Politique energétique mandat de E.Macron

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

par energy_isere » 31 mai 2026, 17:07

Carburant: plus de 439.000 demandes effectuées pour les aides aux "grands rouleurs", selon Lecornu

Connaissance des Énergies avec AFP le 31 mai 2026

Quelque 439.000 Français ont fait la demande à ce jour de l'aide aux "grands rouleurs" qui utilisent beaucoup leur voiture et sont frappés de plein fouet par la flambée des prix des carburants, et ceux qui sont éligibles la toucheront en juin, a déclaré dimanche Sébastien Lecornu.

Les différentes aides de l'Etat mises en place jusqu'à la fin de l'été, dont certaines ont été publiées au Journal officiel samedi, sont "pleinement opérationnelles", a précisé le Premier ministre sur le réseau X.

Quelque "439.339 demandes déjà déposées pour le guichet +grands rouleurs+, qui permettra aux travailleurs modestes de toucher 100 euros dès le mois de juin ; ouverture de l'aide aux pêcheurs au 1er juin ; revalorisation des indemnités kilométriques des aides à domicile effective dès le 1er juin ; poursuite de l'accompagnement des secteurs les plus touchés : transporteurs, BTP et monde agricole ; prime carburant totalement défiscalisée et désocialisée jusqu'à 600 euros afin que toutes les entreprises puissent aider leurs salariés sans condition", détaille M. Lecornu.

"Face à la crise énergétique, nous avons fait un choix simple : cibler nos aides pour soutenir l'activité et le travail, et veiller à ce que chaque euro d'argent public soit dépensé utilement", alors que les prix de l'énergie "ont connu de fortes variations" depuis la début de la guerre, fin février, au Moyen-Orient, rappelle-t-il.

Dans ce contexte de "volatilité" des cours du pétrole du fait d'une guerre qui pourrait "durer", le Premier ministre et son gouvernement avaient annoncé il y a 10 jours dans une conférence de presse une amplification et une prolongation de ces aides, qui vont lui coûter au total environ 1,2 milliard d'euros.
https://www.connaissancedesenergies.org ... rnu-260531

Re: Politique energétique mandat de E.Macron

par energy_isere » 30 mai 2026, 00:21

Prix des carburants : environ 9.000 entreprises ont demandé des "prêts flash carburant", "essentiellement les transporteurs et taxis", selon Bpifrance
Boursorama avec Media Services •29/05/2026

Le "prêt flash carburant" permet de prêter des sommes de 5.000 à 50.000 euros au taux de 3,80%, sans garantie, à certaines très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME).

Une aide bienvenue face à la hausse des prix du carburant. Quelque 9.000 entreprises ont déjà sollicité un "prêt flash carburant", selon Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance - la banque publique d'investissement qui accorde ces prêts. Interrogé sur franceinfo ce vendredi 29 mai, le dirigeant a précisé qu' "une quinzaine de millions" d'euros ont été effectivement "décaissés" et des dossiers de demandes pour 60 millions supplémentaires sont "en cours d'instruction".

"9.000 entreprises (...) sont venues sur notre portail pour soumettre des demandes" de prêts, "essentiellement les rouleurs, c'est-à-dire transporteurs et taxis", a ajouté le directeur général de Bpifrance.

Un certain nombre de critères exigés

Dévoilé début avril, le "prêt flash carburant" permet de prêter des sommes de 5.000 à 50.000 euros au taux de 3,80%, sans garantie, à certaines très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME). Elles doivent faire partie des secteurs éligibles (transports, agriculture, pêche, BTP...) et leurs dépenses en carburant doivent représenter au minimum 5% de leur chiffre d'affaires. Les entreprises doivent aussi répondre à un certain nombre de critères pour éviter les effets d'aubaine : avoir été créées il y a plus d'un an et accepter de donner accès à Bpifrance à leurs derniers mois de relevés de compte bancaire.

La durée de ces prêts sera de 36 mois, "incluant un différé d'amortissement du capital de 12 mois", selon Bercy.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f02be30d03

Re: Politique energétique mandat de E.Macron

par energy_isere » 21 mai 2026, 23:34

Un des secteurs les plus exposés » : le gouvernement reconduit pour trois mois les aides carburant aux pêcheurs
Les aides carburant concédées en avril et en mai sont prolongées jusqu’au mois d’août. Leur montant sera compris entre 30 et 35 centimes par litre, « en fonction du cadre défini par la Commission européenne », a précisé le gouvernement jeudi 21 mai.

lemarin
https://lemarin.ouest-france.fr/peche/u ... 9ef5894fc2

Re: Politique energétique mandat de E.Macron

par energy_isere » 12 mai 2026, 19:55

Carburants: la "cagnotte" a fondu à cause d'une chute de la consommation

AFP •12/05/2026

La "cagnotte" a disparu. Le gouvernement n'engrange plus de surplus fiscaux liées à la flambée des prix des carburants, en raison d'une chute de la consommation, privant au passage ses adversaires politiques d'un argument en faveur d'une baisse des taxes.

