Venezuela

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Re: Venezuela

par Cp 3 » Aujourd’hui, 03:08

Le ministre vénezuelien de l' intérieur considéré pourtant comme un des plus dur du régime , ce serait peut-etre entendu avec les Etats-Unis plusieurs mois avant le rapt .

https://www.reuters.com/world/americas/ ... 026-01-17/

Au sujet de ce rapt , la manière dont cela s' est produit puis ce qui a suivi peuvent ,en effet , faire penser à une entente et coordination préalable .

Ce qui pourrait etre révélateur du degré de posture .

Re: Venezuela

par energy_isere » 16 janv. 2026, 19:50

On ignorait l'identité de l'acheteur maintenant on la connait: le 1er "deal" américain de pétrole vénézuélien a été réalisé par l'un des plus fervents soutiens de Trump (il avait versé 6 millions pour sa campagne)

BFM Business 15 janvier 2026

Les Etats-Unis ont vendu pour 250 millions de dollars de pétrole vénézuélien à l'entreprise Vitol, dont l'un des principaux traders est aussi l'un des plus généreux soutiens de Trump. Il avait surtout fait un don d'environ 6 millions à la campagne de réélection du président américain.
.....................

Une autre société, Trafigura, a également acheté pour 250 millions de dollars de pétrole vénézuélien, toujours selon le Financial Times. Un responsable du ministère de l'Énergie a déclaré que Vitol et Trafigura figurent parmi les plus grands négociants en énergie au monde et que les deux entreprises avaient été sélectionnées parce qu'elles étaient "disposées et capables de réaliser les premières transactions rapidement".
.......................
https://www.bfmtv.com/economie/internat ... 60392.html

Re: Venezuela

par energy_isere » 16 janv. 2026, 00:17

Les USA saisissent un nouveau pétrolier lié au Venezuela avant la rencontre Trump-Machado

Reuters le 15/01/2026

Les États-Unis ont procédé à une nouvelle saisie de pétrolier lié au Venezuela, ont déclaré jeudi des responsables américains à Reuters, avant une rencontre entre Donald Trump et la dirigeante de l'opposition vénézuélienne Maria Corina Machado.

Il s'agit de la sixième saisie, au cours de dernières semaines, d'un navire transportant ou ayant transporté du pétrole vénézuélien. L'opération a eu lieu dans les Caraïbes, ont précisé les responsables, s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Le Commandement Sud de l'armée américaine a confirmé cette saisie du tanker Veronica, précisant qu'elle avait eu lieu avant l'aube et s'était déroulée "sans incident".

Le Veronica "opérait au mépris de la quarantaine établie par le président Donald Trump pour les navires sanctionnés dans les Caraïbes", a ajouté l'armée dans un communiqué.

"Le seul pétrole qui quittera le Venezuela sera celui qui est coordonné correctement et légalement."

Les saisies ont commencé dans le cadre de la campagne de Donald Trump visant à forcer le président vénézuélien Nicolas Maduro à quitter le pouvoir, qui s'est conclue par la capture et l'emprisonnement de celui-ci et de son épouse à l'issue d'une opération des forces américaines dans le pays menée le 3 janvier.

Donald Trump a depuis déclaré que les États-Unis comptaient contrôler indéfiniment les ressources de brut du Venezuela afin de reconstruire l'industrie pétrolière délabrée du pays.

Les tankers saisis jusqu'à présent étaient soumis aux sanctions américaines ou faisaient partie d'une "flotte fantôme" de navires non réglementés qui dissimulent leur origine pour transporter du pétrole provenant de grands producteurs soumis à des sanctions, soit l'Iran, la Russie ou le Venezuela.

Les États-Unis ont saisi la semaine dernière un pétrolier battant pavillon russe qui était escorté par un sous-marin russe après l'avoir poursuivi pendant plus de deux semaines à travers l'Atlantique, une opération que Moscou a condamnée.

La saisie annoncée jeudi a eu lieu à quelques heures d'une rencontre entre Donald Trump et Maria Corina Machado, qui sera leur premier tête-à-tête depuis que les États-Unis ont renversé Nicolas Maduro.

Le locataire de la Maison blanche a par le passé qualifié Maria Corina Machado de "combattante de la liberté", mais il a rejeté l'idée de la nommer à la tête du Venezuela après l'éviction de Nicolas Maduro, estimant qu'elle ne bénéficiait pas d'un soutien national suffisant.

