par energy_isere » 19 sept. 2026, 11:58
Zgounder : les investisseurs derrière la plus grande mine d’argent d’Afrique
Agence Ecofin 16 sept 2026
Grâce à une progression de 193 % de sa production sur un an, Zgounder est devenue en 2025 la plus grande mine d’argent d’Afrique. Son opérateur canadien Aya Gold & Silver entend maintenir le rythme en 2026 avec jusqu’à 5,8 millions d’onces attendues sur le site.
Dans une note publiée mercredi 9 septembre, Aya Gold & Silver a annoncé une perspective de doublement de sa production d’argent. Cette ambition qui repose notamment sur le développement du projet Boumadine, intervient alors que le groupe accélère encore la production de Zgounder, sa seule mine en activité au Maroc, devenue en 2025 la plus grande d’Afrique par les volumes livrés. Une dynamique qui engage les orientations du groupe, mais aussi, indirectement, les investisseurs exposés à son capital.
Zgounder est aujourd’hui détenue à 100 % par Aya Gold & Silver. Cette propriété exclusive signifie que les performances du complexe marocain sont directement intégrées aux résultats de la société. Mais derrière le groupe coté à Toronto et au Nasdaq se trouve un capital largement dispersé entre investisseurs internationaux. Selon les données de MarketScreener, la société américaine de gestion d’investissements Van Eck Associates est le premier actionnaire identifiable avec 7,1 % du capital, devant Mirae Asset Global ETFs Holdings avec 3,715 %, Vanguard Capital Management avec 2,79 %, Konwave AG avec 2,62 % et Fidelity Management & Research avec 2,57 %.
Cette internationalisation apparaît également dans la répartition géographique des actionnaires recensés. Les investisseurs identifiés aux États-Unis représentent 24,93 %, devant ceux du Canada (5,92 %), de la Suisse (4,54 %), de la France (3,57 %) et du Royaume-Uni (2,94 %). L’Australie compte également pour 1,56 % des participations recensées. Le capital compte aussi une présence d’actionnaires individuels parmi lesquels figure Mustapha El Ouafi, administrateur d’Aya et dirigeant de sa filiale marocaine, qui détient à titre personnel une participation représentant environ 0,02 % du capital, selon les données publiées par la société au 31 décembre 2025.
Aucun de ces investisseurs ne détient toutefois directement une participation dans Zgounder. Leur exposition passe par leur participation au capital d’Aya. Leur poids dans la société leur confère des droits d’actionnaires au niveau du groupe, tandis que la mine elle-même reste entièrement contrôlée par Aya.
L’État marocain conserve un intérêt financier
La consolidation de la propriété de Zgounder par Aya n’a toutefois pas fait disparaître toute participation économique de l’État marocain. L’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) a en effet cédé sa participation de 15 % dans le projet en 2022 à la société, mais conserve une redevance de 3 % sur la propriété de Zgounder. Cette situation distingue donc la propriété du complexe de la manière dont ses revenus sont répartis. Aya contrôle intégralement l’actif minier, tandis que l’État marocain, par le biais de l’ONHYM conserve un droit économique lié à son exploitation.
C’est dans cette configuration que Zgounder occupe aujourd’hui une place centrale dans la montée en puissance d’Aya. Après l’expansion de la mine et la mise en service de sa nouvelle usine de traitement fin 2024, la production d’argent a atteint 4,82 millions d’onces (149 tonnes) en 2025, contre 1,64 million d’onces un an plus tôt, soit une progression de 193 %. Ce niveau dépasse également les 127 tonnes déclarées par Managem sur la mine d’Imiter, longtemps considérée comme la plus grande mine d’argent du Maroc et du continent.
