Terres rares : Exploration et production miniére

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Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » Aujourd’hui, 12:02

suite de ce post du 06 dec 2025 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 1#p2419021
Namibie : le Japon structure son pari sur la mine de terres rares Lofdal

Agence Ecofin 18 mars 2026

Dans un contexte géopolitique de plus en plus tendu, la sécurisation des minéraux critiques essentiels à l’industrie figure parmi les priorités des grandes puissances. Le Japon s’active déjà autour de nouvelles chaînes d’approvisionnement, en particulier dans le secteur des terres rares.

Mardi 17 mars, Namibia Critical Metals (NCMI) a annoncé la sélection de l’industriel japonais Toyota Tsusho comme nouveau partenaire industriel clé dans le cadre du développement de son projet de terres rares Lofdal, en Namibie. Cette avancée illustre le renforcement progressif de la présence nippone sur ce futur site minier, déjà contrôlé à 40 % par la Japan Oil, Gas and Metals National Corporation (JOGMEC).

Dans le détail, la compagnie explique que l’arrivée de Toyota Tsusho s’inscrit dans le cadre de la participation de JOGMEC dans le projet Lofdal. Cette intégration lui permet, ajoute-t-elle, de s’appuyer sur l’expertise d’un acteur expérimenté dans le développement des minéraux critiques, tout en disposant d’un potentiel acheteur pour la future production de la mine namibienne. Toyota Tsusho exploite en effet depuis plus de dix ans une usine de raffinage de terres rares en Inde.

« La participation de Toyota Tsusho représente une étape stratégique majeure pour le projet Lofdal. Rares sont les projets d’exploitation des terres rares à l’échelle mondiale qui bénéficient d’un soutien gouvernemental stratégique aussi important et d’un leadership industriel aussi affirmé que celui que représente ce partenariat. Cela renforce les chances de Lofdal de devenir un fournisseur durable de terres rares lourdes critiques aux marchés mondiaux », a déclaré Darrin Campbell, président de NCMI.

Avec une production annuelle moyenne estimée à 1 478 tonnes d’oxydes de terres rares (TREO), Lofdal se positionne comme une future source alternative à l’offre chinoise de ces métaux indispensables à l’industrie des éoliennes et des véhicules électriques. Pour le Japon, qui cherche à réduire sa dépendance à la Chine, renforcer sa présence sur ce projet constitue une stratégie prudente pour sécuriser ces flux. Reste à voir de quelle manière l’intégration de Toyota Tsusho contribuera concrètement à ces dynamiques.

Pour l’instant, le projet en est encore à la phase de pré-construction, et des études complémentaires restent nécessaires pour affiner son profil. Aucun calendrier précis n’a été communiqué pour son développement, dont le coût total est estimé à 347,9 millions USD. L’avancement de Lofdal pourrait aussi s’avérer déterminant pour la Namibie, qui y verrait une future source de revenus miniers. À noter que 5 % des parts du projet sont réservées aux communautés défavorisées.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... res-lofdal

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » Aujourd’hui, 11:59

suite de ce post du 04 oct 2025 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 7#p2417337
Minerais critiques : la mine Songwe Hill au Malawi coûtera désormais 297 millions $

Agence Ecofin 19 mars 2026

Des États-Unis à l’Union européenne, en passant par le Japon, les grandes puissances misent sur l’Afrique pour sécuriser leurs approvisionnements en terres rares, en dehors de la Chine. Parmi les projets ciblés figure Songwe Hill qui progresse vers la phase de construction au Malawi.

Au Malawi, le coût d’investissement initial du projet de terres rares Songwe Hill est désormais estimé à 297,8 millions USD, contre 277 millions USD auparavant. Cette révision figure parmi les principaux enseignements de l’étude de faisabilité définitive publiée jeudi 19 mars par son opérateur Mkango Resources qui ambitionne de faire de cet actif une future source de ces métaux essentiels à la transition énergétique.

L’étude prévoit un retour sur investissement en 3,4 ans, à compter du début de la pleine production. Le projet vise le développement d’une mine sur une durée de vie de 18 ans, avec une production moyenne annuelle de 5 954 tonnes d’oxydes de terres rares au cours des cinq premières années complètes d’exploitation. Ce concentré comprend notamment du néodyme, du praséodyme, du dysprosium et du terbium, des éléments clés utilisés dans la fabrication d’aimants permanents pour les véhicules électriques et les éoliennes.

