par energy_isere » 17 janv. 2026, 11:00
suite de ce post du 19 sept 2025 :
http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 3#p2416733
Le traité de l'Onu sur la haute mer entre en vigueur
Reuters •17/01/2026
Le traité des Nations unies sur la haute mer, qui vise à protéger 30% des océans d'ici 2030, est entré en vigueur samedi.
Le texte, aussi appelé traité sur la biodiversité au-delà de la juridiction nationale (Biodiversity Beyond National Jurisdiction, ou BBNJ en anglais), a été finalisé en 2023 après 15 ans de négociations.
Ce traité, qui permettra la création d'un réseau d'"aires marines protégées" en haute mer, représente une étape importante dans les efforts mondiaux visant à protéger 30% des terres et mers de la planète d'ici la fin de la décennie, un objectif, connu sous le nom de "30 d'ici 30".
"Cela représente les deux tiers des océans (et) la moitié de la surface de la planète qui, pour la première fois, sera soumise à un régime juridique complet", a déclaré Adam McCarthy, premier secrétaire adjoint au ministère australien des Affaires étrangères et coprésident du comité préparatoire du traité.
Le texte a été ratifié par plus de 80 pays, dont la France, la Chine et le Brésil, depuis son adoption par les membres de l'Onu.
"Il est évidemment crucial pour sa mise en oeuvre et pour qu'il soit aussi efficace que possible de parvenir à une ratification universelle du traité", a déclaré Rebecca Hubbard, directrice de la High Seas Alliance (Alliance de la haute mer), une coalition d'associations de protection de l'environnement.
"Nous visons vraiment à ce que tous les Etats membres de l'Onu ratifient le traité."
Le traité prévoit notamment que les pays conduisent des évaluations d'impact environnemental avant toute nouvelle activité humaine en haute mer. Il permettra également de créer des mécanismes permettant aux nations de partager les bénéfices de l'"économie bleue", y compris les "ressources génétiques marines" utilisées dans des secteurs tels que la biotechnologie.
Il n'aura toutefois que peu d'effet sur ce que les défenseurs de l'environnement considèrent comme l'une des plus l'une des plus grandes menaces pesant sur l'environnement marin, l'exploitation minière des fonds marins.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f02ee04494
Le traité sur la haute mer entre en vigueur samedi, sans les Etats-Unis
16 janvier 2026 RTS
Samedi, le traité sur la haute mer entrera en vigueur, mais sans la participation des Etats-Unis. "Il y a toujours un pays qui manque", relativise dans La Matinale le diplomate français Olivier Poivre d'Arvor, estimant que ce traité illustre le fait qu'il est possible de "construire un ordre mondial sans certains pays".
Avec le traité Biodiversité au-delà de la juridiction nationale (BBNJ), la haute mer, soit près de la moitié de la surface de la planète, ne sera plus un espace de non-droit. "Samedi 17 janvier, 50% de la surface du globe sera régie par un traité contraignant qui va établir des règles de partage de cette haute mer, qui est un bien commun", explique Olivier Poivre d'Arvor, ambassadeur français chargé des pôles et des affaires maritimes, vendredi dans
L’entrée en vigueur du traité BBNJ soumettra juridiquement les Etats signataires à des règles de construction d'aires marines protégées, d'exploitation des ressources génétiques (c'est-à-dire le matériel génétique provenant d'organismes marins et qui sont d'un grand intérêt pour la pharmacie, la cosmétique, la bioremédiation et l'industrie alimentaire), ainsi qu'une loi sur l'écocide, notamment. "Et tous ceux qui seront autour de la table de ce traité vont pouvoir construire un ordre mondial maritime", ajoute Olivier Poivre d'Arvor.
A ce jour, le traité BBNJ a été ratifié par 82 pays, ainsi que l'Union européenne, mais pas par les Etats-Unis, qui l'avaient pourtant signé sous la présidence de Joe Biden. Aujourd'hui, une ratification par le président américain Donald Trump et par le Congrès américain semble peu probable. La Suisse ne l'a également pas ratifié (voir encadré)
"C'était illusoire quoi qu'il en soit, que ce soit l'administration Trump ou Biden", précise Olivier Poivre d'Arvor. "C'est très compliqué d'obtenir un accord du Parlement sur des sujets comme cela". Une telle éventualité était prévue, "donc ce n'est pas du tout un problème", ajoute l'ambassadeur, qui souligne que malgré l'absence des Etats-Unis, d'autres grands pays, tels que la Chine, font, eux, partie du traité.
