https://www.connaissancedesenergies.org ... ela-260105Pétrole : le marché hésitant, après l'intervention américaine au Venezuela
]Connaissance des Énergies avec AFP le 05 janvier 2026
Les cours du pétrole oscillent lundi, entre l'intention américaine d'exploiter les ressources pétrolières du Venezuela après son opération militaire et la capture du président Nicolas Maduro, et une instabilité politique accrue qui fait gonfler le prix du baril.
Craintes concernant l'Iran
Sommée de se conformer aux volontés de Washington, Delcy Rodriguez, nommée dirigeante par intérim à l'issue de la spectaculaire opération d'exfiltration menée samedi matin, a affiché sa volonté de coopérer. En conséquence, le marché a ouvert en baisse, estimant que Donald Trump pourrait prochainement lever l'embargo sur le Venezuela.
Avec un blocus militaire renforcé en fin d'année 2025, l'embargo américain a effectivement pesé récemment sur la production et les exportations du pays.
La fin de l'embargo américain "pourrait permettre de retrouver les niveaux de production d'avant" cette intensification militaire, précise Giovanni Staunovo, analyste chez UBS, et la perspective de nouveaux barils sur le marché fait baisser les cours.
Mais "tant que la chaîne de commandement à Caracas reste floue (...) le marché privilégie des mouvements erratiques", affirme John Plassard, analyste chez Cité Gestion.
"Les développements inattendus au Venezuela pourraient également faire craindre que l'Iran soit le prochain pays sur la liste de Trump", évoque Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, faisant référence à des menaces du président américain contre le régime de Téhéran vendredi dernier.
« Peu de demande mondiale pour des barils supplémentaires »
Vers 11H55 GMT (12H55 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, gagnait 0,46% à 61,03 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en février, prenait 1,22% à 57,68 dollars.
Malgré de nombreuses incertitudes, l'effet sur le marché pétrolier reste limité, car si le Venezuela possède les plus grandes réserves prouvées de pétrole brut au monde, la production du pays est faible, environ 1 million de barils par jour avant le mois de décembre.
Pour produire significativement plus, "les besoins en investissements sont énormes", explique M. Lohmann Rasmussen à l'AFP. En plus de ses infrastructures vieillissantes, le pays possède du "pétrole brut lourd et acide que toutes les raffineries ne peuvent pas traiter". Et "il existe peu de demande mondiale pour des barils supplémentaires" sur un marché déjà bien approvisionné.
Les entreprises pétrolières américaines savent qu'ajouter plus de barils pourrait faire baisser les cours et dégrader leurs profits, et "feront preuve de prudence avant d'investir massivement, notamment en raison des problèmes politiques et sécuritaires qui pourraient rester importants", souligne l'analyste.
Avant que la production vénézuélienne ne double, "on parle de 5 à 10 ans", estime-t-il.
[Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
Le pétrole est plutôt à la hausse ces derniers jours. Rien de très spectaculaire, $62 (WTI) alors qu'il était à $56 il y a une semaine, mais ça relève quand même d'une petite nervosité des marchés.
Peut-être moins lié au Venezuela qu'aux évènements qui sont en train de se produire en Iran. Avec 3.2 Mb/j, l'Iran est un gros producteur au monde, et une déstabilisation politique entraînerait inévitablement une grosse perturbation dans les marchés mondiaux.
Peut-être moins lié au Venezuela qu'aux évènements qui sont en train de se produire en Iran. Avec 3.2 Mb/j, l'Iran est un gros producteur au monde, et une déstabilisation politique entraînerait inévitablement une grosse perturbation dans les marchés mondiaux.
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
Il me semble que l'essentiel de la production du Venezuela est du pétrole classique près de la côte Nord avec des réserves "normales" faciles à exploiter.
Par contre, les énormes réserves indiquées (300 Gb ?) sont du pétrole extra-lourd dans le sud. Je ne pense pas que la production issue de ces réserves soit importante actuellement. En tout cas elle nécessite des investissement bien plus importants que ceux pour du pétrole classique et un prix du baril élevé. D'où la réticence des compagnies US en l'absence de garanties très solides.
Par contre, les énormes réserves indiquées (300 Gb ?) sont du pétrole extra-lourd dans le sud. Je ne pense pas que la production issue de ces réserves soit importante actuellement. En tout cas elle nécessite des investissement bien plus importants que ceux pour du pétrole classique et un prix du baril élevé. D'où la réticence des compagnies US en l'absence de garanties très solides.
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
Ben non, le Venezuela est obligé d'importer des tankers de diluant depuis des années. C'est donc que le pétrole n'est pas classique.