Avec ce plan de production, Mkango entend positionner Songwe Hill comme le principal fournisseur de terres rares de Pulawy, son usine de raffinage prévue en Pologne. Les modalités de financement du projet restent toutefois à préciser. La compagnie bénéficie néanmoins du soutien des États-Unis, avec un récent financement de l’U.S. International Development Finance Corporation (DFC). Cette agence fédérale américaine étudie également la possibilité d’un prêt pouvant atteindre 100 millions USD.

Alors que le projet suscite aussi l’intérêt de l’Union européenne, Mkango met de plus en plus en avant le marché américain comme principal relais d’investissement. La compagnie prévoit ainsi de regrouper Songwe Hill et l’usine polonaise au sein d’une nouvelle entité issue de sa fusion avec la société Crown PropTech Acquisitions. L’opération attendue cette année, devrait s’accompagner d’une cotation au Nasdaq, avec pour objectif d’accroître l’exposition des investisseurs américains au projet.

Reste à suivre l’évolution de ces démarches dans les mois à venir, ainsi que leur capacité à faciliter le financement de la mine. Dans un contexte géopolitique où les puissances occidentales cherchent à sécuriser leurs approvisionnements en terres rares en dehors de la Chine, Songwe Hill apparaît bien positionné pour tirer profit de ces dynamiques. À ce stade, aucun calendrier n’a toutefois été communiqué concernant la mise en production.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... 7-millions

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par mobar » 18 mars 2026, 19:23

kercoz a écrit :
18 mars 2026, 14:16
Trump va pas tarder à libérer le détroit de Taiwan.
Ce serait la meilleure solution pour hâter l'effondrement de l'Empire US
Reste plus qu'a espérer que les services iraniens renoncent à l'assassiner O:)

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par kercoz » 18 mars 2026, 14:16

Trump va pas tarder à libérer le détroit de Taiwan.

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 18 mars 2026, 10:22

New Chemistry Breakthrough Could Challenge China’s Rare Earth Dominance

By James Stafford - Mar 18, 2026,

Just as the U.S. faces depletion of the rare earth metals it needs to feed its military machine, REalloys Inc. (NASDAQ: ALOY), one of the key players in rebuilding America’s critical raw materials supply chain, says it has successfully demonstrated a new process for producing rare earth fluorides without hydrofluoric acid—one of the most hazardous chemicals traditionally used in rare earth processing.

The breakthrough targets an urgent stage in the production of rare earth metals, the materials that ultimately feed the permanent magnets used in fighter aircraft, missile systems, radar platforms, robotics, electric vehicles, and advanced computing systems.
............................
https://oilprice.com/Energy/Energy-Gene ... nance.html

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 15 mars 2026, 11:29

Un prospect de terres rares en Finlande : Korsnäs project
Europe’s rare earth test begins after Finland’s drill hit

Alina Karpunina, GEM Mining Consulting | March 13, 2026 |

Finland’s latest rare earth drill results highlight Europe’s geological potential, but more than that they underscore that the real strategic challenge lies in processing, not discovery.

European Resources (ASX: ERE) recently reported its strongest rare earth intercept to date at the Korsnäs project in Finland, including an interval averaging 31.5 metres grading 4,902 ppm TREO (total rare earth oxides), with shorter higher-grade sections and a notably high share of neodymium and praseodymium (NdPr) at roughly 28–30% of the rare earth mix.

For a project still defining its resource, the result is encouraging. Yet a single intercept does not establish a deposit. The next stage must demonstrate geological continuity across multiple drill holes and a broader area through systematic drilling and resource modelling.

The finding matters because NdPr forms the backbone of permanent magnets used in electric vehicles, wind turbines and many defence and advanced technology systems. When Europe speaks about strategic autonomy in critical minerals, magnet rare earths sit near the top of the list. But geological discovery alone does not deliver supply security. Europe’s real test begins after the drill core, in the industrial chain that transforms ore into magnet materials.

Korsnäs is strategically interesting partly because of its location. Finland has well-established mining institutions, reliable infrastructure and comparatively stable regulatory systems. From a European policy perspective, that lowers certain development risks compared with projects in more uncertain jurisdictions.