Une évaluation classifiée de la CIA présentée à Donald Trump a conclu que les loyalistes, y compris la présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez, étaient mieux placés pour maintenir la stabilité du pays.
https://www.boursier.com/actualites/reu ... 09616.html

Re: Venezuela

par energy_isere » 15 janv. 2026, 22:58

Après un "accord énergétique historique", les États-Unis ont réalisé une première vente de pétrole vénézuélien pour 500 millions de dollars

BFM Business 15 janvier 2025

Les États-Unis ont finalisé une vente de pétrole vénézuélien, la première depuis la reprise en main du secteur par Washington après la capture du président déchu Nicolas Maduro, a indiqué ce jeudi à l'AFP un responsable américain.

Selon cette source, qui n'a pas précisé l'identité de l'acheteur, le montant de l'opération s'élève à 500 millions de dollars et d'autres ventes pourraient être réalisées dans les prochains jours ou semaines. "Le président Trump a négocié un accord énergétique historique avec le Venezuela, immédiatement après l'arrestation du narcoterroriste Nicolas Maduro, qui profitera aux peuples américain et vénézuélien", a déclaré jeudi Taylor Rogers, une porte-parole de la Maison Blanche.

La semaine dernière, le président américain avait annoncé que les "autorités par intérim du Venezuela (allaient) remettre aux États-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole sous sanction et de haute qualité", soit de un à deux mois de production. Donald Trump entend "contrôler" les revenus issus de la vente de ces barils. Il a aussi poussé les grands groupes pétroliers à se lancer à l'assaut des vastes réserves du pays d'Amérique du Sud.

Selon lui, ceux-ci sont prêts à investir "au moins 100 milliards de dollars" au Venezuela. Le patron du géant pétrolier américain ExxonMobil a cependant déclaré vendredi qu'il était "impossible d'investir" au Venezuela au vu des circonstances actuelles.

Dans le plan de la Maison Blanche, Caracas n'a pas son mot à dire sur l'exploitation de son sous-sol. Aux géants pétroliers, Donald Trump a prévenu: "vous traitez directement avec nous (...) nous ne voulons pas que vous traitiez avec le Venezuela".

Le chef de l'État a signé ce week-end un décret d'urgence destiné à placer sous protection spéciale les avoirs vénézuéliens, dont les revenus pétroliers, placés sur le territoire américain, afin d'empêcher notamment qu'ils soient saisis par des tribunaux ou des créanciers.
https://www.bfmtv.com/economie/internat ... 50812.html

Re: Venezuela

par energy_isere » 15 janv. 2026, 10:55

Le Venezuela tourné vers "une nouvelle ère politique" après l'éviction de Maduro (présidente par intérim)

Connaissance des Énergies avec AFP le 14 janvier 2026

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a déclaré mercredi que son pays était désormais tourné vers "une nouvelle ère politique" après la capture le 3 janvier du chef de l'Etat Nicolas Maduro au cours d'une opération militaire américaine.

"Le message est celui d'un Venezuela qui s'ouvre à une nouvelle ère politique, une ère qui permet la compréhension malgré les divergences et à travers la diversité idéologique et politique", a-t-elle dit devant la presse, s'exprimant du palais présidentiel de Miraflores à Caracas.

Mme Rodriguez a en outre annoncé que Caracas avait libéré 406 prisonniers politiques depuis décembre, dans le cadre d'un processus dont, selon elle, l'initiateur a été M. Maduro.

L'ONG Foro Penal recense néanmoins environ 180 libérations en additionnant deux vagues, celle de décembre et celle actuelle de libérations au compte-goutte, loin du chiffre évoqué par Mme Rodriguez.

"Ce processus n'est pas encore terminé, il reste ouvert", a précisé la dirigeante alors que le syndicat de la presse SNTP et Foro Penal ont annoncé mercredi qu'au moins 17 journalistes et employés de presse avaient été remis en liberté.

La présidente par intérim a indiqué que les libérations excluent les "délits graves" comme l'homicide et le narcotrafic, tandis que sont pris en compte les délits liés à "l'ordre constitutionnel", ainsi que "la haine, la violence et l'intolérance".