Avec le traité Biodiversité au-delà de la juridiction nationale (BBNJ), la haute mer, soit près de la moitié de la surface de la planète, ne sera plus un espace de non-droit. "Samedi 17 janvier, 50% de la surface du globe sera régie par un traité contraignant qui va établir des règles de partage de cette haute mer, qui est un bien commun", explique Olivier Poivre d'Arvor, ambassadeur français chargé des pôles et des affaires maritimes, vendredi dans La Matinale de la RTS.
>> Lire aussi : Les océans ne doivent pas devenir un "Far West" pour l'exploitation minière, lance l'ONU
L’entrée en vigueur du traité BBNJ soumettra juridiquement les Etats signataires à des règles de construction d'aires marines protégées, d'exploitation des ressources génétiques (c'est-à-dire le matériel génétique provenant d'organismes marins et qui sont d'un grand intérêt pour la pharmacie, la cosmétique, la bioremédiation et l'industrie alimentaire), ainsi qu'une loi sur l'écocide, notamment. "Et tous ceux qui seront autour de la table de ce traité vont pouvoir construire un ordre mondial maritime", ajoute Olivier Poivre d'Arvor.
>> La présentation du traité dans La Matinale :
Le traité Biodiversité au-delà de la juridiction nationale (BBNJ) sur la haute mer. [AFP - Ludovic Marin]AFP - Ludovic Marin
Le traité pour protéger la haute mer entrera en vigueur samedi / La matinale / 1 min. / hier à 06:24
A ce jour, le traité BBNJ a été ratifié par 82 pays, ainsi que l'Union européenne, mais pas par les Etats-Unis, qui l'avaient pourtant signé sous la présidence de Joe Biden. Aujourd'hui, une ratification par le président américain Donald Trump et par le Congrès américain semble peu probable. La Suisse ne l'a également pas ratifié (voir encadré)
"C'était illusoire quoi qu'il en soit, que ce soit l'administration Trump ou Biden", précise Olivier Poivre d'Arvor. "C'est très compliqué d'obtenir un accord du Parlement sur des sujets comme cela". Une telle éventualité était prévue, "donc ce n'est pas du tout un problème", ajoute l'ambassadeur, qui souligne que malgré l'absence des Etats-Unis, d'autres grands pays, tels que la Chine, font, eux, partie du traité.
Samedi 17 janvier, 50% de la surface du globe sera régie par un traité contraignant qui va établir des règles de partage de cette haute mer, qui est un bien commun
Distance vis-à-vis du multilatéralisme
La vision du monde multilatéraliste défendue par le traité semble être en contradiction avec celle de Donald Trump. Annexion du Groenland, enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro: depuis sa réélection, le président américain affiche en effet ses ambitions impérialistes.
Cela n'inquiète toutefois pas Olivier Poivre d'Arvor. "L'impérialisme est partagé dans l'histoire par de nombreux pays. Et ce n'est pas nécessairement depuis que le président Trump a été réélu qu'il se manifeste de la manière la plus complexe pour nous", affirme-t-il. En diplomatie, les négociations ne se déroulent "jamais dans l'unanimité absolue", rappelle l'ambassadeur. "Il y a toujours un pays qui manque", dit-il.
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que les Etats-Unis ne reconnaissent pas certaines institutions, souligne le diplomate. L'an dernier, Donald Trump a notamment signé un décret pour autoriser l'exploitation minière des fonds marins dans les eaux internationales, en opposition avec l'Autorité internationale des fonds marins, le cadre légal des Nations unies, que ne reconnaissent pas les Etats-Unis.
"Il y a une habitude américaine de garder toujours un peu de distance vis-à-vis de ce multilatéralisme, même si les Nations unies sont installées à New York", déclare Olivier Poivre d'Arvor.
Une COP océan
Les diplomates sont donc habitués à ce genre de situations et peuvent y répondre de deux façons différentes. "Notre riposte, c'est soit la diplomatie, ce que nous faisons, y compris par rapport à la question du Groenland, soit tout simplement décider de construire ensemble des coalitions dans lesquelles certains pays ne sont pas", explique Olivier Poivre d'Arvor.
Selon lui, le traité sur la haute mer l'illustre parfaitement. "C'est un très bon exemple qui nous montre que nous pouvons construire un ordre mondial, fort et contraignant, sans certains pays", estime-t-il. Ce tournant se concrétisera avec la tenue de la première COP océan l'automne prochain à New York.
Les Etats devront adopter les règles de procédure, définir les arrangements financiers et finaliser les structures institutionnelles. "Cette COP océan va se tenir aux Nations unies et va réunir tous les pays qui ont ratifié le traité. Et tant pis pour les absents, parce qu'ils ne pourront pas bénéficier du partage des ressources génétiques", conclut Olivier Poivre d'Arvor.
