le plastique c'est du pétrole ?

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

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Re: le plastique c'est du pétrole ?

Message par energy_isere » 14 août 2018, 14:40

Un bonus-malus sur le plastique recyclé en 2019

Par latribune.fr | 13/08/2018,

Afin de pousser les Français à acheter davantage de produits à base de plastique recyclé, le gouvernement va mettre en place dès 2019 un dispositif écologique sur les bouteilles en plastique.


Le gouvernement, qui vise un objectif de 100% de plastiques recyclés en 2025, mettra en place progressivement à partir de 2019 un système de bonus-malus pour inciter les consommateurs à privilégier des produits fabriqués à partir de plastique recyclé, a annoncé Brune Poirson le 12 août dans un entretien accordé au Journal du Dimanche (JDD).

"Nous allons déployer un système de bonus-malus allant jusqu'à 10% du prix des produits", a déclaré la secrétaire d'Etat à la Transition écologique en précisant que l'exécutif compte "l'activer dès 2019 et le faire monter en puissance".

"Demain, quand il y aura le choix entre deux bouteilles, l'une fabriquée en plastique recyclé et l'autre non, la première sera moins chère", explique la secrétaire d'Etat auprès de Nicolas Hulot.

Dans cet entretien, Brune Poirson rappelle également que le plan du gouvernement en faveur du recyclage des plastiques passera par une baisse de la TVA sur le recyclage et la hausse de la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) sur l'enfouissement, comme annoncé par le Premier ministre Edouard Philippe en avril.

Un système "allant jusqu'à 10% du prix des produits"


Actuellement, seul un quart des emballages en plastique est recyclé, selon une étude publiée en mars par 60 Millions de consommateurs, qui soulignait que de nombreux autres types de produits, tels que certains jouets, ne peuvent même pas l'être.

Dans le détail, Mme Poirson a annoncé "un système de bonus-malus allant jusqu'à 10% du prix des produits", sans préciser dans quelle proportion le dispositif abaisserait le coût des objets en plastique recyclé et relèverait celui de ceux qui ne le sont pas.
.......
https://www.latribune.fr/entreprises-fi ... 87597.html

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Message par energy_isere » 28 oct. 2018, 14:05

LE PLASTIQUE SERA BIENTÔT LE PREMIER DÉBOUCHÉ DE L’INDUSTRIE PÉTROLIÈRE DEVANT LE TRANSPORT

16 oct 2018 Novethic

La demande de plastique va encore exploser dans les décennies à venir après avoir déjà doublé depuis 2000. L’Agence internationale de l’Énergie (AIE) prévoit que la production pétrochimique augmentera de 60 % d’ici 2050. À cet horizon, on utilisera plus de pétrole pour fabriquer du plastique que pour faire rouler des voitures, des avions ou des camions.

Peu à peu, les grandes métropoles s’engagent à interdire les voitures les plus polluantes, roulant au diesel ou à l’essence pour lutter contre le changement climatique. Mais, cet effort masque l'essor d'un autre secteur qui pèse lourd sur l'environnement : la pétrochimie. Pour répondre à la demande de plastique, l’industrie pétrolière a encore de beaux jours devant elle.

Selon une étude de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) publiée le 5 octobre (1), la production pétrochimique mondiale va ainsi augmenter de 30 % d’ici à 2030 et de 60 % d’ici à 2050 pour atteindre 1 milliard de tonnes, soit l’équivalent de la production actuelle d’acier ou de ciment.

La croissance se trouve du côté des pays en développement qui vont accroître leur consommation en biens d’équipement, mais aussi en engrais ou en vêtements. L’Inde ou l’Afrique consomment aujourd’hui 20 fois moins de plastique et 10 fois moins d’engrais que les pays développés.

Angle mort

"C’est l’un des angles morts du débat sur l’énergie, souligne Fatih Birol, directeur général de l'AIE. Nos économies dépendent fortement des produits pétrochimiques, mais le secteur fait l’objet de beaucoup moins d’attention que ce qu’il mérite. Pourtant, notre analyse montre qu’ils auront une plus grande influence sur l’avenir de la demande de pétrole que les voitures, les camions et l’aviation."

Depuis 2000, la demande de plastique a déjà doublé et d’ici la moitié du siècle, la pétrochimie absorbera près de la moitié de la croissance de la demande de pétrole. À ce rythme, la planète consommera plus de pétrole pour fabriquer du plastique que pour faire rouler des voitures. Et les industriels l’ont bien compris. Le groupe français Total et le saoudien Saudi Aramco ont annoncé au printemps dernier la construction d’un site pétrochimique en Arabie saoudite, pour cinq milliards de dollars.