Des centaines de personnes ont été arrêtées sous la présidence de M. Maduro et poursuivies pour "incitation à la haine" et "trahison à la patrie", notamment dans des contextes électoraux et de manifestations politiques.
https://www.connaissancedesenergies.org ... rim-260114

Re: Venezuela

par mobar » 14 janv. 2026, 16:15

https://www.courrierinternational.com/a ... ump_239202
https://www.courrierinternational.com/a ... mar_238949

On ne bati pas des hegemonies avec des operations coup de poing ou des enlevements de chef d’etat, va falloir quelques milliers de body bags remplis de viande d’amerlock pour que les delires de Trump deviennent realite

Re: Venezuela

par mobar » 14 janv. 2026, 10:41

Trump est dans l’impasse au Venezuela, tout ce qu’il raconte n’a aucune probabilite d’arriver sans engagement de dizaines voire de centaines de milliers de combattants au sol

Re: Venezuela

par energy_isere » 13 janv. 2026, 23:14

Trump veut-il exproprier la Russie du Venezuela? Le géant pétrolier Roszarubezhneft contredit le président américain et assure que tous ses actifs sur place "sont la propriété de l'Etat russe"

BFM Business 13 janv 2026

Roszarubezhneft a racheté les participations de la compagnie pétrolière publique russe Rosneft au Venezuela après que Washington a sanctionné deux filiales de cette dernière pour avoir commercialisé du pétrole venant du pays.

Les actifs pétroliers que la Russie développe au Venezuela lui appartiennent et elle continuera d'y opérer, a déclaré Moscou mardi, après des propos du président américain Donald Trump revendiquant le contrôle du pays d'Amérique du Sud par les Etats-Unis. La société russe Roszarubezhneft a déclaré que tous ses actifs au Venezuela étaient la propriété de la Russie et qu'elle respecterait ses engagements envers ses partenaires internationaux sur place, a rapporté l'agence Tass.

Créée en 2020 et détenue par une unité du ministère russe du Développement économique, Roszarubezhneft a racheté les participations de la compagnie pétrolière publique russe Rosneft au Venezuela après que Washington a sanctionné deux filiales de cette dernière pour avoir commercialisé du pétrole venant du pays. Tous les actifs de Roszarubezhneft au Venezuela "sont la propriété de l'État russe", conformément aux lois du Venezuela, au droit international et aux accords entre les deux pays, a déclaré l'entreprise dans un communiqué, selon Tass.

Selon des analystes, les droits de développement de Roszarubezhneft portent sur des ressources de l’ordre de 2,3 milliards de barils de pétrole en Venezuela, bien que la production réelle dépende fortement des investissements, de l’infrastructure et de la demande mondiale.

Des coentreprises russo-vénézuéliennes dans le pétrole récemment prolongées de 15 ans

Donald Trump a ouvertement revendiqué le contrôle par les Etats-Unis - avec les compagnies pétrolières américaines - des réserves de brut du Venezuela, les plus importantes au monde, après la capture et l'incarcération du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines, début janvier. Les États-Unis ont également saisi un pétrolier battant pavillon russe et lié au Venezuela après l'avoir poursuivi pendant plusieurs semaines.

Le président russe Vladimir Poutine n'a pas commenté publiquement l'opération américaine au Venezuela, mais le ministère russe des Affaires étrangères a pressé Donald Trump de libérer Nicolas Maduro et a appelé au dialogue.

La Russie entretient de longue date des liens étroits avec le Venezuela, que ce soit en matière de coopération énergétique, de liens militaires ou de contacts politiques de haut niveau. Moscou soutient également Caracas sur le plan diplomatique depuis des années. En novembre, l'Assemblée nationale du Venezuela a approuvé une prolongation de 15 ans des coentreprises formées entre la société publique PDVSA et une filiale de Roszarubezhneft, qui exploitent deux champs pétroliers dans l'ouest du pays.
https://www.bfmtv.com/economie/entrepri ... 30557.html

Re: Venezuela

par energy_isere » 13 janv. 2026, 21:27

Un pétrolier charge du naphta à Houston pour l’amener au Venezuela et relancer la production pétrolière
Après l’accord entre Washington et Caracas autorisant la commercialisation de brut, une première cargaison de naphta sera livrée au Venezuela à bord de l’« Hellespont Protector » fin janvier, afin de fluidifier le brut lourd et faciliter son transport et son traitement.

