par energy_isere » 09 mai 2026, 11:58
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Au Congo, Zanaga en quête de 2 milliards USD d’ici 2027 pour une mine de fer
Agence Ecofin 07 mai 2026
En 2025, Zanaga Iron Ore Company avait annoncé son intention de réviser le plan d’exploitation de son projet de minerai de fer au Congo. Cette démarche visant à le positionner comme un futur fournisseur de fer bas carbone, impliquait aussi une réévaluation des paramètres économiques actuels.
En République du Congo, le développement d’une mine de fer sur le projet Zanaga nécessiterait désormais un investissement initial de 2,17 milliards USD, contre 1,9 milliard USD précédemment. Cette révision a été annoncée mercredi 6 mai par son opérateur Zanaga Iron Ore Company (ZIOC), qui l’intègre aux principales conclusions de la mise à jour du plan d’exploitation engagée en 2025.
La compagnie mène en effet depuis plusieurs mois des tests métallurgiques visant à démontrer la capacité de Zanaga à produire un concentré de minerai de fer à haute teneur, adapté au DRI (Direct Reduced Iron), un procédé de production de fer à plus faible émission. Cette démarche a conduit à des ajustements techniques dans la conception de l’usine, entraînant une hausse des investissements prévisionnels, mais aussi une amélioration notable de la valeur globale du projet.
Concrètement, les 2,17 milliards USD évoqués devraient financer une première phase de développement, avec une capacité annuelle de 12 millions de tonnes de fer. Combinée à une seconde phase portant la production à 30 millions de tonnes, cette configuration porte l’investissement total à 4,05 milliards USD, sur une durée de vie estimée à 30 ans. Ce schéma en deux phases affiche une valeur actuelle nette (VAN) de 4,90 milliards USD, en hausse de 29,4 % par rapport à l’estimation précédente, avec un taux de rendement interne (TRI) de 24,3 %, contre 23 % auparavant.
« L’achèvement de ce programme stratégique constitue une étape majeure pour Zanaga, renforçant la confiance dans la solidité économique du projet ainsi que dans sa valeur à long terme. Alors que la demande en minerai de fer à haute teneur et à faibles émissions ne cesse de croître, nous sommes convaincus que Zanaga est idéalement positionnée pour jouer un rôle clé à l’échelle mondiale », a déclaré Clifford Elphick, président de ZIOC.
Cap sur la décision finale d’investissement pour 2027
Cette étape franchie, ZIOC entend désormais engager les travaux préalables au lancement de la phase de construction. Le programme inclut notamment une mise à jour des réserves minérales, la réalisation d’une étude d’impact environnemental et social (EIES), ainsi que la poursuite des discussions avec de potentiels bailleurs de fonds. L’objectif affiché est de parvenir à une décision finale d’investissement d’ici fin 2027.
Sur le volet du financement, l’entreprise pourrait notamment s’appuyer sur un partenariat avec Red Arc Minerals (RAM), avec laquelle elle explore la mise en place d’une coentreprise autour du projet. L’accord annoncé en février dernier prévoit une prise de participation progressive de cet acteur, pouvant atteindre jusqu’à 87,5 % du capital en échange d’un montant total de 150 millions USD. Les négociations se poursuivent en vue de formaliser les termes contractuels, après quoi les deux parties devraient participer au développement du projet au prorata de leurs participations respectives.
Reste à voir comment ces dynamiques évolueront dans les prochains mois, et surtout leur impact sur la trajectoire de mise en œuvre du projet. Ce suivi est d’autant plus crucial dans un contexte marqué par l’émergence d’une nouvelle génération de mines de fer, appelée à alimenter un marché déjà en situation d’excédent ces dernières années. Cette tendance se confirme sur le continent, où des projets comme Baniaka (Gabon) et MIFOR (RDC) s’annoncent en parallèle, tandis que l’arrivée des premiers volumes de fer issus du mégaprojet guinéen Simandou devrait déjà exercer une « forte pression à la baisse » sur les prix, selon S&P Global.
Dans ce contexte, la capacité de ZIOC à composer avec ces défis et à rallier investisseurs comme acheteurs pour un projet d’envergure tel que Zanaga demeure cruciale. D’autant plus que l’entreprise tente de faire avancer ce chantier depuis près d’une décennie, un cycle marqué l’an dernier par le retrait définitif de Glencore, son ancien partenaire de coentreprise. À titre de comparaison, pour concrétiser son pari sur Simandou, la Guinée a dû attendre plus de deux décennies avant de réunir des entreprises prêtes à investir et à acheter la production de cette mine budgétisée à 20 milliards USD, infrastructures logistiques et portuaires comprises.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... ine-de-fer
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[quote][b][size=120]Au Congo, Zanaga en quête de 2 milliards USD d’ici 2027 pour une mine de fer[/size][/b]
Agence Ecofin 07 mai 2026
En 2025, Zanaga Iron Ore Company avait annoncé son intention de réviser le plan d’exploitation de son projet de minerai de fer au Congo. Cette démarche visant à le positionner comme un futur fournisseur de fer bas carbone, impliquait aussi une réévaluation des paramètres économiques actuels.
