L'Or et l'influence du cours du baril sur le cours de l'once

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

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Re: L'Or et l'influence du cours du baril sur le cours de l'once

Message par energy_isere » 24 mars 2019, 10:47

MARCHÉ : LE MONDE MANQUERA D'OR BIEN AVANT DE MANQUER DE PÉTROLE

samedi 23 mars 2019 (BFM Bourse)

Les réserves estimées de métal jaune correspondent à... 16 années et demi de production au rythme actuel, contre plus de 50 ans pour le pétrole.


Selon le dernier rapport statistique de British Petroleum, publié en juin dernier, avec 1.696 milliards de barils de réserves (-500 millions par rapport à 2016) pour une production annuelle de 33 milliards de barils, le ratio de réserves rapportées aux volumes de production de pétrole était de 50,2 années en 2017. Autrement dit, au rythme actuel de production et sans nouvelle découvertes, l'huile minérale ne manquera pas avant un demi-siècle.

Mais pour l’or, le niveau est nettement plus préoccupant. En effet, le dernier rapport de l’agence géologique américaine (USGS) estime que les réserves mondiales d’or encore enfouies se situent autour de 54.000 tonnes. Avec un rythme de production de 3.260 tonnes en 2018, le ration des réserves sur la production est de seulement 16,6. Quand les puits de pétrole devraient être épuisés d’ici 2070, les mines d’or pourraient l'être dès 2035.

Aucun nouveau gisement d'ampleur depuis quinze ans
Laurent Schwartz, directeur du Comptoir national de l'or, apporte quelques précisions sur ce rapport de l'USGS. "Il s'agit bien des réserves connues, exception faite de nouveaux gisements" explique-t-il, précisant néanmoins que "cela fait plus de quinze ans qu'on n'a pas découvert de méga-gisement d'or". "Le dernier, en Afrique du Sud [le Witwatersrand, ndlr], représente maintenant près de 40% de l'or extrait dans le monde, avec plus de 50 millions d'onces".

Pourquoi ne fait-on plus de telles découvertes ? Principalement pour deux raisons, selon Laurent Schwartz : "Depuis 2012, le cours de l'or n'a pas vraiment incité les producteurs à investir, ce qui a donné lieu à une décrue massive des investissements dédiés à l'exploration (de 21 milliards de dollars en 2012 à 7 milliards en 2018) qui réduisent les chances de trouver de nouveaux gisements. Et quand bien même ces investissements reprendraient, il faut compter de 5 à 7 ans entre l'identification d'un gisement et l'exploitation du premier gramme d'or".

L'expert explique schématiquement que "s'il suffisait de se baisser pour trouver du précieux métal lors de la ruée vers l'or, il faut maintenant déplacer des montagnes pour trouver des quantités intéressantes". Ce à quoi il faut ajouter les autorisations étatiques, la mise en place de la mine d'or en elle-même, etc.

Quelques petites découvertes ont toutefois été réalisées récemment. "Au Canada, on a trouvé de l'or sous un glacier en Colombie britannique, un gisement d'environ 25 millions d'onces [770 tonnes, soit 1,4% de la production annuelle, NDLR] a priori" rapporte Laurent Schwartz. "En Chine aussi, on a trouvé un gisement qui contiendrait entre 13 et 20 millions d’onces d'or récemment" ajoute-t-il.

Pas d'amélioration des technologies d'extraction, contrairement au pétrole
Selon le spécialiste, la grande limite du marché de l'or jaune par rapport à celui de l'or noir réside dans le fait qu'il n'y a "pas de technique nouvelle pour simplifier ou faciliter l’extraction d'or", contrairement au pétrole pour lequel les États-Unis ont développé la fracturation hydraulique (pour extraire le gaz et le pétrole de schiste). "Là où l'Afrique du Sud produisait 1.000 tonnes par an dans les années 70, ils n'en extraient plus que 200 aujourd'hui, les gisements étant presque épuisés, il faut beaucoup plus de tonnage de roche pour moins de grammage d'or".

L'Afrique du Sud a donc été dépassé par la Chine qui est devenue le premier producteur mondial avec 400 tonnes par an, suivie par l'Australie et les États-Unis avec près de 300 tonnes par an et donc, de l'Afrique du Sud qui était resté le plus gros producteur au monde jusqu'au début des années 2000.