Image
Le pétrolier « Hellespont Protector » transportera 460 000 barils de naphta au port vénézuélien de José. | BRIAN KUSHNER / MARINE TRAFFIC

Publié le 13/01/2026 Le marin

Une cargaison de naphta en provenance des États-Unis sera transportée au Venezuela, au cours du mois de janvier, à bord du pétrolier de type LR1 Hellespont Protector, (228,6 mètres par 32,57 mètres) battant pavillon du Royaume-Uni. Il s’agit d’une opération à charge du géant du négoce Vitol, dans le cadre d’un nouvel accord entre Washington et Caracas autorisant la commercialisation du brut jusqu’à présent bloqué, ont déclaré samedi 10 janvier à l’agence Reuters deux sources proches du dossier.

Le propriétaire et l’affréteur du pétrolier ont réservé le navire pour exporter 460 000 barils de naphta depuis Houston, au Texas, ont indiqué des sources à Reuters. Le Hellespont Protector devrait arriver au port vénézuélien de José, à près de 300 kilomètres de la capitale Caracas le 28 janvier, selon les données de navigation de Kpler.

Une fois au Venezuela, le naphta servira de diluant pour fluidifier le pétrole brut lourd du Venezuela et faciliter son transport et son traitement, explique Reuters. Depuis l’intervention des États-Unis dans ce pays d’Amérique du Sud et l’éviction du président Nicolas Maduro, l’administration Trump veut relancer la production pétrolière.

Des négociations en cours avec des raffineurs en Inde et en Chine

Vitol et son concurrent Trafigura ont conclu des accords avec le gouvernement américain pour aider à commercialiser le pétrole vénézuélien bloqué, ont confirmé les deux sociétés vendredi 9 janvier, quelques jours après que le gouvernement intérimaire de Caracas ait accepté d’exporter jusqu’à 50 millions de barils de pétrole brut vers les États-Unis. Vitol et Trafigura ont également lancé des négociations avec des raffineurs en Inde et en Chine pour des livraisons de pétrole brut vénézuélien prévues en mars, rapporte Energynews.

Vitol et d’autres fournisseurs approvisionnaient le Venezuela en diluants jusqu’à ce que le gouvernement américain commence à annuler les licences au début de l’année dernière. Les importations de diluants en provenance de Russie ont aidé le Venezuela à remplacer les volumes qu’il recevait des États-Unis après ces annulations. Les États-Unis pourraient désormais reprendre cette part à la Russie, a déclaré Rory Johnston, analyste chez Commodity context à Reuters.

Les importations totales de diluants au Venezuela sont restées assez stables au cours de l’année dernière, et si la situation actuelle entraîne l’arrêt des livraisons de naphta russe, les États-Unis devront alors les remplacer dès que possible afin d’éviter de nouvelles fermetures en amont , a déclaré Rory Johnston.
https://lemarin.ouest-france.fr/shippin ... 01a63b73d7

Re: Venezuela

par mobar » 13 janv. 2026, 17:09

Apres l’enlevement du President venezuelien par la bande de voyous a la solde de Trump on aurait pu s’attendre a ce que les autorites du Venezuela capturent quelques centaines des 23 000 citoyens americains qui resident au Venezuela

Juste pour repondre a la bergere

Il semble bien que les venezueliens ne soient pas les mafieux que l’on nous depeint :-"

Re: Venezuela

par energy_isere » 10 janv. 2026, 14:49

"Impossible d'investir au Venezuela": le patron du géant pétrolier américain ExxonMobil répond à Donald Trump

BFM Business 10 janv 2026

Lors d'une réunion avec Donald Trump, le patron du groupe pétrolier américain ExxonMobil a exprimé sa réticence à investir au Venezuela à ce stade, où les actifs de sa compagnie ont déjà été saisis deux fois.

Darren Woods, le patron du géant pétrolier américain ExxonMobil, a répondu à Donald Trump qu'il était "impossible d'investir" au Venezuela au vu des circonstances actuelles, ce vendredi 9 janvier lors d'une réunion à Washington.

"Nos actifs ont été saisis à deux reprises dans ce pays, vous pouvez donc imaginer que pour y revenir une troisième fois, des changements assez importants seraient nécessaires", a-t-il déclaré à Donald Trump.
"Si l'on examine les structures et les cadres juridiques et commerciaux actuellement en place au Venezuela, on constate qu'il est aujourd'hui impossible d'y investir", a assuré Darren Woods, se disant toutefois "convaincu" que la situation pourrait évoluer grâce à l'intervention de Washington.