Déchets plastique

Même si la pétrochimie émet moins de CO2 que les transports, son développement sera tel qu’il contribuera au réchauffement de la planète de manière significative. Les experts estiment que les émissions du secteur vont augmenter de 30 % d’ici 2050. Outre l’impact sur le climat, la pétrochimie contribue aussi à la pollution de l’air et de l’eau. Et pose surtout un incroyable défi : celui des milliers de déchets qui vont se retrouver pour la plupart dans les océans. Seul 9 % du plastique produit depuis 1950 a pu être recyclé et 12 % incinéré.

Or l'océan semble déjà attendre sa limite pour absorber ces matériaux dont la durée de vie s'étale sur des siècles. Cet été 60 tonnes de déchets plastiques ont été retirées des plages de Saint-Domingue souillées. Au même moment, des grandes marées rejetaient 12 000 tonnes de déchets sur Mumbai. Des sacs plastique ont même été retrouvés au fond de la fosses des Mariannes, le point le plus profond de nos océans.
https://www.novethic.fr/actualite/envir ... 46438.html

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Re: le plastique c'est du pétrole ?

Message par kercoz » 28 oct. 2018, 18:09

Ce qui est problématique, c'est que le plastique est peu impacté par l'augmentation du prix du pétrole.... 5 fois plus cher le litre, il sera toujours plus intéressant d' utiliser du plastique que du bois ou du métal.
Pour les doués en image, ça serait marrant d' utiliser la "vague" d' Hokusaï , déja représentée avec des billets , .... avec des déchets plastiques.
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Re: le plastique c'est du pétrole ?

Message par energy_isere » 28 oct. 2018, 19:15

kercoz a écrit :
28 oct. 2018, 18:09
Pour les doués en image, ça serait marrant d' utiliser la "vague" d' Hokusaï , déja représentée avec des billets , .... avec des déchets plastiques.
Bonne idée, et ça a déjà été concrétisée !

Voici :

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Re: le plastique c'est du pétrole ?

Message par kercoz » 28 oct. 2018, 19:25

Yess! merci nergie .
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Re: le plastique c'est du pétrole ?

Message par energy_isere » 14 nov. 2018, 19:40

Les industriels s'engagent pour une nouvelle économie des plastiques

Usine Nouvelle le 14/11/2018

Danone, L’Oréal, PepsiCo, The Coca-Cola Company, Carrefour, Nestlé… Ils ont tous signé l’engagement mondial de la Nouvelle Économie des plastiques, dévoilé à l’occasion de la conférence Our Ocean, à Bali, en Indonésie. La France est aussi de la partie, et collabore avec la Fondation Ellen MacArthur et le Programme des Nations unies pour l’environnement.

Cette nouvelle coalition mondiale doit servir à prévenir la pollution plastique en amont, en se fixant des objectifs révisables tous les dix-huit mois. Parmi ces mesures : éliminer tous les emballages plastiques problématiques, inutiles ou à usage unique, atteindre 100 % d’emballages plastiques réutilisables, recyclables ou compostables d’ici à 2025 et augmenter significativement la part de plastiques réutilisés dans de nouveaux emballages ou produits.
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... es.N765154

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Message par energy_isere » 25 janv. 2019, 22:06

Le retour en grâce du recyclage chimique des plastiques

Laurent Rousselle Usine Nouvelle le 25/01/2019

Aussi irréaliste qu'il soit, l'objectif français de recycler 100% des plastiques d'ici 2025 a le mérite de bousculer l'industrie. Les procédés mécaniques actuels de recyclage du plastique sont insuffisants pour répondre aux exigences de qualité de la plasturgie. Le recyclage chimique, encore à l'état de pilotes, est le seul à même de répondre aux enjeux d’économie circulaire, de réduction de la pollution et de la dépendance aux énergies fossiles.

Le recyclage mécanique de nos emballages plastiques atteindrait-il ses limites ? Ce choix technique s’est largement imposé, en France et ailleurs. Aujourd’hui, une partie de nos emballages plastiques sont triés, nettoyés, broyés, fondus avant d’être réutilisés, sans toucher à la structure du polymère. "Une industrie qui fonctionne bien", selon Carlos de Los Llanos, directeur scientifique de l'éco-organisme Citeo, mais qui s’avère "insuffisante pour traiter tous les types de plastiques et répondre aux futurs objectifs réglementaires."

Aujourd’hui, sur la totalité des divers emballages plastiques utilisés par les ménages (environ 1,1 million de tonnes), "50% se recyclent sans problème [à condition de les collecter, Ndlr], 25% posent davantage de difficultés et 25% n’ont pas encore de solution de recyclage", indique le représentant de Citeo. A ces quantités s’ajoutent 1 million de tonnes d’emballages plastiques industriels et commerciaux pour lesquels la problématique est assez semblable. Dans le monde, un million de bouteilles sont produites chaque minute.

Regagner de la valeur sur le plastique usagé

Seulement la moitié des emballages plastiques aisément recyclables, soit 26% du gisement, sont recyclés en France. C'est trop peu, si l'on considère l'objectif de 55% fixé par l’Union européenne en 2030 ou, pire, la volonté du gouvernement français de tendre vers 100% de recyclage cinq ans plus tôt.