Le Premier ministre avait lui-même évoqué la possibilité de recettes supplémentaires du fait de l'envolée des prix à la pompe provoquée par la guerre au Moyen-Orient lancée fin février. Il avait promis de les affecter aux aides aux secteurs économiques les plus touchés et à son plan d'électrification.

Mais désormais l'Etat gagne beaucoup moins d'argent en raison d'une chute d'un tiers de la consommation pendant les dix premiers jours de mai.

"Sur les 10 premiers jours du mois de mai, les recettes liées au carburant reculent d'environ 300 millions d'euros, sous l'effet d'une forte baisse de la consommation (-30%)", a écrit sur le réseau social X le Premier ministre.

Si bien qu'après des recettes fiscales supplémentaires sur mars-avril d'environ 190 millions d'euros, les recettes depuis le 1er mars sont désormais "inférieures de 105 millions d'euros à celles perçues l'an dernier pendant la même période", explique-t-on à Matignon.

Le gouvernement avait promis de faire un point tous les dix jours sur les éventuels surplus fiscaux générés par la hausse des prix à la pompe.

- "Effets de la crise" -

Sébastien Lecornu a souligné mardi que "les effets de la crise se font désormais directement sentir sur les recettes fiscales". "Il n’y a pas, et il n’y a jamais eu, de +cagnotte+".

Quand les Français consomment moins de carburants, cela engendre moins de taxes fixes (accises), qui sont un impôt indirect calculé en fonction du volume du produit mis en circulation et non du prix de vente final. En revanche, des prix plus élevés génèrent plus de TVA.

Ce qui a pu alimenter l'idée d'une "cagnotte" abondée par un "surplus fiscal" dont le montant a évolué au fil du temps.

Le Premier ministre lui-même avait reconnu début avril disposer d'un surplus fiscal --évalué alors à 270 millions euros-- qu'il souhaitait réaffecter à son plan d'électrification visant à moins dépendre des hydrocarbures.

Il a par la suite promis que le surplus, ramené à 190 millions d'euros sur mars-avril, servirait à financer "intégralement" les aides versées aux secteurs les plus touchés ou aux "grands rouleurs".

Mais la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Energie, Maud Bregeon, avait modéré cette hypothèse en expliquant que "l'Etat ne s'enrichit jamais sur le dos d'une crise, parce qu'entre la perte de croissance, la perte de consommation, les aides que vous déployez (...), vous n'êtes jamais gagnant".

- "Pouvoir d'achat" -

Contraint à la discipline budgétaire et menacé par une récession, le gouvernement temporise depuis le début de la guerre sur les aides qu'il veut toujours "ciblées" et non générales, écartant toute baisse de la fiscalité.

Sébastien Lecornu a reconnu toutefois la semaine dernière que la crise s'éternisait et qu'il fallait dans ce contexte "changer d'échelle".

Il devrait présenter de nouvelles mesures "d'ici à une semaine", a dit lundi Maud Bregeon.

"On envisage d'aider davantage de Français (...) que ceux qui sont aidés aujourd'hui parce que la situation perdure, parce que ce qui compte pour nous, c'est certes le déficit public, mais aussi le pouvoir d'achat des Français, et notamment des Français les plus modestes", a-t-elle résumé.

Or l'envolée des prix de l'énergie est devenu un thème politique de plus en plus brûlant dans un climat de pré-campagne présidentielle.

Le Rassemblement national ne cesse de demander une baisse des taxes sur l'énergie.

Le chef de file des députés Républicains Laurent Wauquiez a estimé mardi sur FranceInfo que l'Etat engrangeait "des recettes supplémentaires" qu'il demande d'affecter "à la baisse de la taxe sur l'essence" pour réduire le prix du litre de 10 centimes.

Il avait début avril évalué le surplus "entre deux et trois milliards" d'euros alors que le gouvernement parlait de 270 millions d'euros.

Les taxes représentent près de 60% du prix de l'essence et du gazole à la pompe, et moins de la moitié des recettes fiscales reviennent à l'Etat --le reste va notamment aux régions et aux départements.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 685946109c

Re: Politique energétique mandat de E.Macron

par energy_isere » 04 mai 2026, 12:21

Aide carburant "grands rouleurs" : quand et comment réclamer l'indemnité de 50 euros?

Boursorama avec Media Services •04/05/2026

Le gouvernement a présenté les modalités du coup de pouce, qui vise près de trois millions de travailleurs dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur ou égal à 16.880 euros.


Après les annonces de Sébastien Lecornu et de Bercy sur le sujet, le gouvernement a indiqué dimanche que la plateforme pour obtenir l'indemnité carburant "grands rouleurs" de 50 euros sera ouverte à partir de mercredi 27 mai.

Numéro fiscal, immatriculation et carte grise
Mis en place pour aider quelque trois millions de travailleurs modestes à faire face à la flambée persistante des prix du pétrole, ce dispositif avait été annoncé le 22 avril par le Premier ministre et confirmé officiellement par un decret publié samedi au Journal officiel.