Propos recueillis par Pietro Bugnon
https://www.rts.ch/info/monde/2026/arti ... opilot.com
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[quote] [b][size=110]Le traité de l'Onu sur la haute mer entre en vigueur[/size][/b]
Reuters •17/01/2026
Le traité des Nations unies sur la haute mer, qui vise à protéger 30% des océans d'ici 2030, est entré en vigueur samedi.
Le texte, aussi appelé traité sur la biodiversité au-delà de la juridiction nationale (Biodiversity Beyond National Jurisdiction, ou BBNJ en anglais), a été finalisé en 2023 après 15 ans de négociations.
Ce traité, qui permettra la création d'un réseau d'"aires marines protégées" en haute mer, représente une étape importante dans les efforts mondiaux visant à protéger 30% des terres et mers de la planète d'ici la fin de la décennie, un objectif, connu sous le nom de "30 d'ici 30".
"Cela représente les deux tiers des océans (et) la moitié de la surface de la planète qui, pour la première fois, sera soumise à un régime juridique complet", a déclaré Adam McCarthy, premier secrétaire adjoint au ministère australien des Affaires étrangères et coprésident du comité préparatoire du traité.
Le texte a été ratifié par plus de 80 pays, dont la France, la Chine et le Brésil, depuis son adoption par les membres de l'Onu.
"Il est évidemment crucial pour sa mise en oeuvre et pour qu'il soit aussi efficace que possible de parvenir à une ratification universelle du traité", a déclaré Rebecca Hubbard, directrice de la High Seas Alliance (Alliance de la haute mer), une coalition d'associations de protection de l'environnement.
"Nous visons vraiment à ce que tous les Etats membres de l'Onu ratifient le traité."
Le traité prévoit notamment que les pays conduisent des évaluations d'impact environnemental avant toute nouvelle activité humaine en haute mer. Il permettra également de créer des mécanismes permettant aux nations de partager les bénéfices de l'"économie bleue", y compris les "ressources génétiques marines" utilisées dans des secteurs tels que la biotechnologie.
Il n'aura toutefois que peu d'effet sur ce que les défenseurs de l'environnement considèrent comme l'une des plus l'une des plus grandes menaces pesant sur l'environnement marin, l'exploitation minière des fonds marins.
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https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/le-traite-de-l-onu-sur-la-haute-mer-entre-en-vigueur-0a5dda94570928f03bb7eef02ee04494
[quote][b][size=110]Le traité sur la haute mer entre en vigueur samedi, sans les Etats-Unis[/size][/b]
16 janvier 2026 RTS
[b]Samedi, le traité sur la haute mer entrera en vigueur, mais sans la participation des Etats-Unis. "Il y a toujours un pays qui manque", relativise dans La Matinale le diplomate français Olivier Poivre d'Arvor, estimant que ce traité illustre le fait qu'il est possible de "construire un ordre mondial sans certains pays".[/b]
Avec le traité Biodiversité au-delà de la juridiction nationale (BBNJ), la haute mer, soit près de la moitié de la surface de la planète, ne sera plus un espace de non-droit. "Samedi 17 janvier, 50% de la surface du globe sera régie par un traité contraignant qui va établir des règles de partage de cette haute mer, qui est un bien commun", explique Olivier Poivre d'Arvor, ambassadeur français chargé des pôles et des affaires maritimes, vendredi dans
L’entrée en vigueur du traité BBNJ soumettra juridiquement les Etats signataires à des règles de construction d'aires marines protégées, d'exploitation des ressources génétiques (c'est-à-dire le matériel génétique provenant d'organismes marins et qui sont d'un grand intérêt pour la pharmacie, la cosmétique, la bioremédiation et l'industrie alimentaire), ainsi qu'une loi sur l'écocide, notamment. "Et tous ceux qui seront autour de la table de ce traité vont pouvoir construire un ordre mondial maritime", ajoute Olivier Poivre d'Arvor.
A ce jour, le traité BBNJ a été ratifié par 82 pays, ainsi que l'Union européenne, [color=#FF0000]mais pas par les Etats-Unis[/color], qui l'avaient pourtant signé sous la présidence de Joe Biden. Aujourd'hui, une ratification par le président américain Donald Trump et par le Congrès américain semble peu probable. La Suisse ne l'a également pas ratifié (voir encadré)
"C'était illusoire quoi qu'il en soit, que ce soit l'administration Trump ou Biden", précise Olivier Poivre d'Arvor. "C'est très compliqué d'obtenir un accord du Parlement sur des sujets comme cela". Une telle éventualité était prévue, "donc ce n'est pas du tout un problème", ajoute l'ambassadeur, qui souligne que malgré l'absence des Etats-Unis, d'autres grands pays, tels que la Chine, font, eux, partie du traité.