Le spécialiste revient enfin sur la récente ruée vers l'or des banques centrales, qui a "un impact significatif sur l'évolution du cours, les institutions et les ETF pouvant investir massivement sur ces produits".

La part de l'or recyclé équivalent à la part extraite
Toutefois, une variable vient nuancer ce tableau : "Plus le cours s'apprécie, plus le recyclage (bijoux, pièces d'or, etc.) augmente". Le volume issu du recyclage est d'ailleurs à près équivalent aux extractions en termes d’apport sur le marché, avec quelque 2500 tonnes d’or par an, "un chiffre qui va être amené à augmenter à mesure que le cours grimpe" ajoute Laurent Schwartz. "Les acteur économiques qui en possèdent seront alors tentés de le revendre donc le cours restera à la hausse mais potentiellement pas autant que ce que certains peuvent penser".

Quentin Soubranne -
https://www.tradingsat.com/actualites/m ... 54473.html

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Re: L'Or et l'influence du cours du baril sur le cours de l'once

Message par paradigme » 24 mars 2019, 11:30

A priori les Iphone contiennent 34mg d'or ce n'est pas négligeable !

En fait la récupération n'est qu'un déplacement d'énergie, on utilise de l'énergie pour récupérer l'or plutôt que pour utiliser de l'énergie pour l'extraire ! En plus on fait de la com dessus et ça fait de la publicité gratuite, pas cons les marketeurs !!
"Ainsi, en 2015, la firme indique qu'elle a récupéré une tonne d'or, l'équivalent de 40 millions de dollars. "
https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/ ... 7782905856
" Chaque téléphone contient environ 300 mg d’argent et 30 mg d’or. Tout l’or et l’argent utilisés pour la fabrication des téléphones vendus cette année valent plus de 2,5 milliards de dollars. "
https://fr.ubergizmo.com/2014/09/04/com ... phone.html

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Re: L'Or et l'influence du cours du baril sur le cours de l'once

Message par energy_isere » 24 mars 2019, 23:56

Or : les compagnies minières canadiennes à l’assaut de l’Afrique de l’Ouest

07 janvier 2019

Au Mali, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire… Les miniers canadiens sont de plus en plus nombreux à se lancer dans l’exploration du sous-sol, aussi riche en métal jaune qu’en défis à relever.

Un nombre croissant de sociétés minières, dont plusieurs sont originaires du Canada, jettent leur dévolu sur l’or du sous-sol ouest-africain. « Cette région a plus de potentiel que n’importe quelle autre dans le monde. Sa géologie est semblable à celles du nord de l’Ontario, du Québec ou de l’Australie-Occidentale, ceintures exceptionnellement prolifiques », explique Richard Young, le PDG de Teranga Gold Corporation (TGC), fondé en 2010, l’une des juniors canadiennes actives dans la région.

Alors qu’en Afrique de l’Ouest l’exploration ne fait que commencer, la production de la région atteint déjà 8 à 9 millions d’onces par an, « un niveau qui se rapproche de celui de l’Amérique du Nord [12 millions d’onces], ce que je n’aurais jamais cru possible il y a près de trente ans, lorsque j’ai commencé dans l’industrie », ajoute Richard Young.

Forte augmentation de la production en or
Aux côtés du Ghana, plus grand producteur de la région, d’autres pays émergent également : avec neuf mines actives, le Mali s’attend cette année à ce que sa production d’or augmente de 21 % à 60 tonnes (2,1 millions d’onces), alors que la production au Burkina Faso pourrait atteindre 55 t. Même en Côte d’Ivoire, la production d’or a doublé au cours des cinq dernières années pour atteindre 25 t. Le Sénégal a extrait 7 t d’or en 2018 et a ouvert une deuxième mine en mai.

« Nous souhaitons travailler dans des pays où les gouvernements sont favorables aux investissements étrangers, et il s’avère que l’Afrique de l’Ouest francophone veut développer son exploitation minière. » De fait, l’obtention d’un permis pour un projet peut se faire en un an, alors que cela prend au moins cinq ans en Amérique du Nord.

De nombreux défis à relever
Mais il reste encore de nombreux défis à relever en Afrique de l’Ouest. Malgré les problèmes de sécurité – au Mali et au Burkina Faso en particulier –, le manque d’infrastructures, de formation, et les coûts élevés de l’électricité, les sociétés canadiennes disent vouloir inscrire leur présence sur le continent dans la durée. En plus de TGC, les autres miniers canadiens comprennent B2Gold (Mali), Iamgold (Burkina Faso, Mali), Endeavour Mining (Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire) et Semafo (Côte d’Ivoire).