"A partir du 27 mai, un formulaire sera disponible sur l'espace personnel du site impots.gouv.fr pour une durée de deux mois. Il suffira de renseigner son état civil, son numéro fiscal, le numéro d'immatriculation du véhicule utilisé et le numéro de carte grise", indique le ministère de l'Economie dans un communiqué. "Le demandeur devra également certifier qu’il remplit les conditions d’utilisation du véhicule en termes de distances parcourues", est-il ajouté.

Cette indemnité est destinée aux travailleurs dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur ou égal à 16.880 euros, et qui effectuent "plus de 15 kilomètres par trajet et par jour entre leur domicile et leur lieu de travail ou plus de 8.000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle" (cette condition incluant les trajets domicile-travail), avait précisé samedi le décret. "Si ces conditions sont remplies, l’indemnité sera versée directement sur le compte bancaire du bénéficiaire communiqué dans le cadre de l'impôt sur le revenu dans un délai d’environ 10 jours", conclut le communiqué.

Selon les données compilées par le gouvernement et relayées lundi 4 mai par l'agence Radio France, le prix du gazole s'est stabilisé ce week-end de début mai à 2,21€ le litre en moyenne, tandis que celui de l'essence SP95-E10 restait au-dessus de la barre des 2€, à 2,02€.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f9a777a65c

Re: Politique energétique mandat de E.Macron

par energy_isere » 21 avr. 2026, 23:07

Carburants: Lecornu annonce un "dispositif d'accompagnement" pour près de 3 millions de "grands rouleurs"

AFP •21/04/2026

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé mardi la création prochaine d'un "dispositif d'accompagnement" pour quelque trois millions de "grands rouleurs" touchés par la hausse du prix du carburant, ainsi que le renforcement des aides pour les pêcheurs et agriculteurs.

Il s'agirait d'une réduction moyenne de 20 centimes d'euros par litre, à destination "des travailleurs modestes", a précisé M. Lecornu à l'issue d'une réunion de ministres à Matignon.

Cette aide concernera environ trois millions de "Français qui travaillent", a-t-il dit.

Destinée aux travailleurs modestes, elle sera conditionnée sur "des gammes de revenus" qui seront précisées "dans les prochaines heures" par le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, et la ministre déléguée à l'Energie, Maud Bregeon, selon Sébastien Lecornu.

L'obtention de l'aide dépendra aussi de "conditions de kilomètres", a-t-il précisé: "Mais ils seront assez bas car très vite en milieu rural on devient grand rouleur".

Ce dispositif reposera sur un principe de "confiance souple" pour éviter de "fliquer" les Français, a-t-il promis.

Insistant sur sa volonté de ne pas mettre en place des "mesures générales indiscriminée, non financées, non finançables", Sébastien Lecornu a confirmé que les aides sectorielles pour les pêcheurs et agriculteurs seraient reconduites et renforcées en mai.

Celle pour les pêcheurs, actuellement à 20 centimes d'euro par litre de gazole non routier (GNR), passera "entre 30 et 35 centimes d'euro par litre", selon lui.

Celle pour les agriculteurs sera multipliée "par quatre" pour atteindre 15 centimes d'euros par litre, a-t-il ajouté.

L'aide pour les transporteurs, devant être équivalente à 20 centimes par litre, est également reconduite pour le mois de mai.

Une négociation "spécifique" avec les taxis et VTC doit être menée "dans les jours qui vont venir" car "ce sont des professions qui sont particulièrement impactées", a déclaré Sébastien Lecornu.

Il a aussi annoncé des négociations avec le secteur du BTP, en avançant une aide à environ 20 centimes par litre pour les petites entreprises de moins de 20 salariés.

Sébastien Lecornu a évoqué d'autres "chantiers" à venir, notamment sur la question de la transparence de l'évolution des marges des distributeurs de carburants.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 71b24375b7

Re: Politique energétique mandat de E.Macron

par energy_isere » 31 mars 2026, 19:42

Crise de l'énergie: le plan d'électrification finalement présenté la semaine prochaine

Connaissance des Énergies avec AFP le 31 mars 2026

La présentation du "grand plan d'électrification" par le gouvernement, destiné à réduire la dépendance aux énergies fossiles dont les prix flambent en raison de la guerre au Moyen-Orient, attendue cette semaine, aura finalement lieu la semaine prochaine, selon la ministre déléguée à l'Energie.

Maud Bregeon a évoqué mardi "les travailleurs qui roulent beaucoup" et qui "doivent être les premiers ciblés par (des) réponses structurelles et par le plan d'électrification qu'on annoncera la semaine prochaine".

Elle s'exprimait lors des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale.

Vendredi, le gouvernement avait annoncé pour cette semaine la présentation de son plan d'électrification, initialement prévue pour fin avril.

