Crise Turquie - Grèce

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Re: Crise Turquie - Grèce

par energy_isere » 29 août 2026, 18:45

L'engin s'approchait de la piste au moment où "un avion de ligne tentait de décoller": des F-16 grecs interceptent un drone turc à proximité d'un aéroport

BFM Business P.L. avec AFP 28 aout 2026

Un drone turc a pénétré l'espace aérien grec et survolé un aéroport de l'est de la Grèce, nécessitant l'intervention d'une patrouille d'avions de combat F-16, a appris l'AFP ce vendredi de sources concordantes.


"Un drone turc a pénétré illégalement" l'espace aérien grec, près d'Alexandroupolis (nord-est), "provoquant la mobilisation immédiate de l'armée de l'air", a annoncé la télévision publique ERTnews. Interrogée par l'AFP, une source militaire grecque a confirmé l'incident.

L'engin "s'est déplacé vers un point proche de la piste terminale de l'aéroport d'Alexandroupolis, au moment même où un avion de ligne tentait de décoller", affirme ERTnews, jugeant cette situation "particulièrement préoccupante". Des "F-16 grecs qui étaient en alerte ont immédiatement décollé et, en quelques minutes, se sont approchés du drone turc, procédant à son identification et à son interception".

L'action des avions de combat "a eu pour conséquence l'éloignement du drone de l'espace aérien grec", sa "sortie ayant été enregistrée dans la région de (l'île grecque de) Samothrace", toujours selon la TV publique. L'incident n'a pas affecté la sécurité du vol concerné à l'aéroport d'Alexandroupolis, qui par mesure de précaution a emprunté une autre piste pour décoller normalement vers l'aéroport international d'Athènes.

"Ce n'est pas un incident grave", a indiqué à l'AFP la source militaire. Il relève des "incidents et des interceptions quotidiennes" menées par l'armée grecque, "soit dans le nord-est soit dans le sud-est de la (mer) Egée".

Les violations de l'espace aérien grec par des aéronefs turcs sont redevenues une pratique courante en 2026, concentrées en mer Egée et menées surtout désormais avec des drones, selon les données du ministère de la Défense. De zéro violation turque en 2024, leur nombre est passé à 225 en 2025, et à 433 en 2026 jusqu'à début août, dont beaucoup sont désormais menées par des drones de différents types, armés et non-armés. Les autorités grecques protestent régulièrement contre ces violations de l'espace aérien national.
https://www.bfmtv.com/economie/entrepri ... 80483.html

Re: Crise Turquie - Grèce

par energy_isere » 23 août 2026, 01:12

La Turquie use le potentiel de l’aviation de chasse grecque en envoyant des drones au-dessus de la mer Égée

par Laurent Lagneau · 13 août 2026

......................
«Ankara adopte la logique des violations à bas coût et sans risque, contraignant Athènes à des interceptions périlleuses à un coût financier exorbitant», souligne I Kathimerini. En effet, poursuit-il, «le coût d’un F-16 décollant pour une mission de reconnaissance et d’interception s’élève à environ 20 000 euros par heure de vol, tandis que le prix correspondant pour un Bayraktar violant l’espace aérien national peut être dix fois inférieur, et ce sans aucun risque pour la vie humaine».
En clair, la Turquie cherche à user le potentiel de l’aviation de combat grecque.
.........................
https://www.opex360.com/2026/08/13/la-t ... -mer-egee/

Re: Crise Turquie - Grèce

par energy_isere » 21 août 2026, 22:32

Athènes et Ankara ravivent leur différend autour d'un plan énergétique

AFP avec Connaissance des Énergies Mis à jour le 21 août 2026

Après la présentation d'un cadre énergétique par Athènes, la Grèce et la Turquie ont relancé leur différend récurrent sur les eaux territoriales égéennes.

Un cadre grec pour les renouvelables contesté par Ankara

Athènes a annoncé mercredi 19 août 2026 l'entrée en vigueur d'un nouveau cadre spécial d'aménagement pour les énergies renouvelables, applicable à la Grèce continentale et aux îles jusqu'en 2050. Le dispositif vise à organiser le développement énergétique sur terre et en mer, dans un espace où les usages industriels, environnementaux et de souveraineté se superposent.

