par energy_isere » 21 juil. 2026, 13:19
“450 millions de dollars en un an” : Comment la start-up britannique CuspAI, soutenue par Jeff Bezos, veut révolutionner la découverte de matériaux par l’IA
CuspAI met au point une plateforme d’IA reposant sur plusieurs modèles de génération de structures de matériaux à partir de propriétés spécifiques dans l’industrie des semi-conducteurs et de l’énergie. La start-up britannique dévoile en parallèle “AI Materials Foundry”, un consortium de 45 entreprises parmi lesquelles Nvidia, Meta et Samsung, qui réunit la puissance de calcul et les données nécessaires dans la recherche de nouveaux matériaux.
Yoann Bourgin Publié le 20 juillet 2026
L’IA générative pourrait permettre de développer plus facilement de nouveaux matériaux sur mesure. La start-up britannique CuspAI, à l’origine de modèles d’IA spécialisés dans la génération de nouvelles structures, annonce ce 20 juillet une levée de fonds en série B de 450 millions de dollars (393 millions d’euros). Le tour de table a été mené par Kleiner Perkins et NEA, avec “une participation significative” de Bezos Expeditions, le véhicule d’investissement du fondateur d’Amazon. À noter également le soutien d’AMD Ventures et du fonds public britannique Sovereign AI Venture Fund.
Un moteur de simulation 49 fois plus rapide que les solutions traditionnelles
Fondée en 2024, CuspAI met au point une plateforme d’IA permettant de générer directement des molécules ou matériaux disposant des propriétés recherchées. Concrètement, il suffit à un partenaire ou client de la start-up de définir ses besoins, par exemple un composé avec telle stabilité thermique, un semi-conducteur avec telle bande interdite ou un polymère avec telle contrainte de coût, pour que plusieurs modèles génèrent des structures candidates. Le système sélectionne ensuite les meilleurs candidats avec des outils de simulation, avant qu’ils ne soient testés en laboratoire.
Au printemps, la start-up a publié en open source son moteur de simulation open source kUPS. Celui-ci permet de tester virtuellement des milliers de matériaux, sans avoir à coder une simulation personnalisée qui prendrait plusieurs semaines. CuspAI revendique avec cet outil des gains de débit 49 fois supérieurs aux solutions traditionnels, avec une simulation qui “ne requiert que quelques lignes de Python”.
Consortium de 45 partenaires
À l’occasion de l’annonce de cette levée de fonds, CuspAI a lancé “AI Materials Foundry”, un consortium de 45 partenaires fondateurs leur permettant de mener des cycles de découverte complets (conception, simulation, planification des voies de synthèse, validation expérimentale), avec une puissance de calcul fournie par Nvidia. Parmi les entreprises participantes figurent Meta, qui développe de son côté des modèles de prédiction de propriétés d’atomes, ainsi que Samsung, Hyundai, Applied Materials, Hitachi et SoftBank.
La start-up a notamment mené des travaux avec une entreprise chimique finlandaise dans la recherche de matériaux capables de capturer les PFAS. “CuspAI a exploré un espace de recherche de 300 000 milliards de structures moléculaires potentielles, identifiant vingt nouveaux candidats validés pour des tests et validations complémentaires”, avance-t-elle. Un autre projet est en cours avec l’agence publique singapourienne de recherche A*Star dans les semi-conducteurs, la capture du CO2 et l’électronique avancée.
CuspAI fait appel à John Giannandrea pour se renforcer aux États-Unis
Avec cette levée de fonds, CuspAI entend étendre ses activités aux États-Unis, en Asie et en Europe. La start-up a ouvert un nouveau bureau à Singapour en plus de ceux existants au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Allemagne, au Japon et aux États-Unis. John Giannandrea, ex-vice-président senior responsable de la stratégie IA chez Apple, a rejoint en début d’année CuspAI à temps partiel, afin d’y développer l’activité de l’entreprise outre-Atlantique.
https://www.usine-digitale.fr/intellige ... XILVI.html
[quote] [b]“450 millions de dollars en un an” : Comment la start-up britannique CuspAI, soutenue par Jeff Bezos, veut révolutionner la découverte de matériaux par l’IA
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CuspAI met au point une plateforme d’IA reposant sur plusieurs modèles de génération de structures de matériaux à partir de propriétés spécifiques dans l’industrie des semi-conducteurs et de l’énergie. La start-up britannique dévoile en parallèle “AI Materials Foundry”, un consortium de 45 entreprises parmi lesquelles Nvidia, Meta et Samsung, qui réunit la puissance de calcul et les données nécessaires dans la recherche de nouveaux matériaux.