Le gouvernement a pour ambition de faire passer de 60 à 40% d'ici 2030 la dépendance de la France aux énergies fossiles importées, par l'électrification des transports avec les voitures électriques ou du bâtiment avec les pompes à chaleur.

Le gouvernement avait publié mi-février sa très attendue et stratégique feuille de route énergétique (PPE) qui fixe les objectifs de production par sources d'énergie pour les 10 ans à venir, avec une priorité donnée à l'électricité, afin de réduire la dépendance de la France aux importations d'énergies fossiles - gaz et pétrole - qui lui ont coûté 64 milliards d'euros en 2024.

Mais alors qu'en France, la consommation électrique stagne à son niveau d'avant-Covid, la PPE mise sur un plan "ambitieux" d'électrification du pays.

Autrement dit, faire basculer les secteurs dépendants des énergies fossiles (gaz, pétrole) vers l'électricité: les transports avec les voitures électriques, le bâtiment avec les pompes à chaleur ou l'industrie avec des fours électriques.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ine-260331

Re: Politique energétique mandat de E.Macron

par energy_isere » 28 mars 2026, 10:52

Carburants: le gouvernement annonce des aides "ciblées" pour près de 70 millions d'euros

AFP •27/03/2026

Le gouvernement a annoncé vendredi un plan d'aide de près de 70 millions d'euros, ciblé et limité au mois d'avril, pour les secteurs les plus touchés par la flambée des prix des carburants: la pêche, l'agriculture ou les transports.

"Aider les secteurs économiques, c'est aider les Français qui travaillent", a assuré la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Energie, Maud Bregeon, en présentant ces mesures à Bercy.

Le secteur du transport aura la part du lion avec un coup de pouce à hauteur de 50 millions d'euros pour les TPE et PME, qui recevront l'équivalent de 20 centimes d'euros par litre de carburant.

L'aide forfaitaire par véhicule est destinée à renflouer la trésorerie des sociétés "justifiant de difficultés économiques majeures", a insisté le ministre des Transports Philippe Tabarot.

Le gouvernement était sous pression, plusieurs organisations de transporteurs routiers s'organisant déjà pour manifester leur mécontentement par des actions régionales à partir de ce weekend.

"Les annonces gouvernementales ne sont ni à la hauteur, ni opérationnelles", a réagi Florence Berthelot, déléguée générale de la FNTR, plus ancienne organisation de routiers, dénonçant "une usine à gaz".

L'Union des entreprises de transport et de logistique (TLF) a regretté une "nouvelle politique du chèque" qui n'apporte qu'une "réponse strictement conjoncturelle".

Les pêcheurs français bénéficieront pour leur part d'une aide équivalent à "20 centimes par litre" de gazole marin en avril, via un remboursement sur présentation des factures de carburant, pour "permettre aux navires de continuer à sortir en mer", a indiqué la ministre de la Mer et de la Pêche Catherine Chabaud.

Le coût total pour un mois de cette mesure est estimé à cinq millions d'euros.

C'est "un premier signal positif" et "une bouffée d'oxygène pour une partie de la flotte", ont commenté l’Association nationale des organisations de producteurs (ANOP) et l'Union des armateurs à la pêche de France (UAPF).

Le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM) a salué "une avancée essentielle" mais regretté que malgré cette aide, partir en mer revient toujours "pour de nombreux navires, à travailler à perte".
.......................
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 09a159e26f

Re: Politique energétique mandat de E.Macron

par energy_isere » 27 févr. 2026, 22:13

Nouveau gouvernement : Maud Bregeon à l'Énergie

Connaissance des Énergies le 27 février 2026

Maud Bregeon a été nommée ministre déléguée, chargée de l'Énergie auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, dans le nouveau gouvernement de Sébastien Lecornu annoncé ce 26 février.

Ingénieure de formation (elle a travaillé pour EDF entre 2014 et 2022), elle conserve en parallèle ses fonctions de porte-parole du Gouvernement. Elle aura entre autres pour mission de piloter le grand plan d'électrification des usages attendu au printemps 2026, suite à l'adoption récente de la PPE 3.
https://www.connaissancedesenergies.org ... -l-energie

Re: Politique energétique mandat de E.Macron

par energy_isere » 17 févr. 2026, 00:48

200 milliards dans les infrastructures électriques : le gouvernement défend des investissements pour éviter des hausses de prix

Boursorama avec Media Services •16/02/2026

"On a aujourd'hui des réseaux de distribution qui datent de l'après-guerre, dans lesquels il faut investir", a souligné le ministre.

"La raison pour laquelle on investit, c'est justement pour éviter des augmentations de prix". Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a assuré dimanche 15 février que les investissements prévus dans les infrastructures énergétiques par la feuille de route énergétique du gouvernement (PPE) doivent être réalisés pour éviter "des hausses de prix" de l'électricité.

"C'est pour qu'on puisse transformer plus d'électricité, c'est pour qu'on puisse produire plus d'électricité", a insisté Roland Lescure sur BFMTV . "On a aujourd'hui des réseaux de distribution qui datent de l'après-guerre, dans lesquels il faut investir", a-t-il aussi dit.