« Ici, il y a une affinité avec le Canada. De nombreux politiciens, bureaucrates et chefs d’entreprise ouest-africains y ont effectué leurs études. Et le gouvernement canadien a fait de cette région une priorité », affirme M. Young.

TGC vise cette année une production de 240 000 onces dans sa mine au Sénégal et espère couler son premier lingot à Wahgnion, son gisement burkinabè, d’ici à la fin de 2019. Avec ces deux mines, la production annuelle de la société atteindrait 350 000 onces. TGC espère ainsi rejoindre les rangs des producteurs d’or de niveau intermédiaire d’ici à cinq ans.

Malgré le bas niveau du prix de l’or (1 220 dollars l’once au début de novembre), le patron de la junior se montre optimiste. « Au cours actuel de l’or […], l’industrie n’est pas durable. Il n’y a pas assez de flux de trésorerie disponibles pour pouvoir explorer et faire croître l’entreprise », affirme-t-il.

« Mais l’offre minière diminue, et nous nous attendons à ce que la demande continue d’augmenter à mesure qu’un nombre plus important d’Asiatiques intégreront la classe moyenne. Nous pensons qu’une augmentation de la demande associée à une baisse de l’offre aura un effet positif sur le prix de l’or à plus long terme. »
https://www.jeuneafrique.com/mag/692474 ... de-louest/

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Re: L'Or et l'influence du cours du baril sur le cours de l'once

Message par energy_isere » 31 mars 2019, 13:24

La Russie banque centrale, continue d'acheter de l'or. C'est à gros niveau vu que c'est aussi important que la production minière d'or du pays.
Russia is stocking up on gold as Putin ditches U.S. dollars

Bloomberg News March 2019

Vladimir Putin’s quest to break Russia’s reliance on the U.S. dollar has set off a literal gold rush.

Within the span of a decade, the country quadrupled its bullion reserves, and 2018 marked the most ambitious year yet. And the pace is keeping up so far this year. Data from the central bank show that holdings rose by 1 million ounces in February, the most since November.

Image

The data shows that Russia is making rapid progress in its effort to diversify away from American assets. Analysts, who have coined the term de-dollarization, speculate about the global economic impacts if more countries adopt a similar philosophy and what it could mean for the dollar’s desirability compared with other assets, such as gold or the Chinese yuan.

French President Emmanuel Macron said in an interview with CNN in November that European corporations and entities are too dependent on the U.S. currency, calling it "an issue of sovereignty." Last year, Poland and Hungary surprised analysts by making the first substantial gold purchases by a European Union nation in more than a decade.

Why Central Bank Buying Has the Gold Market Guessing

For Russia, experts are starting to question whether it can afford to keep up its intense pace of buying. Some say the country will import more gold to guard against geopolitical shocks and the threat of tougher U.S. sanctions as relations between the two powers continue to deteriorate. Gold buying last year exceeded mine supply for the first time. Still, others argue that Russia’s bullion demand is set to slow.

“Should it reach the limit for domestic purchases, I think the central bank will start to import gold,” said Oleg Kouzmin, chief economist at Renaissance Capital in Moscow and former adviser in the central bank’s Monetary Policy Department. Given the geopolitical risks, it’s likely the central bank will keep increasing gold’s share of reserves, he said.

Keys stats about Russia’s gold buying

The central bank bought 274 tons of bullion last year, according to the World Gold Council. That’s worth more than $11 billion at average prices. Russia accounts for 40% of central bank gold buying and 6% of global demand. Gold accounts for about 19% of Russia’s foreign-exchange reserves, the highest level since 2000. Dollars represent 22% of the reserves, down from 46% in mid-2017.

A representative for Russia’s central bank declined to comment on its gold purchases.

One thing that could keep Russia’s dollar reserves at high level is the country’s dependence on exporting commodities, like oil which are denominated in the greenback. Three-quarters of the nation’s annual $600 billion of trade is in dollars.

Central bank buying has helped “strengthen gold from a weak hand to a strong hand” and supported gold prices in recent years, according to Ronald-Peter Stoeferle, managing partner at Liechtenstein-based asset manager Incrementum AG. Bullion has risen more than 20 percent since the start of 2016. It traded up 0.5 percent at $1,297.15 per ounce at 12:40 p.m. in London.

