Filiére bois - energie

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Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 11 mai 2024, 00:08

45 % du bois exploité en France est finalement valorisé en énergie renouvelable et locale

PAR FRÉDÉRIC DOUARD · 8 FÉVRIER 2024

La production de chaleur renouvelable à partir du bois est un maillon clé de la transition énergétique. La filière bois-énergie est la première source d’énergies renouvelables en France. Elle représente un tiers des sources d’énergie renouvelable en France et est utilisée dans des poêles, des inserts et des chaudières chez les particuliers, mais aussi dans de grandes chaufferies collectives et industrielles. Le bois-énergie utilise des ressources locales, contribue à l’indépendance énergétique et améliore la balance commerciale en réduisant les importations d’énergies fossiles comme le gaz. C’est aussi une énergie créatrice d’emplois non facilement délocalisables et qui permet de maîtriser sa facture énergétique. C’est en ces termes que la filière bois-énergie était qualifiée fin 2023 par l’Ademe dans la mise à jour de son « Avis sur le bois-énergie« .

En France, selon l’Ademe, 45 % du bois prélevé en forêt est en finalité utilisé pour l’énergie, 37 % pour la construction et l’ameublement, et 18 % pour l’industrie (papier, carton, emballages et panneaux agglomérés). L’ensemble de cette valorisation énergétique est réalisée avec des bois de qualité secondaire et sans usage industriel sur le marché actuel : des sous-produits de la sylviculture (petits bois d’éclaircies pour dégager les bois d’oeuvre, têtes d’arbres, bois mal conformés, malades ou brûlés) ; avec des sous-produits de l’industrie du bois (sciure, écorces, chutes de sciage, des produits connexes qui représentent jusqu’à 75% des volumes travaillés dans les processus scierie-raboterie-menuiserie), avec des sous-produits de l’entretien de l’espace (tailles d’arbres et de haies, déchets verts) et enfin avec du bois de recyclage (palettes usagées, vieux meubles, bois de démolition …).

« En France, de manière générale, la moitié de l’énergie totale consommée est utilisée pour produire de la chaleur. Celle-ci est aujourd’hui majoritairement produite par des énergies fossiles et importées comme le gaz. Le bois-énergie est un maillon essentiel de la transition énergétique aux côtés d’autres sources d’énergie renouvelable comme la géothermie ou le solaire thermique. » déclare Émilie Machefaux, Cheffe du Service Chaleur Renouvelable de l’Ademe.

Le bois actuellement valorisé en énergie en France permet de chauffer sept millions de foyers, soit un quart des ménages ou un Français sur quatre. Cela se traduit pour les particuliers par l’usage de poêles, de chaudières, d’inserts ou de cuisinières. Mais la combustion du bois, lorsqu’elle est pratiquée avec des appareils de chauffage anciens ou de mauvaise qualité, ou avec des combustibles pas suffisamment secs, émet des polluants atmosphériques et notamment des particules fines. Il est donc indispensable que l’ensemble des acteurs poursuive ses efforts pour diminuer ces émissions. Pour cela, plusieurs solutions existent :

# renforcer l’isolation des bâtiments afin de réduire les consommations ;
# accélérer le remplacement des appareils de chauffage individuels anciens par des appareils performants ;
# ne pas utiliser les foyers ouverts comme moyen de chauffage ;
# poursuivre la diffusion des bonnes pratiques : qualité du combustible, gestion des entrées d’air, allumage par le haut, maintenance et bon dimensionnement des appareils…
https://www.bioenergie-promotion.fr/988 ... et-locale/

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 17 févr. 2024, 09:34

Le bois de haies, une énergie locale et une rémunération pour "l'effort" des agriculteurs

AFP le 17 févr. 2024

Planter des haies, oui "mais comment on valorise cet effort?". Des agriculteurs bretons entendent développer une filière locale d'approvisionnement de chaufferies au bois provenant de l'entretien de leurs haies, atout essentiel de préservation de l'environnement.

"En tant qu'agriculteurs, on a des obligations de replanter des haies", en particulier pour la protection des nappes phréatiques, explique Frédéric Chevalier, élu à la chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine.