A ces objectifs de recyclage, s'ajoutent les ambitions en termes d’intégration de matière secondaire. Toujours en 2030, les bouteilles devront contenir un minimum de 30% de matière recyclée (rPET ou rPEhd principalement), ce qui suppose de disposer d’une matière recyclée de très haute qualité, en particulier pour les emballages alimentaires ou cosmétiques. En France, les sites industriels de recyclage ayant obtenu une habilitation au contact alimentaire restent trop rares. Résultat, une bouteille d'eau sur deux est collectée, mais seulement une sur dix redeviendra une bouteille, la majorité étant dégradées en fibres.

Pour gagner la confiance des instances réglementaires, des plasturgistes et des industriels de l'alimentaire et de la cosmétique, il faut revenir à des résines pures, idéalement au monomère qui compose les polymères couramment utilisés.

Le recyclage chimique à la rescousse

C'est pour répondre à ce défi que le recyclage, dans sa version chimique, regagne l'intérêt des géants de la chimie-plasturgie. "L’objectif est de préparer le futur", rappelle Carlos de Los Llanos, "et la chimie représente un complément intéressant pour recycler davantage de plastiques d’ici quatre à cinq ans". La technique n’est pas nouvelle. Les bases scientifiques en sont connues et maîtrisées depuis les années 1990.

Principaux freins, la faisabilité du passage à l'échelle industrielle et sa viabilité économique n’ont toujours pas été démontrées car dépolymériser coûte cher. Le modèle commercial reste encore à trouver, surtout avec un prix du pétrole bas qui rend les matières vierges compétitives. Mais ce raisonnement, valable hier, pourrait ne plus l’être demain.

Avec la menace du prix du carbone conjuguée à un risque d'image, les industriels sont de plus en plus nombreux à se reposer la question du recyclage. Citeo présentera d’ailleurs à ses membres et partenaires, metteurs en marché et recycleurs, début février, une dizaine de technologies émergentes venant des quatre coins du monde. Parmi les start-up et entreprises invitées au Forum solutions plastiques (les 4 et 5 février à Paris) figurent, entre autres, Ioniqa (Pays-Bas), Loop Industries et Polystyvert (Canada), APK (Allemagne), Jeplan (Japon), Purecycle Technologies (Etats-Unis), Recyclng Technologies (Royaume-Uni) et la française Carbios. Hormis le Japon, seul pays à avoir déjà industrialisé - avec des phases d’arrêt et de relance successives - le recyclage chimique d’une partie de ses plastiques, tous les pays sont peu ou prou au même niveau dans leur développement, affirme Carlos de los Llanos.

La recherche française s’attaque au PET complexe et coloré

La France peut, de son côté, compter sur les recherches menées par l’IFP Energie Nouvelles. Son site de Lyon, qui se consacre notamment à la recherche dans les domaines de l’énergie, du transport et de l’environnement, travaille sur le recyclage du polyéthylène téréphtalate (PET), l’une des cinq résines les plus utilisées dans nos contenants. L’industrie mondiale en consomme 70 millions de tonnes par an. Le PET est notamment présent dans nos bouteilles d’eau et dans les barquettes alimentaires. Dans sa version transparente, c'est la résine la plus facile à recycler avec les techniques actuelles. Mais elle est plus difficile à recycler dans sa version colorée ou lorsqu’elle comporte des couches barrières pour assurer la longue conservation d’un produit sensible à la lumière ou à l’oxygène, comme le lait. Ce qui a créé des remous lors de la multiplication des bouteilles en PET opaque, perturbateur des cycles classiques de recyclage du PET.

Du rPET industriel apte au contact alimentaire en 2022

Ce gisement mal recyclé constitue un manque à gagner de ressources matières conséquent, alors que la demande du marché en PET recyclé s’apprête à connaître une forte croissance. Avec sa solution de solvolyse, l’IFP Energie Nouvelles tente d'y répondre. Le projet, débuté en 2015, pourrait, potentiellement, être industrialisable en 2022. Aujourd’hui, les scientifiques ont passé les étapes de validation à l’échelle laboratoire et effectué les études à l’échelle intermédiaire. Le procédé de dépolymérisation actuel fonctionne pour des quantités allant jusqu’à plusieurs kilogrammes par jour. Les outils de simulation numérique permettent d’éviter de lourds investissements matériels pour effectuer des tests. Reste à l’amener à une échelle industrielle.

Concrètement, les paillettes de plastique sont tout d’abord associées avec un solvant, le glycol, également constituant du PET, avant d’être mélangées et chauffées à environ 260°. Il en ressort une crème marron, dépolymérisée, qui sera ensuite décolorée et purifiée à travers un procédé passant par plusieurs étapes de filtration, pour retrouver le composant de base du PET – son monomère - transparent. Une fois repolymérisé par les polyméristes, ce dernier permettra de produire des emballages aptes au contact alimentaire pour boucler la boucle.