“If it wasn’t for Russia’s central bank, last year would have been the worst year for gold buying in a decade, so it helped put a floor on the price,” said Adrian Ash, head of research at gold brokerage BullionVault Ltd. “However, Russian buying is now well known so it would take a significant increase in their purchases to materially impact the gold price.”
http://www.mining.com/web/russia-stocki ... s-dollars/

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Message par energy_isere » 31 mars 2019, 14:29

L' Afrique du Sud s'est fait dépasser par l'Afrique de l'ouest dans la production d'or.

Si le Ghana et le Burkina Faso était un seul pays leur production serait supérieure à celle de l'Afrique du Sud tout en ayant la moitié de la surface de l'Afrique du Sud.

Enormement de projets d'exploration en cours.

Image

Unité est en millions d'onces.
Foreign companies invested billions of dollars in gold exploration activities over the past few years, resulting in West Africa having the biggest growth rate in the yellow metal’s resources in the world.

http://www.mining.com/west-africa-emerg ... t-hotspot/

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Message par energy_isere » 02 avr. 2019, 20:54

Le monde a encore faim d’or

Myrtille Delamarche Usine Nouvelle le 02/04/2019

La demande d’or sur l’année 2019 pourrait atteindre son niveau le plus haut depuis 2015, selon les analystes de MetalsFocus.

La demande mondiale d’or n’a pas été aussi élevée depuis quatre ans. En 2019, elle devrait atteindre 4370 tonnes (contre 4364 tonnes en 2018), affirment les consultants de MetalsFocus dans leur rapport Gold Focus. Le cours moyen devrait quant à lui avoisiner les 1310 dollars l’once, un plus haut de six ans, selon ces experts. En nette hausse sur son prix moyen en 2018 de 1268 dollars l’once.

La demande de la joaillerie est projetée en hausse de 3% (à 2351 tonnes), tirée par une très forte demande en Inde (+7%) et une demande solide en Chine (+3%). La demande des banques centrales, qui avait bondi de 75% en 2018, devrait en revanche se calmer (-9%, à 600 tonnes). L’investissement privé en pièces et lingots reste stable, à 1082 tonnes.

Faible hausse de production

La production (4707 tonnes) serait quant à elle en hausse de 1%. L’or est l’une des rares matières à maintenir des hausses de cours y compris en période de surplus, en raison de sa qualité de valeur-refuge. Surtout quand, comme en ce moment, des doutes émergent sur la croissance mondiale, donc sur la capacité des autres investissements (devises et actions notamment) à produire des plus-values.
https://www.usinenouvelle.com/editorial ... or.N825370

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Message par energy_isere » 06 avr. 2019, 11:13

Or : Les actionnaires de Goldcorp approuvent la mégafusion avec Newmont Mining

Agence Ecofin 5 avril 2019

Les actionnaires de Goldcorp ont approuvé à une écrasante majorité (97%), la fusion à 10 milliards $ avec Newmont Mining. La transaction, qui pourrait être la plus importante de l’histoire de l’industrie aurifère, n’a désormais besoin que du feu vert des investisseurs de Newmont.

Ceux-ci devraient se prononcer sur l’opération le 11 avril prochain. La promesse d’un dividende spécial de 88 cents, si la transaction est conclue, a déjà convaincu certains des plus gros investisseurs de la société américaine. Newmont a déclaré que la fusion avec Goldcorp générerait une valeur de plus de 4,4 milliards de dollars et donnerait à la société, une production annuelle durable de six à sept millions d'onces.

Si la transaction aboutit, la société fusionnée contrôlera des mines dans les Amériques, en Australie et au Ghana. Ce regroupement éclipserait la récente fusion entre Barrick et Randgold Resources. Il pourrait également reléguer au second rang, l’acquisition en 2006 par Barrick de Placer Dome, la plus importante acquisition de l’industrie aurifère jusque-là.
https://www.agenceecofin.com/or/0504-65 ... ont-mining

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Message par energy_isere » 08 avr. 2019, 08:35

En Roumanie le gisement d'or de Rovina est se rapproche de l'exploitation industrielle.
C'était déjà une très importante mine d'or au temps des Romains.
Si ça démarre ça sera la plus grosse mine d'or en Europe.

https://oilprice.com/Energy/Energy-Gene ... -2019.html
A resource statement from 2012 offers a view of the potential riches: 400 million tons of ore in three bodies, roughly 7.1 million ounces of gold and a billion and a half pounds of copper, or 10.1 million ounces of gold equivalent.
In February 2019, Euro Sun completed its Preliminary Economic Assessment (PEA) for Rovina. The mine looks ready to produce an average gold equivalent of 139,000 ounces and 1.6 million over twelve years.