"Oui, on va planter. Mais comment on valorise cet effort? Comment en dégager une rémunération?", interroge l'agriculteur lors d'une visite à Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine) dans une ferme engagée dans cette démarche.

D'où l'idée d'élargir la filière, du producteur au consommateur, pour cette énergie renouvelable. "Les haies doivent être entretenues régulièrement. Une fois broyé, ce bois de bocage alimente des chaufferies" de particuliers mais aussi d'entreprises, illustre Denis Bertrand, agriculteur et président d'un Groupe d'intérêt économique (GIE) qui broie et commercialise ce bois.

"On emmène la broyeuse au champ et on déchiquète sur place. Si c'est pour des chaufferies (industrielles), les plus gros morceaux seront de la taille d'un paquet de cigarettes. Si c'est pour un particulier, il faudra être plus qualitatif", avec des éléments plus fins, développe M. Bertrand dont la structure de mutualisation du matériel rassemble une douzaine d'agriculteurs.

Créé en 2011, le collectif Bois Energie d'Ille-et-Vilaine (CBB) commercialise actuellement de son côté 9.000 tonnes de bois, avec 42 agriculteurs, et cherche à recruter de nouveaux producteurs. "On accompagne les agriculteurs, on planifie les coupes et on leur achète la matière. On peut l'acheter coupée mais on peut aussi l'acheter sur pied et réaliser l'intégralité du chantier, ce qui est le cas avec 60% de nos partenaires", présente Pierric Cordouen, permanent du CBB.

Actuellement, "90% du bois de bocage est utilisé pour des chaufferies, le reste sert à fabriquer du paillage", précise Denis Bertrand.

- Tout "doit repousser"

"Tout ce qu'on coupe doit repousser". Il s'agit de "garantir au client une gestion durable" du bois acheté, souligne Pierric Cordouen. "C'est le seul moyen de permettre la permanence des paysages, peut-être même de permettre le +réembocagement+" favorable au climat. Mais "ça demande du temps", souligne-t-il.

De plus, "on cherche à se rapprocher toujours au plus près du consommateur: ça coûte moins cher et c'est plus logique", souligne-t-il.

Reste la question de la rémunération du service rendu. Actuellement, le bois, bénéficiant d'une labellisation "haies bocagères" en vertu d'un cahier des charges spécifique, est acheté à l'agriculteur 60 euros la tonne, contre 51 pour du bois standard.

"Ca reste quand même mal rémunéré" au regard du travail demandé, considère Edwige Kerboriou. Etablie à Plouzélambre, non loin de Lannion (Côtes d'Armor), sa ferme est située dans ce pays du Trégor où, rappelle-t-elle, "les parcelles sont très petites", avec beaucoup de haies, car le secteur a échappé au remembrement.

"Il y a plein d'agriculteurs qui sont prêts à aller vers des pratiques vertueuses mais c'est à nos dirigeants d'assurer le financement", notamment par une répartition adaptée de l'enveloppe des aides européennes à travers la Politique agricole commune (PAC), fait valoir Frédéric Chevalier.

En matière agricole, la France perçoit plus de 9 milliards d'euros par an de l'UE (9,5 en 2022). Mais 80% de cette enveloppe va à 20% des agriculteurs.

Les clients trouvent aussi leur compte dans cette énergie locale. Chauffé au fioul pendant des années, le siège de la congrégation des Petites soeurs des pauvres, à Saint-Pern, près de Rennes, est "passé au bois en septembre 2021". "On a conclu des contrats avec des fournisseurs locaux, dont le CCB", explique à l'AFP soeur Catherine, économe générale. "Le bilan est très positif", assure-t-elle.

Les bâtiments sont immenses: une grande chapelle "chauffée", 80 résidents à temps plein, dont près de la moitié en Ehpad, mais parfois une centaine au total "en période de formation".

