra notamment aux navires, surtout les plus volumineux qui transportent jusqu'à 10 000 tonnes, de franchir plus rapidement et efficacement les Trois-Gorges.

Renforcer les échanges économiques dans le pays

La cérémonie de pose de la première pierre a eu lieu le lundi 8 juin, rapporte le site Interesting Engineering. Les travaux devraient durer exactement 112 mois, ou neuf ans et trois mois. "Ce projet améliorera considérablement l'efficacité de la mise en œuvre de la stratégie de développement de la ceinture économique du Yangtsé et soutiendra la circulation économique intérieure", a promis Liu Weiping, président du groupe des Trois-Gorges qui exploite le barrage et ses futures écluses, lors de l'événement.

Le système comprendra un "canal d'écluse bidirectionnel de 6 680 mètres de long", divisé donc en cinq étapes successives. Une fois achevées, ces nouvelles installations permettront au barrage de faire transiter jusqu'à 336 millions de tonnes de marchandises par an, soit près du double de sa capacité actuelle.

Déboucher le Yangtsé, sa principale artère

Cette expansion devrait réduire les coûts logistiques et fluidifier le trafic le long du Yangtsé. Véritable pilier de l'économie nationale, ce corridor traverse onze provinces et municipalités. Outre générer plus de 40 % du PIB du pays, il dessert près de la moitié de la population chinoise.

Les infrastructures fluviales préexistantes sur le Yangtsé montrent désormais leurs limites. Le ministère chinois des Transports reconnaît que "les anciennes écluses et l'ascenseur à bateaux des Trois-Gorges sont devenus un goulet d'étranglement". Les responsables ajoutent même que "les prévisions les plus audacieuses", établies il y a plusieurs décennies, n'avaient pas anticipé une telle explosion du trafic de passagers et de marchandises.

Des écluses avaient été conçues dès la fin des années 80 pour accueillir environ 100 millions de tonnes par an. Un seuil finalement dépassé dès 2011. Au cours de l'année 2025, le volume transporté a par exemple atteint 173 millions de tonnes. Pour Pékin, cette nouvelle "autoroute fluviale" est devenue indispensable.
https://www.geo.fr/sciences/sur-le-yang ... eau-232398

Re: Fleuve et rivières

par energy_isere » 15 mai 2026, 13:05

La grande division européenne : la carte qui coupe le continent en deux par ses deux principaux bassins fluviaux

Publié le 15/05/2026

Oubliez les frontières politiques ou les fuseaux horaires. Une ligne invisible coupe l'Europe en deux, décidant du destin d'une simple goutte de pluie, et ce fascinant jeu de hasard géographique a été brillamment mis en carte.
..................

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lire https://www.jeuxvideo.com/news/2080981/ ... uviaux.htm

Re: Fleuve et rivières

par energy_isere » 14 nov. 2025, 12:42

Au Vietnam, le Delta du Mékong menacé par la montée de la mer

France 24 •14/11/2025

Au Vietnam, le Delta du Mékong est gravement menacé par le réchauffement climatique. Alors qu'il fournit à lui seul 50% de la production alimentaire nationale, il subit de plein fouet la montée des eaux et l’intrusion d’eau salée, qui fragilisent les rizières. Le paysage se transforme et, avec lui, tout l’équilibre d’une région. Reportage de William de Tamaris, Aruna Popuri et Mélodie SforzaA.
vidéo 5 mn : https://www.boursorama.com/videos/actua ... d0b2a3acab

Re: Fleuve et rivières

par energy_isere » 30 août 2025, 10:32

A Toulouse, un barrage contre les macrodéchets testé sur la Garonne
La société à mission Plastic Vortex, soutenue par Toulouse Métropole, a installé​, fin août, un dispositif temporaire qui doit capter emballages, canettes et sacs en plastique charriés par le courant du fleuve avant qu’ils ne polluent l’océan Atlantique.

Par Audrey Sommazi 29 aout 2025

C’est un endroit que promeneurs et cyclistes connaissent bien. Sous le pont de Blagnac (Haute-Garonne), qui relie cette commune à Toulouse, une courte pente permet l’accès, à gauche, au sentier qui longe la Garonne, et, à droite, à un restaurant. Tout droit, dans le bassin-versant du fleuve, un barrage a été conçu pour intercepter les macrodéchets d’une taille supérieure à 5 millimètres qui filent vers Bordeaux et l’océan Atlantique, sans gêner la circulation de la faune et la navigation des canoës-kayaks. ​La mise à l’eau de ce dispositif​, reportée à deux reprises ​au printemps et en juin en raison des pluies qui ont augmenté le niveau de l’eau et d’un défaut de fabrication ​constaté sur un des flotteurs, a été effectuée le 29 août.

Inventé, fabriqué et assemblé par la société à mission toulousaine Plastic Vortex, ce système, breveté en mai 2021, se compose de plusieurs parties. Le barrage, long de 330 mètres, est constitué d’une bande épaisse de caoutchouc surmontée de plus de 650 flotteurs et d’un tirant d’eau de 40 centimètres. Fixé par un câble en acier au pont d’Ancely, sur la rive droite de la Garonne, et, ​à 150 mètres plus bas, au pont de Blagnac, il traverse le fleuve en diagonale pour stopper les déchets visibles à l’œil nu et les guider à la force du courant, et, grâce à un système électrique, vers un convoyeur automatique.