"Si vous ne souhaitez pas y aller, faites-le-moi savoir, car j'ai 25 personnes, absentes aujourd'hui, prêtes à vous remplacer", a rétorqué Donald Trump, en poussant les grands groupes pétroliers à se lancer à l'assaut des vastes réserves du Venezuela, sans sembler emporter la conviction de tous les dirigeants autour de la table.

Le chef d'État a réuni autour de lui à la Maison Blanche des poids lourds mondiaux des hydrocarbures, beaucoup d'Américains mais aussi l'italien Eni ou l'espagnol Repsol, une semaine après l'opération militaire américaine qui a mené à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas.

Des ressources sous contrôle américain

Selon lui, ceux-ci sont prêts à investir "au moins 100 milliards de dollars" au Venezuela. "Vous aurez une sécurité totale" pour opérer, a-t-il vanté durant l'échange, sans préciser quelles formes prendrait cette garantie de sécurité alors qu'il a exclu une présence militaire américaine pour protéger l'activité pétrolière.

Mais, a-t-il prévenu, tout se fera sous l'égide des États-Unis, qui décideront quelles entreprises pétrolières pourront exploiter les énormes ressources du pays. Dans son plan, Caracas n'a pas son mot à dire.

"Vous traitez directement avec nous, vous ne traitez pas du tout avec le Venezuela, nous ne voulons pas que vous traitiez avec le Venezuela", a-t-il lancé.
C'était "une très bonne réunion avec les plus grandes entreprises partout dans le monde", a-t-il jugé à l'issue de la réunion. Seul à avoir gardé une licence au Venezuela, son concurrent américain Chevron s'est montré un peu plus enthousiaste qu'ExxonMobil.

Son vice-président, Mark Nelson, a assuré que la multinationale était "très impatiente d'aider (le Venezuela) à construire un meilleur avenir", mais n'a pas donné de détails plus concrets. ExxonMobil et ConocoPhillips ont quitté le territoire en 2007, refusant les conditions de l'ancien dirigeant Hugo Chavez qui imposaient que l'État devienne actionnaire majoritaire des entreprises présentes dans le pays.

Dans une déclaration transmise à l'AFP, ConocoPhillips a assuré avoir apprécié la discussion sur "la préparation du Venezuela à accueillir des investissements". Après la réunion, le ministre de l'Énergie, Chris Wright, a lui reconnu que "cela prendrait du temps" pour relancer la production au Venezuela.

Doutes sur la rentabilité à court terme

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de brut du monde avec plus de 300 milliards de barils, selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), devant l'Arabie saoudite (267 milliards) et l'Iran.

Malgré cela, sa production est modeste, plafonnée à un million de barils par jour, sous l'effet du sous-investissement et des sanctions américaines. Le brut vénézuélien est par ailleurs plus visqueux que celui extrait aux États-Unis, ce qui rend son raffinage compliqué, coûteux et polluant.

Remettre à niveau les installations suppose d'investir des dizaines de milliards de dollars en dépit des inquiétudes sur l'instabilité politique. Washington exclut pour l'instant d'organiser des élections, préférant traiter avec la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, à laquelle la Maison Blanche entend "dicter" toutes ses décisions.

Rafael Queiroz, spécialiste du secteur pétrolier, prend l'exemple des "défaillances dans le système électrique" qui nuisent à l'industrie pétrolière pour illustrer le problème "structurel" auquel sera confronté tout investisseur potentiel au Venezuela.

"Les cinq phases de l'industrie pétrolière: l'exploration, la production, le raffinage, la commercialisation et le transport" posent problème, a-t-il souligné. "On parle beaucoup de la taille des réserves, mais ce qui manque dans la conversation, c'est de savoir comment les extraire de manière rentable", analyse pour sa part Rich Collett-White, spécialiste énergie de la société Carbon Tracker.
https://www.bfmtv.com/economie/entrepri ... 00217.html

Re: Venezuela

par energy_isere » 09 janv. 2026, 20:01

L’armée américaine met la main sur un nouveau pétrolier lié au Venezuela, le cinquième depuis le début du blocus
Le pétrolier « Olina », sous pavillon du Timor oriental, a été saisi par l’armée américaine, vendredi 9 janvier. Il s’agit de la cinquième interception depuis la mise en place du blocus sur le pétrole vénézuélien par Donald Trump, le 16 décembre dernier.

