Production agricole : 36 milliards d’euros d’excédent dans la balance commerciale européenne
Article de Pierre-Antoine Delhommais 14 janvier 2026
Selon Eurostat, la production brute du secteur agricole dans l’Union européenne s’est établie en 2024 à 531,9 milliards d’euros, dont 267,7 milliards d’euros de production végétale (soit 50,3 % du total), et 218,8 milliards d’euros de production animale (soit 41,1 %).
Par catégories de produits, le lait est arrivé en tête (78,6 milliards d’euros, soit 14,8 %), devant les légumes et les produits horticoles (72 milliards d’euros, 13,5 %), les céréales (48,9 milliards d’euros, 9,2 %), les porcs (46,8 milliards d’euros, 8,8 %), les fruits (39,5 milliards d’euros, 7,4 %) et les bovins (38,4 milliards d’euros, 7,2 %).
L’agriculture italienne a affiché en 2024 la valeur ajoutée la plus élevée parmi les pays de l’UE (17,4 % du total), devant l’Espagne (16,6 %), l’Allemagne (13,6 %) et la France (13,6 %). Entre 2009 et 2024, la France est le pays qui a connu la plus forte baisse de sa part dans la valeur ajoutée agricole de l’Union européenne (- 4,1 points de pourcentage), tandis que celle de l’Allemagne a progressé dans le même temps de 3,6 points.
Le Royaume-Uni, premier destinataire des exportations de l’UE
En 2024, les exportations des pays de l’Union européenne en produits agricoles vers le reste du monde ont représenté 226 milliards d’euros, tandis que les importations se sont élevées à 190 milliards d’euros. Au total, l’UE a enregistré un excédent commercial dans ce secteur de 36 milliards d’euros. Le Royaume-Uni était le premier pays de destination des exportations de produits agricoles de l’UE, avec 23,6 % du total, devant les États-Unis (13,2 %) et la Chine (5,4 %).
Par catégories de biens agricoles, l’UE a dégagé en 2024 un excédent commercial de 27,5 milliards d’euros dans le secteur des boissons, vins et spiritueux, de 18,2 milliards d’euros dans celui des préparations à base de céréales, farine et amidon, de 16,5 milliards d’euros dans celui des « produits laitiers, œufs et miel », et de 11,5 milliards d’euros dans celui de la « viande et abats comestibles ».
L’UE a, en revanche, enregistré des déficits commerciaux dans le secteur des poissons et crustacés (19,2 milliards d’euros), des fruits et noix (17,4 milliards d’euros), du café, thé et épices (12 milliards d’euros), et des graines et fruits oléagineux (9,6 milliards d’euros).