Interrogé sur le coût de la PPE avancé par le RN, c'est-à-dire 300 milliards d'euros, le ministre a évoqué des investissements prévus par RTE et Enedis, évalués à 200 milliards d'euros, qui iront "dans les réseaux, les lignes à haute tension, ce qu'on appelle le transport d'électricité et la distribution" .

"Toutes celles et ceux qui nous font des procès en disant qu'on investit pour augmenter les prix se mettent le doigt dans l'œil". Le ministre a insisté : "On peut continuer à acheter 60 milliards (64 milliards d'euros en 2024, ndlr) d'hydrocarbures partout dans le monde, sauf chez nous, ou on peut décider d'investir dans une alternative".

Nucléaire et éolien en mer
"Et l'alternative, c'est de l'électricité fabriquée en France" , ajoute-t-il.

La PPE, qui était très attendue, a été dévoilée jeudi. Elle entend répondre d'ici à 2035 aux enjeux de souveraineté et de décarbonation de la France. Le gouvernement met l'accent sur la relance de la consommation d'une électricité décarbonée, notamment d'origine nucléaire, en remplacement des énergies fossiles coûteuses à importer.

Cette troisième PPE acte une relance massive du nucléaire, énergie décarbonée mais complexe à mettre en œuvre -en rupture avec la précédente PPE (2019-2024) qui prévoyait de fermer 14 réacteurs nucléaires. Cette feuille de route mise aussi sur une accélération de l'éolien en mer, tandis que l'éolien terrestre et le solaire ont des objectifs en baisse par rapport à ce que prévoyait la version de la PPE soumise à la consultation du public en mars.

Roland Lescure a exclu dimanche tout "moratoire" sur les éoliennes. "Il y a des régions dans lesquelles il n'y en aura pas plus parce qu'il y en a déjà beaucoup", a-t-il dit. Mais d'autres zones vont en accueillir, selon lui.

"Dans le grand Ouest de la France, on sait qu'il y a peu d'éoliennes par rapport aux Hauts-de-France", a expliqué Roland Lescure, qui cible "un huitième" de production d'énergie en plus grâce à de nouvelles éoliennes, "essentiellement dans des régions dans lesquelles il n'y en a pas."

"Et si on peut remplacer des éoliennes existantes par des éoliennes plus puissantes, on le fera", a-t-il aussi avancé.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 6de0e5547c

Re: Politique energétique mandat de E.Macron

par energy_isere » 13 févr. 2026, 15:49

PPE 3 : le décret sur la feuille de route énergétique publié au JO

Connaissance des Énergies avec AFP le 13 février 2026

Le décret relatif à la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), feuille de route de la stratégie énergétique de la France jusqu'à 2035, a été publié vendredi au Journal officiel (JO), au lendemain de sa présentation par le gouvernement.

Une « révision simplifiée » en 2027 ?

"Le décret fixe la programmation pluriannuelle de l'énergie, qui définit les priorités d'action des pouvoirs publics pour la gestion des formes d'énergie sur le territoire hexagonal continental sur la période 2026-2035", est-il indiqué dans le JO.

La nouvelle PPE, qui était très attendue, a été dévoilée jeudi. Elle entend répondre d'ici à 2035 aux enjeux de souveraineté et de décarbonation de la France. Le gouvernement met l'accent sur la relance de la consommation d'une électricité décarbonée, notamment d'origine nucléaire, en remplacement des énergies fossiles coûteuses à importer, mais acte un moindre déploiement de l'éolien terrestre et du solaire.

Le décret stipule ainsi que "les capacités à attribuer ou à contractualiser pour les installations de production d'électricité renouvelable après (le 31 décembre 2028) seront, le cas échéant, ajustées en tenant compte notamment de l'évolution de la consommation d'électricité, du développement des moyens de production d'électricité décarbonée et du développement des flexibilités décarbonées".

"Une révision simplifiée de la programmation pluriannuelle de l'énergie pourra être lancée à cette fin en 2027", est-il indiqué. Par ailleurs, "pour l'éolien terrestre, le renouvellement des parcs existants sera privilégié".

Consulter la Programmation pluriannuelle de l'énergie (2026-2035) publiée au Journal Officiel

Un autre rapport attendu d'ici fin 2026

Le décret indique également que "le gouvernement publiera d'ici la fin de l'année 2026 un rapport sur l'évolution de la consommation d'électricité, du développement des moyens de production d'électricité décarbonée et du développement des flexibilités décarbonées".

Cette troisième PPE acte une relance massive du nucléaire, énergie décarbonée mais complexe à mettre en œuvre - en rupture avec la précédente PPE (2019-2024) qui prévoyait de fermer 14 réacteurs nucléaires -, avec "une optimisation" du parc existant et la construction de six nouveaux réacteurs, et huit en option.