Carbios mise sur le biorecyclage en 2023

Plus ambitieuse écologiquement, la chimie verte s'attaque aussi au recyclage des plastiques. Au PET complexe en particulier. Le français Carbios fait partie de la poignée d’entreprises à avoir innové dans ce domaine. Son originalité a été de confier le recyclage des emballages plastiques aux enzymes. Certaines de ces protéines, présentes dans le milieu naturel, peuvent dégrader la chaîne de monomères. Mais le processus est lent et demande plusieurs semaines. La démarche de Carbios a consisté à transformer ces enzymes en véritables gloutons, par génie génétique. Mélangés aux déchets plastiques dans une cuve à 60°, ces insatiables mangeurs jouent le rôle de catalyseur biologique et déconstruisent les molécules de PET en 16 heures seulement.

Lancée en 2011, l’activité de Carbios - qui a également mis au point, à travers sa co-entreprise Carbiolice, une solution de biodégradation de PLA à partir d’enzymes - a déjà englouti 25 millions d’euros pour ses deux solutions. "La technologie de biodégradation du PLA sera commercialisée en 2020 sous forme de granulés", précise Benjamin Audebert, en charge des relations avec les investisseurs. Pour le PET, l’entreprise vise une première commercialisation sous licence en 2023. Le 17 janvier, Carbios a reçu un financement de 4,1 millions d’euros de l’Ademe pour accélérer l'industrialisation du biorecyclage des plastiques et fibres. En juin, débutera la création de son démonstrateur industriel à Saint Fons (Auvergne Rhône-Alpes).
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... es.N797685

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Message par energy_isere » 04 févr. 2019, 09:48

MP Industries recycle le plastique en mobilier urbain

JEAN-CHRISTOPHE BARLA Usine Nouvelel le 03/02/2019 À

Les plastiques, plaie pour les mers, représentent une ressource exploitable pour l’urbanisme. Se fondant sur cette conviction, MP Industries, né en 1998 comme plasturgiste, s’est reconverti dans le recyclage des matières plastiques. L’entreprise de Gardanne (Bouches-du-Rhône) a conçu Mix Urbain, une gamme de mobilier urbain (bancs, poubelles, jardinières...) issue à 100 % d’objets en polypropylène et en polyéthylène recyclés, collectés auprès de ménages, d’industries et d’exploitations agricoles. Les déchets (d’origine exclusivement française) sont broyés pour obtenir un granulat qui est fondu à 200 °C, puis extrudé par un procédé haute pression afin de produire des profilés de finition d’aspect thermolaqué avec des épaisseurs de 25 à 200 mm. L’entreprise a breveté sa technologie, baptisé son matériau Recyclène et est tellement sûre de ses qualités d’imputrescibilité, de résistance aux chocs, aux UV et aux tags qu’elle garantit ses produits pendant quinze ans. "Tous sont recyclables à l’infini, explique Christophe Testa, le PDG de MP Industries. En fin de vie, nous les reprenons aux collectivités qui s’en équipent."

Consacrant 10 % de son chiffre d’affaires (1,13 million d’euros en 2017) à la R & D, la PME de 15 personnes imagine de nouvelles applications (dalles de sol, cales de conteneurs, garde-corps pour déchetteries...) L’Ademe et le Pôle Eco Design ont accompagné ses initiatives made in France. "Nous réalisons 200 tonnes de produits par an. Notre outil peut doubler cette production, mais il faudrait que les appels d’offres distinguent les efforts d’économie circulaire", indique le dirigeant, qui rêve, un jour, récupérer les déchets plastiques des océans.

Image
https://www.usinenouvelle.com/article/m ... in.N798870

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Re: le plastique c'est du pétrole ?

Message par energy_isere » 10 févr. 2019, 21:01

La Norvège recycle 97% de ses bouteilles en plastique !

6 fev 2019

Le 26 janvier 2019, le Forum Économique Mondial a publié une vidéo louant les efforts de la Norvège. En effet, ce pays est parvenu à atteindre un taux de recyclage de 97 % de ses bouteilles en plastique, une nouvelle déjà révélée par The Guardian l’été dernier.
.......
https://sciencepost.fr/2019/02/la-norve ... plastique/

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Message par energy_isere » 18 févr. 2019, 20:55

Avec Synova, Total accélère dans le recyclage des plastiques

Myrtille Delamarche Usine Nouvelle le 18/02/2019

Total a annoncé le 18 février l'acquisition de Synova, une société française spécialisée dans la production de polypropylène recyclé à destination du secteur automobile. Le groupe participe déjà à plusieurs initiatives visant à augmenter la production de plastiques recyclés.