Avec le traité Biodiversité au-delà de la juridiction nationale (BBNJ), la haute mer, soit près de la moitié de la surface de la planète, ne sera plus un espace de non-droit. "Samedi 17 janvier, 50% de la surface du globe sera régie par un traité contraignant qui va établir des règles de partage de cette haute mer, qui est un bien commun", explique Olivier Poivre d'Arvor, ambassadeur français chargé des pôles et des affaires maritimes, vendredi dans La Matinale de la RTS.
>> Lire aussi : Les océans ne doivent pas devenir un "Far West" pour l'exploitation minière, lance l'ONU
L’entrée en vigueur du traité BBNJ soumettra juridiquement les Etats signataires à des règles de construction d'aires marines protégées, d'exploitation des ressources génétiques (c'est-à-dire le matériel génétique provenant d'organismes marins et qui sont d'un grand intérêt pour la pharmacie, la cosmétique, la bioremédiation et l'industrie alimentaire), ainsi qu'une loi sur l'écocide, notamment. "Et tous ceux qui seront autour de la table de ce traité vont pouvoir construire un ordre mondial maritime", ajoute Olivier Poivre d'Arvor.
>> La présentation du traité dans La Matinale :
Le traité Biodiversité au-delà de la juridiction nationale (BBNJ) sur la haute mer. [AFP - Ludovic Marin]AFP - Ludovic Marin
Le traité pour protéger la haute mer entrera en vigueur samedi / La matinale / 1 min. / hier à 06:24
A ce jour, le traité BBNJ a été ratifié par 82 pays, ainsi que l'Union européenne, mais pas par les Etats-Unis, qui l'avaient pourtant signé sous la présidence de Joe Biden. Aujourd'hui, une ratification par le président américain Donald Trump et par le Congrès américain semble peu probable. La Suisse ne l'a également pas ratifié (voir encadré)
"C'était illusoire quoi qu'il en soit, que ce soit l'administration Trump ou Biden", précise Olivier Poivre d'Arvor. "C'est très compliqué d'obtenir un accord du Parlement sur des sujets comme cela". Une telle éventualité était prévue, "donc ce n'est pas du tout un problème", ajoute l'ambassadeur, qui souligne que malgré l'absence des Etats-Unis, d'autres grands pays, tels que la Chine, font, eux, partie du traité.
Samedi 17 janvier, 50% de la surface du globe sera régie par un traité contraignant qui va établir des règles de partage de cette haute mer, qui est un bien commun
Distance vis-à-vis du multilatéralisme
La vision du monde multilatéraliste défendue par le traité semble être en contradiction avec celle de Donald Trump. Annexion du Groenland, enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro: depuis sa réélection, le président américain affiche en effet ses ambitions impérialistes.
Cela n'inquiète toutefois pas Olivier Poivre d'Arvor. "L'impérialisme est partagé dans l'histoire par de nombreux pays. Et ce n'est pas nécessairement depuis que le président Trump a été réélu qu'il se manifeste de la manière la plus complexe pour nous", affirme-t-il. En diplomatie, les négociations ne se déroulent "jamais dans l'unanimité absolue", rappelle l'ambassadeur. "Il y a toujours un pays qui manque", dit-il.
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que les Etats-Unis ne reconnaissent pas certaines institutions, souligne le diplomate. L'an dernier, Donald Trump a notamment signé un décret pour autoriser l'exploitation minière des fonds marins dans les eaux internationales, en opposition avec l'Autorité internationale des fonds marins, le cadre légal des Nations unies, que ne reconnaissent pas les Etats-Unis.
"Il y a une habitude américaine de garder toujours un peu de distance vis-à-vis de ce multilatéralisme, même si les Nations unies sont installées à New York", déclare Olivier Poivre d'Arvor.
Une COP océan
Les diplomates sont donc habitués à ce genre de situations et peuvent y répondre de deux façons différentes. "Notre riposte, c'est soit la diplomatie, ce que nous faisons, y compris par rapport à la question du Groenland, soit tout simplement décider de construire ensemble des coalitions dans lesquelles certains pays ne sont pas", explique Olivier Poivre d'Arvor.
Selon lui, le traité sur la haute mer l'illustre parfaitement. "C'est un très bon exemple qui nous montre que nous pouvons construire un ordre mondial, fort et contraignant, sans certains pays", estime-t-il. Ce tournant se concrétisera avec la tenue de la première COP océan l'automne prochain à New York.
Les Etats devront adopter les règles de procédure, définir les arrangements financiers et finaliser les structures institutionnelles. "Cette COP océan va se tenir aux Nations unies et va réunir tous les pays qui ont ratifié le traité. Et tant pis pour les absents, parce qu'ils ne pourront pas bénéficier du partage des ressources génétiques", conclut Olivier Poivre d'Arvor.
Propos recueillis par Pietro Bugnon
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