La progression devrait se poursuivre en 2026, avec une production attendue comprise entre 5,2 et 5,8 millions d’onces d’argent. Au premier semestre, Zgounder a déjà livré 2,75 millions d’onces, soit une hausse de 30 % sur un an par rapport à la même période de 2025. À plus long terme, le plan minier prévoit une production moyenne d’environ 6 millions d’onces d’argent par an jusqu’en 2036.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -d-afrique
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Agence Ecofin 16 sept 2026
[b] Grâce à une progression de 193 % de sa production sur un an, Zgounder est devenue en 2025 la plus grande mine d’argent d’Afrique. Son opérateur canadien Aya Gold & Silver entend maintenir le rythme en 2026 avec jusqu’à 5,8 millions d’onces attendues sur le site.[/b]
Dans une note publiée mercredi 9 septembre, Aya Gold & Silver a annoncé une perspective de doublement de sa production d’argent. Cette ambition qui repose notamment sur le développement du projet Boumadine, intervient alors que le groupe accélère encore la production de Zgounder, sa seule mine en activité au Maroc, devenue en 2025 la plus grande d’Afrique par les volumes livrés. Une dynamique qui engage les orientations du groupe, mais aussi, indirectement, les investisseurs exposés à son capital.
Zgounder est aujourd’hui détenue à 100 % par Aya Gold & Silver. Cette propriété exclusive signifie que les performances du complexe marocain sont directement intégrées aux résultats de la société. Mais derrière le groupe coté à Toronto et au Nasdaq se trouve un capital largement dispersé entre investisseurs internationaux. Selon les données de MarketScreener, la société américaine de gestion d’investissements Van Eck Associates est le premier actionnaire identifiable avec 7,1 % du capital, devant Mirae Asset Global ETFs Holdings avec 3,715 %, Vanguard Capital Management avec 2,79 %, Konwave AG avec 2,62 % et Fidelity Management & Research avec 2,57 %.
Cette internationalisation apparaît également dans la répartition géographique des actionnaires recensés. Les investisseurs identifiés aux États-Unis représentent 24,93 %, devant ceux du Canada (5,92 %), de la Suisse (4,54 %), de la France (3,57 %) et du Royaume-Uni (2,94 %). L’Australie compte également pour 1,56 % des participations recensées. Le capital compte aussi une présence d’actionnaires individuels parmi lesquels figure Mustapha El Ouafi, administrateur d’Aya et dirigeant de sa filiale marocaine, qui détient à titre personnel une participation représentant environ 0,02 % du capital, selon les données publiées par la société au 31 décembre 2025.
Aucun de ces investisseurs ne détient toutefois directement une participation dans Zgounder. Leur exposition passe par leur participation au capital d’Aya. Leur poids dans la société leur confère des droits d’actionnaires au niveau du groupe, tandis que la mine elle-même reste entièrement contrôlée par Aya.
[b]L’État marocain conserve un intérêt financier[/b]
La consolidation de la propriété de Zgounder par Aya n’a toutefois pas fait disparaître toute participation économique de l’État marocain. L’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) a en effet cédé sa participation de 15 % dans le projet en 2022 à la société, mais conserve une redevance de 3 % sur la propriété de Zgounder. Cette situation distingue donc la propriété du complexe de la manière dont ses revenus sont répartis. Aya contrôle intégralement l’actif minier, tandis que l’État marocain, par le biais de l’ONHYM conserve un droit économique lié à son exploitation.
C’est dans cette configuration que Zgounder occupe aujourd’hui une place centrale dans la montée en puissance d’Aya. Après l’expansion de la mine et la mise en service de sa nouvelle usine de traitement fin 2024, la production d’argent a atteint 4,82 millions d’onces (149 tonnes) en 2025, contre 1,64 million d’onces un an plus tôt, soit une progression de 193 %. Ce niveau dépasse également les 127 tonnes déclarées par Managem sur la mine d’Imiter, longtemps considérée comme la plus grande mine d’argent du Maroc et du continent.
[color=#FF0000]La progression devrait se poursuivre en 2026, avec une production attendue comprise entre 5,2 et 5,8 millions d’onces d’argent. [/color]Au premier semestre, Zgounder a déjà livré 2,75 millions d’onces, soit une hausse de 30 % sur un an par rapport à la même période de 2025. À plus long terme, le plan minier prévoit une production moyenne d’environ 6 millions d’onces d’argent par an jusqu’en 2036.
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