"On recommence même à planter un peu de haies chaque année" sur les 90 hectares du site, se félicite la religieuse.
https://www.connaissancedesenergies.org ... s-240217-0

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 01 janv. 2024, 12:25

Le bois-énergie valorise plus de 50% de la récolte forestière dans les Hauts de France

PAR FRÉDÉRIC DOUARD · 20 NOVEMBRE 2023

La filière forêt bois des Hauts-de-France se distingue des autres régions françaises par un taux de boisement faible (15%) et par le fait qu’elle soit la plus feuillue de France avec 94% de feuillus contre 71% en moyenne au niveau national. Par ailleurs, à la suite des mutations opérées dans les approvisionnements des industries papetières régionales, dues notamment au recyclage du papier, mais aussi à la suite des crises sanitaires successives en forêts, engendrées par le changement climatique (chalarose du frêne, la rouille du peuplier et du chêne, les hannetons, etc), la filière bois-énergie est devenue le premier débouché de la récolte forestière régionale avec plus de 50% des bois récoltés pour l’énergie. Afin de montrer cette évolution, Fibois Hauts de France a publié un rapport qui décrit l’approvisionnement et la consommation en deux parties distinctes, avec en miroir, la dimension emploi.

Un débouché refuge pour les bois malades et de qualité secondaire

On peut lire dans le rapport que l’Enquête Annuelle de Branche réalisée par la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt auprès des exploitants et des entreprises de travaux forestiers en Hauts-de-France, a recensé un prélèvement de 1,3 Mm3 en 2020, dont 677 986 m3 de bois-énergie (DRAAF, EAB, 2020), à destination des chaufferies industrielles et collectives, soit 52%.

La plaquette bocagère, particularité régionale
............................
https://www.bioenergie-promotion.fr/981 ... de-france/

il y a 6 millions d'habitants en haut de France dont notre honoré Phyvette.
Ca ne fait jamais que 0.217 m3 par habitant sur la base de ces 1.3 millions de m3 de biomasse.
Je présume que Phyvette s'en procure personnellement au moins autant non comptabilisé dans ces chiffres.

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 08 déc. 2023, 22:57

Le bois de chauffage, "sacrifié" dans les projections du gouvernement, estime la filière

AFP le 08 déc. 2023

L'importance du chauffage au bois est sous-estimée dans la stratégie énergétique proposée par le gouvernement avant une loi attendue en 2024, ont estimé les représentants de cette filière, lors de rencontres jeudi et vendredi à Paris consacrées à la chaleur renouvelable.

"On insiste là-dessus car ça correspond à la réalité dès qu'on sort des grandes villes. Le bois est une source d'énergie historique qui peut être mobilisée par des appareils performants et à moindre coût, dans des zones où il n'y a pas forcément d'alternatives", a souligné le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER) Jules Nyssen, lors d'une conférence de presse en marge de ces rencontres avec des élus locaux.

Le gouvernement a mis en consultation le 22 novembre un document de planification énergétique, la Stratégie française Energie-Climat (SFEC) pour 2024-2035.

L'un des leviers choisi pour sortir des énergies fossiles, responsables des gaz à effet de serre, est d'accélérer la production de chaleur d'origine renouvelable utilisée pour se chauffer, sachant que le chauffage représente 43% de la consommation d'énergie finale en France.

Les projections gouvernementale placent la consommation de chaleur d'origine renouvelable et de récupération à 297 térawattheures (TWh) en 2030, puis à 330 voire 419 TWh en 2035, contre 183 TWh en 2021.

"La hausse la plus importante est due au déploiement des pompes à chaleur" électriques, projette le document.

"Derrière les grands chiffres, qu'on partage, on constate une divergence sur la manière d'y arriver (...) Ce qui semble un peu sacrifié dans les stratégies gouvernementales, c'est la plus grosse partie, le chauffage au bois domestique", conteste M. Nyssen. "Il n'y a pas que l'électricité dans la vie!"

Selon lui, "le bois souffre d'un préjugé" et de la volonté de préserver la forêt et de maximiser sa fonction puits de carbone dans le contexte du réchauffement climatique (quand elle se porte bien, elle absorbe le carbone, principal gaz à effet de serre).

Quant à la pollution de l'air, elle est majoritairement due aux appareils anciens de chauffage au bois et peu performants.

- "Allègement" de la consommation électrique -

La filière n'a pas caché son soulagement vendredi en apprenant que le gouvernement décidait finalement de maintenir l'aide MaPrimeRénov pour l'achat d'appareils neufs de chauffage au bois (chaudières, poêles, inserts).