Le ministère turc des Affaires étrangères a répondu que ce cadre « n'aura, à l'instar d'autres initiatives similaires prises par la Grèce, aucune conséquence juridique » pour la Turquie en mer Égée. Ankara a aussi rappelé « qu'il convient d'éviter les actions unilatérales dans les mers fermées ou semi-fermées telles que la mer Égée et la Méditerranée ».

Le ministère grec des Affaires étrangères a rejeté jeudi 20 août des « allégations révisionnistes et sans fondement » jugées « totalement inacceptables ». Athènes a affirmé que « la souveraineté grecque en mer Egée est clairement et définitivement définie par des conventions internationales et ne saurait être remise en cause. Toute autre approche est contraire au droit international et suscitera une réaction en conséquence ».

Les aires marines turques ajoutent un front de tension

La séquence avait commencé quelques jours plus tôt avec l'annonce, par la Turquie, de deux aires marines protégées au large de Fethiye et de Kas, dans le sud du pays, ainsi que dans le nord de la mer Égée, au large des Dardanelles. Athènes avait qualifié ces créations d'« illégale », en estimant qu'elles occupaient des eaux internationales et s'étendaient sur le plateau continental grec.

Le ministère turc de l'Agriculture et des Forêts a indiqué que les deux parcs marins nationaux avaient été publiés au Journal officiel turc le 16 août 2026. Selon ce ministère, celui de Fethiye-Kas couvre 2 170 603 hectares et celui du nord de l'Égée 174 214 hectares.

Les deux pays, voisins et membres de l'Otan, connaissent des regains de tensions réguliers autour de la délimitation des eaux territoriales et des droits maritimes en mer Égée. Le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis avaient signé en décembre 2023 une « déclaration d'amitié et de relations de bon voisinage » destinée à stabiliser leur relation bilatérale.

Le câble Grèce-Chypre-Israël reste au centre du dossier énergétique

La presse grecque relie cette reprise des frictions à deux facteurs. Le quotidien I Kathimerini estime que « les tensions entre la Turquie et Israël (alliée de la Grèce depuis 2010) devraient se reporter sur la mer Égée ».

Le second facteur évoqué concerne une possible relance des travaux du Great Sea Interconnector, projet d'interconnexion électrique sous-marine reliant la Grèce, Chypre puis Israël. Ce dossier est gelé depuis deux ans, notamment en raison de l'opposition turque à des études bathymétriques menées à l'été 2024 dans la zone maritime au large de Kasos.

Le projet prévoit un câble sous-marin à courant continu haute tension d'environ 1 208 km, dont 900 km entre la Crète et Chypre et 310 km entre Chypre et Israël. L'opérateur grec IPTO indique que le Great Sea Interconnector est conçu comme un système HVDC bipolaire de 500 kV, avec une capacité nominale de transport de 1 000 MW.

Début août 2026, l'entreprise française Meridiam est devenue actionnaire majoritaire de la société de projet GSI. IPTO a soumis le 13 août 2026 une demande d'investissement aux régulateurs de Chypre et d'Israël pour le tronçon Chypre-Israël, étape préalable à une décision conjointe sur la répartition transfrontalière des coûts.
https://www.connaissancedesenergies.org ... gee-260821

Re: Crise Turquie - Grèce

par energy_isere » 30 nov. 2020, 21:05

Le navire turc au cœur des tensions en Méditerranée orientale rentre au port

AFP parue le 30 nov. 2020

La Turquie a annoncé lundi le retour au port d'un de ses navires d'exploration dont le déploiement dans une zone potentiellement riche en hydrocarbures en Méditerranée orientale a suscité des tensions avec la Grèce et l'Europe. "Notre navire sismique Oruç Reis a achevé ses recherches lancées le 10 août", a annoncé le ministère turc de l'Énergie sur Twitter.

Le navire, selon les autorités turques, a collecté des données sur une zone s'étendant sur "10 955 km2" en Méditerranée, avant de rentrer au port d'Antalya, dans le sud de Turquie. Cette annonce intervient à l'approche du Conseil européen prévu les 10 et 11 décembre et qui abordera la question de la mise en place de nouvelles sanctions contre Ankara en raison de ses activités d'exploration controversées en Méditerranée.