Yoann Bourgin Publié le 20 juillet 2026
L’IA générative pourrait permettre de développer plus facilement de nouveaux matériaux sur mesure. La start-up britannique CuspAI, à l’origine de modèles d’IA spécialisés dans la génération de nouvelles structures, annonce ce 20 juillet une levée de fonds en série B de 450 millions de dollars (393 millions d’euros). Le tour de table a été mené par Kleiner Perkins et NEA, avec “une participation significative” de Bezos Expeditions, le véhicule d’investissement du fondateur d’Amazon. À noter également le soutien d’AMD Ventures et du fonds public britannique Sovereign AI Venture Fund.
Un moteur de simulation 49 fois plus rapide que les solutions traditionnelles
Fondée en 2024, CuspAI met au point une plateforme d’IA permettant de générer directement des molécules ou matériaux disposant des propriétés recherchées. Concrètement, il suffit à un partenaire ou client de la start-up de définir ses besoins, par exemple un composé avec telle stabilité thermique, un semi-conducteur avec telle bande interdite ou un polymère avec telle contrainte de coût, pour que plusieurs modèles génèrent des structures candidates. Le système sélectionne ensuite les meilleurs candidats avec des outils de simulation, avant qu’ils ne soient testés en laboratoire.
Au printemps, la start-up a publié en open source son moteur de simulation open source kUPS. Celui-ci permet de tester virtuellement des milliers de matériaux, sans avoir à coder une simulation personnalisée qui prendrait plusieurs semaines. CuspAI revendique avec cet outil des gains de débit 49 fois supérieurs aux solutions traditionnels, avec une simulation qui “ne requiert que quelques lignes de Python”.
Consortium de 45 partenaires
À l’occasion de l’annonce de cette levée de fonds, CuspAI a lancé “AI Materials Foundry”, un consortium de 45 partenaires fondateurs leur permettant de mener des cycles de découverte complets (conception, simulation, planification des voies de synthèse, validation expérimentale), avec une puissance de calcul fournie par Nvidia. Parmi les entreprises participantes figurent Meta, qui développe de son côté des modèles de prédiction de propriétés d’atomes, ainsi que Samsung, Hyundai, Applied Materials, Hitachi et SoftBank.
La start-up a notamment mené des travaux avec une entreprise chimique finlandaise dans la recherche de matériaux capables de capturer les PFAS. “CuspAI a exploré un espace de recherche de 300 000 milliards de structures moléculaires potentielles, identifiant vingt nouveaux candidats validés pour des tests et validations complémentaires”, avance-t-elle. Un autre projet est en cours avec l’agence publique singapourienne de recherche A*Star dans les semi-conducteurs, la capture du CO2 et l’électronique avancée.
CuspAI fait appel à John Giannandrea pour se renforcer aux États-Unis
Avec cette levée de fonds, CuspAI entend étendre ses activités aux États-Unis, en Asie et en Europe. La start-up a ouvert un nouveau bureau à Singapour en plus de ceux existants au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Allemagne, au Japon et aux États-Unis. John Giannandrea, ex-vice-président senior responsable de la stratégie IA chez Apple, a rejoint en début d’année CuspAI à temps partiel, afin d’y développer l’activité de l’entreprise outre-Atlantique.
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https://www.usine-digitale.fr/intelligence-artificielle/ia-generative/450-millions-de-dollars-en-un-an-comment-la-start-up-britannique-cuspai-soutenue-par-jeff-bezos-veut-revolutionner-la-decouverte-de-materiaux-par-lia.WR4BIRGRJFD33PUJKIZX7XILVI.html