par energy_isere » 09 juin 2026, 23:54
Exploration : Eni entre en Gambie pour évaluer le potentiel en hydrocarbures
Agence Ecofin 08 juin 2026
La Gambie cherche depuis des années à attirer des investisseurs dans son secteur pétrolier offshore. Après plusieurs tentatives infructueuses, le pays semble avoir trouvé un partenaire à la hauteur de ses ambitions.
Eni s’implante pour la première fois en Gambie. La multinationale italienne a officialisé vendredi 5 juin, la signature d’un accord de licence d’exploration, de développement et de production avec le gouvernement gambien pour le bloc offshore A1. L’accord a été paraphé par le ministre gambien de l’Énergie et du Pétrole, Nani Juwara.
Le périmètre concerné couvre environ 1300 km² en eaux profondes, à des profondeurs comprises entre 1250 et 3300 mètres. Il est situé dans la marge atlantique, dans une zone qui a déjà livré des découvertes clés dans les pays voisins. Eni y mènera des campagnes d’exploration pour déterminer si des hydrocarbures sont présents en quantités commercialement viables.
Pour Cany Jobe, directeur général de la Commission pétrolière de Gambie, cité par la Chambre africaine de l’énergie (AEC), « cette signature est significative, non pas parce qu’elle marque une découverte de pétrole ou de gaz, mais parce qu’elle marque l’ouverture d’une nouvelle phase sérieuse dans l’évaluation responsable du potentiel pétrolier offshore de la Gambie ».
Un bloc avec un passé mouvementé
Le bloc A1 a une longue histoire de faux départs. En 2017, la Gambie avait révoqué les droits d’exploration de la junior African Petroleum, basée en Australie, en invoquant le non-respect de ses obligations contractuelles.
Le groupe groupe britannique BP avait ensuite obtenu la licence, mais s’en est retiré sans avoir foré un seul puits. En 2021, la Gambie avait lancé un nouveau processus d’attribution, prolongé à deux reprises, avant qu’Eni soit finalement sélectionné.
L’entrée d’Eni s’inscrit dans un contexte régional favorable. Le bassin MSGBC qui couvre la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau et la Guinée Conakry, est aujourd’hui l’une des zones les plus convoitées d’Afrique de l’Ouest. Le champ de Sangomar, au Sénégal, est en production depuis 2024. Le projet gazier Greater Tortue Ahmeyim, à la frontière sénégalo-mauritanienne, exporte du gaz naturel liquéfié depuis 2025. Ces succès ont attiré Chevron, ExxonMobil et TotalEnergies dans la région.
Pour Eni, l’entrée en Gambie s’inscrit dans une stratégie d’expansion méthodique en Afrique de l’Ouest. Le groupe avait déjà signé des accords similaires avec la Sierra Leone en novembre 2025. Agence Ecofin a rapporté plus récemment, le 4 juin, que la Guinée Conakry a attribué à la société italienne des permis de reco
nnaissance couvrant 15 blocs offshores d’une superficie totale d’environ 49 000 km².
https://www.agenceecofin.com/actualites ... rocarbures
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Agence Ecofin 08 juin 2026
La Gambie cherche depuis des années à attirer des investisseurs dans son secteur pétrolier offshore. Après plusieurs tentatives infructueuses, le pays semble avoir trouvé un partenaire à la hauteur de ses ambitions.
Eni s’implante pour la première fois en Gambie. La multinationale italienne a officialisé vendredi 5 juin, la signature d’un accord de licence d’exploration, de développement et de production avec le gouvernement gambien pour le bloc offshore A1. L’accord a été paraphé par le ministre gambien de l’Énergie et du Pétrole, Nani Juwara.
Le périmètre concerné couvre environ 1300 km² en eaux profondes, à des profondeurs comprises entre 1250 et 3300 mètres. Il est situé dans la marge atlantique, dans une zone qui a déjà livré des découvertes clés dans les pays voisins. Eni y mènera des campagnes d’exploration pour déterminer si des hydrocarbures sont présents en quantités commercialement viables.
Pour Cany Jobe, directeur général de la Commission pétrolière de Gambie, cité par la Chambre africaine de l’énergie (AEC), « cette signature est significative, non pas parce qu’elle marque une découverte de pétrole ou de gaz, mais parce qu’elle marque l’ouverture d’une nouvelle phase sérieuse dans l’évaluation responsable du potentiel pétrolier offshore de la Gambie ».
[b]Un bloc avec un passé mouvementé[/b]
Le bloc A1 a une longue histoire de faux départs. En 2017, la Gambie avait révoqué les droits d’exploration de la junior African Petroleum, basée en Australie, en invoquant le non-respect de ses obligations contractuelles.
Le groupe groupe britannique BP avait ensuite obtenu la licence, mais s’en est retiré sans avoir foré un seul puits. En 2021, la Gambie avait lancé un nouveau processus d’attribution, prolongé à deux reprises, avant qu’Eni soit finalement sélectionné.
L’entrée d’Eni s’inscrit dans un contexte régional favorable. Le bassin MSGBC qui couvre la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau et la Guinée Conakry, est aujourd’hui l’une des zones les plus convoitées d’Afrique de l’Ouest. Le champ de Sangomar, au Sénégal, est en production depuis 2024. Le projet gazier Greater Tortue Ahmeyim, à la frontière sénégalo-mauritanienne, exporte du gaz naturel liquéfié depuis 2025. Ces succès ont attiré Chevron, ExxonMobil et TotalEnergies dans la région.
Pour Eni, l’entrée en Gambie s’inscrit dans une stratégie d’expansion méthodique en Afrique de l’Ouest. Le groupe avait déjà signé des accords similaires avec la Sierra Leone en novembre 2025. Agence Ecofin a rapporté plus récemment, le 4 juin, que la Guinée Conakry a attribué à la société italienne des permis de reco
nnaissance couvrant 15 blocs offshores d’une superficie totale d’environ 49 000 km².
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