La découverte, ces dernières années, d'importants gisements gaziers en Méditerranée orientale a déclenché une course à l'"or bleu" et réveillé des disputes territoriales anciennes. Dans ce contexte, la Turquie a suscité la colère de la Grèce et de Chypre en menant des missions d'exploration dans des eaux revendiquées par Athènes et Nicosie.

Les tensions entre Athènes et Ankara se sont intensifiées avec le déploiement en août par la Turquie de l'Oruç Reis, escorté par des navires de guerre, pour procéder à des explorations au large de l'île grecque de Kastellorizo, à deux km des côtes turques. L'Oruç Reis était déjà rentré au port en septembre, ce qui avait été vu à l'époque par la Grèce et l'Union européenne comme un signe d'apaisement.

Mais Ankara avait écarté toute reculade et renvoyé son navire d'exploration dans la zone le 12 octobre, la Grèce dénonçant alors une "menace directe à la paix". Les tensions entre les deux pays s'étaient quelque peu atténuées après un tremblement de terre qui a frappé les deux pays fin octobre. Mais l'extension de la mission de l'Oruç Reis a entraîné de vives réactions de la part de la Grèce, qui demande des mesures de l'Union européenne contre la Turquie.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ort-201130

Re: Crise Turquie - Grèce

par energy_isere » 04 nov. 2020, 22:20

Exploration gazière en Méditerranée : l'UE condamne la décision « regrettable » de la Turquie

AFP parue le 04 nov. 2020

L'Union européenne a condamné mercredi la "regrettable" décision de la Turquie de prolonger la mission d'un navire d'exploration gazière dans une zone disputée avec la Grèce en Méditerranée orientale.

"Les dernières annonces sur le système maritime d'alerte Natvex concernant la poursuite des activités de prospection sismique par la Turquie dans les zones maritimes grecques et chypriotes sont regrettables, surtout au vu des tentatives en cours à tous les niveaux pour créer un espace de dialogue", a déclaré le porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

"Cette ligne de conduite continue à créer davantage de tensions et de méfiance dans la région au lieu de contribuer à des solutions durables", a-t-il déploré. "Le dialogue de bonne foi et l'abstention d'actions unilatérales sont des éléments essentiels pour parvenir à un environnement stable et sûr en Méditerranée orientale et pour développer une relation de coopération et d'intérêt mutuel entre l'UE et la Turquie", a-t-il rappelé.

Le déploiement du navire, devenu le symbole des appétits gaziers d'Ankara, a provoqué une escalade des tensions avec Athènes ces derniers mois.

Les dirigeants de l'Union européenne décideront lors de leur sommet début décembre s'il y a lieu de sanctionner la poursuite des activités de la Turquie dénoncées par la Grèce et Chypre. L'UE a déjà sanctionné les activités de prospection turques dans les eaux de Chypre. Un train de sanctions économiques préparé par la Commission européenne est prêt à être activé et il risque de causer de sérieux dommages à la Turquie, notamment aux secteurs du tourisme et des transports, ont confié à l'AFP plusieurs diplomates européens.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ara-201104

Re: Crise Turquie - Grèce

par energy_isere » 25 oct. 2020, 19:29

La Turquie prolonge la mission d'un navire d'exploration gazière en Méditerranée orientale

AFP parue le 25 oct. 2020

La Turquie a prolongé à nouveau la mission d'un navire d'exploration gazière dans une zone qu'elle se dispute avec la Grèce en Méditerranée orientale, faisant fi des appels de l'Occident à retirer ce bateau.

La marine turque a averti dans un message sur le système maritime d'alerte NAVTEX tard samedi que l'Oruç Reis resterait jusqu'au 4 novembre dans une zone entre les îles grecques de Rhodes et de Kastellorizo.

Ankara avait auparavant indiqué que le bateau d'exploration gazière, escorté par des navires militaires, demeurerait dans cette zone jusqu'à mardi.