All told, the company is looking at $9.3 billion in gold and $4 billion in copper… a total haul of $13.3 billion.

Better yet, the mine is perfectly situated near a Romanian mining town, with a population of 13,000. Road and rail transportation is close at hand, ready to carry the mine’s product to market.
.......
https://oilprice.com/Energy/Energy-Gene ... -2019.html

La page Wikipedia https://en.m.wikipedia.org/wiki/Rovina_mine

Le projet sur le site de la compagnie minière eurosun
http://eurosunmining.com/rovina-valley- ... -overview/

Il y a de l'opposition car le site contient des vestiges archéologiques romains.
https://www.minexforum.com/en/romania-b ... nsylvania/

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Re: L'Or et l'influence du cours du baril sur le cours de l'once

Message par energy_isere » 09 avr. 2019, 02:11

Le projet de Rovina ne doit pas être confondu avec l'autre gros projet de mine d'or en Roumanie à Rosia Montana, voir ce post du 8 juillet 2017
http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 2#p2259092

Rosia Montana contiendrait 8 millions d'onces d'or.
Forte opposition à cette mine.

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Roșia_Montană_Project

Edit

Le projet à Rosia Montana est ancien, déjà en 2009 avait paru ce très long article :https://journals.openedition.org/rge/1839
L’or controversé de Transylvanie
......
Et même en 2002 : https://www.routard.com/mag_info/1610/u ... danger.htm
Roumanie - Un site archéologique romain en danger

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Re: L'Or et l'influence du cours du baril sur le cours de l'once

Message par energy_isere » 12 avr. 2019, 22:04

Dans l'usine allemande Agosi, la deuxième vie en or des déchets industriels

AFP 12/04/2019

Derrière le mur d'enceinte, une semi-remorque déverse son lot de déchets industriels. Qui repartiront sous forme de lingots ou de grenaille d'or fin: l'usine allemande Agosi est une des rares en Europe à retraiter à grande échelle les métaux précieux, pour la joaillerie notamment.

"A 38 euros le gramme, l'or est tout sauf une matière première comme les autres": Arnaud S., qui ne donne pas son nom pour des raisons de sécurité, est responsable des produits semi-finis sur ce site implanté à Pforzheim, haut-lieu de l'orfèvrerie allemande aux portes de la Forêt Noire.

Dans un coin du bâtiment sous haute surveillance qui surplombe la rivière Enz - où le fondeur-affineur Agosi s'est installé il y a 128 ans - un ouvrier s'affaire autour d'un tas de ferraille.

"Des déchets de ce type contiennent parfois moins de 0,1% d'or. Ils vont être compactés et brûlés plusieurs heures dans d'immenses fours, puis fondus en plaques qui subiront une électrolyse d'une semaine pour détacher les métaux précieux", explique à l'AFP Stephan S., responsable de l'affinage.

Chaque année, plusieurs milliers de tonnes de rebuts industriels atterrissent ici: restes de production de l'industrie automobile, catalyseurs, placages, composants électriques (les métaux précieux favorisant la conductivité, NDLR), cablage électronique ou encore bandes métalliques servant au façonnage de pièces diverses - tous d'une faible teneur en or.

En parallèle, Agosi - qui appartient au géant belge de production de métaux Umicore - recycle des matériaux plus "nobles" provenant d'ateliers de joaillerie, comme de vieux bijoux ou des pièces de monnaie, ainsi que de la limaille d'or et des copeaux issus du façonnage de bagues par exemple.

Sans oublier le papier de verre ayant servi à polir les bijoux, les vêtements et gants portés par les artisans travaillant l'or, et même les "balayures" des ateliers, soit de la poussière mélangée à de minuscules débris de métal précieux qui est amenée dans des sacs d'aspirateur.

- Des joailliers aux "survivalistes" -

Cumulés, ces résidus plus ou moins concentrés donneront au final "plusieurs dizaines de tonnes d'or affinées chaque année" dans l'usine, indique Agosi.

Bain d'électrolyse, mais aussi incinération, fusion ou précipitation à l'acide: les techniques d'extraction puis d'affinage varient selon la nature de chaque lot de rebuts.