"Nous regrettons évidemment que son montant soit diminué de 30%, mais nous notons avec satisfaction que cette baisse ne sera applicable qu'au 1er avril 2024, ce qui permet de continuer à s'équiper aux conditions financières actuelles pendant toute la saison de chauffe 2023-2024", a commenté le SER.

Poêles, inserts, chaudières à bûches ou à granulés: quelque 7,3 millions de ménages français se chauffent aujourd'hui au bois. C'est plus qu'en 2013 (6,6 millions de ménages) et avec un rendement énergétique amélioré grâce à des efforts sur la qualité des appareils et des combustibles, signalés par le label Flamme verte.

La consommation énergétique du bois domestique est tombée à 76 TWh cette année contre 90 TWh en 2013, preuve qu'on peut chauffer plus de gens avec moins de ressource, soulignent M. Nyssen et son collègue au SER, Aymeric de Galembert (groupe Seguin-Duteriez), coprésident de la commission Chauffage au bois.

Pour le SER, la consommation énergétique provenant du bois domestique pourrait donc aisément suivre une courbe ascendante, grimpant à 80 TWh en 2030 puis 82 TWh en 2035. Contrairement au gouvernement qui la voit baisser à 60 TWh en 2030, puis entre 51 et 80 TWh en 2035 selon les scénarios.

"Pour se développer, on n'a pas besoin de tirer plus sur la ressource", a assuré durant une table ronde M. de Galembert. Le bois "joue un rôle dans la lutte contre la précarité énergétique et l'allègement de la pointe hivernale" de consommation électrique, a-t-il dit.

Outre le bois, le Club de la chaleur, qui unit l'association de collectivités Amorce et sept fédérations d'énergie renouvelable (AFPG, ATEE, Cibe, Enerplan, Fedene, SER et Via Sèva) estime que le gouvernement sous-estime aussi le potentiel énergétique à retirer des déchets ménagers.

Selon Nicolas Garnier, délégué général d'Amorce, le drame aujourd'hui, c'est que les collectivités locales se retrouvent avec des tonnages toujours élevés de poubelles et négocient pour certaines l'exportation de ce gisement vers des pays voisins qui l'utilisent pour se chauffer. Une situation "absurde", dénonce-t-il. Car "c'est un potentiel énergétique qu'on perd".
https://www.connaissancedesenergies.org ... e-231208-0

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 16 nov. 2023, 08:15

Dans cette usine de papier, 90 millions d'euros pour une chaudière biomasse géante

AFP le 16 nov. 2023

"Le bâtiment sera très haut, mais on a obtenu toutes les autorisations et notre projet a reçu beaucoup de soutien": le long de la Seine, près de Rouen, une énorme chaudière biomasse va bientôt sortir de terre pour remplacer le chauffage au charbon de la vénérable usine de papier d'emballage recyclé appartenant depuis 2019 au britannique DS Smith.

Le secteur du papier-carton est très émetteur de gaz à effet de serre, car il consomme beaucoup d'énergie pour générer de la vapeur d'eau en grande quantité, pour ramollir le papier afin qu'il absorbe mieux la colle, puis pour sécher le carton d'emballage cannelé qui peut être composé de jusqu'à sept épaisseurs de papier ondulé superposées.

DS Smith s'est fixé comme objectif de réduire de 46% ses émissions directes et indirectes en 2030 par rapport à 2019. Il affirme avoir déjà progressé de 15% dans sa décarbonation industrielle.

Le groupe vise -85% d'émissions en 2050, a rappelé à l'AFP le PDG du groupe, Miles Robert, venu en France pour la pose de la première pierre de la future chaudière, une usine en soi, qui sera exploitée par le groupe Engie Solutions. DS Smith prévoit de compenser ses 15% d'émissions résiduelles avec des projets de compensation carbone (des mécanismes qui sont aujourd'hui rarement aussi efficaces qu'annoncé).

DS Smith, qui investit 90 millions d'euros dans l'abandon du charbon, a bénéficié à ce titre de 15 millions d'euros de subvention de l'Etat, via l'agence Ademe. Une aide "très significative qui a fait la différence pour nous", souligne M. Robert, qui aimerait pouvoir décarboner ses 400 usines de papier et cartonneries dans le monde de la même façon.