Dans un message de riposte sur NAVTEX, la Grèce a estimé que l'activité de ce bateau turc était "non autorisée et illégale, dans une zone qui recouvre le plateau continental grec".

Le ministre grec des Affaires étrangères a condamné ce qu'il qualifie "d'attitude inacceptable" de la part de la Turquie qui "éloigne encore les perspectives d'un dialogue constructif".

"La Turquie agit comme un pays paria qui cherche à déstabiliser la zone et à entretenir les tensions", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Le porte-parole du gouvernement grec, Stelios Petsas, a affirmé dans une interview sur Skai TV dimanche que cette décision était "une nouvelle preuve du manque de crédibilité de la Turquie, même à l'égard de l'Otan".

Le ministère turcs des AE a qualifié la déclaration grecque de "sans fondement".

"Nous attendons de la Grèce qu'elle renonce à créer des raisons artificielles et à poser des pré-conditions pour éviter d'ouvrir un dialogue avec notre pays", a déclaré le ministère dans un communiqué.

L'Otan a condamné jeudi l'escalade des tensions entre la Turquie et la Grèce en Méditerranée orientale et demandé aux deux pays membres de l'Alliance de respecter le droit international pour résoudre leurs différends.

Depuis août, lorsque l'Oruç Reis s'était pour la première fois rendu dans cette zone pendant presque un mois avant se retirer début septembre, les tensions entre les deux pays, qui se disputent des zones maritimes considérées riches en hydrocarbures, ne cessent de monter.

La Grèce accuse la Turquie de violer le droit maritime international en prospectant dans ses eaux et réclame des sanctions européennes contre Ankara.

La Turquie soutient qu'elle a le droit de mener des recherches énergétiques dans cette zone de la Méditerranée orientale, arguant que la présence de la petite île grecque de Kastellorizo près de ses côtes ne suffit pas à imposer la souveraineté d'Athènes.

Le 13 octobre, deux des principaux alliés occidentaux de la Turquie, les Etats-Unis et l'Allemagne, ont accentué la pression sur Ankara pour qu'il cesse ses "provocations" en Méditerranée et appelé au retrait du bateau contesté.
https://www.connaissancedesenergies.org ... e-201025-1

Re: Crise Turquie - Grèce

par energy_isere » 21 oct. 2020, 21:24

Méditerranée: Athènes accuse Ankara de "fantasmes impérialistes"

AFP parue le 21 oct. 2020

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a accusé mercredi la Turquie d'entretenir des "fantasmes impérialistes" en Méditerranée orientale lors d'une rencontre à Nicosie avec les présidents chypriote et égyptien.

M. Mitsotakis a encore reproché à la Turquie d'avoir recours à une "rhétorique extrême" et d'agir de façon unilatérale, tout en ignorant les appels au dialogue lancés par l'Union européenne, la Russie et les Etats-Unis.

La Turquie entretient des "fantasmes impérialistes assortis d'actions agressives depuis la Syrie jusqu'en Libye, en passant par la Somalie et Chypre ou encore la mer Egée et le Caucase", a dit le Premier ministre grec.

M. Mitsotakis a tenu ces propos lors d'une rencontre trilatérale à Chypre avec les présidents chypriote Nicos Anastasiades et égyptien Abdel Fattah al-Sissi, dont les pays ont aussi des relations tendues avec la Turquie.

Dans un communiqué commun, Chypre, l'Egypte et la Grèce ont dénoncé les "provocations" de la Turquie concernant l'exploration énergétique dans les eaux disputées de la Méditerranée orientale, ainsi qu'en Libye et en Syrie, pays meurtris par des conflits.

Et M. Mitsotakis de citer par exemple "la signature d'un accord invalide" entre Ankara et Tripoli.

Fin 2019, la Turquie et la Libye ont conclu un accord de délimitation de leurs espaces maritimes, permettant à Ankara de faire valoir des droits sur de grandes zones en Méditerranée orientale.

Chypre, l'Egypte et la Grèce avaient alors dénoncé un accord "illégal" violant leurs droits économiques dans ce secteur où la découverte ces dernières années de vastes gisements gaziers a aiguisé l'appétit des pays riverains.