L'étape la plus impressionnante demeure celle de l'ultime fonte: de la poudre d'or fin à 99,99% est portée à 1.200 degrés, puis le liquide en fusion est versé soit dans une "lingotière" pour couler un lingot, soit dans un creuset percé de trous.

Au contact d'un bassin d'eau froide placé sous cette "passoire", les gouttes d'or se transforment en petites pépites, très denses au toucher.

"Elles peuvent ensuite être refondues pour fabriquer différents alliages d'or blanc ou rose après l'ajout d'argent ou de cuivre, et servent également à faire des tubes, plaques ou rondelles d'or pour la joaillerie", explique Arnaud S.

Dans l'énorme coffre-fort attenant aux ateliers, des bacs remplis de grenaille de métal précieux côtoient de gros rouleaux d'or de 30 kg, posés à même le sol. Plus loin, un chariot croule presque sous des dizaines de lingots en train d'être emballés.

"Leur poids varie beaucoup selon les demandes des clients. Là, on a des mini-lingots de 50 grammes" - de la taille d'un carré de chocolat, pour un prix d'environ 1.900 euros - "et ce lingot-là par exemple pèse 12,7 kilos", soit une valeur marchande de près de... 500.000 euros, sourit Arnaud S. en soulevant cette masse difficile à tenir en mains.

Agosi - premier affineur-fondeur allemand à avoir obtenu la certification "RJC Chain of Custody", soit la plus stricte dans le milieu en termes de traçabilité - met en avant un or "responsable", retraité grâce à un processus "qui boucle la boucle" et "respecte parfaitement l'environnement".

Les clients de cet or recyclé? Des joailliers pour une bonne moitié, puis des banques et des comptoirs d'or qui vont revendre à des collectionneurs... et aussi des "survivalistes", détaille Arnaud S.: "Ces personnes achètent des lingots pour stocker. Elles ont peur de la fin du monde et pensent que l'or sera l'ultime valeur d'échange".
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 8ac055ad9a

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Re: L'Or et l'influence du cours du baril sur le cours de l'once

Message par energy_isere » 25 avr. 2019, 21:18

La derniére fiche usgs : https://minerals.usgs.gov/minerals/pubs ... 9-gold.pdf

Image

ce que j' avais posté l' an dernier : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 9#p2271779

Forte montée du Ghana (le chiffre de 2017 à été revu en forte hausse) qui passe devant l' Afrique du Sud !

Nouvelle année ou la Chine diminue.

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Re: L'Or et l'influence du cours du baril sur le cours de l'once

Message par energy_isere » 28 avr. 2019, 10:50

Le Texas va construire une sorte de Fort Knox pour l'or.
De quoi stoker 100 milliards de dollars d'or.
Texas building gold depository with $100B capacity and security that rivals Fort Knox

The Texas Bullion Depository, currently under construction and with the capacity to house physical gold valued in excess of $100 billion will be the most secure facility outside of Fort Knox, will have the full protection of the state of Texas, and is insured by Lloyds of London.

Texas will have a lot of gold to protect — Governor Greg Abbott said when the project was announced last year that it would allow Texas to “repatriate” its gold from New York. The University of Texas/Texas A&M Investment Management Company holds $1 billion worth of gold bullion at the HSBC Bank in New York City, the Texas Tribune reported.
.........

Le Fort Knox est dans le Kentucky et abrite 147 million d'onces d'or pour une valeur de 260 milliards de dollar.

https://www.quora.com/How-much-gold-is- ... -cashed-in

Wikipedia https://en.m.wikipedia.org/wiki/United_ ... Depository

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Re: L'Or et l'influence du cours du baril sur le cours de l'once

Message par energy_isere » 04 mai 2019, 10:38

energy_isere a écrit :
25 avr. 2019, 21:18
La derniére fiche usgs : https://minerals.usgs.gov/minerals/pubs ... 9-gold.pdf

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Forte montée du Ghana (le chiffre de 2017 à été revu en forte hausse) qui passe devant l' Afrique du Sud !
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Ah voilà, ça se remarque dans Ecofin :
Le Ghana surclasse l’Afrique du Sud et devient le premier producteur d’or d’Afrique (Banque mondiale)

Agence Ecofin 3 Mao 2019

En 2018, le Ghana a produit 158 tonnes d’or selon le «Commodity Markets Outlook» publié par la Banque mondiale le mois passé, soit une hausse de 15,3% en glissement annuel. Cela permet à l’ex Gold Coast de ravir à l’Afrique du Sud, la place de premier producteur d’or du continent.

