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King Coal est bien assis sur son trône

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La dernière mouture de la Statistical Review of World Energy, généreusement fournie par BP, confirme le rôle majoritaire du charbon dans les émissions de CO2 d'origine fossile. Une inflexion de la production se constate sur les trois grands combustibles fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon), signe caractéristique d'un ralentissement de l'économie mondiale.

Le graphique ci-dessus a été simplement obtenu en multipliant les productions mondiales, exprimées en Mtep, par de simples coefficients (respectivement 0,85 - 0,65 - 1,125, trouvés dans un recoin du site de Jean-Marc Jancovici). C'est par cette simple manipulation que nous avions pu établir notre classement des Douze Salopeurs.

En quantité de CO2 d'origine fossile émise, le charbon confirme sa position, acquise l'année dernière, de numéro un devant le pétrole, pour la première fois depuis au moins 25 ans - les données BP ne vont pas plus loin dans le temps. C'est bien entendu la Chine qui est principalement responsable de cette promotion du Roi Charbon.

Ce rôle de plus en plus marqué du charbon dans les émissions de CO2 d'origine fossile - qui, rappelons-le, compte pour moins de la moitié des émissions totales de gaz à effet de serre - affaiblit l'argument d'un pic pétrolier qui nous permettrait d'échapper à un réchauffement climatique néfaste pour l'humanité.

Enfin, point important qui permet de relativiser la stagnation de la production pétrolière, les productions gazière et charbonnière voient également leur croissance ralentir depuis 2004. Il peut s'agir d'un problème de débit - les infrastructures minières arrivant simultanément à saturation - mais on peut aussi y voir les signes d'un atterrissage de l'économie mondiale.