En République du Congo, le développement d’une mine de fer sur le projet Zanaga nécessiterait désormais un investissement initial de 2,17 milliards USD, contre 1,9 milliard USD précédemment. Cette révision a été annoncée mercredi 6 mai par son opérateur Zanaga Iron Ore Company (ZIOC), qui l’intègre aux principales conclusions de la mise à jour du plan d’exploitation engagée en 2025.
La compagnie mène en effet depuis plusieurs mois des tests métallurgiques visant à démontrer la capacité de Zanaga à produire un concentré de minerai de fer à haute teneur, adapté au DRI (Direct Reduced Iron), un procédé de production de fer à plus faible émission. Cette démarche a conduit à des ajustements techniques dans la conception de l’usine, entraînant une hausse des investissements prévisionnels, mais aussi une amélioration notable de la valeur globale du projet.
Concrètement, les 2,17 milliards USD évoqués devraient financer une première phase de développement, avec une capacité annuelle de 12 millions de tonnes de fer. Combinée à une seconde phase portant la production à 30 millions de tonnes, cette configuration porte l’investissement total à 4,05 milliards USD, sur une durée de vie estimée à 30 ans. Ce schéma en deux phases affiche une valeur actuelle nette (VAN) de 4,90 milliards USD, en hausse de 29,4 % par rapport à l’estimation précédente, avec un taux de rendement interne (TRI) de 24,3 %, contre 23 % auparavant.
« L’achèvement de ce programme stratégique constitue une étape majeure pour Zanaga, renforçant la confiance dans la solidité économique du projet ainsi que dans sa valeur à long terme. Alors que la demande en minerai de fer à haute teneur et à faibles émissions ne cesse de croître, nous sommes convaincus que Zanaga est idéalement positionnée pour jouer un rôle clé à l’échelle mondiale », a déclaré Clifford Elphick, président de ZIOC.
Cap sur la décision finale d’investissement pour 2027
Cette étape franchie, ZIOC entend désormais engager les travaux préalables au lancement de la phase de construction. Le programme inclut notamment une mise à jour des réserves minérales, la réalisation d’une étude d’impact environnemental et social (EIES), ainsi que la poursuite des discussions avec de potentiels bailleurs de fonds. L’objectif affiché est de parvenir à une décision finale d’investissement d’ici fin 2027.
Sur le volet du financement, l’entreprise pourrait notamment s’appuyer sur un partenariat avec Red Arc Minerals (RAM), avec laquelle elle explore la mise en place d’une coentreprise autour du projet. L’accord annoncé en février dernier prévoit une prise de participation progressive de cet acteur, pouvant atteindre jusqu’à 87,5 % du capital en échange d’un montant total de 150 millions USD. Les négociations se poursuivent en vue de formaliser les termes contractuels, après quoi les deux parties devraient participer au développement du projet au prorata de leurs participations respectives.
Reste à voir comment ces dynamiques évolueront dans les prochains mois, et surtout leur impact sur la trajectoire de mise en œuvre du projet. Ce suivi est d’autant plus crucial dans un contexte marqué par l’émergence d’une nouvelle génération de mines de fer, appelée à alimenter un marché déjà en situation d’excédent ces dernières années. Cette tendance se confirme sur le continent, où des projets comme Baniaka (Gabon) et MIFOR (RDC) s’annoncent en parallèle, tandis que l’arrivée des premiers volumes de fer issus du mégaprojet guinéen Simandou devrait déjà exercer une « forte pression à la baisse » sur les prix, selon S&P Global.
Dans ce contexte, la capacité de ZIOC à composer avec ces défis et à rallier investisseurs comme acheteurs pour un projet d’envergure tel que Zanaga demeure cruciale. D’autant plus que l’entreprise tente de faire avancer ce chantier depuis près d’une décennie, un cycle marqué l’an dernier par le retrait définitif de Glencore, son ancien partenaire de coentreprise. À titre de comparaison, pour concrétiser son pari sur Simandou, la Guinée a dû attendre plus de deux décennies avant de réunir des entreprises prêtes à investir et à acheter la production de cette mine budgétisée à 20 milliards USD, infrastructures logistiques et portuaires comprises.
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