La production nucléaire, déjà majoritaire en France, devrait atteindre 380 à 420 TWh en 2030, contre 320 en 2023.

Cette PPE mise aussi sur une accélération de l'éolien en mer, tandis que l'éolien terrestre et le solaire subissent la stagnation de la demande d'électricité, avec des objectifs en baisse par rapport à ce que prévoyait la version de la PPE soumise à la consultation du public en mars.
https://www.connaissancedesenergies.org ... -jo-260213

Re: Politique energétique mandat de E.Macron

par energy_isere » 13 févr. 2026, 00:36

Relance du nucléaire, barrages, prudence sur l'éolien... : ce que contient la feuille de route énergétique de la France

Boursorama avec Media Services •12/02/2026

Souveraineté, compétitivité, pouvoir d'achat, décarbonation. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a dévoilé jeudi 12 février les axes stratégiques de la nouvelle politique énergétique de la France, sujet d'intenses débats depuis trois ans, le gouvernement.

Combien de réacteurs nucléaires? Quelle part pour l'éolien et le solaire et les autres énergies ? Quelles sont les nouvelles trajectoires de production, et quelle est l'évolution attendue de la consommation?

• Relance massive du nucléaire
En rupture avec la précédente programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui prévoyait la fermeture de 14 réacteurs, la PPE3 acte la relance du nucléaire avec la construction de six réacteurs de nouvelle génération EPR2 , la possibilité d'en construire 8 autres, et la prolongation des réacteurs actuels.

Elle prévoit aussi une optimisation des 57 réacteurs du parc existant, avec une production attendue entre 380 à 420 TWh d'ici 2030 (320 TWh en 2023), alors que l'électricien EDF visait 400 TWh.

• L'éolien en mer confirmé
La PPE mise sur une accélération des installations, avec un objectif de 15 GW de puissance installée d'ici 2035, mais avec un léger décalage dans le temps pour la cible de 18 GW, désormais prévue pour 2037, pour mieux tenir compte des délais de raccordement.

• Objectif "réaliste" pour l'éolien terrestre et solaire
Les objectifs d'installations d'éoliennes et de champs photovoltaïques ont été "ajustés pour tenir compte des débats parlementaires du printemps 2025", qui ont été houleux, et du constat d'une stagnation de la consommation électrique nationale depuis deux ans, selon le document.

La PPE fixe "une évolution raisonnée du photovoltaïque" , qui produit aujourd'hui environ 30 gigawatts d'électricité. Il devrait représenter 48 GW d'ici 2030 et 55 à 80 GW en 2035 — contre 54 et 65 à 90 GW en 2035 dans la version mise à la consultation du public en mars dernier.

Alors que les éoliennes terrestres rencontrent parfois une opposition localement , le gouvernement veut "privilégier" les augmentations de puissance plutôt que la construction de nouveaux parcs. Il prévoit 31 GW en 2030 et 35 à 40 GW en 2035 (environ 24 GW aujourd'hui) -contre 33 GW en 2030 et 40 à 45 GW en 2035 dans la précédente version.

• Retour de l'hydroélectricité
L'adoption récente à l'Assemblée nationale d'une proposition de loi a ouvert la voie à une relance des investissements dans l'électricité issue des barrages, jusqu'ici bloqués en raison d'un contentieux juridique avec Bruxelles.

La PPE prévoit d'augmenter à hauteur de 2,8 GW les capacités de barrages existants, dont 1,7 GW dans les stations de transfert d'énergie par pompage (STEP), qui contribuent à l'équilibre entre production et consommation électrique, grâce à leur fonction de stockage.

• Pari sur l'électrification
Le gouvernement fixe un objectif de production d'énergie décarbonée ambitieux en faisant le pari d'une croissance de l'électrification des usages.

Cette notion implique un recours accru à l'électricité pour réduire les énergies fossiles , donc carbonées (pétrole, gaz, fioul), dans les secteurs qui en consomment (transports, bâtiments, industrie).

Objectif : passer de 60% d'énergies fossiles dans la consommation d'énergie totale du pays à 60% d'énergies décarbonées en 2030.

• Énergies décarbonées non-électriques
En parallèle, le gouvernement veut aussi encourager le recours à des sources d'énergie non-électriques décarbonées "pour les usages de l'énergie difficilement électrifiables".

Pour le biométhane (gaz renouvelable), le gouvernement prévoit des objectifs importants de 47 à 82 TWh en 2035, en légère baisse par rapport à la version de mars.

Dans la chaleur renouvelable, il vise toujours 328 à 421 TWh en 2035, notamment avec la géothermie profonde et de surface.

Dans l'hydrogène décarboné, le gouvernement lisse les objectifs dans le temps: jusqu’à 4,5 GW pour 2030 et un nouvel objectif de 8 GW en 2035.