L'Egypte et la Grèce avaient à leur tour signé un accord de démarcation de leurs frontières maritimes en août dernier.
.......
https://www.connaissancedesenergies.org ... s-201021-0

Re: Crise Turquie - Grèce

par energy_isere » 12 oct. 2020, 08:32

La Turquie va renvoyer le navire controversé en Méditerranée orientale

AFP parue le 12 oct. 2020

Le navire d'exploration turc Oruc Reis sera en Méditerranée orientale "du 12 au 20 octobre" dans la zone où il se trouvait en août et septembre, a annoncé dimanche la marine turque, ce qui pourrait générer de nouveau des tensions avec la Grèce.

L'Oruc Reis opérera des activités dans la région, y compris au sud de l'île grecque de Kastellorizo, selon le message envoyé par le système maritime d'alerte NAVTEX.

Athènes et Ankara ont connu un mois de forte tension après le déploiement par la Turquie, du 10 août à la mi-septembre, de ce bateau sismique, escorté de navires de guerre, pour procéder à des explorations au large de cette île grecque, à 2 km des côtes turques, une zone potentiellement riche en gaz naturel.

La Grèce revendique son pouvoir sur les eaux entourant Kastellorizo, mais la Turquie rejette sa domination, insistant sur le fait qu'elle a des droits plus étendus en Méditerranée orientale en raison de son littoral plus long.

Ankara a commencé par déployer l'Oruc Reis et des navires militaires dans ces eaux disputées le 10 août et a allongé leur mission, ignorant les appels répétés de l'Union européenne et d'Athènes visant à la faire cesser.

Le navire sera rejoint lors de la prochaine mission de "sondage sismique" par deux autres navires dénommés Ataman et Cengiz Han, selon NAVTEX.

L'Oruc Reis avait regagné les côtes turques le mois dernier, alors qu'il se trouvait dans des eaux revendiquées par la Grèce, dans ce que beaucoup espéraient être un signe de désescalade pour résoudre cette crise.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait alors déclaré que ce retrait visait à laisser une chance à la diplomatie.

Mais les dirigeants turcs ont aussi expliqué que le navire allait simplement effectuer une maintenance prévue, et qu'il retournerait en Méditerranée orientale pour poursuivre son travail.

- Menaces de sanctions européennes -

L'espoir était toutefois réapparu lorsqu'Ankara et Athènes s'étaient mis d'accord pour mener des négociations le mois dernier, notamment à la suite d'efforts diplomatiques menés par l'Allemagne pour désamorcer cette crise.

Les discussions avaient été retardées depuis 2016 et étaient censées reprendre à Istanbul mais aucune date n'avait jamais été donnée.

Les échanges du plus haut niveau depuis le début des tensions ont eu lieu la semaine dernière lorsque les ministres des Affaires étrangères turc et grec se sont rencontrés en marge d'un forum sur la sécurité à Bratislava, en Slovaquie.

Lors d'un sommet plus tôt dans le mois, l'UE a menacé Ankara de sanctions si la Turquie ne réussissait pas à mettre un terme aux activités d'explorations énergétiques dans des eaux revendiquées par Chypre et la Grèce.

La Turquie avait décrit la menace comme "non-constructive", mais sa dernière décision rajoutera de la tension aux relations entre Ankara et Bruxelles.

Le ministre des Affaires étrangères allemand, Heiko Maas, doit se rendre à Ankara mercredi, selon le média d'Etat turc TRT, pour une rencontre au cours de laquelle la question de la Méditerranée orientale occupera une place centrale.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ale-201012

Re: Crise Turquie - Grèce

par energy_isere » 13 sept. 2020, 22:51

Le navire turc en Méditerranée, au coeur de tensions avec la Grèce, est rentré au port

AFP parue le 13 sept. 2020

Le navire turc déployé en Méditerranée orientale, au centre de tensions entre la Turquie et la Grèce qui se disputent cette zone potentiellement riche en gaz naturel, a regagné la côte turque, ouvrant peut-être la voie à un apaisement entre les deux pays.

"Il s'agit d'un premier pas positif", s'est félicité le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis lors d'une conférence de presse à Thessalonique (Nord).

