https://www.connaissancedesenergies.org ... ela-260107Le Mexique devient un "fournisseur important" de pétrole pour Cuba, en réponse à la crise au Venezuela
Connaissance des Énergies avec AFP le 07 janvier 2026
La présidente Claudia Sheinbaum a annoncé mercredi que le Mexique devenait désormais "un fournisseur important" de pétrole à Cuba en réponse à la crise au Venezuela, pays qui approvisionnait l'île caribéenne en vertu d'un accord de coopération.
Les Etats-Unis avaient annoncé fin décembre, avant la capture du président Nicolas Maduro samedi à Caracas, la mise en place d'un blocus naval autour du Venezuela contre des pétroliers selon eux sous sanctions.
Avant un nouveau pétrolier saisi mercredi, battant pavillon russe, poursuivi depuis plusieurs jours par les garde-côtes américains, Washington avait déjà saisi deux pétroliers, soupçonnés par Washington de transporter du pétrole vénézuélien soumis à des sanctions, dont un à destination de Cuba.
Un article du quotidien britannique Financial Times indique qu'en 2025 les livraisons de pétrole mexicain à Cuba ont dépassé celles du Venezuela, selon les données de l'industrie. Une information qui n'a pas pu être vérifiée de manière indépendante par l'AFP.
Interrogée à ce sujet, Mme Sheinbaum a déclaré lors de sa conférence de presse habituelle qu'au vu de la crise que traverse le Venezuela, "le Mexique devient évidemment un fournisseur important", précisant que le pays n'expédiait pas à Cuba "plus de pétrole qu'il n'en avait envoyé historiquement".
La présidente de gauche a ajouté que les envois de brut vers Cuba étaient effectifs depuis "de nombreuses années" et pour "diverses raisons", dans le cadre contrats d'exportation, mais aussi à titre "d'aide humanitaire".
Elle a dit avoir demandé à l'entreprise pétrolière publique Pemex de lui fournir des chiffres détaillés. Le gouvernement mexicain refuse habituellement de rendre publics les contrats pétroliers avec La Havane ainsi que la manière dont ils sont rémunérés.
A partir de 2000, Cuba a signé un accord de coopération avec le Venezuela du président Hugo Chavez (1999-2013), prévoyant un approvisionnement en pétrole contre l'envoi de médecins et d'enseignants.
Mais les Etats-Unis ont saisi le 10 décembre dans les Caraïbes un navire transportant du pétrole vénézuélien à destination de Cuba. Ce pays a dénoncé l'"impact direct" que cela aurait sur son système énergétique, très largement dépendant des combustibles fossiles.
Ce blocus, imposé contre des pétroliers considérés comme étant sous sanctions, constitue selon des experts des droits de l'Homme de l'ONU "un usage interdit de la force militaire" contre un autre Etat.
société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba
Modérateurs : Rod, Modérateurs
- energy_isere
- Modérateur

- Messages : 102777
- Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
- Localisation : Les JO de 68, c'était la
- Contact :
Re: société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba
- energy_isere
- Modérateur

- Messages : 102777
- Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
- Localisation : Les JO de 68, c'était la
- Contact :
Re: société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f11892c24aCuba rend hommage à ses 32 militaires morts lors de la capture de Maduro
AFP •15/01/2026
- energy_isere
- Modérateur

- Messages : 102777
- Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
- Localisation : Les JO de 68, c'était la
- Contact :
Re: société post-pétrole : l'exemple imaginaire de Cuba
https://www.connaissancedesenergies.org ... ite-260117Cuba parvient tout juste à satisfaire la moitié de ses besoins en électricité
Connaissance des Énergies avec AFP le 17 janvier 2026
Cuba, menacé par Donald Trump de ne plus recevoir de pétrole vénézuélien, est parvenu tout juste à satisfaire la moitié de ses besoins en électricité en 2025, selon des données compilées et analysées par l'AFP.
Ces données montrent toutefois une montée en puissance de l'électricité solaire grâce à l'installation d'une quarantaine de parcs photovoltaïques, même si elle reste encore insuffisante pour éviter les délestages.
Les coupures d'électricité, qui peuvent atteindre 20 heures par jour, font partie du quotidien des Cubains.
La demande d'électricité dans le pays est en moyenne de 3.300 mégawatts (MW), mais la production a enregistré un déficit moyen de 1.643 MW sur l'année 2025, selon les calculs de l'AFP à partir des informations rendues publiques par la compagnie électrique cubaine, Union electrica (UNE).
L'analyse des données montre que la tendance est la même au cours de la première quinzaine de 2026.
La compagnie nationale d'électricité publie chaque jour la demande estimée en électricité, ainsi que le déficit enregistré le soir, à l'heure du pic de consommation. La différence entre les deux permet de déduire une disponibilité moyenne effective d'environ 1.670 MW, soit un peu plus de la moitié de ce dont a besoin l'île de 9,6 millions d'habitants.
En parallèle, les données officielles montrent une forte augmentation de la production d'énergie solaire en 2025. Début mars, les parcs photovoltaïques installés sur l'île produisaient entre 300 et 400 mégawatts, contre plus de 3.000 mégawatts en décembre.
Néanmoins, en raison du faible nombre de batteries de stockage disponibles, cette énergie solaire n'est utilisée pour l'heure que lorsqu'il y a du soleil, et non pas le soir, au moment du pic de consommation.
L'île communiste, soumise à un embargo des Etats-Unis depuis 1962, connaît depuis trois ans de fortes pénuries de carburant qui ont un impact direct sur sa production d'électricité.
Ce déficit pourrait s'aggraver après la menace de Donald Trump, qui a dit vouloir prendre le contrôle du secteur pétrolier vénézuélien, de mettre fin à tout approvisionnement de brut et d'argent à destination de Cuba.
Depuis les années 2000, le Venezuela a été le principal fournisseur de pétrole à Cuba, son allié.
Outre les problèmes d'approvisionnement en carburant, le système électrique cubain repose sur huit centrales électriques vétustes, qui tombent régulièrement en panne ou sont arrêtées de longues semaines pour maintenance.
Le gouvernement estime que l'embargo américain l'empêche d'avoir les ressources nécessaires à la réparation du réseau électrique. Mais des économistes soulignent aussi un sous-investissement chronique.