Economie agricole dans le monde

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

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Re: Economie agricole dans le monde

Message par energy_isere » Hier, 14:42

L’Organisation mondiale de l’avocat table sur un nouveau boom du marché d’ici 2030

Agence Ecofin 04 mars 2026

L’avocat présente le plus faible volume de production dans le Top 5 des principaux fruits tropicaux, formé avec la mangue, la banane, l’ananas et la papaye. Il est toutefois celui qui a connu la croissance la plus rapide ces dernières décennies.

Le marché mondial de l’avocat a connu une forte expansion sur la dernière décennie, et la dynamique pourrait encore se renforcer à l’horizon 2030. C’est ce qu’a confié Zac Bard, CEO de l’Organisation mondiale de l’avocat (WAO) au site spécialisé FreshPlaza.

Les campagnes publicitaires et les réseaux sociaux ont permis de booster l’engouement pour le fruit, et sa consommation est désormais durablement ancrée dans les habitudes sur les marchés à revenu élevé comme l’Union européenne (UE), portée par ses bienfaits nutritionnels et sa polyvalence culinaire.

« Il y a dix ans, il était perçu comme un produit occasionnel ou tendance. Aujourd’hui, il s’est imposé comme un fruit du quotidien et un ingrédient essentiel des régimes alimentaires sains. [...] L’augmentation de la consommation mondiale a été particulièrement marquée en Europe. En 2025, dans les 27 pays de l’UE, la consommation moyenne par habitant a atteint 1,8 kg par an, soit le double des 0,9 kg enregistrés en 2016 », explique le responsable.

La demande croissante a aussi fortement développé les circuits de commercialisation, avec une amélioration des transports et de la gestion de la chaîne d’approvisionnement qui a permis d’assurer une meilleure disponibilité tout le long de l’année. D’après M. Bard, le train de consommation n’est pas près de ralentir sur les 4 prochaines années, avec le marché européen qui pourrait passer le cap des 1,5 million de tonnes en rattrapant progressivement le niveau des États‑Unis.​

« De nouvelles origines – le Guatemala, l’Équateur, la Tanzanie, le Rwanda, le Portugal et l’Angola – arriveront sur le marché », ajoute-t-il.

Bientôt le décollage de l’Asie ?

Selon lui, l’Asie devrait aussi s’ériger comme « un grand bassin de consommation, avec l’Inde, la Corée du Sud, et potentiellement, la Chine et le Japon », alors que « l’Europe de l’Est et le Moyen‑Orient connaîtront eux aussi une croissance soutenue ». Les déclarations enthousiastes du CEO de la WAO concernant le potentiel de croissance en Asie laissent cependant dubitatif, car il ne s’agit pas de la première fois que cette région du monde est annoncée comme le prochain grand pôle de consommation.

Plusieurs prévisions avaient été esquissées sur le développement du marché dans cette zone qui abrite 60 % de la population mondiale. Depuis, l’optimisme a pris du plomb dans l’aile. S’il est vrai que les importations de la région ont augmenté d’environ 70 % entre 2015 et 2024, passant de 126 675 tonnes à près de 216 000 tonnes d’après les données de l'Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), cette progression reste encore limitée. Avec un tel volume, la région ne compte que pour 6 % du commerce international, contre 48 % pour l’Europe et 34 % pour les USA.

« En 2022, la consommation per capita de la Corée du Sud, du Japon et de la Chine (calculée sur la population réduite aux 100 millions d’habitants les plus riches, Ndlr.) était comprise entre 300 et 600 g, contre 1,6 kg dans l’UE27 + Royaume-Uni et 3,7 kg aux États unis », indiquait en 2023 la revue Fruitrop du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), dédiée aux fruits tropicaux.

Pusieurs experts du marché estiment toutfois que l'Asie sera au cœur des efforts dans les prochaines années. Plus que les marchés déjà matures, elle restera au centre du marketing en raison de sa position idéale de relais de croissance, pour absorber les volumes qui iront en augmentant. Selon les données de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et de la FAO, d’ici 2034, la production devrait croître au rythme de 2,1 % par an, un niveau presque trois fois plus élevé que celui de 2015.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... d-ici-2030

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