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
il y a les deux : pétrole classique(lac de Maracaibo) et pétrole extra-lourd(Orénoque), Après recherche, la part du classique autrefois majoritaire, est devenu minoritaire.energy_isere a écrit : ↑14 janv. 2026, 18:15Ben non, le Venezuela est obligé d'importer des tankers de diluant depuis des années. C'est donc que le pétrole n'est pas classique.
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
https://www.connaissancedesenergies.org ... tan-260121Le pétrole continue de scruter le niveau de production au Kazakhstan
Connaissance des Énergies avec AFP le 21 janvier 2026
Les cours du pétrole ont à nouveau progressé mercredi, toujours poussés par des problèmes sur les infrastructures énergétiques au Kazakhstan qui ont perturbé la production en or noir du pays.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, a pris 0,49% à 65,24 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a gagné 0,46% à 60,62 dollars.
"Cette hausse a été soutenue par l'arrêt de la production dans les champs pétroliers de Tengiz et Korolev au Kazakhstan, où les perturbations pourraient durer jusqu'à dix jours en raison de problèmes d'alimentation électrique", souligne David Morrison, de Trade Nation.
Le secteur pétrolier kazakh est déjà sous tension depuis plusieurs mois en raison des attaques ukrainiennes sur les infrastructures russes, dont dépend Astana pour exporter ses hydrocarbures.
Au total, ce sont donc "jusqu'à 900.000 barils par jour (bpj), soit l'équivalent de la production totale du Venezuela" qui sont affectés par ces perturbations, soulignent les analystes d'Eurasia Group.
Selon eux, "les risques d'escalade en Iran" maintiendront aussi "les cours à un niveau élevé".
Donald Trump a encore haussé le ton mardi contre Téhéran, assurant avoir "donné des ordres très clairs" pour "rayer" l'Iran de la carte "si quoi que ce soit arrive", après avoir menacé à plusieurs reprises d'intervenir militairement face à la violente répression du récent mouvement de contestation.
Dans ce contexte, la publication du rapport mensuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) mercredi est passée en arrière-plan.
L'AIE prévoit encore un excès d'offre mais améliore ses perspectives de demande en mettant en avant l'apaisement des tensions commerciales (avant la nouvelle escalade liée au Groenland) pour expliquer une croissance de la demande supérieure en 2026 à celle de 2025.
La demande mondiale d'or noir devrait augmenter en moyenne de 930.000 barils par jour (930 kb/j) en 2026, contre une hausse de 850 kb/j en 2025, selon l'Agence de l'énergie de l'OCDE.
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Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
https://www.connaissancedesenergies.org ... ran-260123Le pétrole monte en raison de la pression américaine sur l'Iran
Connaissance des Énergies avec AFP le 23 janvier 2026
Les cours du pétrole sont en hausse vendredi, Donald Trump ayant affirmé jeudi qu'une "armada" navale américaine était en route pour le Golfe, ce qui renforce la pression sur Téhéran et ajoute un risque sur l'approvisionnement de cette région cruciale pour l'or noir.
Vers 09H30 GMT (10H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, prenait 1,09% à 64,76 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 1,16% à 60,05 dollars.
"Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction, au cas où", a déclaré le président américain jeudi à des journalistes, ajoutant toutefois qu'il préférerait "que rien ne se passe, mais nous les surveillons de très près".
S'il a déjà menacé de frapper l'Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays, il avait semblé revenir sur cette menace la semaine dernière, assurant que Téhéran avait suspendu les exécutions prévues de manifestants.
Ces nouvelles déclarations ont "ravivé les inquiétudes concernant les risques liés à l'approvisionnement chez un important producteur de l'Opep", résume Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.
L'Iran, membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, est l'un des dix premiers producteurs mondiaux de brut.
Une intervention militaire dans cette région ferait grimper considérablement le risque pour l'ensemble des barils qui transitent par le détroit d'Ormuz, soit environ 20% de la production mondiale.
La géopolitique a dominé l'évolution du marché pétrolier depuis le début de l'année.
Les investisseurs tentant de se positionner entre montées des tensions (au Venezuela, sur le Groenland ou en Iran) et accalmies relatives.
En outre, le Kremlin a annoncé vendredi une réunion trilatérale avec Ukrainiens et Américains aux Emirats arabes unis dans la journée, qui s'inscrit dans les négociations sur la guerre en Ukraine.
Une résolution du conflit permettrait, en cas de levée des sanctions américaines, à la Russie d'exporter plus facilement son pétrole, ce qui serait baissier pour l'or noir.
Mais le marché se montre très prudent, car les négociations durent depuis des mois et "il ne semble pas qu'une solution soit en vue tant que la Russie exigera le transfert du territoire ukrainien dans le Donbass", souligne Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.