Mais si la Turquie a confirmé dimanche que son navire de recherche Oruc Reis est rentré au port, elle a toutefois souligné ne pas renoncer à ses droits dans la zone.

"Il y aura des allers-retours", a déclaré le ministre turc de la Défense Hulusi Akar, en visite dans la ville balnéaire turque de Kas à Antalya (Sud), à l'agence de presse d'État Anadolu.

Les tensions sont fortes en Méditerranée orientale autour des prospections gazières et de la délimitation des frontières maritimes, impliquant tous les pays de la zone dont la Grèce, Chypre et la Turquie.

Les dissensions entre Athènes et Ankara sont au plus haut depuis que la Turquie a déployé le 10 août un bateau sismique, escorté de navires de guerre, pour procéder à des explorations au large de l'île grecque de Kastellorizo, à 2 km des côtes turques.

Et le malaise s'est encore aggravé fin août, lorsque les deux pays ont effectué des manoeuvres militaires rivales, la Turquie avec les États-Unis puis la Russie, la Grèce avec la France, Chypre et l'Italie.

La Turquie mène également des prospections dans la Zone économique exclusive (ZEE) de la République de Chypre, pays de l'Union européenne (UE) qu'elle ne reconnaît pas en raison de la partition de l'île.

- "Inextricable" -

La mission de l'Oruc Reis, prolongée trois fois malgré des protestations de la Grèce et de l'UE, arrivait à terme samedi et n'a donc pas été prolongée.

Cette décision pourrait être un premier pas vers un apaisement entre la Grèce et la Turquie, tous deux pays membres de l'Otan, depuis longtemps emmêlés dans une dispute inextricable au sujet des recherches en ressources naturelles en Méditerranée orientale.

Athènes estime qu'Ankara viole sa souveraineté en explorant les eaux grecques et exige le retrait de tous les navires turcs du plateau continental grec. La Turquie de son côté affirme être dans son bon droit en explorant ses eaux littorales.

La crise en Méditerranée orientale est au programme d'un sommet européen les 24 et 25 septembre à Bruxelles.

Dimanche après-midi, les sites de suivi des navires www.marinetraffic.com et vesselfinder.com montraient que l'Oruc Reis était revenu au large des côtes turques.

Lors de son déplacement, le ministre de la Défense turc a fustigé la "militarisation" de 18 îles par la Grèce. Une provocation selon lui, qui "accroît les tensions" entre voisins.

Mais le ministre s'en est également pris au président français Emmanuel Macron, qui quelques jours plus tôt avait exhorté la Turquie à cesser sa politique de "confrontation" en Méditerranée, et agité le spectre de sanctions européennes.

"Il semble évident que M. Macron est en échec politique", a fustigé M. Akar. Les Grecs ne doivent pas "être utilisés par lui dans ses tentatives de se sauver", a-t-il déclaré.

Samedi, Kyriakos Mitsotakis a annoncé un programme d'achat d'armes incluant des avions de combat français Rafale.

Le ministre turc de la Défense a également critiqué la récente levée par les États-Unis d'un embargo sur les armes à destination de Chypre, contrôlée au nord par la Turquie depuis une invasion en 1974.

"Cela ne nous mènera ni à la paix, ni à une solution. Cela nous mènera à une impasse", a-t-il averti.
https://www.connaissancedesenergies.org ... t-200913-0

Re: Crise Turquie - Grèce

par energy_isere » 12 sept. 2020, 21:36

Crise avec la Turquie: le Premier ministre grec annonce l'achat d'avions de combats français

AFP parue le 12 sept. 2020

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a annoncé samedi un "important" programme d'achats d'armes, notamment de 18 avions de combat français Rafale, face à la montée de tension avec la Turquie en Méditerranée orientale, où Athènes a le soutien affiché et appuyé de Paris.

M. Mitsotakis a précisé que la Grèce allait se procurer, outre les 18 Rafale, quatre frégates et quatre hélicoptères de la marine, recruter 15.000 soldats supplémentaires et financer davantage son industrie de défense.

Le programme prévoit également la rénovation de quatre frégates, et l'acquisition d'armes anti-chars, de torpilles et de missiles, a-t-il ajouté.

