L’Ukraine frappe quatre navires russes et endommage des infrastructures portuaires en Baltique et en mer Noire
Les autorités ukrainiennes ont affirmé, dimanche 3 mai, avoir touché un navire équipé de missiles de croisière et trois pétroliers de la flotte fantôme, dans les ports russes de Primorsk et de Novorossiysk. Les frappes visant la marine et les intérêts russes redoublement d’intensité ces derniers jours.
Le port de Primorsk, le plus important en mer Baltique pour la Russie en termes de cargaisons, avait déjà été frappé par des drones ukrainiens fin mars. | PLANET LABS PBC VIA AFP
Publié le 04/05/2026 Le marin
L’Ukraine a frappé quatre navires russes ce week-end des 2 et 3 mai. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré sur son compte X, dimanche 3 mai, que l’armée de son pays avait frappé un navire équipé de missiles de croisière de classe Karakourt dans le port de Primorsk, près de la frontière avec la Finlande, dans la région russe de Leningrad.
Les terminaux d’exportation de pétrole dans cette zone au nord de la Russie ont été attaqués à plusieurs reprises ces dernières semaines, privant ainsi la Russie, selon Kiev, de milliards de dollars d’exportations.
Deux pétroliers touchés à Novorossiysk, selon Kiev
Le président Zelensky a ajouté que trois pétroliers russes appartenant à la flotte fantôme avaient été touchés : un à Primorsk et deux au large du port de Novorossiysk, sur la mer Noire. Dimanche, l’armée ukrainienne a diffusé des images prises de nuit d’un drone naval s’approchant d’un pétrolier dans cette dernière zone.
Le gouverneur de la région de Leningrad avait auparavant confirmé un incendie dans le port de Primorsk après les opérations ukrainiennes. L’étendue des dégâts n’est toutefois pas connue dans l’immédiat et les autorités russes n’ont fourni aucun détail à ce sujet.
Une semaine avant ces attaques, l’Ukraine avait revendiqué une série de frappes en mer Noire, endommageant deux patrouilleurs russes.
Le chef de l’État ukrainien a en outre promis dimanche d’intensifier les représailles contre les sites énergétiques russes si les combats n’étaient pas arrêtés. Les recettes tirées du pétrole et du gaz — gonflées en raison de la guerre au Moyen-Orient — sont cruciales pour l’économie russe et le financement de l’armée.