Le conflit Russo-Ukrainien.

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

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On y va ou pas ?

Le sondage est terminé depuis le 01 oct. 2023, 14:38

Oui, car nous sommes l'Empire du Bien et Poutine est le Mal incarné, la Morale nous impose d'agir, sinon ce sera le tour de la Pologne, puis le nôtre
7
33%
Oui, car la Russie est gorgée de ressources et on aura de quoi voir venir encore un siècle si on la conquiert
0
Aucun vote
Oui, car j'aime les voyages et je n'ai plus d'argent pour le payer un vol
0
Aucun vote
Oui, car les USA ont besoin de supplétifs pour les Ukrainiens et c'est à notre tour
2
10%
Non car les sanctions vont faire s'écrouler l'économie russe et pousser son président au suicide sans risques
1
5%
Non car la Russie a l'arme nucléaire et que je tiens à ma peau, voire à celle de mes enfants
2
10%
Non car les Polonais sont chauds pour prendre notre tour et demain j'ai piscine
5
24%
Non car c'est une nouvelle guerre impérialiste qui ne profite à personne en bas et surtout pas si c'est l'OTAN qui l'emporte car ce sera le tour de la Chine
4
19%
 
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Jeuf
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Re: Le conflit Russo-Ukrainien.

Message par Jeuf » 01 févr. 2026, 12:51

Cp 3 a écrit :
30 janv. 2026, 01:51
Donc selon cet article , avec 1.2 millions de morts ou blessés , la totalité des effectifs de l' armée russe est soit mort ou soit à l' hopital .
ça demande un peu de travail, mais tant qu'il y a de la matière première, on peut fabriquer d'autres soldats

https://www.youtube.com/watch?v=dbu5noUSXTk

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Re: Le conflit Russo-Ukrainien.

Message par energy_isere » 01 févr. 2026, 15:01

Kiev remercie Musk pour les "mesures" prises pour empêcher les drones russes d'utiliser Starlink

Le ministre ukrainien de la Défense a remercié, dimanche, Elon Musk et son entreprise SpaceX pour avoir pris des "mesures" pour empêcher la Russie d'utiliser les systèmes satellites Starlink pour faire voler ses drones au-dessus de l'Ukraine.

Publié le : 01/02/2026 FRANCE 24

Trois jours après avoir déclaré être en discussion avec SpaceX, Kiev remercie Elon Musk et son entreprise pour leur travail au sujet de la Russie. Le ministre ukrainien de la Défense s'est félicité, dimanche 1ᵉʳ février, des premières "mesures" prises pour empêcher Moscou d'utiliser les systèmes de communication par satellites Starlink pour faire voler ses drones au-dessus de l'Ukraine.

"Les premières mesures donnent déjà des résultats. (...) Merci d'être avec nous. Vous êtes un vrai champion de la liberté et vrai ami du peuple ukrainien", a indiqué sur X le ministre Mykhaïlo Fedorov, s'adressant à Elon Musk. Le ministre a précisé que Kiev travaillait "très étroitement" avec SpaceX sur de "prochaines importantes mesures".

Il répondait à un message, publié dimanche, du milliardaire américain : "Il semble que les mesures que nous avons prises pour empêcher l'usage non autorisé de Starlink par la Russie ont fonctionné. Faites-nous savoir si d'autres mesures sont nécessaires", a écrit Elon Musk.

La portée des drones russes augmentée à 500 kilomètres
Jeudi, le ministre ukrainien Mykhaïlo Fedorov avait annoncé être en contact avec SpaceX sur ce sujet.

"Quelques heures après l'apparition de drones russes dotés d'une connectivité Starlink au-dessus de villes ukrainiennes, l'équipe du ministère de la Défense a rapidement contacté SpaceX et proposé des moyens de résoudre le problème", avait-il écrit sur X, se disant "reconnaissant à la présidente de SpaceX, Gwynne Shotwell, et personnellement à Elon Musk pour leur réponse rapide".

Depuis fin décembre, l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), un centre de réflexion américain, documente l'intégration de systèmes Starlink à des drones d'attaque russes, ce qui en augmenterait la portée à 500 kilomètres.

Selon les services de renseignement ukrainiens, les terminaux Starlink obtenus par l'armée russe l'ont été via des circuits parallèles tels que des importations par des pays tiers, et non via une vente officielle par la société d'Elon Musk.

Une coupure sans distinction du système Starlink en Ukraine serait compliquée par le fait qu'il est également massivement utilisé par l'armée ukrainienne pour ses communications.
https://www.france24.com/fr/europe/2026 ... r-starlink

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Re: Le conflit Russo-Ukrainien.

