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Offre, demande et élasticité-prix du pétrole : évolutions 2006-2007

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Le célèbre tableau de données Statistical Review of World Energy vient d'être publié par BP dans son édition 2008. Voici une première analyse de cette impressionnante collection de chiffres.

Au chapitre de la production pétrolière, 2007 est en léger retrait par rapport à 2006, d'un peu moins de 0,2%. Cette variation annuelle est plus forte que celle de 2001 (-0,1%) mais moins que celles de 1991 (-0,3%), de 2002 (-0,5%) ou encore de 1999 (-1,6%, plus forte baisse depuis 1982).

Le graphique suivant montre que, mis à part l'Angola, le Qatar et l'Irak, les pays de l'OPEP font partie des grands absents de la liste des pays qui ont le plus augmenté leur production pétrolière en 2007 :

On note la relative modestie du développement du Canada et de ses sables bitumineux, malgré leur grande présence médiatique. La taille des réserves ne suffit pas, il faut aussi être capable d'assurer le débit.

Au chapitre des baisses, par contre, l'OPEP cumule les places au tableau d'honneur :

La baisse notable de l'Arabie Saoudite semble confimer qu'elle a passé son maximum absolu de production en 2005, comme l'avait prévu Matthew Simmons.

La consommation d'hydrocarbures liquides, elle, continue à augmenter d'un peu plus d'un pour cent par an. Cet écart s'explique par des baisses des stocks mondiaux et/ou par le développement d'alternatives type CTL et biocarburants.

Parmi la cinquantaine de pays qui ont vu leur consommation s'accroître en valeur absolue, on trouve en tête de liste la Chine, l'Inde, l'Arabie Saoudite et le Brésil, que le prix élevé du pétrole n'a apparemment pas découragés. Rappelons le cas particulier de l'Arabie Saoudite, qui ré-exporte 60% de sa consommation domestique de brut sous forme de produits pétroliers.

A l'inverse, les seuls pays à avoir significativement réduit leur consommation en valeur absolue sont les pays occidentaux non américains : Allemagne, Japon, Royaume-Uni, Italie et France sont ceux qui ont le plus réduit leur consommation.

Le paradoxe de l'élasticité-prix de la demande pétrolière, très faible à l'échelle mondiale et toujours positive en 2007  - la consommation mondiale a augmenté alors que les prix ont augmenté - s'explique mieux par cette analyse à l'échelle des pays : là où le pétrole est subventionné (pays émergents), la consommation ne mollit pas, tandis qu'elle accuse de nets signes de faiblesse là où des taxes élevées rendent la dépense pétrolière de moins en moins supportables pour le consommateur final, tout riche qu'il soit.
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Cet article a également été publié sur le blog des Aerobar Films