Image
Les forces américaines ont été hélitreuillées à bord du pétrolier « Olina » vendredi 9 janvier pour le saisir. | SOUTHCOM

Guillaume JORIS. Publié le 09/01/2026 Le marin

Le commandement américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Southcom) a publié une vidéo de la saisie du pétrolier Olina, vendredi 9 janvier dans la matinée.

Il s’agit du cinquième pétrolier arrêté par les forces armées américaines depuis la mise en place d’un blocus mondial sur le pétrole vénézuélien, décrété par Donald Trump le 16 décembre dernier. L’Olina dispose d’une capacité de 114 800 tonnes et était chargé de brut venezuelien selon les informations... (abonnés)
https://lemarin.ouest-france.fr/shippin ... 0629cc1f87

Re: Venezuela

par energy_isere » 08 janv. 2026, 20:00

Trois pétroliers en route pour les États-Unis avec du brut vénézuélien

Connaissance des Énergies avec AFP le 08 janvier 2026

Trois navires affrétés par Chevron transportaient jeudi du pétrole du Venezuela vers les États-Unis, selon une analyse de l'AFP de données de suivi maritime, alors que les pressions de Washington sur Caracas font craindre une saturation des capacités de stockage du pays.

Deux autres pétroliers missionnés par la major américaine étaient jeudi à l'ancre au port de la raffinerie de Bajo Grande, dans l'ouest du Venezuela, tandis que six autres faisaient route vers le pays sud-américain, d'après les données fournies par Bloomberg.

Chevron, seule entreprise américaine opérant au Venezuela, a affrété ces navires dans le cadre de ses expéditions régulières de brut vers les États-Unis.

Pendant que les navires étaient en transit, le président américain Donald Trump a assuré mardi que Caracas remettrait entre 30 et 50 millions de barils de pétrole "sous sanctions" aux États-Unis.

Le blocus naval imposé par Washington sur les pétroliers sous sanctions liés au Venezuela entraîne une accumulation de pétrole dans les cuves du pays, ont averti les analystes de la plateforme spécialisée Kpler. Le blocus ne concerne pas les navires affrétés par Chevron.

L'un des pétroliers affrétés, l'Ionic Anassa, a été enregistré passant au large de Cuba en direction du port de Pascagoula, dans le Mississippi, après avoir chargé à Bajo Grande le 4 janvier, selon Bloomberg.

Le Nave Photon se trouvait jeudi au nord de Caracas, après son arrivée au terminal de José, à l'est du pays, le 5 janvier. Il était suivi de près par le Mediterranean Voyager.

Les deux navires, chargés jeudi selon les données Bloomberg, sont attendus au port de Freeport, au Texas.

Deux autres navires, le Minerva Gloria et le Searuby, étaient jeudi à l'ancre à Bajo Grande. Le Gloria semblait chargé, tandis que le Searuby paraissait vide, selon leur tirant d'eau transmis.

Six autres navires, apparemment vides, faisaient route vers le Venezuela.

- Stocks en hausse -

Ces mouvements interviennent alors que les stocks de brut au Venezuela augmentent depuis la saisie par les États-Unis du pétrolier Skipper, le 10 décembre.

La dernière estimation de Kpler, basée sur des images radar du 30 décembre, indique que les stocks terrestres dépassent désormais 22 millions de barils, soit près de la moitié de la capacité de stockage du pays.

"Avec le ralentissement marqué des opérations de chargement dû au blocus naval", Kpler s'attend "à ce que les prochaines images radar révèlent une nouvelle hausse des stocks", a indiqué Emmanuel Belostrino, analyste senior chez Kpler, dans un rapport transmis à l'AFP.

Les volumes de stockage dit "flottant" augmentent également rapidement dans les eaux vénézuéliennes, signe d'un engorgement des exportations. Selon une analyse satellitaire de Kpler, plus de 16 millions de barils de brut sous sanctions étaient stockés jeudi sur des pétroliers utilisés comme réservoirs temporaires.

