Silenius a écrit :
Une tonne d'engrais azoté, ce n'est pas une tonne d'azote : urée= 46% N, ammonitrate 26 à 34,5% d'azote
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ammonitrate
Il faut donc diviser tes 1800 litres par 2 ou 3, je suppose que le reste des chiffres sont du même acabit.
Même avec cette grossière erreur, cela ne représente qu'un jour de production mondiale, et puis on doit la production dpouvoir utiliser du biométhane renouvelable a la place du gaz naturel.
Toute réaction chimique a un rendement inférieur à 1, dans le cas des réactions qui génèrent de la chaleur comme la production d'ammoniac à partir de gaz naturel, les rendements sont probablement inférieur à 0,5 à cause de la chaleur perdue, des pertes d'azote et d'hydrogène
On pourrait réduire ces pertes à condition de pouvoir valoriser la chaleur extraite, les usines chimiques recyclent dans le process tout ce qui est possible. La limite peut être repoussée si un consommateur de chaleur existe à proximité, ce qui est rarement le cas, et quand ce consommateur existe il consomme de la chaleur selon ses besoins qui sont toujours fluctuants
C'est possible que l'estimation de 1800 litres ai été à l'époque (en 2004) un peu surévaluée, aujourd'hui avec l'augmentation des services, des transport et des produits alimentaires de plus en plus sophistiqués, elle est surement dépassées. Pense au yaourt qui parcours 2000 km avant d'atterrir dans notre assiette ou aux crevettes de Madagascar décortiquées aux Philippines, emballées aux Pays Bas et mangées dans un restaurant New Yorkais
Ce qui est intéressant dans ce calcul de coin de table, c'est surtout que ce n'est pas 7 calories fossiles qui sont nécessaire pour produire 1 calorie d'alimentation mais 14. Encore un exemple de la méconnaissance des lois de la physique des communicants. Bien sur, ça se passe aux US mais on doit pas être très loin derrière
Plutôt que de supposer des erreurs, mieux vaut comprendre les mécanismes et analyser les chiffres, ça permet d'éviter d'annoncer comme des évidences des conclusions fausses.
Enfin pour produire un engrais azoté renouvelable, plutôt que de transformer du biométhane, il est plus judicieux de récupérer et de valoriser l'ammoniac contenu dans les digestats de méthanisation sous forme de sels d'ammonium. Ça ne coute pas cher, ça diminue les odeurs, ça limite la fuite de nitrates dans les eaux de ruissellement et ça permet de valoriser l'azote en circuit court sans passer par les pétroliers, voir le plan EMAA de Le Foll
http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/plan ... 0ded2a.pdf
CHIFFRES-CLÉS
à fin 2012, on comptait environ 90 installations de méthanisation à la ferme en France. Depuis 2011, l’on a constaté environ 70 nouveaux projets d’installations par an. L’objectif affiché nécessite le développement d’environ 130 nouveaux projets par an entre 2013 et 2020,soit une augmentation d’environ 80 %par rapport au rythme d’émergence de nouveaux projets actuellement observé.
Origine des apports d'azote en France(1):
- engrais de synthèse 2 110 kt/an
- effluents d'élevage 1 820 kt/an
- boues de station d'épuration et composts 21 kt/an
- fixation symbiotique 500 kt/an (80 % en provenance des légumineusesdes prairies permanentes et 10 % des cultures de luzerne).