Message par energy_isere » Hier, 00:08

DECRYPTAGE. Guerre en Ukraine : comment le Kremlin tente de dissimuler les pertes humaines russes

Publié le 31/01/2026 ladepeche.fr

La Russie a méthodiquement verrouillé l’accès aux informations sur ses pertes militaires en Ukraine. Données coupées, bases publiques nettoyées… Moscou fait tout pour rendre invisible le coût humain de la guerre.

Depuis plus de trois ans, le Kremlin refuse de publier le moindre bilan crédible des pertes militaires. Après quelques communications initiales très limitées, les autorités russes ont cessé toute transparence, y compris dans des versions manifestement minimisées.

"En septembre 2022, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, affirmait que la Russie n’avait déploré que 6 000 morts (depuis février 2022)", explique Olha Polishchuk, chercheuse sur le conflit ukrainien au sein d’ACLED, une ONG de premier plan qui recense les victimes des conflits armés dans le monde, rapporte Kyiv Independent. "Bien sûr, si nous nous basions uniquement sur ce type de données, nous sous-estimerions largement le nombre de morts russes, car ces chiffres sont totalement inutiles."

Pour Dmitry Treshchanin, journaliste impliqué dans un projet conjoint de Mediazona et du service russe de la BBC, les chiffres avancés par les responsables russes ne sont "rien de plus qu’un mensonge".

Difficultés du travail de comptabilisation

Fin 2025, au moins 400 000 soldats russes auraient été tués, blessés ou portés disparus en un an, ont pourtant affirmé des plusieurs gouvernements occidentaux et organisations indépendantes. Certaines estimations suggèrent même que la Russie aurait perdu davantage d’hommes cette année-là que sur l’ensemble de la période 2022-2024.

Face à ce silence, le travail de comptabilisation repose ainsi presque exclusivement sur des sources extérieures. Les chiffres fournis par l’Ukraine et par les partenaires occidentaux ne donnent qu’une image partielle de la réalité puisqu’ils ne distinguent pas toujours les morts des blessés et restent tributaires d’évaluations militaires parfois imprécises. Les services de renseignement occidentaux publient régulièrement leurs propres estimations, mais celles-ci comportent elles aussi une marge d’erreur importante.

C’est donc ailleurs que certains chercheurs et journalistes tentent de reconstituer le puzzle : sur les réseaux sociaux russes, dans les registres administratifs locaux, ou à travers des documents officiels disséminés.

Réseaux sociaux

Malgré les efforts de censure, les réseaux sociaux russes continuent d’être inondés de messages évoquant des soldats morts au front. Nécrologies, photos, hommages et appels à l’aide y circulent toujours, rendant impossible l’effacement total des pertes humaines.

" Il est vrai que les gens ferment plus souvent leurs pages Vkontakte (réseau social russe similaire à Facebook, NDLR) qu’auparavant, mais en même temps de nouvelles pages avec des nécrologies apparaissent, il n’est donc pas trop difficile de trouver des informations sur les soldats tués », observe Regina Khasimova, journaliste pour Idel. Realities, un service régional de Radio Free Europe/Radio Liberty couvrant la région de la Volga.

Dans certaines régions, comme le Tatarstan ou le Bachkortostan, particulièrement touchées par les pertes humaines, des collectifs anonymes encouragent même les familles à publier des informations sur leurs proches morts au combat, ajoute-t-elle.

"Même dans un régime autoritaire, il est impossible d’interdire aux gens de faire le deuil", résume Dmitry Treshchanin.
https://www.ladepeche.fr/2026/01/31/dec ... 199804.php

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Re: Le conflit Russo-Ukrainien.

Message par energy_isere » Hier, 23:48

"Un coup dur pour Vladimir Poutine": Moscou utilisait "illégalement" Starlink pour augmenter la portée de ses drones de 500 km, la coupure par SpaceX pourrait bien impacter durablement la Russie

02 frv 2026 BFM business

Après les mesures de SpaceX visant à couper Starlink à l’armée russe, utilisé pour piloter des drones et frapper des cibles, les premières actions seraient "concrètes" et pourraient avoir un impact "durable" sur Moscou.

C’est une intégration qui surprenait de nombreux observateurs. Depuis plusieurs semaines, les preuves s’accumulaient sur l’utilisation par l’armée russe de Starlink, le réseau de communication satellitaire d’Elon Musk. Depuis fin décembre notamment, l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), un centre de réflexion américain, documentait l’intégration de systèmes Starlink à des drones d’attaque russes, ce qui en augmenterait la portée jusqu’à 500 km. Selon l’ISW, cela "met la majeure partie de l’Ukraine, toute la Moldavie et certaines régions de la Pologne, de la Roumanie et de la Lituanie à portée".