"L'heure est venue de renforcer nos forces armées (...) Il s'agit d'un programme important qui formera un bouclier national", a déclaré le Premier ministre dans un discours à Thessalonique, dans le Nord de la Grèce.

Il a assuré que ce programme devrait permettre la création de milliers d'emplois.

Plus de détails sur le coût du programme et l'origine des armements seront annoncés dimanche lors d'une conférence de presse, a indiqué à l'AFP une source gouvernementale.

La ministre française des Armées, Florence Parly, s'est félicitée dans un communiqué du choix de la Grèce d'acquérir 18 Rafale: "Ce choix (...)vient renforcer le lien entre les forces armées grecques et françaises, et permettra d'intensifier leur coopération opérationnelle et stratégique".

"La France poursuit son action en faveur d'une Europe de la défense plus forte, plus autonome et unie, conformément aux orientations stratégiques" du président Emmanuel Macron, ajoute le communiqué.

Pour sa part le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, a assuré se réjouir "de cette annonce qui conforte la relation exceptionnelle que nous entretenons avec la Grèce depuis près d'un demi-siècle".

La Turquie et la Grèce, toutes deux membres de l'Otan, se déchirent à propos de gisements d'hydrocarbures en Méditerranée orientale, dans une zone qu'Athènes estime relever de sa souveraineté.

- Manoeuvres militaires -

M. Mitostakis a accusé samedi la Turquie de "menacer" les frontières orientales de l'Europe et de "mettre en péril" la sécurité régionale.

"Nous avons besoin d'un dialogue, mais pas quand il a lieu avec le pistolet sur la tempe", a-t-il ajouté, dans une tribune publiée par trois quotidiens européens.

La tension entre les deux pays est montée d'un cran quand la Turquie a envoyé, le 10 août, un navire de prospection sismique accompagné de navires de guerre dans des eaux revendiquées par la Grèce, ce qui a poussé Athènes à lancer des manoeuvres navales, avec le soutien notamment de la France.

"Ne cherchez pas querelle au peuple turc, ne cherchez pas querelle à la Turquie", a lancé samedi le président turc Recep Erdogan dans un discours télévisé à Istanbul, en référence aux sévères critiques émises par M. Macron envers Ankara à propos du différend gréco-turc.

M. Macron et ses six homologues du sud de l'UE ont exhorté jeudi la Turquie à cesser sa politique de "confrontation" en Méditerranée orientale et l'ont menacée de sanctions européennes si Ankara continue à contester les droits d'exploration gazière de la Grèce et de Chypre dans la zone.

M. Macron avait aussi estimé que le gouvernement turc "avait aujourd'hui des comportements inadmissibles" et devait "clarifier ses intentions".

M. Erdogan a appelé samedi la Grèce à "se tenir à l'écart" des actions "erronées" soutenues par des pays comme la France. La France a intensifié sa présence militaire dans En Méditerranée orientale le mois dernier.

"M. Macron, vous n'avez pas fini d'avoir des ennuis avec moi", a lancé le président turc, en s'en prenant pour la première fois directement et nommément à son homologue.

M. Erdogan l'a aussi accusé de "manquer de connaissances historiques" et a estimé que la France "ne pouvait pas donner de leçon d'humanité" à la Turquie en raison de son passé colonial en Algérie et de son rôle dans le génocide de 1994 au Rwanda.

La Turquie revendique le droit d'exploiter des gisements d'hydrocarbures dans une zone maritime qu'Athènes estime relever de sa souveraineté. Ces dernières semaines, les deux pays ont montré leurs muscles à coups de déclarations martiales, de manoeuvres militaires et d'envois de navires sur zone.

La France a clairement affiché son soutien à la Grèce en déployant des navires de guerre et des avions de combat dans la région, une initiative vivement dénoncée par le président turc.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ais-200912

Re: Turquie

par energy_isere » 31 août 2020, 08:28

Crise Turquie - Grèce

par energy_isere » 28 août 2020, 07:54

Méditerranée : la Turquie prolonge ses recherches gazières et critique la France

AFP parue le 27 août 2020

La Turquie a annoncé jeudi de nouvelles manoeuvres militaires en Méditerranée orientale et l'extension de ses recherches dans une zone riche en hydrocarbures, au risque d'aggraver des tensions déjà vives avec la Grèce.