The mineralogy also attracts attention. Early indications point to mineralization containing monazite and apatite, minerals that can support certain processing routes and potentially favourable recoveries. At the same time, monazite deposits often contain trace amounts of thorium or uranium, which can trigger stricter regulatory requirements for residue management and transport in Western jurisdictions. In Europe, where environmental oversight is rigorous, this can become one of the most sensitive aspects of project development.

.......................
https://www.mining.com/op-ed-europes-ra ... drill-hit/

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 14 mars 2026, 16:36

suite de ce post du 15 fev 2026 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 2#p2421742
Critical Metals to advance Tanbreez project in Greenland
The plan advances exploration, infrastructure, engineering and metallurgy to transition Tanbreez into development.

11 March, 2026

Critical Metals has approved a $30m programme to expedite the development of the Tanbreez heavy rare earth elements (HREEs) project in Greenland towards production.

The initiative focuses on one of the largest known rare earth deposits globally, with the start of ore production anticipated in late 2028 or early 2029 and concentrate exports by the third quarter of 2029.

The company, which operates in the critical minerals mining sector, is responding to increased global demand for rare earth elements (REEs) driven by growth in electrification, renewable energy and advanced technology manufacturing.

It envisions Tanbreez as a significant source of HREEs for Western markets.

The $30m plan involves advancing exploration, infrastructure, engineering and metallurgical processes essential for transitioning Tanbreez from exploration to development stages.

These include a $12.5m investment in exploration by 2026, up to 6,000m of drilling, resource expansion from 45 million tonnes (mt) to approximately 130mt and bulk sampling for pilot plant feedstock.

Additionally, around $15m will be allocated for infrastructure acquisitions in Greenland and Australia, along with advanced metallurgical testing and integrated engineering programmes conducted with international consultants.

These activities are contingent on approvals from the Greenland Government.

The acceleration plan builds on previous achievements by Critical Metals, including exploration campaigns in 2024 and 2025 that yielded high-grade assay results.

Furthermore, strategic discussions with partners in the US, Europe and Saudi Arabia aim to establish Western supply chains for REEs.

In June 2025, the company secured a $120m letter of interest (LoI) from EXIM Bank for project development and financing.

The 2026 field programme intends to expand the resource base and prepare Tanbreez for initial production stages.

Objectives include extensive drilling at the Hill Zone deposit, exploration in the Upper Fjord area, resource upgrades, geotechnical drilling for port development and bulk sampling for pilot plant processing.

Critical Metals CEO Tony Sage said: “The board’s approval of this $30m acceleration programme marks an important step forward in unlocking the enormous potential of the Tanbreez rare earth deposit.

“Over the past 18 months our team has systematically advanced the project through exploration success, strategic partnerships and infrastructure development.”
https://www.nsenergybusiness.com/news/c ... greenland/

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 08 mars 2026, 12:00

Un prospect de terres rares et niobium au Brésil :
St George hikes resource estimate at Brazil rare earths project by 75%

Reuters | March 2, 2026

Australia’s St George Mining said on Monday that the estimated amount of mineral resources at its Araxa rare earths-niobium project in Brazil has been upgraded by 75%.


The estimate is a result of studies that the mining firm started in July, 2025, said St George, which fully owns the project, in a statement.

The mineral resource estimate (MRE) of the project was seen at 70.91 million metric tons from previous about 40 million tons, the firm said.

Rare earths content as measured by total rare earth oxide (TREO) was at 4.06%, while niobium content (Nb₂O₅) was at 0.62%, it said.


The MRE “includes niobium that occurs in the same cells as that TREO”, it said, noting a separate modelling indicated further 24.56 million tons of niobium could be included.

The estimates were made following the international JORC 2012 standard, and modeled by SRK Consulting, according to the statement.

The estimates could further increase since they do not include 41 drill holes concluded, 50 planned and the East Araxa discovery, the firm said.
https://www.mining.com/web/st-george-hi ... ect-by-75/

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 08 mars 2026, 11:35

Un prospect de terres rares en Australie :
Critica starts air core drilling at Jupiter rare earth project
Discovered in late 2023, the Jupiter Project is described as a clay-hosted rare earth deposit with a stated global resource of 1.8bt.

Shree Mishra February 25, 2026

ritica has begun an air core (AC) drilling programme at the Jupiter Rare Earth Project in Western Australia’s (WA) Yalgoo mining district as part of an ongoing scoping study.