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https://www.lemonde.fr/planete/article/ ... %C3%A8tres.

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Le barrage toulousain permet de systématiser la récupération des déchets. Il est le premier et entrera en test dès cet été. "Ce barrage est un système breveté. On est tributaire des conditions climatiques et des courants. Chacun devra donc s'adapter spécifiquement. Ici, on aura un barrage qui pourra s'ouvrir en cas de forte crue pour la laisser passer et se remettre en place après", précise Patrick Thaunay persuadé que la protection des océans et des mers commence dans les rivières qui charrient des tonnes de mégots, bidons, bouteilles.

Après analyse des résultats, 31 barrages du même type pourraient être implantés en France dont 10 en Occitanie.
https://france3-regions.franceinfo.fr/o ... 68366.html

Re: Fleuve et rivières

par energy_isere » 17 août 2025, 08:12

Ces dix fleuves déversent 90% du plastique présent dans nos océans, et aucun n'est en Europe

Publié le 16 Août 2025

La pollution plastique ne s’arrête pas aux plages visibles sur les cartes postales. Avant d’atteindre les mers, une grande partie de ces déchets parcourt des centaines, parfois des milliers de kilomètres, portée par les réseaux fluviaux. Des zones densément peuplées aux estuaires, le voyage est silencieux mais constant, alimenté par la faiblesse des systèmes de gestion des déchets. Au cœur de ce phénomène, les fleuves les plus pollués agissent comme de véritables autoroutes vers l’océan, concentrant l’essentiel du plastique qui finit par s’y accumuler.

Un chemin invisible du plastique vers l’océan

Chaque année, plusieurs millions de tonnes de plastique se retrouvent dans les océans. Une large part de cette pollution ne provient pas directement des zones côtières mais voyage sur de longues distances via les réseaux fluviaux. Le plastique est d’abord abandonné ou mal collecté sur la terre ferme, puis emporté par les pluies vers les rivières. Ces dernières convergent vers des fleuves puissants qui, en quelques jours ou quelques semaines, déversent ces déchets dans les mers. Les chercheurs du Centre Helmholtz pour la recherche environnementale, dont les travaux ont été publiés dans Environmental Science & Technology, estiment que dix systèmes fluviaux concentrent entre 88 et 95% du plastique qui rejoint les océans.

Les fleuves jouent donc un rôle d’ascenseur invisible entre la pollution terrestre et la pollution marine. Les macro-déchets, visibles à l’œil nu, côtoient les microplastiques, issus de la fragmentation des objets ou de rejets industriels. Dans les mers, ces particules sont souvent confondues avec le plancton par les poissons et mammifères marins, ce qui augmente le risque de contamination de toute la chaîne alimentaire.

Les fleuves les plus pollués concentrent l’essentiel des déchets

Parmi les dix fleuves les plus pollués identifiés par l’étude, huit se trouvent en Asie et deux en Afrique. On retrouve ainsi le Yangzi Jiang, le fleuve Jaune, le Hai He et le Zhu Jiang en Chine, l’Indus qui traverse le Pakistan, l’Amour au nord-est de la Chine et de la Russie, le Mékong en Asie du Sud-Est, ainsi que le Gange. Les deux fleuves africains sont le Nil et le Niger. Les volumes transportés sont impressionnants. Le Yangzi Jiang à lui seul pourrait déverser jusqu’à 1,5 million de tonnes de plastique par an dans la mer de Chine orientale selon Scientific American.

Ces fleuves partagent plusieurs caractéristiques. Ils drainent des zones densément peuplées, parfois plusieurs centaines de millions d’habitants, et traversent des régions où la collecte et le recyclage des déchets restent insuffisants. Le Forum économique mondial rappelle que dans certains bassins, moins de 35% des déchets font l’objet d’un traitement approprié, laissant le reste à la merci des vents et des pluies. Le débit élevé de ces fleuves, combiné à la quantité de déchets disponibles, accélère le transfert vers les mers.

Réduire l’impact à la source pour sauver les mers

Limiter la pollution plastique océanique passe d’abord par une action ciblée sur ces zones fluviales critiques. La Chine, qui abrite plusieurs des fleuves les plus pollués, a déjà mis fin aux importations de déchets plastiques étrangers et lancé des campagnes nationales de tri sélectif. L’Inde, de son côté, a engagé un vaste programme de nettoyage du Gange, même si les résultats tardent à se concrétiser.

Les experts, à l’image de Christian Schmidt du Centre Helmholtz, insistent sur l’importance d’améliorer la gestion locale des déchets et de sensibiliser les populations vivant près de ces bassins versants. Les ONG et institutions internationales plaident aussi pour des solutions innovantes, comme l’installation de barrages flottants dans les rivières pour capter le plastique avant qu’il n’atteigne la mer. Cibler les fleuves les plus pollués pourrait ainsi réduire rapidement le flux mondial de déchets marins et éviter que la projection du Forum économique mondial – un océan comptant plus de plastique que de poissons en 2050 – ne devienne réalité.
https://www.science-et-vie.com/nature-e ... 08140.html

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