Total a annoncé le 18 février l'acquisition, pour un montant non divulgué, de Synova, acteur français majeur du recyclage de matières plastiques. Synova produit pour les équipementiers et constructeurs automobiles 20 000 tonnes de polypropylène recyclé haute performance à partir de plastiques recyclés.

"L’acquisition de Synova est une preuve concrète de notre engagement à développer le recyclage des matières plastiques. Elle renforce les activités que nous menons déjà dans l’économie circulaire et contribue à l’ambition de Total d’être la major de l’énergie responsable", a commenté Bernard Pinatel, directeur général Raffinage-Chimie chez Total.

Une demande accrue en plastiques recyclés

Thierry Saudemont, responsable du développement du recyclage chez Total, soulignait lors du forum Solutions plastiques organisé par Citeo que le développement de cette activité répondait à une demande du marché, qui cherche des solutions satisfaisantes en contenu recyclé, tout en soulignant le défi technique pour atteindre des performances comparables à celles des polymères vierges.

Certains fabricants craignent le risque d'image ou l'imposition de taux minimum de plastiques recyclés, envisagés dans la feuille de route économie circulaire si l'industrie ne s'auto-régule pas. Ceux qui n'ont pas trouvé de flux d'approvisionnements satisfaisants dans le recyclage mécanique des plastiques réclament aux géants de la chimie-plasturgie des solutions sécurisantes, tant au niveau des performances des polymères que de la régularité des volumes.

Plusieurs projets en cours dans le recyclage des plastiques

Total est associé à Citeo, Saint-Gobain et Syndifrais dans un projet visant à faire émerger une filière française de recyclage du polystyrène (notamment le PS choc des pots de yaourt). Le groupe va tester la faisabilité de c procédé à l'échelle industrielles sur ses sites français de Carling et belge de Feluy.

Avec la start-up québécoise Polystyvert, Total a inauguré en août 2018 à Montréal une usine de recyclage du polystyrène (emballages de produits électroniques, barquettes alimentaires, pots de yaourt, produits isolants) par dissolution.

Total produit déjà du polypropylène et du polyéthylène contenant au moins 50% de matière recyclée, avec, affirme-t-il, les mêmes propriétés que les polymères vierges. Le groupe fait aussi partie des membres fondateurs de l'Alliance to end plastic waste.
https://www.usinenouvelle.com/article/a ... es.N807885

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Re: le plastique c'est du pétrole ?

Message par energy_isere » 12 avr. 2019, 21:55

Environnement Massif Central va doubler sa capacité de transformation des déchets plastiques à Mende

Sylvie Brouillet Usine Nouvelle le 12/04/2019

Spécialiste des déchets Environnement Massif Central, PME de 70 salariés, investit fortement dans la valorisation des matières plastiques à Mende (Lozère). Un plan de 3,5 millions d'euros va permettre de faire passer la capacité de production de 5 000 à plus de 10 000 tonnes annuelles au deuxième semestre 2019. Un investissement qui suit un plan de 9 millions d'euros sur la période 2016-2018.

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Environnement Massif Central investit dans la valorisation des matières plastiques à Mende

Basé au Causse d’Auge à Mende (Lozère), l’opérateur de collecte, tri, recyclage et valorisation des déchets (ferraille, bois, DIB, DEEE, plastiques) Environnement Massif Central mise fort sur la transformation des matières plastiques. Pour doubler sa capacité de production de 5 000 à 10 000 tonnes, il a commandé sa troisième ligne de lavage et broyage et sa deuxième extrudeuse, un investissement de 2 millions d’euros. "La mise en route des machines est planifiée au deuxième semestre, dans un bâtiment existant. Une fois les installations opérationnelles, la transformation de matières plastiques devrait représenter la moitié du chiffre d’affaires", évalue Philippe Michelet, directeur administratif et financier. La PME, qui a besoin d’espace et de stockage supplémentaire, va aussi investir 1,5 million d'euros pour agrandir à 10 000 m² un bâtiment de 4 000 m². Le permis de construire est obtenu et les travaux doivent s’achever fin 2019-début 2020. Bon à savoir : le nouvel investissement fait suite à un programme de 9 millions d'euros engagés sur 2016-2018. Après l’arrivée en 2014 de la première ligne de transformation des plastiques, une deuxième ligne a été lancée en 2017 et la première extrudeuse en 2018 pour produire des paillettes et granulés de polypropylène et polyéthylène. "Nous sommes quasiment les seuls en France à proposer l’éventail de la collecte à la transformation sous forme de granulés, relève Philippe Michelet. Ils servent notamment aux plasturgistes, à l’industrie automobile."

Pour faire tourner les nouvelles capacités, Environnement Massif Central qui comptre 70 salariés planifie cinq à dix embauches. "Nous avons sept postes en cours, que nous avons du mal à pourvoir. Nous sommes prêts à former, c’est ce que nous avons toujours fait", assure Philippe Michelet.