Le groupe a calculé qu'une décarbonation mondiale lui coûterait un milliard de livres, précise M. Robert. Mais "probablement plus car il s'agissait d'un calcul de 2019".

- "Logique d'économie circulaire" -

"Mais nous n'avons pas le choix", ajoute le patron, même si la situation économique du secteur du papier-carton est "difficile" en ce moment en Europe, en raison de la hausse des taux, de l'inflation et du recul général de la consommation.

En mariant décarbonation et réindustrialisation, il parie surtout sur l'avenir et dit espérer que l'usine presque centenaire de Saint-Etienne-du-Rouvray, la plus grande des quatre usines papetières du groupe en France et des 30 usines de fabrication d'emballages cartonnés, sera ensuite "capable d'exporter vers l'Espagne ou même l'Allemagne".

La chaudière, de 35 mètres de haut, qui fournira 80% de la demande de chaleur du site, sera opérationnelle au premier trimestre 2025. Elle sera alimentée à 30% par des sous-produits de l'usine venus de l'atelier de trituration et à 70% par des déchets municipaux de bois de classe B, c'est-à-dire des meubles peints ou vernis.

"Elle s'inscrit dans une logique d'économie circulaire, car elle va valoriser 1,3 million de tonnes de déchets de bois qui n'étaient pas valorisés jusqu'à présent", explique le préfet de Normandie, Jean-Benoît Albertini. En clair, beaucoup de vieux meubles Ikea récupérés dans les déchetteries, ou des bois de démolition.

Derrière l'usine de papier toute en longueur, le chantier a démarré. Les deux silos ronds de stockage de bois sortent de terre. A côté, des quais sont prévus pour décharger les camions qui convoieront les matériaux.

- Plus complexe -

DS Smith gardera deux autres chaudières à gaz en fonctionnement, car "plus réactives, plus rapides", et pour "servir de backup en cas d'urgence", explique le groupe, qui voudrait passer complètement au biogaz d'ici à 2028.

"L'industrie avance dans la décarbonation, mais les projets qui sont sortis sont les plus simples, on se trouve maintenant devant des solutions de plus en plus complexes," avertit Guillaume Lefrançois, directeur régional délégué de l'Ademe.

Par exemple, la raison pour laquelle la chaleur industrielle n'est pas toujours récupérée vient du fait que la vapeur d'eau est à un niveau de température et de pression difficilement utilisable pour un industriel, précise-t-il.

"La solution est souvent d'aller voir les collectivités attenantes pour alimenter un réseau de chaleur et chauffer des immeubles", mais il faut discuter largement, et ne pas se contenter d'aller voir l'industriel voisin pour lui proposer de récupérer sa vapeur d'eau, ce qui est encore trop souvent le cas, selon lui.
https://www.connaissancedesenergies.org ... nte-231116

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 17 déc. 2022, 23:50

En Alsace, la demande de bois de chauffage flambe

AFP•17/12/2022

La demande a "carrément explosé, on n'arrive plus à suivre": face à la hausse des prix du gaz et de l'électricité, le bois de chauffage connaît un véritable boom, contraignant les vendeurs à "rationner", voire à refuser des clients.

En cette mi-décembre en Alsace, le mercure plonge largement en-dessous de zéro depuis quelques jours. Vendeur de bois de chauffage à Wissembourg (Bas-Rhin), à la frontière avec l'Allemagne, Christophe Glad est venu livrer bûches et granulés à l'entreprise Moose, spécialiste des poêles et des cheminées-inserts, installée à Vendenheim, près de Strasbourg.

M. Glad exerce "depuis 23 ans" mais cette année est particulière : "Je suis tout le temps sur la route en train de livrer. On est obligé de rationner, de livrer en deux, voire trois fois pour que les clients puissent commencer l'hiver", explique celui qui préside le groupement syndical des négociants en bois de chauffage d'Alsace.

- "Spéculation" -

Beaucoup de ses clients sont en Allemagne, où la "spéculation" sur le bois est importante : en France, le stère oscille entre "90 et 100 euros", contre "70 à 80" auparavant. Outre-Rhin, où la dépendance au gaz russe était très forte, il peut monter jusqu'à "200 euros".