The initiative aims to upgrade key areas of the existing inferred mineral resource to the indicated classification.
..................
https://www.mining-technology.com/news/ ... t/?cf-view

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 07 mars 2026, 12:06

suite de ce post du 29 novembre 2025 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 9#p2418849
Angola : Pensana annonce un investissement de 165 millions $ pour sa mine de terres rares

Agence Ecofin 05 mars 2025

En décembre 2025, Pensana annonçait la conclusion d’un accord destiné à financer le développement de sa future mine de terres rares Longonjo, en Angola. L’objectif est de faire avancer les travaux dans le temps pour une mise en production en 2027.

La société minière britannique Pensana a annoncé, mercredi 4 mars, avoir trouvé un accord avec un investisseur stratégique pour un financement de 165 millions de dollars destiné à soutenir le développement de son projet Longonjo, en Angola. Ces fonds doivent permettre d’accélérer les travaux de construction sur cet actif bien placé pour devenir la première mine de terres rares du pays d’Afrique centrale.

L’initiative avait déjà été rendue publique en décembre 2025, Pensana évoquant alors un investissement de 100 millions de dollars de Cascade Natural Resources, la société d’investissement engagée dans la transaction. C’est ce montant qui a été porté à la hausse dans le cadre du nouvel accord ainsi annoncé, lequel prévoit notamment en échange l’entrée de cet acteur au capital de la compagnie à hauteur de 3,8 % de parts.

Pour Pensana, ce développement s’inscrit dans la mise en œuvre de sa stratégie visant à établir une chaîne d’approvisionnement en terres rares orientée vers les États-Unis, grâce à la future production de Longonjo. Entrée en phase de construction en mai 2025, cette mine est programmée pour une mise en production en 2027. Elle devrait livrer à terme 20 000 tonnes par an de carbonate de terres rares mixte (MREC), un composé utilisé dans la chaîne de valeur des aimants permanents et des batteries.

« L’investissement stratégique permettrait la construction de la mine de Longonjo, y compris la mise en œuvre du programme de forage récemment annoncé et de l’installation de récupération des terres rares lourdes, les premières initiatives de développement en aval […], ainsi que tous les frais généraux en amont de la première production de Longonjo prévue pour 2027 », explique Pensana dans son communiqué.

Si l’accord nouvellement annoncé constitue une avancée pour le projet, sa concrétisation reste encore à valider. Les deux parties doivent en effet finaliser la documentation définitive de la transaction avant tout décaissement des fonds.

Parallèlement, Pensana poursuit ses démarches pour mobiliser des financements complémentaires, notamment à travers un accord en cours avec la banque d’import-export américaine US EXIM. Elle bénéficie aussi du soutien du fonds souverain angolais FSDEA, qui figure parmi ses principaux actionnaires pour le compte de l’État.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... rres-rares

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 04 mars 2026, 21:46

suite de ce post du 20 dec 2025 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 1#p2419341
En Norvège, la forêt de Fensfeltet pourrait libérer l'Europe de sa dépendance aux terres rares chinoises
Les réserves du plus grand gisement de terres rares en Europe, dans le sud-est de la Norvège, sont quasiment deux fois plus importantes qu'anticipé, selon de nouvelles estimations publiées mardi par la compagnie propriétaire des droits d'extraction.

Par GEO avec AFP 04 mzrs 2026

A 150 km au sud-ouest d'Oslo, Fensfeltet, la plus grande réserve de terres rares d'Europe, recèlerait 15,9 millions de tonnes d'oxydes de terres rares contre 8,8 millions de tonnes estimées en 2024, soit une révision en hausse d'environ 80 %, a indiqué Rare Earths Norway (REN) dans un communiqué.

Cette nouvelle estimation survient alors que les plans de développement du gisement se heurtent à des considérations environnementales : dans le schéma actuel, les installations de surface de la future mine sont prévues dans une zone écologiquement sensible.

"Nous nous attendons à ce que l'augmentation substantielle des ressources estimées rende le projet de Rare Earths Norway encore plus stratégique pour la Norvège et l'Union européenne, et que les autorités fassent preuve de détermination en mettant en place les conditions-cadres nécessaires pour assurer la première extraction européenne de terres rares", a déclaré le directeur général de REN, Alf Reistad, cité dans le communiqué.