Fondée en 1997 par Olivier Dalle, l’entreprise mendoise a réalisé 11,3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017 et devrait côtoyer les 13 millions d'euros en 2018 (15 % de croissance).
https://www.usinenouvelle.com/article/e ... de.N830870

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Re: le plastique c'est du pétrole ?

Message par energy_isere » 04 mai 2019, 15:45

A Montbrison, on recycle les films plastique à tour de bras et à toute vitesse

Publié le : 03/05/2019

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Des employés de la société ExcelRise trient des films plastique, le 1er avril 2019 à Montbrison

Montbrison (France) (AFP) – Alors que la pollution des océans et son impact sur la biodiversité fait les gros titres avec un sommet international organisé à Paris, cette petite société basée à Montbrison dans la Loire développe une production intégrée, allant du tri du déchet au film recyclé.

« Le marché du recyclage plastique est en train d’exploser », confie à l’AFP Sébastien Wolff, co-fondateur et patron d’ExcelRise, qui escompte multiplier par dix sa production de films plastiques recyclés d’ici 2025, pour atteindre 40 000 tonnes annuelles.

La croissance du plastique recyclé a plusieurs causes, dont en premier lieu la décision de la Chine en 2017 d’arrêter les importations de plastiques usagés qui a laissé sur le marché européen d’importantes quantités de déchets.

Puis la demande de films plastiques fabriqués à partir de matière recyclée a été dopée par la décision de l’éco-organisme français de collecte Citeo d’accorder un bonus sur l’éco-contribution, la taxe que les entreprises doivent payer s’ils fabriquent des équipements potentiellement polluants.

Elle est réduite d’un maximum de 50% si l’entreprise emploie des plastiques contenant au moins 50% de recyclé, explique à l’AFP Emmanuel Guichard, directeur général d’Elipso, la fédération professionnelle du plastique souple. « Un appel d’air énorme », note-t-il.

Refabriquer du film plastique

À Montbrison, la longue chaîne du recyclage débute par le tri. La matière première est livrée par les collecteurs de déchets sous forme d’énormes balles de 200 à 500 kg de film plastique compressé.

Une demi-douzaine d’opérateurs les ouvrent puis séparent manuellement les films, selon leur qualité. En général, il y a de 2% à 5% d’autres matières que du plastique.

Un opérateur peut trier jusqu’à 300 kg par heure, surtout s’il s’agit de balles homogènes, constituées de films assez propres de palettes industrielles.

Les films passent ensuite dans un broyeur qui en traite une tonne par heure. A la sortie, les flocons de plastique sont lavés, puis conditionnés en paquets.

Exemple typique d’économie circulaire : ils sont expédiés vers un autre site du groupe pour être fondus et transformés en granulés servant à refabriquer du film plastique.

Bientôt presque tout sera effectué à Montbrison, même la regranulation, moyennant l’achat d’une machine pour près d’un million d’euros.

Avant de racheter le site de Montbrison, le groupe comptait déjà deux filiales de fabrication de films plastiques (Ceisa Packaging et Semo Packaging).

« Dans dix ans, tous les films plastiques incorporeront de 30% à 50% de matière recyclée », estime M. Wolff. « C’est le sens de l’histoire ».

Mais la qualité est aussi un enjeu, d’où le choix d’ExcelRise d’une production totalement intégrée pour tout « contrôler de la source jusqu’à l’utilisation finale ».

« Le secteur du plastique recyclé va avoir à investir massivement en capacités » de production, souligne le directeur général d’ExcelRise. « Le marché français et européen est sous-équipé pour laver et broyer les films plastiques ».

L’enjeu du film ménager

Au final, le prix d’un film contenant du plastique recyclé est supérieur d’environ 5% à celui produit à partir de polyéthylène vierge, indique M. Wolff. Mais ce léger surcoût n’est pas un obstacle majeur, selon lui.

Le film plastique a essentiellement des applications dans l’emballage industriel et commercial (films de palettisation, pour les packs de boisson ou l’hygiène) et dans le secteur alimentaire ménager.

Si l’essentiel des films plastiques usagés vient aujourd’hui du secteur industriel et commercial, la collecte auprès des particuliers devrait se développer avec l’extension des consignes de tri, note Emmanuel Guichard. La moitié des Français seront concernés à la fin 2018, et 100% en 2022.

Le volume de déchets de films issus d’emballages ménagers allant au recyclage qui était d’environ 10 000 tonnes en 2018 devrait doubler d’ici la fin 2019, estime M. Guichard.

Mais le recyclage des films plastiques issus de la collecte ménagère s’avère « plus difficile » que le traitement des films d’origine industrielle ou commerciale, car ils sont souvent plus souillés, souligne Mathieu Le Bigot, directeur général et co-fondateur de l’entreprise Machaon, qui s’est spécialisée sur ce créneau.