.......
Lire https://www.connaissancedesenergies.org ... e-200827-0

Re: Turquie

par energy_isere » 17 août 2020, 18:41

Gaz: Ankara annonce une extension de ses recherches en Méditerranée

AFP le 16 août 2020

La Turquie a annoncé dimanche qu'elle allait prolonger ses recherches de gisements gaziers dans une zone disputée de la Méditerranée orientale, faisant fi des appels de l'Union européenne à la désescalade.


Dans une notice maritime (Navtex) publiée dans la nuit de samedi à dimanche, la marine turque indique que le navire de forage Yavuz, déployé au large de Chypre depuis plusieurs mois, mènera des recherches au sud-ouest de l'île du 18 août au 15 septembre.

"Nous déconseillons fermement de se rendre dans la zone de recherche", met en garde la marine turque dans ce message.

L'annonce de l'extension de ces opérations intervient dans un contexte de tensions croissantes en Méditerranée orientale, où la découverte ces dernières années d'importants gisements gaziers a aiguisé l'appétit de la Turquie.

La semaine dernière, Ankara a déployé le navire de recherche sismique Oruç Reis, escorté par des bâtiments de guerre, dans une zone revendiquée par la Grèce, suscitant la colère d'Athènes et la préoccupation de l'UE.

L'Oruç Reis, qui a été déployé entre Chypre et l'île grecque de Crète, doit mener ses opérations jusqu'au 23 août.

Réagissant à l'annonce turque dimanche, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a appelé Ankara à cesser "immédiatement" ses recherches de gisements gaziers.

L'extension des activités turques au large de Chypre accroît "regrettablement les tensions et l'insécurité", a ajouté M. Borrell dans un communiqué.

Ces tensions ont par ailleurs été au coeur d'une rencontre dimanche en République dominicaine entre le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo et son homologue turc Mevlüt Cavusoglu.

Lors de leur entretien, les deux ministres ont parlé du "besoin urgent de réduire les tensions en Méditerranée orientale", a indiqué le département d'Etat dans un communiqué.

Lors d'un point presse après cette rencontre, M. Cavusoglu a affirmé qu'Ankara allait "continuer de défendre ses intérêts".

Vendredi, les ministres des Affaires étrangères des pays européens s'étaient réunis à Bruxelles pour appeler à la désescalade.

La France, dont les rapports avec la Turquie se sont tendus ces derniers mois, a renforcé jeudi sa présence militaire en Méditerranée orientale pour soutenir Athènes.

Dans ce contexte de crispations, le président Recep Tayyip Erdogan s'est dit samedi prêt à dialoguer, tout en soulignant que son pays ne reculerait "pas devant les sanctions et menaces".

Dimanche, le ministère turc de la Défense a par ailleurs publié des photos de manoeuvres navales en Méditerranée orientale. Ces images montrent des navires de guerre en train d'escorter un autre navire de recherche sismique turc, le Barbaros Hayrettin Pasa.
https://www.connaissancedesenergies.org ... e-200816-0

Re: Turquie

par alga » 13 août 2020, 14:22

energy_isere a écrit : 11 août 2020, 17:06
Hydrocarbures : Ankara a envoyé un navire de recherche malgré l'ire d'Athènes

AFP parue le 10 août 2020

...l'Oruç Reis allait effectuer des recherches en Méditerranée orientale, y voyant une violation de ses frontières maritimes en raison de la présence de l'île grecque de Kastellorizo au large d'Antalya...
https://www.connaissancedesenergies.org ... s-200810-0
Où est le problème car la frontière maritime de la Grèce (qui longe les cotes de la Turquie abusivement) ne va pas jusque là.

Re: Turquie

par energy_isere » 13 août 2020, 08:19

Image

Le navire de recherche sismique turc l'Oruç Reis , escorté par des bâtiments militaires, dans le sud-est de la mer Égée, le 10 août 2020.
(TURKISH DEFENCE MINISTRY / AFP)

https://mobile.francetvinfo.fr/politiqu ... 073687.amp

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