"Il y a de plus en plus de gens qui souhaitent faire des économies" et "le bois", en chauffage principal comme en appoint, est "l'énergie la moins chère", confirme Laura Menrath, assistante administrative chez Moose. Celle-ci constate une explosion des poêles à bûches cette année, largement devant les appareils à granulés.

"Avant c'était vraiment du 50/50", mais désormais c'est la bûche qui a le vent en poupe : chez ce vendeur alsacien, seulement "une personne sur vingt" s'intéresse désormais aux granulés, explique-t-elle.

Le conflit ukrainien "dope le marché européen", notait en novembre Patrice Escrieut, président de la Fédération des installateurs de poêles et de cheminées (FIPC).

Avec pour conséquence "un engorgement au niveau des usines" et des délais de fabrication de poêles allant de "quatre à douze mois", expliquait-il sur Sud Radio. "Trop tard" donc pour ceux qui rêvent d'acheter un poêle cet hiver, prévenait-il, invitant les clients à commander dès à présent "pour l'hiver 2023".

Face à cette demande accrue, les vendeurs de bois, qui constituent traditionnellement leurs stocks en amont dans l'année, peinent depuis des semaines à suivre la cadence.

Normalement, "on livre durant l'été" mais cette année, on continue à avoir "entre 30 et 50 appels par jour", avec des pointes "jusqu'à 100 par jour", confie M. Glad.

Il a dû renoncer à livrer des personnes qui, redoutant une facture d'énergie trop salée, ont opté, malheureusement trop tardivement dans l'année, pour un chauffage bois.

- "Marché exsangue" -
"Le marché est totalement exsangue, les stocks de bois sec sont à zéro depuis quelques semaines", confirme Jocelyn Auffret, vendeur de bois de chauffage à Gertsheim (Bas-Rhin). Lui aussi à dû récemment décliner des commandes de "personnes qui n'avaient pas eu le réflexe de commander assez tôt, alors qu'en en mai ou juin, j'étais déjà dans le rouge".

Retraité à Nordheim, à l'ouest de Strasbourg, Joël Bûcher, 69 ans, a lui a opté "dès 1988" pour le chauffage bois : dans le salon de sa maison de 220 m2 sur les hauteurs de ce village du piémont des Vosges, trône un imposant poêle en faïence. Un "kachelofe" typiquement alsacien dont cet ancien cadre technique vante les qualités réfractaires qui permettent de chauffer une bonne partie du logement.

Comme chaque année, il a passé sa commande de cinq stères de bois bien en amont et n'a pas constaté une hausse de la facture. Tout au plus quelques euros supplémentaires sur le transport, répercussion logique de la hausse des prix du carburant, relève-t-il.

Mais l'an prochain, il s'attend à ce que les choses soient un peu différentes : "Tout augmente, donc je pense qu'il faut s'attendre aussi à une hausse" du côté du bois de chauffage", explique M. Bûcher, à qui son vendeur de bois a conseillé de passer commande plus tôt dans l'année.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... ead3158b3a

Re: Filiére bois - energie

par mobar » 19 août 2022, 10:41

Des cogénérations chaleur-électricité fonctionnant au bois déchiqueté (a partir de 46 kWe et 95 kWth, rendement : 85%)


https://www.froeling.com/fileadmin/cont ... kt_CHP.pdf

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 13 mars 2022, 21:22

Comment améliorer l’impact environnemental du bois énergie ?

par Émilie Machefaux Responsable du service « Forêt Alimentation et Bioéconomie », Ademe (Agence de la transition écologique)

Le bois énergie – qui représentait 36% de la production d'énergie renouvelable en France en 2019(1), arrivant ainsi en tête des ENR – a un rôle majeur à jouer dans la transition énergétique. La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) lui accorde d’ailleurs une place centrale.