« Le bonus Citeo ne fait aucunement mention du plastique ménager », regrette M. Le Bigot, qui souhaiterait une incitation à utiliser les granulés issus du recyclage ménager pour refabriquer des films.
https://www.goodplanet.info/actualite/2 ... e-vitesse/

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Re: le plastique c'est du pétrole ?

Message par energy_isere » 08 juin 2019, 09:24

Article au sujet de l'avenir du pétrole dans les plastiques et la pétrochimie.
Oil Industry Banks On Shaky Plastic Bet

By Nick Cunningham - Jun 06, 2019

Even as oil demand is beginning to weaken this year due to a brewing economic slowdown, the oil industry faces a longer-term threat to oil demand as bans on plastic begin to multiply.

With cracks forming in oil demand in the transportation sector, the world’s largest oil companies, both publicly-traded firms and national oil companies, are increasingly diversifying their footprints. Integrated oil companies are stepping up investments in petrochemicals, viewing plastic as a more resilient source of demand than road fuels.

“Oil use for cars peaks in the mid-2020s, but petrochemicals, trucks, planes and ships still keep overall oil demand on a rising trend,” the International Energy Agency wrote late last year. The IEA put out a special report on petrochemicals in October 2018, highlighting its importance to future oil demand.

Through 2040, the petrochemical sector accounts for 5 million barrels per day (mb/d) of oil demand growth, the IEA estimates, while oil consumption in cars is already beginning to plateau, and will hit a peak in the mid-2020s. Oil consumption in the transportation sector is set to grow in the developing countries, but electrification in advanced economies will offset those increases.

The stakes are high for the oil industry. Facing a shrinking market in transportation, their last line of defense against peak demand is petrochemicals. Petrochemical assets can be a hedge against peak demand not just in terms of absolute growth in demand. In a world in which oil demand is in decline, prices will be low, which offers these companies a low-cost feedstock for plastics and other petrochemicals. The oil majors have begun investing billions of dollars in ethane crackers, which turn natural gas, gas liquids and oil into the building blocks of plastic.

This is occurring around the world. China has $100 billion in the works for various petrochemical complexes aimed at turning oil into chemicals and plastics, according to Citi. ExxonMobil has plans to spend $20 billion on its “Growing the Gulf” initiative over the next decade, a series of petrochemical complexes and refineries on the Gulf Coast. Saudi Aramco just spent nearly $70 billion to take over Sabic, a Saudi petrochemical giant. “Our strategy is to be the leader in energy and chemicals, not only in energy,” Amin Nasser, Aramco’s CEO, said last year. “We will be the leader in chemicals.”

However, even as the ground is beginning to look shaky for the oil industry when it comes to road transit, a growing number of analysts are casting doubt on the heady growth figures for plastics, as Bloomberg reports.

A proliferation of bans on plastic bags, utensils, straws and other measures to limit plastic consumption could slash oil demand growth in the petrochemical sector to just 1.5 percent annually, just a third of its historical growth rate, according to Bloomberg and Accenture. “Oil companies are saying, no problem, we’ll invest in petrochemicals,” Paul Bjacek, a principle director at Accenture, told Bloomberg. “But petrochemicals, after the circular economy happens to the maximum extent, is likely to be a low-growth market.”

Between 2007 and 2016, more than 240 local governments in the U.S. passed laws limiting the use of plastic bags. But the movement has recently been picking up steam, with bans passing at higher levels. New York passed a plastic bag ban, following in California’s footsteps. Oregon and Maine are close to banning plastic bags. The European Union passed a continent-wide ban on single-use plastics, which will take effect beginning in 2021.

“It adds some uncertainty from a demand standpoint as the oil industry is looking more and more to chemicals for diversification,” Robin A. Waters, IHS director of plastics planning and analysis, told Bloomberg.

Better recycling could also undercut plastic use. As it stands, only a small fraction of plastic is recycled – somewhere in the range of 10 to 15 percent. Much of the plastic used by consumers is tossed in a landfill either because containers are uneconomical to recycle, unable to be recycled, soiled, or mixed in with other non-recyclables.

Major companies have announced plans to clean up their acts, facing pressure from consumers concerned about climate change and oceans filling up with plastic. “If they don’t play an active role in this, they’re going to see brands and customers de-select plastics,” Ellen Martin, a vice president for Closed Loop Partners, an investment firm focused on creating a circular economy, told Bloomberg. “It’s a threat to their overall business.” McKinsey & Co. said that stepped up investment in recycling could slash virgin plastic use by nearly 60 percent by 2050.

“If companies push ahead with investment based on standard forecasts to expand petrochemical operations, stranded assets may lie ahead,” Christof Ruhl an economist on the advisory board of Crystol Energy, wrote in the FT earlier this year. Ruhl estimates that lower consumption of plastic bags could cut plastic demand by 3 percent annually through 2040.

