par energy_isere » 24 févr. 2026, 17:41
Terres rares : la Chine renforce ses contrôles à l’exportation et interdit l’envoi de métaux critiques utilisables dans la défense vers 20 entreprises japonaises
La Chine a mis en place, mardi 24 février, un blocage strict des exportations de divers métaux critiques à “double usage”, à destination de 20 entreprises japonaises. La mesure, qui concerne des éléments utilisé dans le civil et la défense (dont plusieurs terres rares) vise à freiner la “remilitarisation” de l’archipel nippon, défend Pékin, qui utilise régulièrement son quasi-monopole sur les métaux critiques comme arme diplomatique.
Publié le 24 février 2026
L’industrie japonaise va-t-elle faire face à une pénurie de matériaux? Mardi 24 février, la Chine a interdit l’exportation de produits à double usage vers 20 entreprises japonaises soupçonnées par Pékin d’approvisionner l’armée, a déclaré mardi le ministère chinois du Commerce (Mofcom).
Plusieurs conglomérats industriels visés
Ces mesures, qui marquent la dernière escalade du conflit entre Pékin et Tokyo, visent des filiales de grands conglomérats industriels japonais tels que Mitsubishi Heavy Industries, Kawasaki, Fujitsu, NEC ou IHI.
Les règles annoncées mardi privent notamment ces entreprises japonaises d’accès aux terres rares actuellement inscrites sur la liste chinoise des biens à double usage et des minéraux critiques contrôlés. Elles interdisent notamment les exportations de différentes terres rares, dont le dysprosium, le terbium, l’yttrium ou le samarium, qui jouent un rôle minime mais essentiel dans les voitures, les avions, les armes et l’électronique grand public.
La Chine tente d’utiliser son influence sur les chaînes d’approvisionnement pour accentuer la pression sur Tokyo alors que la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, qui a remporté une victoire écrasante aux élections ce mois-ci, a tenu en novembre des propos sur Taïwan qui avaient irrité Pékin.
On ignore le temps qu’il faudra pour que les pénuries deviennent un problème, note Reuters. Les entreprises japonaises sont réputées pour maintenir des stocks de terres rares. Jusqu’en décembre au moins, date la plus récente pour laquelle des données sur les exportations sont disponibles, la Chine envoyait régulièrement d’importantes cargaisons au Japon.
Freiner la “remilitarisation”
La Chine dispose d’une liste de contrôle des exportations comprenant environ 1.100 produits et technologies à double usage, dont de nombreux métaux critiques. Les producteurs chinois doivent obtenir une licence pour pouvoir les expédier à l’étranger, quel que soit le lieu où se trouve l’utilisateur final.
Selon le ministère chinois du Commerce, ces restrictions visent à freiner la “remilitarisation” et les ambitions nucléaires du Japon. Il a ajouté que les organisations et les particuliers étrangers étaient également interdits de transférer des biens à double usage d’origine chinoise aux entités figurant sur la liste. Les entreprises peuvent cependant demander à vendre aux entités répertoriées dans des “circonstances particulières” qui les obligent à exporter.
La Chine a assuré que les entités opérant “de bonne foi” n’avaient aucune raison de s’inquiéter et que les mesures annoncées n’affecteraient pas les échanges économiques et commerciaux normaux entre les deux pays.
Le ministère chinois du Commerce a également ajouté 20 autres entités japonaises, dont le constructeur automobile Subaru, le fabricant de moteurs Hino Motors et l’équipementier aéronautique Itochu Aviation, à une liste de surveillance, affirmant qu’il ne pouvait pas vérifier les utilisateurs finaux ou les utilisations finales des articles à double usage de ces entités.