La chaleur étant majoritairement issue d’énergies fossiles importées, la produire à partir d’une ressource renouvelable comme le bois contribue à l’autonomie énergétique de la France, favorise l’usage de ressources locales et la création d’emploi. Avec 52 800 emplois directs et indirects, la filière bois énergie génère 3 à 4 fois plus d’emplois, en France, que les énergies fossiles.
...............
...............
developpement à lire ici : https://www.connaissancedesenergies.org ... is-energie

Re: Filiére bois - energie

par energy_isere » 29 déc. 2021, 17:07

Christophe Mazoyer, responsable recyclage & valorisation chez Noremat, bien connu des professionnels du bois déchiqueté, présente le tout dernier camion déchiqueteuse de Noremat, le DMC 922.

PAR FRÉDÉRIC DOUARD · 19 DÉCEMBRE 2021

Le Valormax DMC 922 est tout simplement le plus gros broyeur jamais proposé par Noremat avec 500 Chevaux sur le camion pour toute l’hydraulique et 800 Chevaux en moteur auxiliaire entièrement disponibles pour l’entrainement mécanique. Il est capable d’avaler jusqu’à 90 cm de diamètre ! Christophe, non peu fier de cette machine, nous parle également des nouveautés, de la grue, des nouveaux pneumatiques agricoles, du rotor D1, du poste de conduite, bref, vous allez pouvoir découvrir le monstre !
https://www.bioenergie-promotion.fr/919 ... e-noremat/

Re: Filiére bois - energie

par mobar » 04 nov. 2021, 18:41

Donc c'est bien ce que je dis, laisser 40% de l'accroissement biologique se dégrader en foret c'est une aberration économique et écologique!

Re: Filiére bois - energie

par kercoz » 04 nov. 2021, 18:29

mobar a écrit :
04 nov. 2021, 17:36
kercoz a écrit :
03 nov. 2021, 20:14
c'est le cycle normal du bois d'etre restitué au sol, si l' on veut conserver ce sol ! L' ONF pose des problèmes en interdisant aux rémanents ( branches de moins de 7 cm de diam) d' etre récupérés comme BRF et tu voudrais les cramer ou en faire du craburant pour avion ou SUV !
Ce n'est pas le bois mort qui génère l'humus en foret, ce sont les feuilles!
He be non....les feuilles et les branches terminales, les fruits etc .. participent à moins de 20% de l' humus. Par contre ils sont indispensables comme canopée hivernale pour la pédofaune qui, elle, est nécessaire à la pédogenèse qui produit l' humus ....Humus produite à 80% des radicelles des ligneux. Ce sont les chinois qui ont montré cela : Les radicelles sont larguées , comme les feuilles tous les ans, abandonnées puis recréées. Je pense que c'est plutôt 2 fois pas an, aux périodes de repos froide et seche...Les chinois ont montré par carrotage que la production de M.O. suivant les espèces , va de 7 à 9 T /ha.....M.O. disponible pour etre dépolymérisée par les fungus et devenant dispo pour la pédofaune qui va exploser sa population ( les sales bêtes , insectes qui bouffent le précieux bois destiné à faire du carburant ou des pellets.
L' intéret de ce processus ( boucle trophique) ne réside pas uniquement à créer de l' humus, ni a nourrir les piafs, belettes, et autres clientelle, mais aussi à structurer les sol, l' aérer afin de diminuer le phénomène de capillarité responsable de l'évaporation de l' humidité.....Un binage valant 2 arrosages.

Re: Filiére bois - energie

par mobar » 04 nov. 2021, 17:36

kercoz a écrit :
03 nov. 2021, 20:14
c'est le cycle normal du bois d'etre restitué au sol, si l' on veut conserver ce sol ! L' ONF pose des problèmes en interdisant aux rémanents ( branches de moins de 7 cm de diam) d' etre récupérés comme BRF et tu voudrais les cramer ou en faire du craburant pour avion ou SUV !
Ce n'est pas le bois mort qui génère l'humus en foret, ce sont les feuilles!
Pour faire du bois énergie, pas besoin des rémanents, les bois d'éclaircies de plus de 7 cm sont de plus en plus laissés sur place, tout comme les houppiers, c'est ce bois qui peut faire du bois énergie, il représente le même tonnage de bois d’œuvre ou d'industrie qui est extrait de la forêt
Ici en Alsace rurale beaucoup se chauffent au bois buche, mais quand on va en forêt il y a des quantités impressionnantes de bois qui n'est plus récolté ou qui après avoir été coupé pourri sur place 5 ans après la coupe

Le BRF c'est très bien pour certains types de sols, mais ce n'est pas la panacée non plus

La forêt française correctement exploitée en régénération naturelle pourrait produire presque 30% de plus de ce que l'on enregistre en France, maintenant c'est pas de la high tech, ça n’intéresse personne et on est bien trop riches pour s'occuper de ce secteur, on préfère payer des chômeurs et importer des pellets du Canada!