Les services de renseignement ukrainiens précisaient toutefois que les terminaux utilisés par l’armée russe provenaient de circuits parallèles (d'importations via des pays tiers ou marchés secondaires) et non de ventes officielles de SpaceX. Ces révélations renforçaient les inquiétudes à Kiev, où l’on craignait un détournement durable d’une technologie, devenue aujourd'hui cruciale sur le champ de bataille.

Face à la situation, l’Ukraine avait annoncé entrer en contact avec SpaceX pour trouver des solutions. Un accord semblait émerger entre l’entreprise et Kiev. Le ministre ukrainien de la Défense remerciait Elon Musk et SpaceX pour avoir pris des mesures empêchant la Russie d’utiliser Starlink pour guider ses drones, saluant des actions dont "les premières mesures donnaient déjà des résultats" et qualifiant Musk de "vrai champion de la liberté".

De son côté, le milliardaire affirmait que les mesures contre "l’usage non-autorisé de Starlink par la Russie" avaient bien fonctionné. Kiev travaillait désormais "très étroitement" avec SpaceX, notamment sur un système d’enregistrement des terminaux, avec désactivation des appareils non vérifiés.

Artillerie, drone et missile russe

Starlink offrait aux forces russes un avantage majeur en termes de communications haut débit et résilientes sur le champ de bataille, particulièrement dans les zones occupées ou avancées où leurs réseaux terrestres traditionnels sont vulnérables ou insuffisants. Les terminaux permettent une coordination en temps réel entre unités, avec des liaisons chiffrées et mobiles qui résistent bien mieux aux brouillages électroniques ukrainiens que les systèmes GLONASS (système de positionnement par satellites d'origine soviétique et géré par les forces spatiales de la Russie, ndlr) ou radio classiques.

Ce débit élevé facilite aussi les transferts de vidéos pour corrections d'artillerie ou reconnaissance, compensant les lacunes russes en infrastructures de commandement modernes. Et pour Moscou, l'intégration de Starlink sur les drones d'attaque léger représente, en outre, un gain tactique décisif, en étendant leur portée opérationnelle à plus de 1.000 km pour frapper l'arrière ukrainien (infrastructures civiles, trains, énergie), avec un pilotage manuel précis au ras du sol échappant aux radars.

Contrairement aux systèmes de navigation par satellite classiques, qui peuvent être brouillés par des moyens électroniques, Starlink est lui plus difficile à perturber. Il permet aux drones de garder une connexion stable, de transmettre de la vidéo en direct et de continuer à se diriger même en cas de brouillage.

Concrètement, cela permet de mener régulièrement des attaques à moyenne distance contre des cibles sensibles. Comme l’Ukraine doit déjà faire face à un très grand nombre de drones (plus de 5.000 par mois), il devient difficile de tous les intercepter. Résultat: ces drones gagnent en précision et en fiabilité, ce qui rend les frappes plus efficaces et plus compliquées à contrer.

Un avantage "décisif" envolé?

Les premières mesures de SpaceX pour empêcher l’armée russe d’utiliser Starlink afin de piloter des drones en Ukraine produisaient déjà des "résultats concrets", selon le ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov. Les terminaux non vérifiés devraient être désactivés et un système renforcé de contrôle sera mis en place. "Un coup dur pour Vladimir Poutine", annonce déjà la presse ukrainienne, qui précise que l’armée russe a de nouveau lancé un missile et une centaine de drones ce week-end.

Privée de Starlink, la Russie s’appuierait en effet surtout sur ses propres systèmes satellitaires. Des solutions par défaut… qui risquent bien d’impacter les capacités de frappe à moyen terme. Ces solutions permettraient de guider les drones, mais avec une couverture et une latence moins performantes, une plus grande vulnérabilité au brouillage ukrainien et sans véritable haut débit pour la vidéo en direct.

À plus long terme, Moscou pourrait renforcer sa coopération avec la Chine, en recourant à Beidou ou à des satellites de communication chinois. Ces options offriraient une certaine résilience, mais au prix d’une dépendance stratégique envers Pékin et d’une latence plus élevée. Des relais aériens ou des réseaux terrestres améliorés pourraient aussi compenser en partie, sans toutefois égaler la souplesse et l’efficacité de Starlink pour des frappes à longue distance.
https://www.bfmtv.com/tech/innovation/u ... a%20Russie

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