Soumises à un contrôle plus strict, les entreprises exportant vers ces entités devront demander des licences d’exportation individuelles pour les biens à double usage et fournir un engagement écrit stipulant que ces biens ne contribueront pas à renforcer les capacités militaires du Japon.
https://www.usinenouvelle.com/matieres- ... T2HSA.html
[quote][b][size=110] Terres rares : la Chine renforce ses contrôles à l’exportation et interdit l’envoi de métaux critiques utilisables dans la défense vers 20 entreprises japonaises[/size][/b]
La Chine a mis en place, mardi 24 février, un blocage strict des exportations de divers métaux critiques à “double usage”, à destination de 20 entreprises japonaises. La mesure, qui concerne des éléments utilisé dans le civil et la défense (dont plusieurs terres rares) vise à freiner la “remilitarisation” de l’archipel nippon, défend Pékin, qui utilise régulièrement son quasi-monopole sur les métaux critiques comme arme diplomatique.
Publié le 24 février 2026
L’industrie japonaise va-t-elle faire face à une pénurie de matériaux? Mardi 24 février, la Chine a interdit l’exportation de produits à double usage vers 20 entreprises japonaises soupçonnées par Pékin d’approvisionner l’armée, a déclaré mardi le ministère chinois du Commerce (Mofcom).
Plusieurs conglomérats industriels visés
Ces mesures, qui marquent la dernière escalade du conflit entre Pékin et Tokyo, visent des filiales de grands conglomérats industriels japonais tels que Mitsubishi Heavy Industries, Kawasaki, Fujitsu, NEC ou IHI.
Les règles annoncées mardi privent notamment ces entreprises japonaises d’accès aux terres rares actuellement inscrites sur la liste chinoise des biens à double usage et des minéraux critiques contrôlés. Elles interdisent notamment les exportations de différentes terres rares, dont le dysprosium, le terbium, l’yttrium ou le samarium, qui jouent un rôle minime mais essentiel dans les voitures, les avions, les armes et l’électronique grand public.
La Chine tente d’utiliser son influence sur les chaînes d’approvisionnement pour accentuer la pression sur Tokyo alors que la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, qui a remporté une victoire écrasante aux élections ce mois-ci, a tenu en novembre des propos sur Taïwan qui avaient irrité Pékin.
On ignore le temps qu’il faudra pour que les pénuries deviennent un problème, note Reuters. Les entreprises japonaises sont réputées pour maintenir des stocks de terres rares. Jusqu’en décembre au moins, date la plus récente pour laquelle des données sur les exportations sont disponibles, la Chine envoyait régulièrement d’importantes cargaisons au Japon.
Freiner la “remilitarisation”
La Chine dispose d’une liste de contrôle des exportations comprenant environ 1.100 produits et technologies à double usage, dont de nombreux métaux critiques. Les producteurs chinois doivent obtenir une licence pour pouvoir les expédier à l’étranger, quel que soit le lieu où se trouve l’utilisateur final.
Selon le ministère chinois du Commerce, ces restrictions visent à freiner la “remilitarisation” et les ambitions nucléaires du Japon. Il a ajouté que les organisations et les particuliers étrangers étaient également interdits de transférer des biens à double usage d’origine chinoise aux entités figurant sur la liste. Les entreprises peuvent cependant demander à vendre aux entités répertoriées dans des “circonstances particulières” qui les obligent à exporter.
La Chine a assuré que les entités opérant “de bonne foi” n’avaient aucune raison de s’inquiéter et que les mesures annoncées n’affecteraient pas les échanges économiques et commerciaux normaux entre les deux pays.
Le ministère chinois du Commerce a également ajouté 20 autres entités japonaises, dont le constructeur automobile Subaru, le fabricant de moteurs Hino Motors et l’équipementier aéronautique Itochu Aviation, à une liste de surveillance, affirmant qu’il ne pouvait pas vérifier les utilisateurs finaux ou les utilisations finales des articles à double usage de ces entités.
Soumises à un contrôle plus strict, les entreprises exportant vers ces entités devront demander des licences d’exportation individuelles pour les biens à double usage et fournir un engagement écrit stipulant que ces biens ne contribueront pas à renforcer les capacités militaires du Japon.
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https://www.usinenouvelle.com/matieres-premieres/terres-rares-la-chine-renforce-ses-controles-a-lexportation-et-interdit-lenvoi-de-metaux-critiques-utilisables-dans-la-defense-vers-20-entreprises-japonaises.HMIBO44I6JHZDBF6J7736T2HSA.html