Re: Filiére bois - energie

par Jeuf » 04 nov. 2021, 10:35

energy_isere a écrit :
01 nov. 2021, 19:59
Actu-Environnement
72 421 vues 19 oct. 2015
Plus d'information sur : http://aenv.fr/?NW25474#video
En France, la filière bois-énergie est en pleine expansion. L'approvisionnement en bois des chaufferies collectives, industrielles et de la filière de trituration impacte la ressource forestière. Un conflit d'usage qui pourrait engendrer un véritable saccage environnemental et économique. Enquête

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vidéo 17 mn https://www.youtube.com/watch?v=6a1dJlneCWE

en particulier la centrale biomasse de Pierrelatte qui englouti 150 000 tonnes de bois par an.
Je viens de voir cela.
Au final, discours contre les grandes méchantes chaufferies opposées aux gentilles petites.
Je pense que ces petites chaufferies sont elles-même plutôt monstrueuses par rapport à mon poêle à bois.
Pour ma part, je me demande quel est le niveau de prélèvement globalement soutenable.
Et si ça ne l'est pas, qu'est-ce qu'on fait pour modérer la consommation par habitant, et la démographie. s'il y a un problème et qu'on veut vraiment être "durable".

Re: Filiére bois - energie

par kercoz » 03 nov. 2021, 20:14

mobar a écrit :
03 nov. 2021, 18:36


En France plus de 40% de l'accroissement forestier annuel n'est pas exploité, il se dégrade et sert de nourriture aux bactéries et insectes xylophages

Celle là, il faut l'encadrer !.....incroyable ! c'est le cycle normal du bois d'etre restitué au sol, si l' on veut conserver ce sol ! L' ONF pose des problèmes en interdisant aux rémanents ( branches de moins de 7 cm de diam) d' etre récupérés comme BRF et tu voudrais les cramer ou en faire du craburant pour avion ou SUV !

"""Ces 150 000 tonnes de bois sont du bois dont on ne peut pas faire grand chose d'autre que de l'énergie"""
Mon vendeur de bois m' a dit qu'il a de plus en plus de mal à trouver du bois a cause du "bois énergie" """"
Ces grandes structures rasent des surfacent importantes en massacrant les sols .....alors qu'avant, il exploitait les feuillus qui poussaient ds les pins ou en lisière .....Les taillis ( ronces et bois faiblement lignifiés partent pour des plaquettes ou granulés). Le process habituel étant de couper les feuillus au niveau du sol pour qu' ils se recèpent.

Re: Filiére bois - energie

par mobar » 03 nov. 2021, 18:36

Ces 150 000 tonnes de bois sont du bois dont on ne peut pas faire grand chose d'autre que de l'énergie

En France plus de 40% de l'accroissement forestier annuel n'est pas exploité, il se dégrade et sert de nourriture aux bactéries et insectes xylophages

Le bois non exploité représente des volumes de l'ordre de 40 millions de m3 chaque année, de quoi alimenter des dizaines de centrales biomasse

On pourrait très bien l'exploiter, donner du travail à des centaines de milliers de chômeurs et améliorer notre balance commerciale
Les prélèvements atteignent ainsi 59 % de la production biologique nette en 2017 (51 % en 2007). Le stock de bois sur pied s’accumule, notamment en feuillus (+ 1,4 % par an sur la période étudiée contre + 1,1 % par an pour les résineux). Le stock de bois des feuillus représente 67 % du total en fin 2017. La structure des prélèvements y est différente de celle des résineux : les feuillus ne représentent que 53 % de la récolte (et même 44 % en 2010 à cause des chablis résineux de masse en Aquitaine).
https://ree.developpement-durable.gouv. ... opolitaine

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