https://www.agenceecofin.com/actualites ... zier-asengGuinée équatoriale : Chevron engage 690 millions $ pour développer le projet gazier Aseng
Agence Ecofin 30 sept 2025
La multinationale américaine Chevron envisageait de se désengager du gisement pétrogazier Aseng en Guinée équatoriale qui, selon GlobalData, a livré 94,4 % de ses ressources totales récupérables. Le producteur américain avait évoqué cette possibilité en 2022.
Selon des informations relayées lundi 29 septembre, la Guinée équatoriale et Chevron, via sa filiale Noble Energy, ont officialisé un accord pour développer le gaz associé au gisement pétrolier Aseng, situé dans le bloc I en mer. L’investissement estimé à 690 millions de dollars vise à accroître ainsi la production nationale de gaz.
L’initiative intervient dans un contexte de recul, ces dernières années, de la production de brut du pays qui selon l’OPEP oscille entre 55 000 et 62 000 barils par jour cette année en comparaison du pic historique de 241 000 barils par jour en 2010.
Dans cette situation qui a affecté les finances publiques liées au secteur des hydrocarbures, qui, selon la Banque mondiale, dominaient l’économie avec plus de 80 % des recettes en 2024, le gaz devient un relais essentiel pour Malabo.
« Le projet gazier Aseng permettra d’assurer un approvisionnement fiable en GNL sur les marchés mondiaux tout en servant de catalyseur pour faire avancer des développements stratégiques, tels que le complexe Punta Europa », a déclaré Antonio Oburu Ondo, ministre des Mines et des Hydrocarbures de la Guinée équatoriale, cité par les médias locaux.
Selon les autorités, le gaz d’Aseng sera raccordé aux infrastructures existantes de Punta Europa, sur l’île de Bioko. Le complexe doté d’une unité de liquéfaction de 3,7 millions de tonnes par an et qui fonctionne en dessous de sa capacité faute de volumes suffisants, est alimenté par le champ Alen depuis 2021.
Depuis le lancement du Gas Mega Hub en 2019, la Guinée équatoriale cherche à regrouper et liquéfier son gaz à Punta Europa. Elle dispose de 39 milliards de mètres cubes de réserves prouvées selon le Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) et a engagé des réformes fiscales pour attirer des capitaux. Le pays prépare notamment un appel d’offres pétrolier et gazier en 2026.
Guinée équatoriale
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Re: Guinée équatoriale
https://www.agenceecofin.com/actualites ... es-en-2026La Guinée équatoriale veut relancer son secteur pétrolier avec un nouveau cycle de licences en 2026
agence Ecofin 30 sept 2025
Après 15 ans de déclin, la Guinée équatoriale lancera un nouvel appel d’offres pétrolier d’avril à novembre 2026 pour 24 blocs. L’objectif est de relancer sa production vitale pour l’économie, malgré l’échec de projets précédents comme Fortuna FLNG.
La Guinée équatoriale ouvrira en avril un nouveau cycle de licences pétrolières et gazières, a annoncé lundi son ministre des Hydrocarbures et du Développement minier, Antonio Oburu Ondo (photo). L’appel d’offres, qui s’étendra jusqu’en novembre 2026, mettra 24 blocs à disposition des investisseurs, dont deux à terre et le reste en offshore.
Depuis son pic de 241 000 barils par jour en 2010, la production nationale a chuté à 55 000 barils par jour en 2023, selon l’OPEP, dont est membre le pays. Un recul continu de 15 ans qui a déjà poussé plusieurs majors à réduire ou cesser leurs activités dans le pays, dont ExxonMobil, parti en 2024 après près de trois décennies de présence.
Selon la Banque africaine de développement (BAD), les hydrocarbures représentent 42 % du PIB, 95 % des exportations et 90 % des recettes publiques. Mais les initiatives lancées ces dernières années pour diversifier et revitaliser le secteur n’ont pas réussi à renverser la tendance. Le cycle de licences de 2019 n’a pas produit l’effet escompté, et le projet Fortuna FLNG, qui devait être le premier terminal de liquéfaction en eaux profondes d’Afrique, a échoué faute de financements, malgré plus d’une décennie d’efforts.
La nouvelle ronde intervient dans un contexte où la croissance économique du pays devrait rester atone. Le FMI prévoit un rythme moyen de 0,9 % par an entre 2025 et 2030, directement lié au déclin des hydrocarbures.
Pour contrer ce scénario, Malabo mise sur ses ambitions gazières, comme l’accord nouvellement signé avec Chevron pour développer le projet Aseng, estimé à 690 millions de dollars, et la relance de projets structurants comme le bloc gazier EG-27 pour un investissement de 4,5 milliards de dollars, soutenu par Afreximbank. Les autorités examinent la faisabilité d’un projet de liquéfaction de gaz naturel autour de ce dernier périmètre, qui pourrait générer 2,4 millions de tonnes de GNL par an sur une période de 20 ans et jouer un rôle clé dans les projets de relance.