Sollicité, Chevron n'a pas fait de commentaire sur ses opérations.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ien-260108

Re: Venezuela

par mobar » 08 janv. 2026, 18:07

Re: Venezuela

par mobar » 08 janv. 2026, 17:23

Au vu des déclarations de Donald Trump à la suite de cette opération, proclamant que les États-Unis allaient « diriger » le Venezuela et qu’ils veilleraient à assurer une « transition pacifique », il semble clair que l’espoir de l’administration américaine était que les bombardements et l’enlèvement du président suffiraient à provoquer la chute du gouvernement vénézuélien.

Or, jusqu’à présent, cette chute n’a pas eu lieu. La vice-présidente, Delcy Rodriguez, dont la résidence a été bombardée, a accédé au pouvoir sans incident ; son profil, si elle peut envisager de discuter avec les États-Unis, laisse supposer qu’elle ne sera probablement pas encline à s’y soumettre pleinement. Le peuple vénézuélien, quant à lui, ne s’est jusqu’à présent pas soulevé non plus. Maduro était certes devenu très impopulaire, mais il est difficile d’estimer jusqu’à quel point cette impopularité s’étendait au chavisme au sens large, ou était au contraire limitée à la personne du président. Le sentiment qui semble prédominer actuellement au Venezuela est l’inquiétude et une forme d’attente anxieuse ; même les opposants à Maduro ne voient pas forcément tous d’un très bon œil une intervention américaine. L’Amérique latine sait mieux que quiconque de quoi les États-Unis sont capables.

Résultat, les belles déclarations pleines d’assurance de Donald Trump sonnent creux. Les États-Unis ne contrôlent absolument pas le pays à l’heure actuelle ; et à moins qu’un soulèvement ne finisse par se produire, ou que le gouvernement vénézuélien décide de céder, il paraît évident qu’une seconde opération devra être mise sur pied. Or, de simples bombardements ne suffiront probablement pas à provoquer la chute du régime. Washington se trouverait alors dans la très inconfortable position de devoir recourir à la solution que l’administration Trump a soigneusement cherchée à éviter depuis tout ce temps : l’invasion.

Et c’est bien en cela que les États-Unis ont involontairement démontré leur faiblesse. Ils disposent évidemment des ressources nécessaires pour envahir le Venezuela, même s’il s’agit d’une cible difficile, au terrain accidenté, en zone tropicale. Mais c’est bien la volonté qui fait défaut aux autorités américaines. Une invasion du Venezuela, si le pays décide de résister de façon significative, se solderait par un coût élevé en vies humaines, dans un pays dont le peuple a clairement démontré, à la suite des guerres d’Irak et d’Afghanistan, qu’il n’était plus disposé à payer un tel prix ni à encourager de nouvelles aventures militaires.

« Boots on the ground », autrement dit l’envoi de troupes sur le terrain, est presque devenu une idée tabou aux États-Unis. Si l’administration Trump décide d’envahir le Venezuela, le soutien populaire dont elle bénéficie encore s’évaporera très vite dès que les premiers avions-cargos chargés de cercueils de soldats commenceront à arriver. À moins d’un an des midterms qui s’annoncent très délicates à négocier pour le Parti républicain, une telle décision serait terriblement lourde de conséquences.

Mais que faire alors ? Si le gouvernement vénézuélien ne s’effondre pas de lui-même et ne décide pas non plus d’abdiquer la souveraineté du Venezuela, les États-Unis risqueraient de perdre la face. Une étroite voie médiane demeure : si le gouvernement vénézuélien finit par accepter de négocier, il est possible qu’un accord soit trouvé qui permette aux États-Unis une sortie de crise « par le haut », notamment s’ils parviennent à sécuriser le contrôle du pétrole vénézuélien. La menace d’un éventuel embargo américain pourrait notamment encourager Caracas à rechercher un tel compromis.
Si le gouvernement vénézuélien refuse de céder, même face à un embargo, alors un tel cas de figure demeurera hors de portée des États-Unis, et ils n’auront plus que deux choix : envahir le pays ou finir humiliés. Les responsables américains n’ont donc plus qu’à prier pour que la situation évolue en leur faveur à Caracas, faute de quoi ils seront les prochaines victimes, après Maduro, du piège qu’ils ont eux-mêmes tendu au Venezuela.
https://elucid.media/politique/operatio ... _ts=crises

On n'a jamais été aussi proche de la fin ... de l'hégémonie US!

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