Il mise sur une "augmentation progressive de la consommation d'agrocarburants, notamment pour le transport aérien et maritime", avec une cible de 70 à 90 TWh en 2035.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 8d6ca84457

Re: Politique energétique mandat de E.Macron

par energy_isere » 08 févr. 2026, 11:57

Feuille de route énergétique: Lecornu va signer le décret de publication "en fin de semaine prochaine"

Connaissance des Énergies avec AFP le 07 février 2026

Sébastien Lecornu annonce qu'il signera "en fin de semaine prochaine" le décret de publication de la très attendue feuille de route énergétique de la France sur dix ans.

L'énergie "est probablement un des dossiers les plus urgents" à traiter, ajoute le Premier ministre dans un entretien à la presse régionale.

Il justifie la prise d'un décret "en raison de l'urgence" et parce qu'il estime que "les débats ont largement eu lieu".

Attendue depuis deux ans et demi, la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), feuille de route énergétique de la France jusqu'en 2035, avait été retardée en raison de divisions politiques sur le partage entre nucléaire et énergies renouvelables.

Cette PPE s'achemine vers un ralentissement de l'éolien terrestre et du solaire parce que l'électrification de l'économie - un des leviers pour réduire les énergies fossiles - avance moins vite que prévu, selon le gouvernement.

M. Lecornu confirme que six réacteurs nucléaires EPR "seront inscrits dans la PPE et huit supplémentaires en option", conformément aux promesses du président Emmanuel Macron en 2022 à Belfort.

Le gouvernement investira aussi "dans l'éolien en mer, le photovoltaïque, la géothermie" et l'éolien terrestre. Mais cette dernière source d'énergie "est parfois source de conflit localement, la priorité sera donc donnée à la remotorisation des parcs existants avec des turbines plus puissantes pour éviter le mitage des paysages", précise M. Lecornu.

Quant au prix de l'électricité, "il n'augmentera pas en France", promet-il, grâce à une "stratégie ambitieuse d'offre".

Alors que le gouvernement envisage d'accompagner la publication de la PPE d'un "grand plan autour de l'électrification des usages" (mobilité, bâtiment, industrie), Sébastien Lecornu ajoute qu'il "faudra réfléchir à des incitations pour accélérer" cette électrification afin "d'arriver à ce que 60% de notre consommation en 2030 soit électrique".

Sur le plan militaire, l......................
https://www.connaissancedesenergies.org ... ine-260207

Re: Politique energétique mandat de E.Macron

par energy_isere » 05 févr. 2026, 22:32

Stratégie énergétique: Lecornu reçoit vendredi les filières du renouvelable et du nucléaire

Boursorama avec AFP •05/02/2026

Sébastien Lecornu va recevoir à Matignon vendredi les filières des énergies renouvelables et nucléaire, en amont de la possible publication ces prochains jours de la très attendue feuille de route énergétique de la France sur dix ans.

Le Premier ministre, avec le ministre de l'Économie Roland Lescure, échangera dans la matinée avec les syndicats représentant les énergies renouvelables, le Syndicat des énergies renouvelables (SER), France renouvelables (FR), et Enerplan (solaire), ainsi que le gestionnaire du réseau électrique à haute tension RTE, a précisé Matignon.

Il recevra également l'après-midi les acteurs de la filière nucléaire : le géant français de l'électricité EDF, sa filiale nucléaire Framatome, le spécialiste français de l'uranium Orano, et à nouveau RTE.

La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), feuille de route énergétique de la France jusqu'en 2035, s'achemine vers un ralentissement de l'éolien terrestre et du solaire parce que l'électrification de l'économie - un des leviers pour réduire les énergies fossiles - avance moins vite que prévu, selon le gouvernement.

Attendue depuis deux ans et demi, la sortie de ce document stratégique a été retardée en raison de divisions politiques sur le partage entre nucléaire et renouvelables, mais il devrait être dévoilé dans les prochains "jours".

Roland Lescure avait mis en avant mardi le besoin d'"investissements majeurs dans le nucléaire", avec la construction de "six nouveaux réacteurs" et dans l'éolien marin, mais avec "sans doute moins qu'initialement prévu" d'électricité solaire et éolienne terrestre.

Sébastien Lecornu avait confirmé le même jour qu'il n'y aurait cependant "pas de moratoire sur le renouvelable".

Selon M. Lescure, la France est tenue de lever le pied sur le déploiement du solaire et de l'éolien terrestre "parce qu'on électrifie moins" en France, "on consomme moins d'électricité qu'on avait prévu".

RTE avait relevé dans son bilan prévisionnel publié en décembre que la France accusait un "retard" dans la dynamique d'électrification.

Le gouvernement avait dans la foulée de ce rapport promis d'accompagner la publication de la PPE d'un "grand plan autour de l'électrification des usages" (mobilité, bâtiment, industrie), mais attendait l'adoption du budget avant d'ouvrir ce chapitre.