Si la production d’or ghanéenne s’est stabilisée autour des 130 tonnes ces dernières années, le pays ouest-africain atteignait déjà le même niveau que la nation arc-en-ciel en 2017, selon la Banque mondiale (137 tonnes). Cette performance est probablement due au démarrage cette année-là de l’exploitation des mines Wassa et Prestea, appartenant à Golden Star Resources.

Entre autres facteurs ayant favorisé cette ascension, la production sud-africaine d’or est sur une pente descendante depuis plusieurs années (142 tonnes en 2016, contre 119 tonnes en 2018). Avec l’épuisement des réserves aurifères et les nombreux problèmes que vivent les mineurs, l’Afrique du Sud a dégringolé dans le classement, se plaçant désormais à la 3e place du continent, derrière le Soudan.

Le trio de tête de la production d’or en Afrique est donc désormais constitué du Ghana (1er), du Soudan (2e) et de l’Afrique du Sud (3e). Le Mali, la Guinée et le Burkina Faso sont respectivement 4e, 5e et 6e selon le rapport de la Banque mondiale.
https://www.agenceecofin.com/or/0305-65 ... e-mondiale

La fiche usgs ne mentionne pas le Soudan. :-k

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Re: L'Or et l'influence du cours du baril sur le cours de l'once

Message par energy_isere » 04 mai 2019, 16:03

Gros projet de mine d'or en Arabie Saoudite
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The Mansourah & Massarah project, including mines, processing plant and associated infrastructure is expected to be located in one of the richest geological areas, the Central Arabian Gold Region in the Kingdom and is planned to be completed in 2022.

Ma’aden said that the project would become its largest gold project, which will involve an expected total investment of $880m. The mine is capable of producing an average of 250,000 ounces of gold per annum over the life of mine.
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https://www.compelo.com/energy/news/maa ... h-project/

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Re: L'Or et l'influence du cours du baril sur le cours de l'once

Message par energy_isere » 12 mai 2019, 22:22

Côte d'Ivoire: une nouvelle usine ultramoderne construite sur la mine d'or d'Ity

par RFI 11 Mai 2019

La compagnie canadienne Endeavour Mining a inauguré cette semaine une nouvelle usine sur la mine d'or ivoirienne d'Ity. Un investissement de 412 millions de dollars pour prolonger, grâce à des techniques de pointe, l'exploitation de la plus ancienne mine d'or du pays qui a tendance à s'épuiser. Le procédé utilisé va permettre d'extraire 5 à 6 tonnes d'or supplémentaire pendant une dizaine d'années et donc de garantir la pérennisation d'un millier d'emplois directs sur le site. Cet investissement est aussi le fruit d'une politique volontariste de la part de l'État ivoirien qui entend développer un potentiel aurifère encore largement sous-exploité.

Il existe en Afrique de l'Ouest un axe volcano-sédimentaire qui va du Ghana au Burkina Faso, en passant par le Mali et la Côte d'Ivoire et qui recèle d'importantes réserves en or.

Le Ghana est devenu l'an dernier le premier producteur africain de métal jaune, avec 158 tonnes extraites, le Mali et le Burkina Faso le talonnent de près. Mais la Côte d'Ivoire, elle, n'a pas encore exploité tout son potentiel, loin de là. Le pays a pourtant d'énormes réserves prouvées, plus de 600 tonnes, et sans doute bien davantage selon les experts.

Dès 2014, Abidjan a mis en place une politique attractive : nouveau code minier, délivrance à la pelle de permis d'exploration, plus d'une centaine, et politique fiscale avantageuse. Les géants du secteur comme le Canadien Endeavour Mining et l'anglais Rangold sont arrivés en force. Ils exploitent déjà 5 mines dans le pays.

Entre 2009 et 2018, la production nationale est donc passée de 7 à 25 tonnes, l'objectif du gouvernement étant de franchir les 30 tonnes d'or d'ici l'an prochain. Mais cette exploitation ne va pas sans problèmes. Certaines communautés rechignent à laisser leurs terres aux compagnies minières, les conflits fonciers se multiplient. Par ailleurs, l'État a du mal à endiguer une exploitation clandestine qui prend des proportions inquiétantes.
http://m.rfi.fr/economie/20190511-cote- ... ine-or-ity

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