Les terres rares sont des métaux indispensables à la transition énergétique et numérique, définis comme critiques par l'Union européenne.

Aujourd'hui, aucun gisement de terres rares n'est en exploitation en Europe qui dépend donc de la Chine, poids lourd du secteur, pour ses approvisionnements.

Réalisée à partir de nouveaux carottages, la nouvelle estimation confirme, selon REN, la présence sur Fensfeltet de quantités importantes de néodyme et de praséodyme, éléments qui entrent dans la composition de "super aimants" utilisés notamment dans les véhicules électriques, les énergies vertes et la défense.

"Ces terres rares sont considérées par la Commission européenne comme les matières premières les plus critiques concernant le risque d'approvisionnement", souligne REN.

Une exploitation dangereuse pour la biodiversité

Le gisement recèle aussi des quantités "significatives" de niobium et thorium, "qui pourraient devenir des sous-produits à forte valeur ajoutée du projet", ajoute l'entreprise.

Avant une entrée en exploitation, le projet doit toutefois surmonter des obstacles environnementaux.

S'ils prévoient une "mine invisible" -- avec une extraction et un concassage sous terre --, les promoteurs envisagent un parc minier dans une zone recouverte de forêts naturelles anciennes, riches en biodiversité.

Des expertises y ont recensé 78 espèces animales et végétales placées sur la liste rouge, c'est-à-dire menacées - à des degrés divers - de disparition : différents coléoptères saproxyliques (liés au bois mort), des ormes de montagne, des frênes communs, une quarantaine de types de champignons, des mousses…

Après des retards, Rare Earths Norway envisage d'entamer l'extraction dans la première moitié de la décennie 2030.
https://www.geo.fr/environnement/en-nor ... niqu%C3%A9.

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 01 mars 2026, 12:10

Dominican Republic has over 150 million tons of rare earth deposits, president says

Reuters | February 27, 2026

The Dominican Republic has identified rare earth deposits that could position the Caribbean nation as a significant future supplier of minerals critical to high-tech industries, President Luis Abinader said on Friday.


Preliminary studies indicate gross deposits exceeding 150 million tons of rare earth elements, comprising 17 metals that can be used in semiconductors, aerospace applications and military equipment, according to a government statement.

During his annual State of the Nation address to Congress, Abinader set a goal to finish assessing mineral deposits this year and certify reserves by early next year, a necessary step for large-scale extraction and refining.

It is unclear how much of the 150 million tons could be viable for commercialization.

The president linked development of the deposits to a broader strategy of energy transformation and “responsible use of natural resources,” which he said would strengthen Dominican sovereignty, reduce external dependence, cut emissions and boost competitiveness.

The United States has signaled strong interest in the Dominican deposits, located in the border province of Pedernales.

US Secretary of State Marco Rubio said in February last year that the world will need access to such resources to develop key technologies in this century, and stressed that the rare earths “belong to the Dominican Republic and its people,” while offering US support as a partner in their development.
https://www.mining.com/web/dominican-re ... dent-says/

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 22 févr. 2026, 12:01

L'Inde et le Brésil signent un accord sur les minerais critiques et les terres rares

AFP •21/02/2026

L'Inde et le Brésil ont signé un accord samedi afin de renforcer leur coopération dans le domaine des minéraux essentiels et des terres rares, à l'issue d'une rencontre à New Delhi entre le Premier ministre Narendra Modi et le président Luiz Inacio Lula da Silva.

Il s'agit d'une "étape majeure pour bâtir des chaînes d'approvisionnement résilientes", a assuré Narendra Modi.

"L'augmentation des investissements et de la coopération dans les énergies renouvelables et les minerais essentiels est au cœur de l'accord pionnier que nous avons signé aujourd'hui", a ajouté Lula, arrivé à New Delhi mercredi avec une douzaine de ministres et une importante délégation d'entreprises, notamment des dirigeants de grandes sociétés brésiliennes.

Le Brésil possède les deuxièmes réserves mondiales de ces matériaux nécessaires à de nombreux produits, des véhicules électriques aux panneaux solaires et aux smartphones, en passant par les moteurs d'avion et les missiles guidés.

Les détails de l'accord n'ont pas encore été rendus publics. Un haut responsable du ministère indien des Affaires étrangères a précisé que des discussions officielles étaient en cours.

