Sous-marins nucléaires opérationnels : et la Chine dépassa la Russie...
Article de Elodie Falco 15 janvier 2026
La Chine possède désormais plus de sous-marins nucléaires opérationnels que la Russie. Un rééquilibrage qui met en alerte les États-Unis, premiers avec plusieurs dizaines d'unités d'avance.
Alors que les grandes puissances accélèrent la production de sous-marins nucléaires, dans l'espoir de régner sur les eaux, le classement mondial évolue. Sur le podium, la Chine vient de dépasser son alliée, la Russie, en devenant à son tour le deuxième pays au monde à posséder le plus de ce type de submersibles. D'après un dernier inventaire dont Interesting Engineering se fait l'écho, mardi 13 janvier, Pékin dispose désormais d'environ 32 sous-marins nucléaires opérationnels, contre une estimation de 25 à 28 pour Moscou. Une expansion rapide qui "réduit les écarts et bouleverse les relations de domination sous-marine", notamment dans l'espace indopacifique, estiment des experts de la défense.
Les deux armées sont tout de même loin derrière la marine américaine, qui conserve haut la main sa première place avec une flotte approximative d'environ 71 bâtiments nucléaires à la fin de 2025. L'arsenal de Washington comprend des sous-marins d'attaque, des lanceurs de missiles balistiques, mais aussi des sous-marins à missiles guidés.
Un parc diversifié
La force nucléaire sous-marine chinoise combine elle aussi différentes classes d'unités : neuf sous-marins d'attaque Type 093 et 093A, considérés à ce stade comme « entièrement déployés », ainsi que seize sous-marins à missiles de croisière Type 093B, dont la plupart sont déjà en service. Deux autres restent en construction ou en phase d'essais en mer. Cette dernière série représenterait "la plus grande production de sous-marins nucléaires d'attaque actuellement en cours dans le monde", selon Defence Blog.
En outre, les hommes de Xi Jinping possèdent neuf sous-marins de Type 094 et 094A, armés de missiles balistiques JL-2 et JL-3, pleinement opérationnels.
La Chine investit aussi en parallèle dans des programmes de sous-marins de nouvelle génération. Le premier Type 095 d'attaque nucléaire est en « phase d'assemblage initial », tandis que le Type 096, un autre sous-marin balistique, est toujours en cours de construction. En additionnant toutes ces plateformes, la flotte nucléaire active chinoise monte à 32 sous-marins en ce début d'année 2025, hors coques de prochaine génération ou celles encore en chantier.
Numéro un d'ici 2035 ?
La Russie chute ainsi à la troisième place, bien qu'elle détienne des sous-marins balistiques Borei et ceux à missiles guidés Yasen et Yasen-M, ainsi que des engins plus anciens, mais toujours à flot.
Même si les États-Unis conservent l'avantage numérique, leur production est freinée par des contraintes industrielles et logistiques, alors qu'à l'inverse, la Chine peut lancer plusieurs projets en simultané. Dans son élan, Pékin projette de dépasser le nombre total de sous-marins nucléaires américains d'ici 2035.