By Nick Cunningham of Oilprice.com
https://oilprice.com/Energy/Crude-Oil/O ... c-Bet.html

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Re: le plastique c'est du pétrole ?

Message par energy_isere » 10 juil. 2019, 21:07

Soprema installe à Strasbourg la première usine au monde de recyclage de plastiques PET

DIDIER BONNET Usine Nouvelle 10/07/2019

Le groupe Soprema, spécialiste des produits d’isolation pour le bâtiment et la construction, crée une filière de recyclage de plastiques PET complexes pour produire des polyols destinés à entrer dans les polyuréthanes utilisés dans l’isolation. L’entreprise de Strasbourg (Bas-Rhin) a investi 7 millions d’euros dans la nouvelle unité de production du nom de Sopraloop et a dépensé environ 30 millions d’euros pour mettre au point les process, pour l’heure unique au monde, destinés dans un premier temps à remplacer les polyols acquis auprès de groupes pétrochimiques et sécuriser les approvisionnements de Soprema.


La nouvelle usine, établie près du siège strasbourgeois de Soprema dans la zone économique du port autonome de Strasbourg (Bas-Rhin), représente 7 millions d’euros d’investissements et s’appuie sur des programmes de R&D d’environ 30 millions d’euros. Le site dénommé Sopraloop produit des polyols qui intègrent d’autres composés chimiques afin de constituer les polyuréthanes destinés à l’isolation des bâtiments et des constructions, spécialité de Soprema, qui va dépasser les 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2019. Cette innovation doit permettre de sécuriser les approvisionnements de Soprema dans cette matière jusque-là acquise auprès de groupes pétrochimiques tout en réduisant sa dépendance aux produits d’origine fossile.

"L’objectif de Soprema est de faire face aux défis actuels, climatiques, énergétiques et environnementaux. Notre objectif est de réduire notre dépendance aux matières premières d’origine fossile et de développer des produits éco sourcés", explique Pierre-Etienne Bindschedler, PDG du groupe strasbourgeois, qui emploie 7 600 salariés dans les 63 usines dans le monde. "Grâce à nos travaux de R&D, nous avons constaté que l’on pouvait produire des polyols par le recyclage des produits en PET, bouteilles, barquettes et contenants alimentaires. Nous avons réuni des expertises en matière de recyclage et de traitement chimique de ces plastiques pour mettre au point un process unique au monde", détaille François China, directeur industriel chez Soprema.

Prix de revient compétitif

En phase de croissance, l’usine strasbourgeoise prévoit de produire 5 500 tonnes de polyols en 2019 et vise un objectif de 10 000 tonnes. Ces substances seront fournies à deux sites du groupe, Saint-Julien-du-Sault (Yonne) et Hof (Allemagne). D’autres clients sont intéressés par ces polyols, mais le groupe n’a pas souhaité révéler leur nom. "En 2017, les groupes pétrochimiques ont cessé leur fourniture de ces substances en raison d’une crise mondiale, qui nous a sérieusement impacté. Notre but est de sécuriser nos approvisionnements tout en créant une filière de recyclage de PET, jusque-là destinés à l’incinération. Nous avons su créer les compétences pour en refaire des matières premières vierges et donc une ressource et non un déchet", poursuit François China.

Il indique que le prix de revient des polyols issus du process de dépolymérisation puis repolymérisation des PET issues de nos déchets alimentaires, est équivalent au cours moyen des produits de l’industrie pétrochimique. "La crise de 2017 nous a incité à garantir notre autonomie vis-à-vis de ces géants qui privilégient des logiques purement financières, sans souci des conséquences pour leurs clients comme Soprema", commente le directeur industriel.

Une vingtaine de salariés travailleront d’ici quelques semaines sur le site, qui dispose des espaces nécessaires pour s’agrandir. La matière première issue des déchetteries françaises est estimée par Soprema à 130 000 tonnes par an, sans compter le potentiel de l’Allemagne voisine du site. L’usine pourrait fournir des quantités de polyols bien supérieures dans les années à venir.
https://www.usinenouvelle.com/article/s ... et.N864495

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Re: le plastique c'est du pétrole ?

Message par energy_isere » 07 août 2019, 13:44

Au Mexique, le cactus pour produire du plastique?

AFP•07/08/2019

Le cactus, emblème national du Mexique, décliné en de nombreux produits, pourrait trouver un usage supplémentaire et inédit: permettre la fabrication d'un plastique biodégradable préservant l'environnement.
La chercheuse mexicaine Sandra Pascoe a mis au point un nouveau matériau à base de jus extrait du nopal, également appelé figuier de Barbarie, qui permet ensuite de fabriquer des emballages jetables non polluants.

"La pulpe est pressée pour obtenir un jus que j'utilise ensuite", explique à l'AFP la chercheuse de l'Université del Valle de Atemajac, à Guadalajara, à l'ouest du Mexique.
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https://www.boursorama.com/actualite-ec ... bb474f1d15

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