par kercoz » Hier, 18:22
Intéressante émission chez finkrout hier ....sur ceux qui drivent Trump....j'ai tenu jusqu'a ce que'il ne puisse s'empêcher de faire du lobby juif :
////////////////////Autour de Donald Trump gravite une nébuleuse d’intellectuels et d’entrepreneurs qui entendent dépasser la démocratie libérale. Qui sont les néoréactionnaires ? Quelle est leur influence réelle à la Maison Blanche ?
Avec
Laure Mandeville, journaliste au Figaro
Arnaud Miranda, docteur en théorie politique et chercheur associé au CEVIPOF
Cette semaine, Alain Finkielkraut reçoit la journaliste Laure Mandeville et Arnaud Miranda, docteur en théorie politique, qui publie Les Lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire (Gallimard, 2026).
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Donald Trump est un phénomène inédit dans l’histoire. Il pratique sans vergogne le culte de sa personnalité et, dépourvu de surmoi, incarne une forme de décivilisation. Mais il ne peut être réduit à ses foucades ou à son narcissisme. Autour de lui s’est constituée une galaxie d’intellectuels et d’entrepreneurs structurée, argumentée, impassible. Quelle vision du pouvoir élaborent-ils ? Quelle conception de l’État cherchent-ils à imposer ? Et quelle influence exercent-ils réellement sur la politique américaine ?
La pensée néoréactionnaire : mettre à bas la démocratie
Arnaud Miranda décrit la pensée néoréactionnaire est comme "un courant idéologique qui se nomme lui-même". Née "à la fin des années 2000 sur internet", elle se structure autour de "Curtis Yarvin, qui est un ingénieur américain de la Silicon Valley" et de "Nick Land, un philosophe britannique qui va lire Curtis Yarvin et lui donner une audience beaucoup plus large". Son projet est explicite : "mettre à bas la démocratie, qui est considérée comme un régime politique inefficace, afin de la remplacer par une forme autoritaire qu’ils appellent monarchie." L’État serait redéfini comme une entreprise dirigée par un "Pdg-monarque" doté d’une souveraineté absolue.
Pourquoi parler de réaction ? Arnaud Miranda précise : "Le réactionnaire est animé par une volonté révolutionnaire contre le présent, il s’agit de détruire le régime politique dans lequel il vit." Il tient toutefois au préfixe "néo", "parce qu’il y a quelque chose de neuf, d’étrange, d’idiosyncrasique dans cette pensée. (...) D’une part un héritage libertarien qui me semble assez étranger à la tradition réactionnaire. Le deuxième aspect, c’est qu’il y a l’idée d’une précipitation dans le futur par un optimisme technologique." Nick Land revendique ainsi les "lumières sombres" : "choisir une autre modernité, débarrassée de la question morale", accepter le capitalisme et l’innovation "comme une simple force brute"./////////////
Intéressante émission chez finkrout hier ....sur ceux qui drivent Trump....j'ai tenu jusqu'a ce que'il ne puisse s'empêcher de faire du lobby juif :
////////////////////Autour de Donald Trump gravite une nébuleuse d’intellectuels et d’entrepreneurs qui entendent dépasser la démocratie libérale. Qui sont les néoréactionnaires ? Quelle est leur influence réelle à la Maison Blanche ?
Avec
Laure Mandeville, journaliste au Figaro
Arnaud Miranda, docteur en théorie politique et chercheur associé au CEVIPOF
Cette semaine, Alain Finkielkraut reçoit la journaliste Laure Mandeville et Arnaud Miranda, docteur en théorie politique, qui publie Les Lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire (Gallimard, 2026).
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Donald Trump est un phénomène inédit dans l’histoire. Il pratique sans vergogne le culte de sa personnalité et, dépourvu de surmoi, incarne une forme de décivilisation. Mais il ne peut être réduit à ses foucades ou à son narcissisme. Autour de lui s’est constituée une galaxie d’intellectuels et d’entrepreneurs structurée, argumentée, impassible. Quelle vision du pouvoir élaborent-ils ? Quelle conception de l’État cherchent-ils à imposer ? Et quelle influence exercent-ils réellement sur la politique américaine ?
La pensée néoréactionnaire : mettre à bas la démocratie
Arnaud Miranda décrit la pensée néoréactionnaire est comme "un courant idéologique qui se nomme lui-même". Née "à la fin des années 2000 sur internet", elle se structure autour de "Curtis Yarvin, qui est un ingénieur américain de la Silicon Valley" et de "Nick Land, un philosophe britannique qui va lire Curtis Yarvin et lui donner une audience beaucoup plus large". Son projet est explicite : "mettre à bas la démocratie, qui est considérée comme un régime politique inefficace, afin de la remplacer par une forme autoritaire qu’ils appellent monarchie." L’État serait redéfini comme une entreprise dirigée par un "Pdg-monarque" doté d’une souveraineté absolue.
Pourquoi parler de réaction ? Arnaud Miranda précise : "Le réactionnaire est animé par une volonté révolutionnaire contre le présent, il s’agit de détruire le régime politique dans lequel il vit." Il tient toutefois au préfixe "néo", "parce qu’il y a quelque chose de neuf, d’étrange, d’idiosyncrasique dans cette pensée. (...) D’une part un héritage libertarien qui me semble assez étranger à la tradition réactionnaire. Le deuxième aspect, c’est qu’il y a l’idée d’une précipitation dans le futur par un optimisme technologique." Nick Land revendique ainsi les "lumières sombres" : "choisir une autre modernité, débarrassée de la question morale", accepter le capitalisme et l’innovation "comme une simple force brute"./////////////