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Re: Guinée équatoriale
https://www.rtbf.be/article/guinee-equa ... e-11655914Guinée équatoriale : Ciudad la Paz remplace Malabo et devient la nouvelle capitale
03 janv 2026
La Guinée équatoriale a officiellement déplacé sa capitale de Malabo à Ciudad de la Paz dans la province de Djibloho, dans l’est du pays, en pleine forêt équatoriale, selon un décret présidentiel publié samedi.
Ce projet avait été lancé en 2008 par le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 47 ans, pour des raisons stratégiques.
Pour la mise en œuvre effective de ce décret, les services de la présidence, les pouvoirs de l’Etat, les organes constitutionnels, les organismes gouvernementaux et les entreprises publiques de l’Etat devront prendre dans un délai d’un an toutes les mesures et dispositions nécessaires pour leur transfert et leur installation effective dans la nouvelle capitale.
Une situation géographique idéale
Le chef de l’Etat de ce petit pays hispanophone d’Afrique centrale a justifié cette décision par la situation géographique de Ciudad de la Paz et son potentiel d’extension "comme l’option idéale pour abriter la capitale de Guinée équatoriale", explique le décret.
Parmi les autres motifs ayant poussé les autorités à changer de capitale, figure la croissance urbaine rapide des villes de Malabo (ex-capitale politique située sur l’île de Bioko) et Bata (capitale économique sur le continent) au cours des dernières années.
Cette croissance a été alimentée par l’afflux constant de migrants en provenance de zones rurales et des petites villes, en raison de la concentration des infrastructures, des services publics, des emplois et des bureaux dans ces deux villes, selon le décret-loi.
"Cette mesure contribuera au maintien de la paix, à la modernisation de la gestion publique, à la diversification des zones de développement et au renforcement de l’unité nationale", précise le décret.
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Re: Guinée équatoriale
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -barracudaGuinée équatoriale : le chinois Fuhai Energy rejoint le projet gazier Barracuda
Agence Ecofin 30 dec 2025
Jugé prometteur, le bloc EG-08 qui héberge le projet gazier Barracuda concentre plusieurs prospects identifiés grâce aux données sismiques. Cependant, le projet demeure conditionné à la réalisation d’un premier forage d’exploration.
Le projet gazier Barracuda, situé dans le bloc EG-08 au large de la Guinée équatoriale, connaît une évolution avec l’arrivée d’un nouvel acteur au capital du permis. Selon l’information officialisée ce mardi 30 décembre 2025 par Europa Oil & Gas (Holdings), la société chinoise Fuhai Energy a acquis une participation dans le projet.
Le montant total de la transaction n’a pas été rendu public. Celle-ci prend la forme d’un contrat d’amodiation (farm-out agreement), par lequel Fuhai acquiert 40 % des intérêts du contrat de partage de production (PSC) détenu par Antler Global, entreprise basée au Royaume-Uni et opérateur du bloc et dans laquelle Europa Oil détient 42,9 %. La compagnie pétrolière publique GEPetrol conserve une participation de 20 %.
Dans le cadre de cet accord, le groupe chinois s’engage à financer jusqu’à 95 % des coûts du premier puits d’exploration, dans une limite de 53 millions de dollars. Antler, qui conserve pour sa part 40 % de participation dans le PSC, prend en charge les 5 % restants.
Le montage financier prévoit également que Fuhai puisse récupérer prioritairement les montants engagés en cas de découverte commercialement exploitable, conformément aux modalités prévues par le contrat de partage de production.
Situé dans le bassin offshore de Douala, à proximité de la Guinée équatoriale, le bloc EG-08 couvre une superficie d’environ 731 km², à une profondeur d’eau d’environ 80 mètres. Outre le prospect Barracuda, identifié comme le plus avancé à ce stade, le bloc renferme plusieurs autres structures gazières identifiées par la sismique 3D.
Les ressources prospectives du périmètre sont estimées à un peu plus de 2 trillions de pieds cubes de gaz équivalent, dont environ 893 milliards de pieds cubes pour le seul prospect Barracuda, des volumes qui restent toutefois à confirmer par un premier forage d’exploration.
Le projet bénéficie par ailleurs de la proximité d’infrastructures existantes, notamment celles opérées par Chevron, ce qui pourrait en cas de découverte commerciale, faciliter l’évacuation et le traitement des hydrocarbures.
L’accord intervient alors que la Guinée équatoriale se prépare à lancer, d’avril à novembre 2026, un nouveau cycle d’octroi de licences pétrolières et gazières portant sur 24 blocs.
À travers cette initiative, le pays cherche à attirer de nouveaux investissements et à relancer l’exploration offshore et onshore, dans un contexte de baisse continue de la production d’hydrocarbures. Selon l’OPEP, la production de brut équato-guinéenne est tombée à 55 000 barils par jour en 2023, contre 241 000 barils par jour en 2010, sous l’effet du déclin naturel de plusieurs gisements matures.