"C'est vraiment une question de jours" pour la PPE "et de semaines pour le plan d'électrification. On veut consulter tout le monde", avait ajouté M. Lescure.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 323de3af57

Re: Politique energétique mandat de E.Macron

par energy_isere » 09 déc. 2025, 19:27

La France doit mettre la priorité sur l'électricité pour s'affranchir des importations d'énergies fossiles, selon RTE

Connaissance des Énergies avec AFP le 09 décembre 2025

En plein débat sur les choix énergétiques de la France, le gestionnaire du réseau de haute tension RTE sonne la mobilisation générale pour accélérer la transition vers l'électricité et réduire la dépendance coûteuse aux énergies fossiles, sans quoi le pays pourrait manquer ses objectifs de décarbonation et de réindustrialisation.

"La pertinence d'une électrification rapide du pays pour réduire ses dépendances aux fossiles importés, améliorer sa balance commerciale et permettre sa décarbonation rapide est attestée", écrit RTE dans son bilan prévisionnel 2025, destiné à éclairer les choix gouvernementaux en matière énergétique.

Le gardien de l'équilibre électrique français rappelle que les importations d'hydrocarbures (gaz, pétrole) constituent la première source du déficit commercial, une note salée de 50 à 70 milliards d'euros chaque année, et même près de 120 milliards lors de la crise énergétique.

La stratégie de décarbonation de la France vise à réduire d'ici 2035 la part des hydrocarbures dans sa consommation d'énergie de 60% aujourd'hui à 30-35% en augmentant l'usage de l'électricité bas carbone - nucléaire ou renouvelable - dans les transports, l'industrie, les bâtiments...

Problème: le pays accuse aujourd'hui un "retard" dans cette "électrification" alors qu'il dispose de "l'avantage quasi-unique en Europe d'une production d'électricité particulièrement abondante et déjà décarbonée à 95%", et avec des prix sur les marchés de gros parmi les plus bas du continent, souligne RTE.

L'impératif de remplacement des énergies fossiles par de l'électricité décarbonée "va bien au-delà" des objectifs climatiques de baisse des émissions, précise à l'AFP Thomas Veyrenc, directeur général Economie, stratégie et finances de RTE. "C'est un enjeu de souveraineté de réduire des importations d'énergies fossiles de la Russie, du Moyen-Orient, ou même des Etats-Unis".

Ce rapport "confirme la nécessité d'accélérer sur l'électrification des usages pour atteindre nos objectifs : transition écologique, des logements plus résilients, décarbonation de l'industrie et réindustrialisation, indépendance énergétique", a commenté Bercy.

Sa publication doit ouvrir une séquence politique avec des annonces du gouvernement sur une "stratégie d'électrification complémentaire" à la future feuille de route énergétique de la France (PPE), selon le ministère de l'Economie. Des décisions concernant cette PPE seront d'ailleurs "prises d'ici Noël".

- Avancer sur deux jambes -

La publication de ce décret a déjà plus de deux ans de retard en raison de profondes divisions politiques sur le partage entre nucléaire et énergies renouvelables, auxquelles est notamment opposé le Rassemblement national.

Leurs adversaires venus aussi d'une partie de la droite les accusent de coûter cher en aides publiques et de déséquilibrer le système électrique en raison de leur intermittence.

Mais du point de vue de RTE, nucléaire et renouvelables ne se concurrencent pas. "Le système énergétique de demain devra marcher sur deux jambes, les renouvelables et le nucléaire. Il n'y aurait aucun intérêt à se priver de l'une maintenant, au risque de ne plus pouvoir avancer", souligne Xavier Piechaczyk, président du directoire de RTE.

Le rapport actualise la trajectoire de décarbonation de la France en tenant compte du retard pris dans l'électrification depuis 2023, de la dégradation du contexte macroéconomique et des conséquences durables des actions de sobriété instaurées durant la crise énergétique de 2022-2023. De ce fait, le gestionnaire ajuste à la baisse le besoin d'électricité de la France à l'horizon 2035, "d'environ 35 TWh" par rapport à ses précédentes projections de 2023.

La France tend ainsi à s'inscrire actuellement dans une trajectoire de décarbonation dite "lente" dans laquelle elle n'atteint pas ses objectifs climatiques et voit la part de l'industrie manufacturière dans son PIB baisser. Cela se traduit par une demande d'électricité en berne et un épisode de surcapacité avérée jusqu'en 2027-2028.

Pour en sortir, RTE prône une accélération de la consommation électrique dans les secteurs qui n'en consomment pas, correspondant à une trajectoire de décarbonation "rapide" alignée sur ses objectifs climatiques et de réindustrialisation - la solution la moins coûteuse et la plus efficace selon RTE.

"Face à cette situation de surcapacité électrique temporaire, la France a le choix entre actionner un levier de décarbonation rapide, possible car les projets industriels existent ou bien ralentir transitoirement le rythme d'installation des renouvelables", souligne M. Piechaczyk.

Mais il met en garde: "ce levier-là, bien moins efficace économiquement, doit être manié avec proportionnalité" pour ne pas affaiblir les filières des renouvelables.
https://www.connaissancedesenergies.org ... rte-251209

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