"Le président Lula a présenté de manière très détaillée les importantes réserves de minerais essentiels et de terres rares du Brésil", a déclaré P. Kumaran aux journalistes lors d’un point de presse.

"Il a indiqué que seulement 30% de leurs réserves avaient été explorées et qu’il existait un potentiel considérable pour l'exploration, le traitement des minerais et leur utilisation".

- "Principal partenaire commercial" -

Soucieuse de réduire sa dépendance à l'égard de Pékin, qui détient notamment un quasi-monopole sur la production de terres rares, New Delhi a développé sa production nationale et ses activités de recyclage, tout en recherchant de nouveaux fournisseurs de minéraux critiques.

"Le Brésil est le premier partenaire commercial de l'Inde en Amérique latine. Nous nous engageons à porter notre commerce bilatéral au-delà de 20 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années", a encore déclaré M. Modi.

Neuf autres accords et protocoles d'accord ont été finalisés samedi, portant sur la coopération numérique, la santé, l'entrepreneuriat et d'autres domaines.

La coopération croissante de l'Inde avec le Brésil dans le domaine des minéraux critiques complète les récents engagements en matière de chaîne d'approvisionnement avec les États-Unis, la France et l'Union européenne, a estimé Rishabh Jain, expert au sein du groupe de réflexion Council on Energy, Environment and Water, basé à New Delhi.

Si ces partenariats permettent à l'Inde d'accéder à des technologies de pointe, à des financements et à des capacités de traitement haut de gamme, "les alliances avec les pays du Sud sont essentielles pour garantir un accès diversifié aux ressources sur le terrain et façonner les nouvelles règles du commerce mondial", a souligné M. Jain auprès de l'AFP.

- "Partenariat gagnant-gagnant" -

L'Inde, pays le plus peuplé au monde, est le 10e marché pour les exportations brésiliennes, avec un commerce bilatéral dépassant les 15 milliards de dollars en 2025.

Les principales exportations brésiliennes vers l'Inde comprennent le sucre, le pétrole brut, les huiles végétales, le coton et le minerai de fer, dont la demande a été stimulée par l'expansion rapide des infrastructures et la croissance industrielle en Inde, en passe de devenir la quatrième économie mondiale.

"Notre coopération dans le secteur de la défense ne cesse de se développer", s'est réjoui M. Modi, saluant un "partenariat gagnant-gagnant".

S’exprimant plus tard dans la journée lors d’un forum économique, M. Lula a également assuré que le Brésil était désireux de coopérer sur l’un des plus grands marchés mondiaux de la défense.

"Nous ne voulons pas seulement vendre", a-t-il déclaré. "Nous voulons acheter, investir et consolider notre présence en Inde, avec transfert de technologie et formation du personnel", a-t-il poursuivi.

Parmi les entreprises brésiliennes déjà investies en Inde, le groupe Adani et Embraer ont signé un accord de fabrication d'hélicoptères en janvier.

Lula doit se rendre dimanche en Corée du Sud pour rencontrer le président Lee Jae Myung et participer à un forum économique.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 30412a2a17

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 21 févr. 2026, 15:35

suite de ce post du 31 janvier 2026 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 4#p2421384
Madagascar : le britannique Harena mise sur Washington pour sa mine de terres rares

Agence Ecofin 19 fev 2026

Dans une chaîne des minéraux critiques en pleine recomposition, marquée par une volonté américaine de réduire la domination chinoise, chaque projet en développement est scruté de près. Cette tendance s’observe aussi à Madagascar, où la filière naissante des terres rares prend peu à peu forme.

Harena Rare Earths, société minière cotée à la Bourse de Londres, a annoncé le mercredi 18 février la levée de 2 millions de livres sterling (environ 2,7 millions USD) par le biais d’une souscription d’actions. Elle prévoit d’utiliser ces fonds pour notamment poursuivre les démarches visant à obtenir un soutien financier des États-Unis en faveur de son projet de terres rares Ampasindava, à Madagascar.

« Le produit net de la souscription sera utilisé pour la poursuite des travaux de développement du projet Ampasindava, la collaboration avec la société américaine de financement du développement international (DFC), et pour couvrir les besoins courants en fonds de roulement », peut-on lire dans la note publiée à l’occasion.

En décembre 2025, Harena Rare Earths avait indiqué avoir engagé des discussions avec la DFC, après avoir préalablement tenu des réunions avec la direction de cette agence fédérale américaine. Une procédure formelle aurait été lancée en vue d’un financement américain pouvant atteindre 5 millions USD pour le développement du projet Ampasindava. Les modalités précises de cet éventuel investissement n’ont toutefois pas été dévoilées, et l’on ignore à ce stade si les négociations portent également sur une structure de financement destinée à soutenir la future phase de construction de la mine.

Selon une étude de préfaisabilité publiée fin janvier 2026, le coût de développement d’une mine à Ampasindava est estimé à 142 millions USD. Le projet vise la mise en place d’un actif capable de produire 71 000 tonnes d’oxyde de terres rares (TREO) sur une durée de 20 ans. Si la position américaine à l’égard du projet reste à préciser, la démarche de Harena s’inscrit dans un contexte stratégique plus large. Washington cherche en effet à réduire sa dépendance à l’offre chinoise en minéraux critiques, dont les terres rares, indispensables notamment à la fabrication des éoliennes.

Cette ambition se concrétise déjà en Afrique, où la DFC a apporté son soutien financier à plusieurs projets de terres rares, notamment la future mine de Longonjo en Angola, ainsi que le projet de Phalaborwa en Afrique du Sud. Les prochains mois seront donc déterminants pour préciser les contours d’une éventuelle contribution américaine à Ampasindava. Outre ce dernier, Madagascar accueille aussi Vara Mada, un projet de monazite (minerai contenant des terres rares) développé par l’américain Energy Fuels.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... rres-rares

Re: Terres rares : Exploration et production miniére

par energy_isere » 21 févr. 2026, 15:28

Terres rares : le Gabon veut se relancer dans la course avec le projet Maboumine

Agence Ecofin 18 fev 2026

Si le manganèse, dont il constitue l’un des principaux fournisseurs mondiaux, domine encore son secteur minier, le Gabon dispose d’un sous-sol assez diversifié. Outre l’or et le fer, le pays héberge également des substances stratégiques, comme les terres rares.

New Energy Metals (NEM), société minière soutenue par des investisseurs émiratis, a signé un protocole d’accord avec la compagnie publique indonésienne Perminas pour le développement du projet de terres rares et de niobium Maboumine, au Gabon. Annoncée mardi 17 février, l’initiative intervient alors que l’État gabonais s’efforce depuis plusieurs années d’accélérer la relance de ce chantier stratégique.

Concrètement, cette avancée devrait ouvrir la voie à des négociations sur un financement potentiel. Il est notamment fait mention d’une participation de Perminas au capital de Maboumine. Les modalités exactes du partenariat restent à préciser, mais l’initiative s’inscrit déjà dans une stratégie plus large de l’Indonésie, visant à développer une filière locale de transformation des minéraux critiques, ciblant ainsi l’actif gabonais comme source primaire potentielle de terres rares.

Repris en main par l’État gabonais en 2022, après plusieurs années sous le contrôle du groupe français Eramet, le projet Maboumine est piloté depuis 2024 par Dusk, filiale de NEM. L’objectif affiché était de relancer les travaux de développement et de conduire de nouvelles études de faisabilité. Selon des données officielles de 2023, la future mine pourrait produire annuellement 14 500 tonnes de niobium et 18 000 tonnes de terres rares.

Si le niobium demeure stratégique (son offre mondiale étant largement dominée par le Brésil), l’accent porté sur les terres rares dans le protocole d’accord n’est pas anodin. Ce groupe de 17 métaux, essentiels notamment à la fabrication d’aimants permanents et d’éoliennes, se situe au cœur de la course mondiale aux minerais critiques, dans un contexte où la Chine domine l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’extraction au raffinage.

Reste à voir si le partenariat entre NEM et Perminas se concrétisera par un accord contraignant et quelles en seront les retombées sur le projet Maboumine. Pour le Gabon, dont le secteur minier reste largement dominé par le manganèse, l’accélération tant attendue de ce chantier pourrait être déterminante dans sa quête de diversification. Rappelons que le pays accueille aussi le projet de fer Baniaka, et nourrit, à l’instar de l’Indonésie, des ambitions de transformation locale, notamment pour son manganèse.
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